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אַחֲרֵי מוֹת
A'hareï Mot
Yom Kippour et purification
- Section hebdomadaire
- 29 sur 54
- Versets
- Vayikra 16,1–18,30
- Parties
- 6
- Temps de lecture
- 1 h 8 min
- Vues
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A'hareï Mot — section hebdomadaire sur le service du grand prêtre à Yom Kippour, la purification et les limites de la sainteté. Dans le sténogramme de l'entretien d'Alex Blend, les chapitres 16–18 du livre de Vayikra sont examinés successivement : le texte de la Torah en hébreu, la translittération, une traductionL'original parle ici de « la traduction russe », car la page d'origine est en russe. Sur cette page, nous écrivons simplement « une traduction ». et l'interprétation de l'auteur. Des sections distinctes sont consacrées aux sacrifices, à l'interdit du sang et aux relations entre les personnes.
A'HAREÏ
Une fois par an
Vayikra 16,1–34
Avec l'aide de Dieu, nous commençons à étudier la section hebdomadaire A'hareï Mot, et au chapitre 16 il sera question de l'une des fêtes juives les plus importantes, de Yom Kippour, et de ce que le grand prêtre devait faire ce jour-là dans le Temple. Beaucoup d'entretiens, de leçons, de commentaires ont été écrits sur ce sujet, sur le sujet de savoir quel est le sens caché, le sens symbolique ou pas immédiatement compréhensible de Yom Kippour. Mais, puisque dans notre cycle d'entretiens nous nous efforçons de lire le sens direct de la Torah, nous essaierons d'en être le plus proches possible, bien qu'il soit bienvenu, pour élargir son horizon, d'écouter aussi d'autres entretiens. Commençons donc la lecture par le verset 1 du chapitre 16.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה אַחֲרֵי מוֹת שְׁנֵי בְּנֵי אַהֲרֹן בְּקָרְבָתָם לִפְנֵי־יְהוָה וַיָּמֻתוּ׃
vaydabbér adonáy el-Moche a'haré mot chené bené Aharón bekorvatám lifne-adonáy vayamoútou
1 Et le SEIGNEUR parla avec Moché après la mort des deux fils d'Aharon, lorsqu'ils se présentèrent devant Dieu et moururent.
Ici, on peut comprendre de deux manières : lorsqu'ils ont essayé d'apporter un sacrifice au Très-Haut et sont morts ou lorsqu'ils ont essayé de s'approcher du Très-Haut et sont morts. Nous avons lu cela au début du chapitre 10. Après cela, la Torah a commencé, entre parenthèses, un récit sur la pureté et l'impureté et sur le rôle du kohen dans la purification de l'homme. Maintenant ces parenthèses se ferment, et nous revenons à ce dont nous parlions auparavant. Après ces tristes événements, le SEIGNEUR parle avec Moché.
וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה דַּבֵּר אֶל־אַהֲרֹן אָחִיךָ וְאַל־יָבֹא בְכָל־עֵת אֶל־הַקֹּדֶשׁ מִבֵּית לַפָּרֹכֶת אֶל־פְּנֵי הַכַּפֹּרֶת אֲשֶׁר עַל־הָאָרֹן וְלֹא יָמוּת כִּי בֶּעָנָן אֵרָאֶה עַל־הַכַּפֹּרֶת׃
vayomer adonáy el-Moche dabbér el-Aharon a'híkha ve'al-yavó vekhol-ét el-hakkódech mibbét lapparókhet el-pené hakkappóret achér al-ha'arón veló yamoút ki be'anán era'é al-hakkappóret
2 Et le SEIGNEUR dit à Moché : « Parle avec Aharon, ton frère, pour qu'il ne vienne pas en tout temps dans le Saint des Saints derrière le voile, qui est devant le couvercle, qui est sur l'arche, afin qu'il ne meure pas, car c'est dans la nuée que Je paraîtrai sur le couvercle ».
À partir de ce moment, le SEIGNEUR, par Moché, instruit Aharon de ce qu'Aharon ne peut plus entrer dans le Saint des Saints chaque fois, pas chaque jour, pas toujours quand il le veut, parce que le Très-Haut ne se révélera à lui que dans la nuée, et cela sera lié à l'encensement. Et qui peut entrer dans le Saint des Saints toujours, à tout moment ? Moché. Moché n'a pas simplement une permission, il a l'ordre d'entrer dans le Saint des Saints et d'y écouter la voix de Dieu. Et même à la fin du chapitre 7 du livre de Bémidbar, nous pourrons lire que Moché continuait d'entrer, continuait d'y écouter les révélations du Très-Haut. La Tente d'assignation a deux utilisateurs, elle est comme un bureau pour deux collaborateurs de Dieu. Seul Moché n'a pas de limite de temps, il peut entrer dans le Saint des Saints à n'importe quel moment, pas seulement à Yom Kippour, comme Aharon. Il n'a pas besoin des vêtements de kohen pour y entrer, il n'a pas besoin d'un kohen comme intermédiaire, et même l'autel d'or, que le grand prêtre ne peut pas contourner avant d'entrer dans le Saint des Saints, Moché n'en a pas besoin. Moché est d'un niveau au-dessus d'Aharon quant au droit d'entrer dans le Saint des Saints. Il y a un commandement (il est donné à Moché lors de la consécration d'Aharon comme kohen) : « Approche de toi Aharon, élève Aharon à ton niveau ». Moché est d'un niveau plus haut, Moché a une relation tout à fait différente avec la Tente d'assignation et avec le Très-Haut. C'est-à-dire que fonctionnent en parallèle, pour ainsi dire, deux Tentes d'assignation : la Tente de Moché et la Tente d'Aharon. Si dans la Tente d'assignation d'Aharon ont lieu la purification du péché et la réparation, de la Tente d'assignation de Moché proviennent la direction et les ordres sur la façon dont doit vivre l'homme qui s'est purifié du péché, dont doit vivre l'homme qui apprend la justice et avance vers la sainteté, dont doit se conduire l'homme dont les péchés sont pardonnés. Et ces deux lignes, ces deux Torah, se fondent naturellement en une seule Torah, parce qu'ici Aharon reçoit pour lui-même les ordres de Moché. Aharon est le ministre chargé de la réparation des gens dans le royaume des kohanim, auquel appartient aussi Moché, et telle est leur interaction. Pour ceux qui croient en Yéchoua aussi, il est très important de ne pas perdre ce lien. Si nos péchés nous sont pardonnés, que nous sommes libérés et devenons spirituellement sains, il reste la question de savoir à quoi cet homme spirituellement sain peut être employé, ce qu'il va faire ensuite. Et la Torah, par Moché, révèle les commandements du service, les commandements du service du Très-Haut dans un tel état de santé spirituelle, où il y a la possibilité de la restaurer constamment. C'est un sujet très profond et ce n'est qu'une très courte explication de pourquoi c'est interdit à Aharon et permis à Moché.
Ainsi, Aharon reçoit par Moché l'ordre qu'il ne peut pas entrer chaque jour dans le Saint des Saints. Et quand et comment il doit y entrer, nous le lirons plus loin.
בְּזֹאת יָבֹא אַהֲרֹן אֶל־הַקֹּדֶשׁ בְּפַר בֶּן־בָּקָר לְחַטָּאת וְאַיִל לְעֹלָה׃
bezót yavó Aharon el-hakkódech befár ben-bakár le'hattát ve'áyil le'olá
3 Ainsi entrera Aharon dans le Saint des Saints : il doit apporter un taureau en sacrifice purificatoire et un bélier en holocauste.
Le mot bezót (ainsi, par ceci) peut être interprété comme se rapportant à la Torah, c'est-à-dire que selon cette Torah Aharon entrera dans le Saint des Saints. Aharon est soumis à la loi de Moché, et la Torah d'Aharon, toute l'activité d'Aharon pour restaurer la sainteté de l'homme, pour réparer l'homme (le Temple fonctionne entre autres comme un atelier de réparation) – tout sera dans le cadre de la Torah de Moché. C'est pourquoi le SEIGNEUR a parlé avec Moché, pour que Moché ordonne à Aharon, et ne s'est pas adressé directement à Aharon.
כְּתֹנֶת־בַּד קֹדֶשׁ יִלְבָּשׁ וּמִכְנְסֵי־בַד יִהְיוּ עַל־בְּשָׂרוֹ וּבְאַבְנֵט בַּד יַחְגֹּר וּבְמִצְנֶפֶת בַּד יִצְנֹף בִּגְדֵי־קֹדֶשׁ הֵם וְרָחַץ בַּמַּיִם אֶת־בְּשָׂרוֹ וּלְבֵשָׁם׃
ketonet-bád kódech yilbách oumikhnese-vád yihyoú al-besaró ouv'avnét bad ya'hgór ouvmitsnéfet bad yitsnóf bigde-kódech hem vera'hátsDans la translittération russe, les deux dernières consonnes de ce mot sont inversées. La translittération française suit l'hébreu. bammáyim et-besaró oulvechám
4 Une chemise de coton, sacrée, il mettra, et des pantalons de tissu seront sur lui, et il nouera une ceinture de tissu, et il mettra un turban de tissu – ce sont ses vêtements saints ; et il lavera son corps, et il les mettra.
La forme du vêtement : c'est dans le vêtement le plus simple qu'il entre, et cela symbolise qu'il entre dans le Saint des Saints comme un serviteur, comme un petit travailleur.
Dans notre chapitre, nous lirons à plusieurs reprises que chaque fois qu'Aharon se change, quand il change de vêtements (et il en change souvent), il se lave. C'est une procédure nécessaire et, si on lit attentivement le chapitre, on peut compter cinq changements de vêtements et, par conséquent, cinq ablutions d'Aharon.
וּמֵאֵת עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל יִקַּח שְׁנֵי־שְׂעִירֵי עִזִּים לְחַטָּאת וְאַיִל אֶחָד לְעֹלָה׃
oume'ét adát bené yisraél yikká'h chene-se'iré izzím le'hattát ve'áyil e'hád le'olá
5 Et de la communauté du peuple d'Israël (des fils d'Israël), il prendra deux boucs en sacrifice purificatoire ('hatát) et un bélier en holocauste (olá).
Voilà donc ce qu'Aharon doit préparer pour l'entrée dans le Saint des Saints. Cela ne signifie pas, à Dieu ne plaise, qu'il prend le taureau, deux béliers, deux boucs et qu'il entre là avec tout ce zoo, non, c'est seulement le processus de préparation.
וְהִקְרִיב אַהֲרֹן אֶת־פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר־לוֹ וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד בֵּיתוֹ׃
vehikrív Aharon et-pár ha'hattát acher-ló vekhippér ba'adó ouv'ád betó
6 Et Aharon fera approcher le taureau du sacrifice purificatoire, qui est pour lui, et il fera l'expiation pour lui-même et pour sa maison.
Avant tout, Aharon amène ce taureau (il ne l'abat pas encore) et, ayant posé les mains sur lui, prononce sur lui le vidoúy (confession) : c'est l'expiation de lui-même et de sa maison. Après cela, Aharon laisse le taureau.
וְלָקַח אֶת־שְׁנֵי הַשְּׂעִירִם וְהֶעֱמִיד אֹתָם לִפְנֵי יְהוָה פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
velaká'h et-chené hasse'irím vehe'emíd otám lifné adonáy péta'h óhel mo'éd
7 Et il prit les deux boucs, et les plaça devant le SEIGNEUR à l'entrée de la Tente d'assignation.
וְנָתַן אַהֲרֹן עַל־שְׁנֵי הַשְּׂעִירִם גּוֹרָלוֹת גּוֹרָל אֶחָד לַיהוָה וְגוֹרָל אֶחָד לַעֲזָאזֵל׃
venatán Aharon al-chené hasse'irím goralót gorál e'hád ladonáy vegorál e'hád la'azazél
8 Et Aharon fit un tirage au sort pour les deux boucs : un sort pour le SEIGNEUR, l'autre sort pour azazél.
Beaucoup de plumes ont été brisées pour expliquer ce qu'est azazél ou, à Dieu ne plaise, qui est azazél. Si azazél est « quelqu'un », alors cela veut dire qu'il existe encore une autre force, auprès de laquelle nous nous rachetons, à laquelle nous apportons des sacrifices. Mais le judaïsme est une religion monothéiste, c'est pourquoi il est difficile de supposer une telle chose.
Tout ce qui se tient devant le SEIGNEUR s'appelle ce qui se tient devant l'entrée. Si nous tirons une ligne (un vecteur) depuis l'entrée de l'óhel mo'éd (Tente d'assignation), depuis la porte de la cour du Temple (quand le Temple sera debout), elle se prolongera, se prolongera et se prolongera encore plus loin, c'est-à-dire que ce qui se tient devant l'entrée ne s'arrête pas à l'horizon visible. Et ce qui se trouve, se présente devant le Très-Haut dans la sainteté, dans la pureté, dans le désir de Le servir (comme l'armée céleste) – c'est l'armée terrestre, qui s'est rassemblée près de Lui et se tient devant l'entrée. Mais le SEIGNEUR est Celui qui tient tout, et Il donne la vie à tout ce qui vit, y compris à ce qui, en ce moment, ne veut pas Lui être soumis ou s'oppose d'une manière ou d'une autre. Cela se trouve en dehors du monde juif, en dehors du monde du peuple de Dieu : comme en dehors de la ville il y a un champ ou une forêt avec des bêtes qui ne se soumettent pas à l'ordre humain, de même il y a des lieux sauvages et déserts. Et le bouc, avec une nourriture adaptée aux lieux déserts, sera envoyé loin du Très-Haut dans les lieux sauvages pour rassasier ce qui y habite. Les boucs, pour ainsi dire, partiront sur une même ligne dans des directions différentes. L'un – dans le Saint des Saints, l'autre – tout, tout en bas de l'univers. Et c'est, dans l'ensemble, un sacrifice purificatoire pour le peuple. Il permet de purifier toutes les voies, tous les vaisseaux qui relient le plus bas de l'univers avec le plus haut. Ainsi, un bouc va vers le Très-Haut, et le second aussi vers le Très-Haut. Il y a un midrach qui raconte que le second bouc s'est mis à pleurer et dit : « Nous sommes pourtant des boucs pareils. Pourquoi est-ce bien pour lui ? On va l'abattre maintenant pour la gloire du Très-Haut. Et moi ? Pourquoi moi, pourquoi moi dans cet azazél (le mot azazél, nous le comprenons ici comme des lieux déserts et cruels, comme un milieu de vie instable, dur, impropre à la vie), pourquoi moi – là-bas ? » Et on le console : « Toi aussi, c'est pour la gloire du SEIGNEUR, parce que tout, tout, c'est le SEIGNEUR qui le nourrit ».
וְהִקְרִיב אַהֲרֹן אֶת־הַשָּׂעִיר אֲשֶׁר עָלָה עָלָיו הַגּוֹרָל לַיהוָה; וְעָשָׂהוּ חַטָּאת׃
vehikrív Aharon et-hassa'ír achér alá aláv haggorál ladonáy ve'assáhou 'hattát
9 Et Aharon amena le bouc sur lequel était tombé le sacrificeLe russe dit ici littéralement que « le sacrifice » est tombé sur le bouc, alors qu'au verset 8 c'est le sort qui tombe. Nous traduisons mot à mot. d'être au SEIGNEUR, et en fit un sacrifice purificatoire.
וְהַשָּׂעִיר אֲשֶׁר עָלָה עָלָיו הַגּוֹרָל לַעֲזָאזֵל יָעֳמַד־חַי לִפְנֵי יְהוָה לְכַפֵּר עָלָיו לְשַׁלַּח אֹתוֹ לַעֲזָאזֵל הַמִּדְבָּרָה׃
vehassa'ír achér ala aláv haggorál la'azazél ya'omad-'háy lifné adonáy lekhappér aláv lechallá'h otó la'azazél hammidbára
10 Et le bouc sur lequel est tombé le sort de partir dans les lieux déserts, il le placera vivant devant le SEIGNEUR, pour l'expier, charger sur lui tous les péchés et l'envoyer dans le désert, dans les lieux non aménagés, dans les lieux déserts.
וְהִקְרִיב אַהֲרֹן אֶת־פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר־לוֹ וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד בֵּיתוֹ וְשָׁחַט אֶת־פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר־לוֹ׃
vehikrív Aharon et-pár ha'hattát acher-ló vekhippér ba'adó ouv'ád betó vecha'hát et-pár ha'hattát acher-ló
11 Et Aharon amena le taureau purificatoire, qui était son taureau, et fit l'expiation pour lui-même et pour sa maison, et alors il abat le taureau qui est pour lui.
Remarquez, c'est un ordre des travaux très intéressant. On a l'impression qu'Aharon commence une affaire, puis l'abandonne et s'occupe d'une autre, puis abandonne aussi la deuxième et commence la troisième, et ne termine aucune affaire tant qu'il n'en a pas commencé deux autres. Les commentateurs l'ont vu et ont été eux aussi perplexes devant une organisation du travail aussi compliquée. On obtient comme une chaîne dans laquelle chaque anneau commence avant que le précédent ne se termine, c'est-à-dire que le premier maillon de notre chaîne n'est pas encore terminé, et déjà le deuxième maillon est apparu à côté. La chaîne des travaux d'Aharon ressemble, elle aussi, à une telle chaîne. C'est pourquoi c'est seulement après que quelque chose a été fait avec les boucs qu'Aharon apporte en sacrifice son taureau. Une pause a été faite pour les boucs, et Aharon est revenu à son taureau.
וְלָקַח מְלֹא־הַמַּחְתָּה גַּחֲלֵי־אֵשׁ מֵעַל הַמִּזְבֵּחַ מִלִּפְנֵי יְהוָה וּמְלֹא חָפְנָיו קְטֹרֶת סַמִּים דַּקָּה וְהֵבִיא מִבֵּית לַפָּרֹכֶת׃
velaká'h melo-hamma'htá ga'hale-éch me'ál hammizbéa'h millifné adonáy oumló 'hofnáv ketóret sammím dakká veheví mibbét lapparókhet
12 Et il prit une pelle pleine de charbons ardents de l'autel, de devant la face du SEIGNEUR, et il prit des poignées d'encensement pur, et les apporta derrière le voile.
וְנָתַן אֶת־הַקְּטֹרֶת עַל־הָאֵשׁ לִפְנֵי יְהוָה וְכִסָּה עֲנַן הַקְּטֹרֶת אֶת־הַכַּפֹּרֶת אֲשֶׁר עַל־הָעֵדוּת וְלֹא יָמוּת׃
venatán et-hakketóret al-ha'éch lifné adonáy vekhissá anán hakketóret et-hakkappóret achér al-ha'edoút veló yamoút
13 Et il mit cet encensement sur le feu devant le SEIGNEUR, et la nuée des encensements couvrit le couvercle qui est sur l'arche du témoignage, et il ne mourra pas.
Puisque deux fils d'Aharon sont morts en entrant de façon incorrecte dans le Saint des Saints, le Très-Haut non seulement donne des instructions à Aharon, mais aussi le rassure : oui, Aharon pourra entrer dans le Saint des Saints, dans la nuée, et il ne doit pas craindre de mourir s'il fait tout correctement.
וְלָקַח מִדַּם הַפָּר וְהִזָּה בְאֶצְבָּעוֹ עַל־פְּנֵי הַכַּפֹּרֶת קֵדְמָה וְלִפְנֵי הַכַּפֹּרֶת יַזֶּה שֶׁבַע־פְּעָמִים מִן־הַדָּם בְּאֶצְבָּעוֹ׃
velaká'h middám happár vehizzá ve'etsba'ó al-pené hakkappóret kédma velifné hakkappóret yazzé cheva-pe'amím min-haddám be'etsba'ó
14 Et il prit du sang du taureau, et aspergea avec le doigt la surface du couvercle et devant le couvercle, il aspergea sept fois avec son doigt, du sang.
וְשָׁחַט אֶת־שְׂעִיר הַחַטָּאת אֲשֶׁר לָעָם וְהֵבִיא אֶת־דָּמוֹ אֶל־מִבֵּית לַפָּרֹכֶת וְעָשָׂה אֶת־דָּמוֹ כַּאֲשֶׁר עָשָׂה לְדַם הַפָּר וְהִזָּה אֹתוֹ עַל־הַכַּפֹּרֶת וְלִפְנֵי הַכַּפֹּרֶת׃
vecha'hát et-se'ír ha'hattát achér la'ám veheví et-damó el-mibbét lapparókhet ve'assá et-damó ka'achér assá ledám happár vehizzá otó al-hakkappóret velifné hakkappóret
15 Et il égorgea le bouc qui est en sacrifice purificatoire du peuple, et apporta son sang derrière le voile, et fit avec son, avec le sang, comme il avait fait avec le sang du taureau, et en aspergea le couvercle et devant le couvercle.
On abat le bouc qui n'est pas envoyé dans le désert, celui à qui est échu le sort d'être apporté en sacrifice au Très-Haut.
וְכִפֶּר עַל־הַקֹּדֶשׁ מִטֻּמְאֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וּמִפִּשְׁעֵיהֶם לְכָל־חַטֹּאתָם וְכֵן יַעֲשֶׂה לְאֹהֶל מוֹעֵד הַשֹּׁכֵן אִתָּם בְּתוֹךְ טֻמְאֹתָם׃
vekhippér al-hakkodéch mittoum'ót bené yisraél oumippich'ehém lekhol-'hattotám vekhén ya'assé le'óhel mo'éd hachokhén ittám betókh toum'otám
16 Et il fit l'expiation du lieu saint pour l'impureté des fils d'Israël et pour leurs péchés, pour toutes leurs fautes. Ainsi il fit pour la Tente d'assignation, qui demeure avec eux dans leur impureté.
Quand un homme commet un péché et devient impur, son impureté bouche, salit les canaux de liaison avec le Très-Haut, et le Temple, le lieu saint, est sali par cette impureté. Et une fois par an le kohen purifie, renouvelle ces canaux, il se fait un grand nettoyage, la purification du Temple de la toum'á (impureté) qui s'y est accumulée.
וְכָל־אָדָם לֹא־יִהְיֶה בְּאֹהֶל מוֹעֵד בְּבֹאוֹ לְכַפֵּר בַּקֹּדֶשׁ עַד־צֵאתוֹ וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד בֵּיתוֹ וּבְעַד כָּל־קְהַל יִשְׂרָאֵל׃
vekhol-adám lo-yihyé be'óhel mo'éd bevo'ó lekhappér bakkódech ad-tsetó vekhippér ba'adó ouv'ád betó ouv'ádLa translittération russe omet ici le second « ouv'ád » (« et pour »). La translittération française suit le texte hébreu. kol-kehál yisraél
17 Aucun homme ne sera dans la Tente d'assignation lorsqu'il entre pour faire l'expiation du lieu saint, et jusqu'à sa sortie. Et il fit l'expiation pour lui-même, et pour sa maison, et pour toute la communauté d'Israël.
Que signifie il n'y aura aucun homme ? On peut le comprendre, et c'est ainsi que le comprennent les commentateurs, qu'il n'y aura absolument personne : Aharon lui-même aussi disparaît quand il entre dans le Saint des Saints. Il s'y dissout, il cesse d'être Aharon. Aucun homme (adam) – cela signifie que même les anges, qui ont des visages comme ceux d'un adam, même eux ne seront pas là. Il n'y a là qu'Aharon dissous dans la nuée du Divin, lui seul y est présent. Il en fut de même avec Avraham, quand il était assis à l'entrée de la tente et en vit trois devant lui. Dès le début, son nom n'est pas mentionné, et c'est une allusion au fait qu'il se trouvait dans un état particulier. C'est seulement quand il court dans la tente vers Sara, seulement alors qu'apparaît Avraham. Avant cela, il se trouvait dans une sorte d'extase, dans un état d'âme particulier, où Avraham en tant que personne n'existe pas du tout. Et il se passe quelque chose de semblable avec Aharon : il n'est plus, il se dissout. Et c'est très tentant pour toute âme – retourner à la source de sa vie, c'est pourquoi on adjurait les kohanim de revenir.
וְיָצָא אֶל־הַמִּזְבֵּחַ אֲשֶׁר לִפְנֵי־יְהוָה וְכִפֶּר עָלָיו וְלָקַח מִדַּם הַפָּר וּמִדַּם הַשָּׂעִיר וְנָתַן עַל־קַרְנוֹת הַמִּזְבֵּחַ סָבִיב׃
veyatsá el-hammizbéa'h achér lifne-adonáy vekhippér aláv velaká'h middám happár oumiddám hassa'ír venatán al-karnót hammizbéa'h savív
18 Et il sortit vers l'autel qui est devant le SEIGNEUR, et en fit l'expiation, et prit du sang du taureau, et du sang du bouc, et le mit (le sang) sur les angles (les cornes) de l'autel tout autour.
וְהִזָּה עָלָיו מִן־הַדָּם בְּאֶצְבָּעוֹ שֶׁבַע פְּעָמִים וְטִהֲרוֹ וְקִדְּשׁוֹ מִטֻּמְאֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃
vehizzá aláv min-haddám be'etsba'ó chéva pe'amím vetiharó vekiddechó mittoum'ót bené yisraél
19 Et il l'aspergea (l'autel) de sang avec le doigt sept fois, et le purifia, et le sanctifia de l'impureté des fils d'Israël.
וְכִלָּה מִכַּפֵּר אֶת־הַקֹּדֶשׁ וְאֶת־אֹהֶל מוֹעֵד וְאֶת־הַמִּזְבֵּחַ וְהִקְרִיב אֶת־הַשָּׂעִיר הֶחָי׃
vekhillá mikkappér et-hakkódech ve'et-óhel mo'éd ve'et-hammizbéa'h vehikrív et-hassa'ír he'háy
20 Et il acheva de purifier le Saint des Saints, et la Tente d'assignation, et l'autel, et alors il fait approcher le dernier bouc.
וְסָמַךְ אַהֲרֹן אֶת־שְׁתֵּי יָדוֹ )יָדָיו( עַל רֹאשׁ הַשָּׂעִיר הַחַי וְהִתְוַדָּה עָלָיו אֶת־כָּל־עֲוֹנֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאֶת־כָּל־פִּשְׁעֵיהֶם לְכָל־חַטֹּאתָם וְנָתַן אֹתָם עַל־רֹאשׁ הַשָּׂעִיר וְשִׁלַּח בְּיַד־אִישׁ עִתִּי הַמִּדְבָּרָה׃
vesamákh aharon et-cheté yadáv al-róch hassa'ír ha'háy vehitvaddá aláv et-kol-avonót bené yisraél ve'et-kol-pich'ehém lekhol-'hattotám venatán otám al-róch hassa'ír vechillá'h beyadLa translittération russe donne ici une forme tronquée au lieu de « beyad » (« par la main de »). La translittération française suit le texte hébreu.-ích ittí hammidbára
21 Et Aharon posa sur lui les deux mains, sur la tête du bouc vivant, et confessa sur elle tous les péchés du peuple d'Israël, et tous leurs crimes, et toutes leurs fautes, et les remit sur la tête du bouc, et l'envoya avec un homme qui ne se presse pas dans le désert.
L'expression ich ittí peut être comprise de manières très différentes. Cela peut être un homme convenable, digne, choisi, ou un homme qui marche lentement, qui ne s'agite pas, c'est-à-dire un homme calme. Une locution à plusieurs sens.
Il y a aussi différentes idées sur la manière dont on agissait avec ce bouc : on le chassait simplement dans le désert, ou on le précipitait du haut d'un rocher. Il y a un midrach selon lequel, quand on le précipitait, lui, n'ayant pas encore atteint le fond du ravin, tombait déjà en morceaux. Il y a beaucoup de traditions sur la manière dont cela se passait.
וְנָשָׂא הַשָּׂעִיר עָלָיו אֶת־כָּל־עֲוֹנֹתָם אֶל־אֶרֶץ גְּזֵרָה וְשִׁלַּח אֶת־הַשָּׂעִיר בַּמִּדְבָּר׃
venassá hassa'ír aláv et-kol-avonotám el-érets gezerá vechillá'h et-hassa'ír bammidbár
22 Et le bouc porta sur lui tous les péchés vers une terre cruelle, et ce bouc est envoyé dans le désert.
C'est-à-dire que nous disons que le désert est un territoire sans maître, un territoire sur lequel n'agissent ni les lois, ni les statuts, et une partie de l'univers est semblable à ce désert, c'est là qu'est envoyé le bouc. C'est le point par lequel ces parties de l'univers reçoivent leur nourriture.
Au verset 23, nous lisons une phrase étonnante :
וּבָא אַהֲרֹן אֶל־אֹהֶל מוֹעֵד וּפָשַׁט אֶת־בִּגְדֵי הַבָּד אֲשֶׁר לָבַשׁ בְּבֹאוֹ אֶל־הַקֹּדֶשׁ וְהִנִּיחָם שָׁם׃
ouvá Aharon el-óhel mo'éd oufachát et-bigdé habbád achér lavách bevo'ó el-hakkódech vehinni'hám cham
23 Et Aharon entra dans la Tente d'assignation, et ôta les vêtements de tissu qu'il avait mis en entrant dans le Saint, et les laissa là.
Il en ressort qu'Aharon a laissé ses vêtements dans le Saint, qu'il s'est changé dans le Saint. Beaucoup de commentateurs ont parlé de ce vêtement qu'Aharon ôte dans le Saint, ont essayé de changer la syntaxe des phrases, ont dit que cette phrase se rapporte à ce qui sera dit un peu plus tard. Aharon entre pour la quatrième fois dans le Saint des Saints pour reprendre la petite pelle et l'encensoir, et c'est peut-être de cela qu'il est question. Il y a un commentaire selon lequel, à ce moment, Aharon plonge dans la nuée dans laquelle se révèle le Créateur, et tous les vêtements tombent de lui, et il se tient nu, comme Adam, qui n'avait pas de peau comme nous, et il s'immerge dans l'état de la pleine présence divine, devenant homme-Dieu. C'est l'apogée de la présence du kohen dans le Saint des Saints, il fusionne avec Dieu, il est un pont entre Dieu et l'humanité, celui qui intercède pour toute l'humanité à ce moment. Dès le matin, le kohen a commencé le service consistant à se remplir de sainteté, et progressivement, pas à pas, en s'approchant et en entrant dans le Saint des Saints, Aharon atteint une puissance de plus en plus grande. S'il avait envoyé tout de suite le bouc avec tous les péchés, peut-être n'aurait-il pas supporté l'affrontement avec cette impureté, c'est pourquoi il fallait d'abord respirer à pleins poumons l'air du lieu saint. Et l'achèvement de cette recharge par ce qui est saint, c'est la dissolution complète d'Aharon, son immersion dans la nuée de la gloire divine.
וְרָחַץ אֶת־בְּשָׂרוֹ בַמַּיִם בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ וְלָבַשׁ אֶת־בְּגָדָיו וְיָצָא וְעָשָׂה אֶת־עֹלָתוֹ וְאֶת־עֹלַת הָעָם וְכִפֶּר בַּעֲדוֹ וּבְעַד הָעָם׃
vera'háts et-besaró vammáyim bemakóm kadóch velavách et-begadáv veyatsá ve'assá et-olató ve'et-olát ha'ám vekhippér ba'adó ouv'ád ha'ám
24 Et il lava sa chair avec de l'eau dans un lieu saint, et mit les vêtements et sortit, et apporta son holocauste et l'holocauste du peuple, et fit l'expiation pour lui-même et pour le peuple.
C'est-à-dire qu'Aharon ôte tous les vêtements, se déshabille et se lave quelque part dans un lieu saint, là où c'est possible. Mais revenons aux sacrifices.
וְאֵת חֵלֶב הַחַטָּאת יַקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה׃
ve'ét 'hélev ha'hattát yaktír hammizbé'ha
25 Et la graisse du sacrifice 'hatát (purificatoire), il l'apportera sur l'autel.
וְהַמְשַׁלֵּחַ אֶת־הַשָּׂעִיר לַעֲזָאזֵל יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ אֶת־בְּשָׂרוֹ בַּמָּיִם וְאַחֲרֵי־כֵן יָבוֹא אֶל־הַמַּחֲנֶה׃
vehamchalléa'h et-hassa'ír la'azazél yekhabbés begadáv vera'háts et-besaró bammáyim ve'a'hare-khén yavó el-hamma'hané
26 Et celui qui envoyait (emmenait) le bouc dans les lieux déserts lessivera ses vêtements et lavera sa chair dans l'eau, et après cela il peut venir dans le camp.
וְאֵת פַּר הַחַטָּאת וְאֵת שְׂעִיר הַחַטָּאת אֲשֶׁר הוּבָא אֶת־דָּמָם לְכַפֵּר בַּקֹּדֶשׁ יוֹצִיא אֶל־מִחוּץ לַמַּחֲנֶה וְשָׂרְפוּ בָאֵשׁ אֶת־עֹרֹתָם וְאֶת־בְּשָׂרָם וְאֶת־פִּרְשָׁם׃
ve'ét par ha'hattát ve'ét se'ír ha'hattát achér houvá et-damám lekhappér bakkódech yotsí el-mi'hoúts lamma'hané vesarefoú va'éch et-orotám ve'et-besarám ve'et-pirchám
27 Et les restes du taureau du sacrifice 'hatát et du bouc du sacrifice 'hatát, dont le sang a été apporté pour faire l'expiation du Saint des Saints, il les emportera hors des limites du camp et les brûlera au feu : leur peau, et leur chair, et leur fumier.
Aucune purification n'est nécessaire, tels qu'ils sont, avec toutes leurs entrailles, ils sont brûlés après que leur sang a été apporté. Et tout cela correspond à l'instruction concernant le sacrifice 'hatát, que les kohanim ont reçue plus tôt.
וְהַשֹּׂרֵף אֹתָם יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ אֶת־בְּשָׂרוֹ בַּמָּיִם וְאַחֲרֵי־כֵן יָבוֹא אֶל־הַמַּחֲנֶה׃
vehassoréf otám yekhabbés begadáv vera'háts et-bessaró bammáyim ve'a'hare-khén yavó el-hamma'hané
28 Et celui qui les brûlera lavera ses vêtements, et baignera sa chair dans l'eau, et après cela il viendra dans le camp.
Remarquez, en dehors du Saint, le kohen travaille avec deux aides. Le premier – c'est celui qui emmène le bouc, le second – c'est celui qui s'occupe de brûler le taureau.
À partir du verset 29, la Torah donne des instructions pour tous les fils d'Israël.
וְהָיְתָה לָכֶם לְחֻקַּת עוֹלָם בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי בֶּעָשׂוֹר לַחֹדֶשׁ תְּעַנּוּ אֶת־נַפְשֹׁתֵיכֶם וְכָל־מְלָאכָה לֹא תַעֲשׂוּ הָאֶזְרָח וְהַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכְכֶם׃
vehayetá lakhém le'houkkát olám ba'hódech hachevi'í be'asór la'hódech te'annoú et-nafchotekhém vekhol-melakhá lo ta'asoú ha'ezrá'h vehaggér haggár betokhekhém
29 Et ce sera pour vous une loi éternelle au septième mois (tichreï) : le dixième jour, tourmentez vos âmes et ne faites aucun travail, le citoyen et l'étranger qui vit avec vous.
L'ordre tourmentez vos âmes est compris comme un jeûne et seulement un jeûne. Il y a cinq sortes de restrictions : sur la nourriture, la boisson, l'onction d'huile, l'intimité sexuelle et les chaussures de cuir, qui rendent la marche douce aux pieds. C'est ce qu'il est interdit de faire à Yom Kippour, au Jour de l'Expiation.
כִּי־בַיּוֹם הַזֶּה יְכַפֵּר עֲלֵיכֶם לְטַהֵר אֶתְכֶם מִכֹּל חַטֹּאתֵיכֶם לִפְנֵי יְהוָה תִּטְהָרוּ׃
ki-vayom hazzé yekhappér alekhém letahér etkhém mikkól 'hattotekhém lifné adonáy titháru
30 Car en ce jour on fera l'expiation pour vous, on vous purifiera, de tous vos péchés devant le SEIGNEUR vous serez purifiés.
Il existe un lien direct entre la pureté de la Tente d'assignation et la pureté du peuple. Comme ce n'est pas tout le monde, loin de là, qui apporte des sacrifices pour le péché, pas tout le monde, loin de là, qui surveille ses péchés, l'impureté a la propriété de s'accumuler et d'obstruer la jonction du Très-Haut et du peuple, d'obstruer tous les canaux de purification dans le Sanctuaire. Le Sanctuaire lui-même se trouve souillé, comme nous le voyons. Et quand la Tente d'assignation se souille, alors se souille aussi, en conséquence, le peuple, tout le peuple devient impur à un degré ou à un autre à cause de cette impureté du Sanctuaire. C'est pourquoi sont requises et la purification de la Tente d'assignation et la purification du peuple en un seul jour, c'est pourquoi une fois par an on fait un grand ménage comme expiation pour tout le peuple.
שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן הִיא לָכֶם וְעִנִּיתֶם אֶת־נַפְשֹׁתֵיכֶם חֻקַּת עוֹלָם׃
chabbát chabbatón hi lakhém ve'innitém et-nafchotekhém 'houkkát olám
31 Ce sera pour vous un sabbat des sabbats (un sabbat de repos), et tourmentez vos âmes, c'est une loi éternelle.
Chabbát chabbatón signifie que tous les travaux nécessaires, y compris la préparation de la nourriture, sont entièrement interdits.
וְכִפֶּר הַכֹּהֵן אֲשֶׁר־יִמְשַׁח אֹתוֹ וַאֲשֶׁר יְמַלֵּא אֶת־יָדוֹ לְכַהֵן תַּחַת אָבִיו וְלָבַשׁ אֶת־בִּגְדֵי הַבָּד בִּגְדֵי הַקֹּדֶשׁ׃
vekhippér hakkohén acher-yimchá'h otó va'achér yemallé et-yadó lekhahén tá'hat avív velavách et-bigdé habbád bigdé hakkódech
32 Et le kohen oint (le grand prêtre), qui deviendra kohen à la place de son père, fera l'expiation, et il mettra les vêtements de tissu, les vêtements saints.
וְכִפֶּר אֶת־מִקְדַּשׁ הַקֹּדֶשׁ וְאֶת־אֹהֶל מוֹעֵד וְאֶת־הַמִּזְבֵּחַ יְכַפֵּר וְעַל הַכֹּהֲנִים וְעַל־כָּל־עַם הַקָּהָל יְכַפֵּר׃
vekhippér et-mikdách hakkódech ve'et-óhel mo'éd ve'et-hammizbéya'hDans la translittération russe, le mot « l'autel » commence par le son du 'het au lieu de celui du hé. La translittération française suit l'hébreu. yekhappér ve'ál hakkohaním ve'al-kol-ám hakkahál yekhappér
33 Et il fera l'expiation pour le Lieu saint, et pour la Tente d'assignation, et pour l'autel, et il fera l'expiation pour tous les kohanim, et pour tout le peuple de l'assemblée il fera l'expiation.
וְהָיְתָה־זֹּאת לָכֶם לְחֻקַּת עוֹלָם לְכַפֵּר עַל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִכָּל־חַטֹּאתָם אַחַת בַּשָּׁנָה וַיַּעַשׂ כַּאֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה׃
vehayeta-zót lakhém le'houkkát olám lekhappér al-bené yisraél mikkol-'hattotám a'hát bachaná vayá'as ka'achér tsivvá adonáy et-Moche
34 Et ce sera pour vous une loi éternelle, pour l'expiation des fils d'Israël de tous leurs péchés une fois par an ». Et il fut fait comme le SEIGNEUR l'avait ordonné à Moché.
Et sur ce, nous terminons la lecture du chapitre 16 de notre livre. Nous n'avons pas touché même la dixième partie de tous les aspects qui sont liés à la fête de Yom Kippour, au Jour de l'Expiation, c'est un sujet très complexe. Mais le sens simple de la Torah, nous avons essayé ici de le comprendre.
Attention, de la viande !
Vayikra 17,1–16
Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire A'hareï Mot.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
1 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־אַהֲרֹן וְאֶל־בָּנָיו וְאֶל כָּל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם זֶה הַדָּבָר אֲשֶׁר־צִוָּה יְהוָה לֵאמֹר׃
dabbér el-aharón ve'el-banáv ve'él kol-bené yisraél ve'amartá alehém ze haddavár acher-tsivvá adonáy lemór
2 « Parle avec Aharon et avec ses fils, et avec tous les fils d'Israël, et dis-leur : voici ce qu'a ordonné le SEIGNEUR, en disant :
אִישׁ אִישׁ מִבֵּית יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר יִשְׁחַט שׁוֹר אוֹ־כֶשֶׂב אוֹ־עֵז בַּמַּחֲנֶה אוֹ אֲשֶׁר יִשְׁחַט מִחוּץ לַמַּחֲנֶה׃
ich ich mibbét yisraél achér yich'hát chor o-khéssev o-éz bamma'hané o achér yich'hát mi'hoúts lamma'hané
3 Tout homme (on entend n'importe quel homme) de la maison d'Israël, qui égorgera un taureau, ou un mouton, ou un bouc dans le camp, ou qui égorgera hors du camp,
וְאֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד לֹא הֱבִיאוֹ לְהַקְרִיב קָרְבָּן לַיהוָה לִפְנֵי מִשְׁכַּן יְהוָה דָּם יֵחָשֵׁב לָאִישׁ הַהוּא דָּם שָׁפָךְ וְנִכְרַת הָאִישׁ הַהוּא מִקֶּרֶב עַמּוֹ׃
ve'el-péta'h óhel mo'éd lo hevi'ó lehakrív korbán ladonáy lifné michkán adonáy dam ye'hachév la'ích hahoú dam chafákh venikhrát ha'ích hahoú mikkérev ammó
4 Et ne l'amènera pas (l'animal) à l'entrée de la Tente d'assignation pour l'apporter en sacrifice au SEIGNEUR devant la demeure du SEIGNEUR, cela sera compté à cet homme comme une effusion de sang : il a versé le sang, et cet homme sera retranché de son peuple.
Nous avons lu au chapitre 16 qu'à Yom Kippour on apporte un sacrifice particulier, 'hatát (purificatoire), de deux boucs, que l'on envoie depuis l'entrée de la Tente dans des directions différentes selon le vecteur de l'univers : l'un va droit vers le Très-Haut, l'autre va aussi vers le Très-Haut, mais dans les couches les plus, les plus basses de l'existence. Et, naturellement, peut surgir l'idée que, de manière générale, partout, pas seulement et pas nécessairement à l'entrée de la Tente d'assignation, on peut accomplir un sacrifice. Et c'est pourquoi le Très-Haut avertit ici avant tout Aharon et ses fils, les kohanim, et tout le peuple d'Israël de n'apporter de sacrifices nulle part, si ce n'est devant l'entrée de la Tente. En même temps, si un homme l'a tout de même fait, il n'est pas dit qu'il a par là blasphémé le Très-Haut ou qu'il s'est prosterné devant d'autres dieux, ce n'est pas l'idolâtrie qui lui est imputée. La Torah dit ici : « Il a versé le sang, il est un meurtrier ». L'homme qui a abattu un taureau en sacrifice au Très-Haut sans l'apporter à la Tente, la Torah le déclare meurtrier. Rachi, l'un des commentateurs de la Torah les plus connus et les plus autorisés, dit ici qu'il s'agit précisément des sacrifices, mais dans le Talmud il y a une discussion entre les sages. Les uns disent que le mot qui est employé ici peut désigner aussi simplement l'abattage d'un animal. D'autres sages disent : « À l'époque où le peuple d'Israël se trouvait dans le désert, pendant la pérégrination, il était permis d'abattre un animal seulement s'il est apporté en sacrifice chlamím, c'est-à-dire comme animal sacrificiel, et toute viande ne pouvait être mangée que bekdouchá (dans la sainteté) et pas autrement. Et l'homme qui abattait simplement un bélier, un bouc ou un taureau était déclaré meurtrier. La Torah dans l'ensemble (et c'est la compréhension commune des sages) n'encourage pas la consommation de viande. C'est permis, c'est savoureux, c'est cachère, mais cela exige un niveau correspondant. Quand nous mangeons une plante, j'en ai parlé plus d'une fois, quand je mange une pomme, la pomme devient une partie d'Alex, et par rapport au monde végétal c'est pour la pomme une promotion, l'univers est monté d'un niveau un peu plus haut. Si je mange un agneau, alors pour que l'agneau devienne un peu plus vivant, il faut que j'étudie la Torah, que je m'occupe de quelque chose de saint, sinon ce sera simplement un meurtre. L'agneau est beaucoup plus vivant que la pomme, et pour avoir le droit de le manger, je dois servir Dieu, être rempli de vie plus que cet agneau, sinon je mets fin à la vie au lieu de la prolonger. Ainsi, il y a deux couches, deux angles de compréhension de ces commandements. Le premier dit : « Pendant la pérégrination d'Israël dans le désert, on ne pouvait manger que dans la sainteté. Si tu abats un animal pour ta subsistance, tu veux manger des boulettes, des steaks, des schnitzels et pour cela tu abats un animal, fais-en un animal sacrificiel, apporte-le comme chlamím (sacrifice de paix) au Très-Haut, danse avec Lui la danse nécessaire, donne sur l'autel le sang et la graisse, et alors prends et mange ton sacrifice, sinon c'est simplement un meurtre. Pourquoi sera-ce un meurtre ? Si tu manges un animal apporté en sacrifice, il devient ce qui te rapproche du Très-Haut, tu prolonges la vie. Si tu le tues simplement, alors tu interromps la vie, et c'est pourquoi cela t'est imputé comme meurtre. Il n'est pas toujours permis de tuer un animal simplement comme ça, simplement pour rassasier ses passions charnelles. C'est permis, mais à l'époque de la pérégrination du peuple dans le désert la barre était très haute. Plus loin, dans le livre de Dévarim (12,21), nous lirons : « Si le lieu est loin de toi, abats, comme Je l'ai ordonné, et mange autant qu'il plaira à ton âme ». Mais ceux qui se trouvaient dans le désert ne savaient pas encore ce qui serait dit ensuite, ils n'avaient pas encore lu le livre de Dévarim, et le commandement était perçu tel qu'il est écrit, dans sa compréhension la plus simple. Pour notre génération, bien sûr, ce qui est actuel, c'est qu'il y a une interdiction d'offrir un sacrifice hors de la Tente, hors du Temple. C'est pourquoi Rachi commente précisément ainsi. Mais il faut se rappeler : chaque fois que vous lisez les commentaires de Rachi, il parle du sens de la Torah actuel pour sa génération. Et, quand il y a deux niveaux d'interprétation, Rachi choisissait toujours celui qui était applicable et actuel à son époque.
לְמַעַן אֲשֶׁר יָבִיאוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת־זִבְחֵיהֶם אֲשֶׁר הֵם זֹבְחִים עַל־פְּנֵי הַשָּׂדֶה וֶהֱבִיאֻם לַיהוָה אֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד אֶל־הַכֹּהֵן וְזָבְחוּ זִבְחֵי שְׁלָמִים לַיהוָה אוֹתָם׃
lemá'an achér yaví'ou bené yisraél et-ziv'hehém achér hem zove'hím al-pené hassadé vehevi'oúm ladonáy el-péta'h óhel mo'éd el-hakkohén vezave'hoú ziv'hé chelamím ladonáy otám
5 Et alors (afin que) les fils d'Israël apporteront leurs sacrifices, qu'ils abattent dans le champ, ils les apporteront au SEIGNEUR, à l'entrée de la Tente d'assignation, au kohen, et ils les apporteront en sacrifices de paix au SEIGNEUR.
Le mot lemá'an est habituellement traduit par pour que, mais ici ce n'est pas le but de l'action, mais le résultat attendu de l'action, c'est pourquoi on le traduit comme afin qu'ils apportent ou et alors ils apporteront.
וְזָרַק הַכֹּהֵן אֶת־הַדָּם עַל־מִזְבַּח יְהוָה פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד וְהִקְטִיר הַחֵלֶב לְרֵיחַ נִיחֹחַ לַיהוָה׃
vezarák hakkohén et-haddám al-mizbá'h adonáy péta'h óhel mo'éd vehiktír ha'hélev leréya'h ni'hóa'h ladonáy
6 Et le kohen aspergera de sang l'autel à l'entrée de la Tente d'assignation, et il apportera la graisse en sacrifice brûlé, en parfum agréable pour le SEIGNEUR.
וְלֹא־יִזְבְּחוּ עוֹד אֶת־זִבְחֵיהֶם לַשְּׂעִירִם אֲשֶׁר הֵם זֹנִים אַחֲרֵיהֶם חֻקַּת עוֹלָם תִּהְיֶה־זֹּאת לָהֶם לְדֹרֹתָם׃
velo-yizbe'hoú od et-ziv'hehém lasse'irím achér hem zoním a'harehém 'houkkát olám tihye-zót lahém ledorotám
7 Et ils n'apporteront plus de sacrifices aux hirsutes, derrière lesquels ils se prostituent, et ce sera pour eux une loi éternelle.
Qui sont ces hirsutes et pourquoi sont-ils hirsutes ? Il y a différentes opinions à ce sujet. Il y a une discussion pour savoir s'ils existent réellement ou non. Par exemple, Maïmonide (Rambam), grand savant et grand rationaliste, dit : « Tous ces diables, démons, esprits – ce n'est qu'un langage que parle l'homme, et en réalité ils n'existent pas, c'est une sorte de fiction, une invention ». Mais il se tient à part dans le judaïsme à cause de son caractère hors du commun, tandis que la plupart des savants juifs, des sages, reconnaissaient, d'une manière ou d'une autre, l'existence de certains esprits impurs, auxquels de nombreux peuples essayaient de brûler de l'encens et d'apporter des sacrifices. Israël, par vieille habitude, suivant les coutumes des peuples voisins, pouvait essayer d'apporter des sacrifices aux esprits domestiques ou à n'importe quels autres esprits, tous ceux que l'imagination humaine peut se représenter. Les sages demandent : « Pourquoi sont-ils appelés se'irím (poilus, velus) ? » Les uns disent : « Parce qu'ils paraissent poilus quand ils apparaissent, leur image visible, ce sont des êtres très, très velus, une sorte d'homme des neiges, comme le Yéti tibétain ». D'autres disent : « Ils sont appelés se'irím, parce que, quand l'homme les voit, ses cheveux se dressent sur sa tête, il devient lui-même velu, il en a peur, et avec celui dont l'homme a peur, il peut essayer de s'entendre ». Voilà comment on apporte des sacrifices aux se'irím. Et le Très-Haut ordonne de manger, de manière générale, toute viande qui est mangée dans le désert dans la sainteté, c'est-à-dire comme sacrifice. Et de n'apporter aucun sacrifice nulle part, si ce n'est à l'entrée de la Tente d'assignation, par l'intermédiaire du kohen, afin d'habituer, en une période aussi exceptionnelle, le peuple d'Israël à n'apporter à personne aucun sacrifice hors du Temple, à n'apporter dans le Temple de sacrifices à personne d'autre que le Très-Haut, et pour que ce soit une loi éternelle dans les générations pour tout Israël,
וַאֲלֵהֶם תֹּאמַר אִישׁ אִישׁ מִבֵּית יִשְׂרָאֵל וּמִן־הַגֵּר אֲשֶׁר־יָגוּר בְּתוֹכָם אֲשֶׁר־יַעֲלֶה עֹלָה אוֹ־זָבַח׃
va'alehém tomár ich ich mibbét yisraél oumin-haggér acher-yagoúr betokhám acher-ya'alé olá o-záva'h
8 Et dis-leur : tout homme de la maison d'Israël et des étrangers qui vivront parmi eux, qui offrira un holocauste ou un sacrifice,
וְאֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד לֹא יְבִיאֶנּוּ לַעֲשׂוֹת אֹתוֹ לַיהוָה וְנִכְרַת הָאִישׁ הַהוּא מֵעַמָּיו׃
ve'el-péta'h óhel mo'éd lo yevi'énnou la'asót otó ladonáy venikhrát ha'ích hahoú me'ammáv
9 Et ne l'amènera pas à l'entrée de la Tente d'assignation pour le consacrer au SEIGNEUR, son âme sera exterminée de son peuple.
Ici, on peut demander : « Attends, attends, attends, Alex, n'est-ce pas ce que nous venons de lire dans les versets précédents ? » C'est justement cela, la raison de la discussion entre les sages. Au début il est question de toute viande, de tout abattage, et maintenant il est question aussi du sacrifice. Si un homme dit : « Et moi, je ne veux pas du tout manger, je ne veux pas, je n'ai pas besoin de boulettes, je veux simplement apporter un sacrifice, peut-être au poilu, et peut-être même au SEIGNEUR, mais je ne veux pas aller chez Aharon, il y a là-bas une file d'attente, un soleil de plomb, je ne veux pas faire la queue là-bas, ici, chez moi, dans mon petit quartier, j'égorgerai tranquillement, paisiblement, et j'apporterai un sacrifice. Dieu, Il ne vit pas seulement là-bas, chez Aharon, Il vit aussi chez moi, Sa gloire remplit le monde entier ». C'est ainsi que peut raisonner un homme, un habitant de souche ou un étranger, et le Très-Haut dit : « Celui qui fera cela, celui qui abattra un sacrifice, fût-ce au Très-Haut lui-même, au lieu de s'approcher du Très-Haut, – son âme sera exterminée de son peuple ».
וְאִישׁ אִישׁ מִבֵּית יִשְׂרָאֵל וּמִן־הַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכָם, אֲשֶׁר יֹאכַל כָּל־דָּם וְנָתַתִּי פָנַי בַּנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת אֶת־הַדָּם וְהִכְרַתִּי אֹתָהּ מִקֶּרֶב עַמָּהּ׃
ve'ích ich mibbét yisraél oumin-haggér haggár betokhám achér yokhál kol-dám venatattí fanáy bannéfech ha'okhélet et-haddám vehikhrattí otá mikkérev ammá
10 Tout homme de la maison d'Israël et des étrangers parmi eux, qui mangera du sang, Je tournerai (dirigerai) Mon visage vers l'homme qui mange du sang, J'exterminerai cette âme du peuple.
En général, d'habitude, quand le Très-Haut tourne le visage vers quelqu'un, c'est bien. Dans la bénédiction d'Aharon il est dit : « Le SEIGNEUR tournera Son visage vers toi, un visage lumineux ». Ici le Très-Haut dit (c'est, bien sûr, une image) : « Je regarderai cet homme sévèrement et attentivement. Je prendrai Moi-même en charge l'homme qui mange du sang, à un tel homme Je l'imputerai, Je le regarderai ». Manger du sang, cela ne veut pas dire boire du sang par verres entiers, cela veut dire manger de la viande avec le sang : le sang qui est dans la viande compte aussi. Dans ce cas, tourner le visage, c'est se tenir face à un tel homme, lui déclarer la guerre. Pourquoi le Très-Haut est-il si sévère à l'égard du sang ?
כִּי נֶפֶשׁ הַבָּשָׂר בַּדָּם הִוא וַאֲנִי נְתַתִּיו לָכֶם עַל־הַמִּזְבֵּחַ לְכַפֵּר עַל־נַפְשֹׁתֵיכֶם כִּי־הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר׃
ki-néfech habbassár baddám hi va'aní netattív lakhém al-hammizbéya'h lekhappér al-nafchotekhém ki-haddám hou bannéfech yekhappér
11 Car l'âme de la chair est dans le sang, et Je vous ai donné (permis d'apporter) le sang sur l'autel, pour qu'il expie vos âmes, car il expie par l'âme.
Ce qui donne la force vitale à l'animal, à tout être, y compris à l'homme, c'est, bien sûr, le sang. Et en lui – néfech. Le mot néfech, que l'on traduit habituellement par âme (je l'ai moi aussi traduit par âme), signifie dans ce cas l'animal. L'âme, c'est ce qui rend l'être vivant, la force vitale.
Personne au monde ne mange le sang, il n'est permis à personne de manger le sang, sauf à l'autel (si l'on peut lui appliquer cette métaphore, et nous l'appliquons souvent). Seul l'autel mange le sang, et personne d'autre, parce que le sang est un produit exclusif, il est destiné à l'expiation de l'âme. Le sang acquiert une force expiatoire quand l'âme sort avec lui. On ne peut pas expier avec le sang d'un animal vivant : c'est seulement quand l'âme sort avec le sang que le sang peut expier l'âme. Ainsi, sur l'autel, ce qui donne la source de la vie à l'être vivant retourne à la Source de la Vie, qui est le Très-Haut.
עַל־כֵּן אָמַרְתִּי לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל כָּל־נֶפֶשׁ מִכֶּם לֹא־תֹאכַל דָּם וְהַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכְכֶם לֹא־יֹאכַל דָּם׃
al-kén amartí livné yisraél kol-néfech mikkém lo-tókhal dam vehaggér haggár betokhekhém lo-yokhal dam
12 C'est pourquoi J'ai dit aux fils d'Israël : toute âme d'entre vous ne mangera pas de sang, et l'étranger qui vit parmi vous ne mangera pas.
Puisque l'âme elle-même est dans le sang, elle ne mangera donc pas le sang. Nous ne nourrissons pas notre âme des forces vitales de l'animal, pas directement de son sang (cette force vitale, nous la retournons à la Source première), mais nous nous nourrissons de la Parole de Dieu, par laquelle cet animal a été créé, comme il est dit : « Ce n'est pas de pain, pas du pain lui-même que vit l'homme, mais de la Parole de Dieu, qui crée ce pain ». Cela s'applique aussi aux animaux, à la viande.
וְאִישׁ אִישׁ מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל וּמִן־הַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכָם, אֲשֶׁר יָצוּד צֵיד חַיָּה אוֹ־עוֹף אֲשֶׁר יֵאָכֵל וְשָׁפַךְ אֶת־דָּמוֹ וְכִסָּהוּ בֶּעָפָר׃
ve'ích ich mibbené yisraél oumin-haggér haggár betokhám achér yatsoúd tsed 'hayá o-óf achér ye'akhél vechafákh et-damó vekhissáhou be'afár
13 Tout homme d'entre les fils d'Israël et parmi les étrangers, qui vit parmi eux, qui attrapera à la chasse une prise, un animal ou un oiseau pour la nourriture, versera son sang à terre et le recouvrira de terre par-dessus.
C'est-à-dire que la Torah interdit de manger non seulement le sang des animaux domestiques (du taureau, du mouton ou du bouc), mais aussi le sang des animaux que nous avons attrapés à la chasse. Mais la graisse ('hélev, gras) des animaux sauvages, de notre prise, par exemple du cerf ou de l'élan, qui sont bénis par la nature sauvage, on peut la manger. À la différence des animaux que nous élevons chez nous, dans notre exploitation, parce que leur graisse est bénie par Dieu, nous avons engraissé l'animal domestique grâce à notre prospérité. Mais le sang des bêtes attrapées à la chasse, on ne peut tout de même pas le manger, il faut le verser à terre. Et ici nous voyons encore un commandement : couvrir de terre le sang versé. C'est-à-dire que, si nous avons versé à terre le sang d'une caille, ou d'un élan, ou de n'importe quelle autre bête sauvage comestible, nous devons recouvrir son sang de terre. Il n'est pas nécessaire de tout enterrer, il faut simplement le recouvrir légèrement de terre. Quel est le sens de ce commandement ? Maïmonide (Rambam), que nous avons déjà mentionné, dit ceci : « Dans les temps anciens, il y avait de ces camarades sorciers qui creusaient un petit trou dans la terre, l'aménageaient soigneusement et y versaient le sang d'un animal de sorte qu'il n'y ait aucune terre par-dessus, et sur ce sang chaud ils invoquaient des esprits, des démons, et que n'invoquaient-ils pas encore ». Et, pour que nous ne répétions pas ces coutumes magiques, la Torah a interdit de laisser le sang à découvert. On l'a recouvert d'un tout petit peu de terre – et c'est tout, tout le mécanisme de sorcellerie est déjà cassé et inapte au fonctionnement. Le Rav Kook, qui vivait au début du siècle dernier, s'est posé la question : « Est-il possible que, pour comprendre un commandement de la Torah, nous devions nous occuper d'anthropologie, d'histoire de la sorcellerie ancienne, et que sans étudier l'histoire de la magie nous ne comprenions pas à quoi sert un tel commandement ? » Et il dit ensuite que l'âme même de l'homme est disposée contre l'effusion de sang. Malgré tout, quelque part à l'intérieur de l'homme, il y a un certain sentiment esthétique qui le force, ne serait-ce qu'au fond de l'âme, à ressentir de la honte pour le sang versé. C'est pourquoi l'homme, qui couvre sa nudité comme quelque chose de honteux, doit au moins un peu couvrir, recouvrir de terre le sang, afin de satisfaire, de développer, de nourrir ce sentiment esthétique même. Peut-être est-ce pour cela que le commandement de couvrir le sang ne concerne pas les animaux domestiques. L'animal domestique, nous l'avons élevé et dès le début nous savions que nous l'élevions pour l'abattage, c'est pourquoi nous n'avons pas tellement honte de l'abattre. Il faut ajouter ici entre parenthèses que le Rav Kook lui-même était partisan du végétarisme et disait que dans l'avenir, quand le Temple sera rétabli, il n'y aura pas en lui de sacrifices d'animaux, mais il y aura des sacrifices seulement de végétaux. Et c'est précisément dans le cadre d'une vision du monde aussi large qu'il commentait ce verset de la Torah.
כִּי־נֶפֶשׁ כָּל־בָּשָׂר דָּמוֹ בְנַפְשׁוֹ הוּא וָאֹמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל דַּם כָּל־בָּשָׂר לֹא תֹאכֵלוּ כִּי נֶפֶשׁ כָּל־בָּשָׂר דָּמוֹ הִוא כָּל־אֹכְלָיו יִכָּרֵת׃
ki-néfech kol-bassár damó venafchó hou va'omár livné yisraél dam kol-bassár lo tokhélou ki néfech kol-bassár damó hi kol-okheláv yikkarét
14 L'âme de toute chair – c'est son sang, son âme est en lui, et dis aux fils d'Israël : le sang de toute chair, ne le mangez pas, car l'âme de toute chair – c'est son sang, quiconque le mange sera retranché.
Cela s'étend aussi aux oiseaux, et aux animaux. À qui cela ne s'étend-il pas ? Aux poissons. Pourquoi ? Parce que le poisson a le sang froid.
וְכָל־נֶפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל נְבֵלָה וּטְרֵפָה בָּאֶזְרָח וּבַגֵּר וְכִבֶּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעֶרֶב וְטָהֵר׃
vekhol-néfech achér tokhál nevelá outrefá ba'ezrá'h ouvaggér vekhibbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'érev vetahér
15 Et toute âme qui mangera une charogne ou un animal déchiré, parmi les habitants de souche et chez les étrangers, devra purifier ses vêtements et se baignera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir, et se purifiera.
Non seulement il est interdit de manger une charogne et un animal déchiré, mis en pièces, mais chacun qui en mangera devra laver ses vêtements (c'est-à-dire qu'il devient tamé, impur) et se baigner dans l'eau, et jusqu'au soir il reste, comme nous l'avons dit, au stade de la réhabilitation, de la purification, et au coucher des étoiles il devient pur.
וְאִם לֹא יְכַבֵּס וּבְשָׂרוֹ לֹא יִרְחָץ וְנָשָׂא עֲוֹנוֹ׃
ve'ím lo yekhabbés ouvsaró lo yir'háts venassá avonó
16 Et s'il ne lave pas et ne baigne pas sa chair, il portera son péché ».
Il y a une procédure de purification pour le cas où l'homme a mangé une nourriture impure. Et s'il ne le fait pas, s'il ne se purifie pas après être devenu impur, il portera son péché, c'est-à-dire qu'il se trouvera constamment dans un état d'impureté, où il est impossible de s'approcher de ce qui est saint. Et si malgré tout il entre dans ce qui est saint, ce sera pour lui un péché, il lui faudra vivre avec cela.
Avec cela nous terminons l'étude du chapitre 17, un chapitre aux multiples facettes, avec de nombreuses leçons. Je pense que la leçon principale est que ce monde ne nous est pas donné à gouverner et à piller comme ça, que nous devons rapprocher ce monde du Très-Haut, même quand nous mangeons, même par la nourriture. Bien qu'aujourd'hui toutes les restrictions sévères qui étaient en vigueur quand le peuple d'Israël était dans le désert ne soient plus en vigueur, et que nous puissions manger de la viande sans crainte, nous devons tout de même comprendre que nous ne mangeons pas pour vivre, nous mangeons pour servir le Très-Haut. Et c'est ce qu'il faut s'efforcer de se rappeler à chaque repas. Cela pousse les sages à dire que, quand deux ou trois mangent et qu'il n'y a pas entre eux de paroles de Torah, ils mangent ce qui a été sacrifié aux idoles, parce que la table ressemble en quelque chose à l'autel.
Ne vous souillez pas
Vayikra 18,1–29
Ainsi, le Très-Haut continue de donner au peuple d'Israël des instructions sur la manière d'être un peuple saint, de garder la pureté, de demeurer dans la pureté, et sur les exigences qui sont posées au peuple d'Israël, au milieu duquel le SEIGNEUR veut vivre, au peuple que le Très-Haut a choisi pour demeurer en lui.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
1 Et le SEIGNEUR parla à Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם׃
dabbér el-bené yisraél ve'amartá alehém aní adonáy elohekhém
2 « Parle avec les fils d'Israël et dis-leur : Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu.
C'est-à-dire : « Je suis votre SEIGNEUR, et cela vous oblige. À quoi cela oblige-t-il ? Soyez saints, car Je suis Saint. Je suis votre SEIGNEUR, Je suis votre Maître, Je commande, gouverne ce peuple, demeure au milieu de lui, le protège, le garde, le choie et c'est pourquoi lui impose certaines exigences de sainteté ».
כְּמַעֲשֵׂה אֶרֶץ־מִצְרַיִם אֲשֶׁר יְשַׁבְתֶּם־בָּהּ לֹא תַעֲשׂוּ וּכְמַעֲשֵׂה אֶרֶץ־כְּנַעַן אֲשֶׁר אֲנִי מֵבִיא אֶתְכֶם שָׁמָּה לֹא תַעֲשׂוּ וּבְחֻקֹּתֵיהֶם לֹא תֵלֵכוּ׃
kema'assé erets-mitsráyim achér yechavtem-bá lo ta'asoú oukhma'assé erets-kená'an achér aní meví etkhém chámma lo ta'asoú ouv'houkkotehém lo telékhou
3 N'agissez pas selon les œuvres du pays d'Égypte, dans lequel vous avez vécu, et selon les œuvres du pays de Canaan, dans lequel Je vous amène, n'agissez pas non plus, et ne marchez pas selon leurs lois.
N'agissez ni selon les lois de l'Égypte, ni selon les lois de Canaan. Il y a cette particularité : un homme qui s'installe dans une ville et passe d'une communauté juive à une autre adopte peu à peu les traditions de la nouvelle communauté, avec toutes les particularités de la prière, des vêtements, de la langue et de beaucoup d'autres choses. Il y a un tel exemple : quand les anges sont venus chez Avraham, sont descendus des cieux et sont venus en visite chez un habitant de la terre, ils se sont comportés comme des gens terrestres, ils ont mangé et bu. Ou, quand Moché est monté sur la montagne vers le Très-Haut et s'est trouvé dans le céleste, il s'est comporté comme un citoyen du Ciel : il n'a ni mangé ni bu pendant 40 jours et nuits. Mais cette règle n'est pas applicable au peuple d'Israël, qui, où qu'il aille et où qu'il se trouve en tant que peuple, demeure constamment dans la gloire de Dieu. Notre SEIGNEUR, notre Roi, Il est toujours avec nous. C'est pourquoi, si nous passons de Pharaon à quelques rois cananéens, si nous déménageons dans quelques autres pays, nous ne devons pas céder à la tentation de devenir canadien, suédois, américain, bien que dans une certaine mesure ce soit possible. Mais nous devons nous rappeler que notre Roi et SEIGNEUR, c'est le Dieu d'Israël, et que nous nous soumettons en premier lieu précisément à Ses Lois.
אֶת־מִשְׁפָּטַי תַּעֲשׂוּ וְאֶת־חֻקֹּתַי תִּשְׁמְרוּ לָלֶכֶת בָּהֶם אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם׃
et-michpatáy ta'asoú ve'et-'houkkotáy tichmeroú lalékhet bahém aní adonáy elohekhém
4 Agissez selon Mes jugements (dans les relations les uns avec les autres, l'horizontale), et gardez Mes lois (les relations avec Moi, la verticale), pour marcher selon elles : Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu.
וּשְׁמַרְתֶּם אֶת־חֻקֹּתַי וְאֶת־מִשְׁפָּטַי אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה אֹתָם הָאָדָם וָחַי בָּהֶם אֲנִי יְהוָה׃
ouchmartém et-'houkkotáy ve'et-michpatáy achér ya'assé otám ha'adám va'háy báhemLa translittération russe a ici un g au lieu du h de l'hébreu. La translittération française suit l'hébreu. aní adonáy
5 Et vous garderez les relations avec Moi et les relations les uns avec les autres sur la base de Mes lois, que l'homme, s'il les observe, sera vivant par elles. Je suis le SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR est la Source de la Vie, et plus on est proche du SEIGNEUR, plus il y a de vie. C'est pourquoi celui qui vit selon les lois de Dieu est réellement vivant. Sur la base des relations avec la Source de la Vie, la tradition dit que le juste, même dans sa mort, est appelé vivant, et que le méchant, encore de son vivant, est appelé mort. Ici le SEIGNEUR dit : « Celui qui observe Mes lois, celui-là sera vivant par elles ».
À partir du verset 6, le Très-Haut parle des exigences posées aux relations entre l'homme et la femme à l'intérieur d'une grande famille.
אִישׁ אִישׁ אֶל־כָּל־שְׁאֵר בְּשָׂרוֹ לֹא תִקְרְבוּ לְגַלּוֹת עֶרְוָה אֲנִי יְהוָה׃
ich ich el-kol-che'ér besaró lo tikrevoú legallót ervá aní adonáy
6 Que chaque homme ne s'approche pas de sa parenté charnelle, pour mettre à nu la nudité. Je suis le SEIGNEUR.
Le mot che'ér signifie une parenté très proche, de sang, la parenté selon la chair, en fait, la chair de la chair, ou mon petit sangL'auteur emploie ici un mot russe tendre, un diminutif formé sur le mot « sang », qui désigne un parent très proche. « Mon petit sang » le rend mot à mot., c'est ainsi qu'on peut le traduire en russe. Les relations sexuelles avec les personnes qui nous sont proches par le sang, ou avec les épouses des personnes qui nous sont proches par le sang, sont interdites. Il s'agit de ceci : l'homme (ich ich – chaque homme, mari,) ne s'approche pas des épouses de sa parenté. Même si l'un de nos parents est mort ou a divorcé, sa femme, sa veuve, sa femme divorcée nous sont interdites. En outre, bien sûr, la mère, la sœur, la petite-fille nous sont aussi interdites.
עֶרְוַת אָבִיךָ וְעֶרְוַת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה אִמְּךָ הִוא לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָהּ׃
ervát avíkha ve'ervát immekhá lo tegallé immekhá hi lo tegallé ervatá
7 Ne découvre pas la nudité de ton père et de ta mère, parce qu'elle est ta mère, ne découvre pas leur nudité.
Il n'y a pas ici d'interdiction de relation avec le père. Il y a une interdiction séparée de la relation homosexuelle (nous lirons cela au verset 22 de notre chapitre), de toute relation avec un homme, à plus forte raison, Dieu nous en garde, avec le père. Ici il s'agit de ceci : ton père et ta mère sont une seule chair, tu n'as pas le droit de mettre à nu leur nudité, il s'agit de la mère. En même temps, il faut dire que dans beaucoup de familles orthodoxes il y a cette bonne tradition juive de comprendre aussi la première partie littéralement : au sens littéral, le fils ne doit pas voir son père nu. C'est pourquoi, quand le père et le fils vont au mikvé ou aux bains, le père met un caleçon de bain et couvre sa nudité. Bien que, je le répète, ce ne soit pas le sens direct de la Torah.
עֶרְוַת אֵשֶׁת־אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה עֶרְוַת אָבִיךָ הִוא׃
ervát echet-avíkha lo tegallé ervát avíkha hi
8 Et ne découvre pas la nudité de la femme de ton père, c'est la nudité de ton père.
Si, en plus de ta mère, le père a une autre femme (par exemple, il est devenu veuf et s'est remarié, ou il a pris une seconde femme ou quelque concubine, en ces temps-là la polygamie se pratiquait), elles te sont interdites. Même s'il divorce d'elles ou s'il meurt et qu'elles deviennent veuves, elles te sont tout de même interdites, parce que c'est une nudité qui ne doit être découverte qu'à ton père.
עֶרְוַת אֲחוֹתְךָ בַת־אָבִיךָ אוֹ בַת־אִמֶּךָ מוֹלֶדֶת בַּיִת אוֹ מוֹלֶדֶת חוּץ לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָן׃
ervát a'hotekhá vat-avíkha o vat-immékha molédet báyit o molédet 'houts lo tegallé ervatán
9 La nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans ta maison ou née hors de ta maison, ne découvre pas leur nudité.
Si ton père a épousé une femme avec un enfant ou a eu un enfant d'une autre femme, cette femme t'est interdite, tu n'as pas le droit de découvrir sa nudité.
עֶרְוַת בַּת־בִּנְךָ אוֹ בַת־בִּתְּךָ לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָן כִּי עֶרְוָתְךָ הֵנָּה׃
ervát bat-bínkha o vat-bittekhá lo tegallé ervatán ki ervatekhá hénna
10 La nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille (de ta petite-fille), ne découvre pas leur nudité, parce que ce sera ta nudité.
Parce que leur nudité, c'est ce que tu dois toi-même couvrir, et non découvrir. Tu dois veiller à couvrir leur nudité comme tu veilles à couvrir ta propre nudité.
עֶרְוַת בַּת־אֵשֶׁת אָבִיךָ מוֹלֶדֶת אָבִיךָ אֲחוֹתְךָ הִוא לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָהּ׃
ervát bat-échet avíkha molédet avíkha a'hotekhá hi lo tegallé ervatá
11 La nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père : c'est ta sœur, ne découvre pas sa nudité.
Si le père a d'une autre femme une fille, et que c'est la fille de ton père, alors elle est ta sœur, tu n'as pas le droit de découvrir sa nudité.
עֶרְוַת אֲחוֹת־אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה שְׁאֵר אָבִיךָ הִוא׃
ervát a'hot-avíkha lo tegallé che'ér avíkha hi
12 Ne découvre pas la nudité de la sœur de ton père, parce qu'elle est parente, parente de sang de ton père (prolongement de la chair de ton père).
עֶרְוַת אֲחוֹת־אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה כִּי־שְׁאֵר אִמְּךָ הִוא׃
ervát a'hot-immekhá lo tegallé ki-che'ér immekhá hi
13 Ne découvre pas la nudité de la sœur de ta mère, parce qu'elle est parente de ta mère.
עֶרְוַת אֲחִי־אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה אֶל־אִשְׁתּוֹ לֹא תִקְרָב דֹּדָתְךָ הִוא׃
ervát a'hi-avíkha lo tegallé el-ichtó lo tikráv dodatekhá hi
14 Ne découvre pas la nudité du frère de ton père, ne t'approche pas de sa femme, parce qu'elle est ta tante.
Encore une fois, il ne s'agit pas d'une relation avec l'oncle lui-même. Nous avons déjà dit que la relation entre hommes, Dieu nous en garde, est interdite sans équivoque – que ce soit avec son propre oncle ou avec celui d'un autre. Ici, dans ce verset, il s'agit de la femme de ton oncle.
עֶרְוַת כַּלָּתְךָ לֹא תְגַלֵּה אֵשֶׁת בִּנְךָ הִוא לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָהּ׃
ervát kallatekhá lo tegallé échet bínkha hi lo tegallé ervatá
15 Et ne découvre pas la nudité de ta belle-fille, parce qu'elle est la femme de ton fils, ne découvre pas sa nudité.
עֶרְוַת אֵשֶׁת־אָחִיךָ לֹא תְגַלֵּה עֶרְוַת אָחִיךָ הִוא׃
ervát echet-a'híkha lo tegallé ervát a'híkha hi
16 Et ne découvre pas la nudité de la femme de ton frère, parce qu'elle est la nudité de ton frère.
Tout ce qui est dit plus haut, c'est l'interdiction d'entrer en relation sexuelle avec une femme à un certain degré de parenté. À quoi cela est-il lié ? Bien sûr, nous, aujourd'hui, la plupart des gens modernes, éprouvons un dégoût tenace pour l'inceste, pour les relations incestueuses. Le désir qui naît entre un frère et une sœur nous paraît contre nature et une parfaite abomination. Mais il s'agit ici non seulement d'interdire certaines relations incestueuses, il s'agit ici pour une grande part de la protection des femmes.
En ces temps-là, une femme qui était devenue veuve ou qui était divorcée, mais qui se trouvait en même temps dans une seule grande maison, dans un seul grand clan, dans une seule grande famille, n'était absolument pas protégée. Un homme à la charge duquel elle peut se retrouver, de la grâce duquel elle dépend entièrement et totalement, peut commencer, Dieu nous en garde, à exiger d'elle des relations conjugales. Un homme n'a pas voulu et a dit : « Je ne vais pas entretenir la veuve de mon frère, et pourquoi donc tout à coup ? Et même la veuve de mon fils, s'il arrive quelque chose, Dieu nous en garde, à mon fils, je ne vais pas l'entretenir, qu'elle soit ma femme ». C'est pour protéger les femmes de telles atteintes (entre autres aussi pour cela) que ces lois ont été établies.
En effet, l'opinion publique, la tradition de la société exige d'aider la parenté, n'importe quelle parenté, au sens large du mot. Mais il est nécessaire de limiter certaines tentatives d'amener une femme à la cohabitation au motif qu'elle se trouve dans la dépendance de l'homme. C'est pourquoi c'est par compassion pour les femmes, par souci des femmes, qu'apparaissent ces interdictions. Un point intéressant : nous voyons dans notre chapitre l'interdiction des relations avec la femme de l'oncle, qui, semble-t-il, est une personne tout à fait étrangère, et en même temps nous ne voyons pas d'interdiction des relations avec la fille. Les relations avec la fille ne sont pas interdites, avec la petite-fille elles sont interdites, avec la fille – non. Mais ce n'est pas parce que c'est permis, mais parce que l'homme entretiendra de toute façon sa fille et, de par sa nature, ne l'amènera pas à la cohabitation, c'est précisément pour cela qu'ici rien n'est dit de la fille. Mais au sujet de la femme de l'oncle, il faut en parler, parce que l'homme ne l'entretiendra pas forcément comme ça, sans plus.
עֶרְוַת אִשָּׁה וּבִתָּהּ לֹא תְגַלֵּה אֶת־בַּת־בְּנָהּ וְאֶת־בַּת־בִּתָּהּ לֹא תִקַּח לְגַלּוֹת עֶרְוָתָהּ שַׁאֲרָה הֵנָּה זִמָּה הִוא׃
ervát ichá ouvittá lo tegallé et-bat-bená ve'et-bat-bittá lo tikká'h legallót ervatá cha'ará hennáLa translittération russe a ici un g au lieu du h (la lettre hébraïque hé). La translittération française suit l'hébreu. zimmá hi
17 Ne découvre pas la nudité d'une femme et de sa fille, ne découvre pas la nudité de la fille de son fils et de la fille de sa fille, parce que c'est sa parenté : c'est une débauche (une ignominie).
On ne doit pas prendre pour épouses une femme et sa fille, parce qu'une femme avec sa fille peut se trouver dans la dépendance du mari, du maître. S'il s'imagine être tel, il peut exiger une relation aussi avec sa fille et avec sa petite-fille, et la Torah l'interdit. Et en outre, la mère et la fille peuvent devenir rivales dans la lutte pour le lit conjugal, c'est aussi pour cela que la Torah l'interdit.
וְאִשָּׁה אֶל־אֲחֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרֹר לְגַלּוֹת עֶרְוָתָהּ עָלֶיהָ בְּחַיֶּיהָ׃
ve'ichá el-a'hotá lo tikká'h litsrór legallót ervatá aléha be'hayéha
18 Et ne prends pas une femme avec sa sœur, pour qu'elles rivalisent (se pressent l'une l'autre), pour découvrir sa nudité de son vivant.
Il y a ici une réserve – de son vivant. Si la femme est morte, alors on peut épouser sa sœur, c'est une réserve importante. Il y a le souci que deux sœurs ne soient pas en rivalité l'une avec l'autre. Nous avons lu dans le livre de Béréchit au sujet de deux telles sœurs, Ra'hel et Léa, et il n'y a pas eu grand-chose de bon dans leur vie.
וְאֶל־אִשָּׁה בְּנִדַּת טֻמְאָתָהּ לֹא תִקְרַב לְגַלּוֹת עֶרְוָתָהּ׃
ve'el-ichá beniddát toum'atá lo tikráv legallót ervatá
19 Et ne t'approche pas d'une femme pendant ses saignements, pour mettre à nu (découvrir) sa nudité.
Pendant le saignement, la femme est interdite au mari, il existe pour cela une punition très sévère. Cela est lié au fait que, comme nous nous en souvenons, la femme se trouve dans un état d'impureté, dans un état affaibli, elle doit se rétablir, et son corps a besoin de forces supplémentaires.
וְאֶל־אֵשֶׁת עֲמִיתְךָ לֹא־תִתֵּן שְׁכָבְתְּךָ לְזָרַע לְטָמְאָה־בָהּ׃
ve'el-échet amitekhá lo-tittén chekhovtekhá lezára letom'a-vá
20 Et avec la femme de ton prochain tu ne dois pas coucher pour l'épanchement de la semence, pour devenir impur par elle.
Il s'agit ici de l'interdiction de l'adultère. Par adultère on entend la relation d'un homme avec une femme qui est la femme d'un autre, et la relation avec une telle femme souille. On pourrait penser que l'épanchement de la semence pour la naissance d'une descendance peut d'une certaine manière justifier cette relation, mais ici la Torah dit – non, même si c'est pour la descendance, tu te souilles par elle, c'est-à-dire que tu engendres une descendance qui sera impure.
Le verset suivant soulève un autre thème :
וּמִזַּרְעֲךָ לֹא־תִתֵּן לְהַעֲבִיר לַמֹּלֶךְ וְלֹא תְחַלֵּל אֶת־שֵׁם אֱלֹהֶיךָ אֲנִי יְהוָה׃
oumizzar'akhá lo-tittén leha'avír lammólekh veló te'hallél et-chém elohékha aní adonáy
21 Et ne donne pas de ta semence (de tes enfants) pour les faire passer devant Molekh, ne déshonore pas le nom de ton Dieu : Je suis le SEIGNEUR.
Pourquoi Molekh est-il mentionné séparément ? Nous avons pourtant le commandement : « Je suis le SEIGNEUR, ton Dieu, tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi ». Nous avons lu (en 17,7) au sujet de l'offrande de sacrifices aux velus, ici est mentionné Molekh, un autre dieu. Selon les recherches, Molekh était considéré comme le dieu de l'enfer, le dieu du monde souterrain, le dieu du feu infernal. Et on s'adressait à lui, entre autres, pour faire venir les âmes des morts, pour invoquer la protection des morts dans le cadre du culte des parents morts. Nous avons mentionné les lois de la famille, le rapport à la parenté. Et voilà, si nous respectons notre parenté, une tentation peut pénétrer, se glisser dans notre petit cœur rusé : faire venir quelqu'un parmi les papas, les mamans, les grand-mères, les grands-pères, les oncles ou les tantes déjà mentionnés dans ce chapitre, qui sont passés dans l'autre monde, et parler de ceci et de cela, simplement par respect pour eux. Dans ce but, on utilisait le passage des enfants, qui devenaient les oracles de ces morts, à travers le feu (c'est ainsi selon certaines versions). D'autres chercheurs disent que les enfants étaient offerts en sacrifice au sens littéral, c'est-à-dire qu'on les jetait dans le bûcher. Il y a encore une version selon laquelle on les lançait simplement par-dessus le bûcher. La plupart des historiens et des anthropologues sont d'accord avec la dernière opinion, que les enfants étaient lancés, jetés par-dessus le feu, pour faire venir quelqu'un d'entre les morts, ou, peut-être, pour faire entrer dans son enfant l'âme de quelqu'un parmi les défunts. Et le Très-Haut dit qu'on ne doit pas faire cela : « Les lois que Je t'ai données sur le respect, peut-être, envers la femme de ton parent défunt, ne signifient pas qu'on peut faire venir ces parents et communiquer avec eux d'une manière ou d'une autre ».
Encore un aspect important qu'il faut mentionner en lien avec l'interdiction de faire passer les enfants devant Molekh. Souvent l'idolâtrie (et dans la Torah, et dans le Tanakh) est associée à la fornication, à l'entrée en relation, à l'union avec un Dieu étranger. Et, comme la Torah interdit la relation sexuelle entre un homme et un homme, entre un homme et une bête, exactement de la même manière la Torah interdit de contraindre les enfants à une relation avec un dieu étranger, avec Molekh. Et c'est pourquoi cette loi est incluse ici, dans les lois qui, semble-t-il, concernent l'intimité sexuelle.
Et l'appel du Très-Haut à ne pas déshonorer Son Nom signifie : « Tu n'as pas besoin de chercher quelque aide et soutien à l'extérieur, par cela tu couvres de honte Mon Nom. Je suis ton SEIGNEUR, Je peux te pourvoir de tout ».
וְאֶת־זָכָר לֹא תִשְׁכַּב מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה תּוֹעֵבָה הִוא׃
ve'et-zakhár lo tichkáv michkevé ichá to'evá hi
22 Ne couche pas avec un homme comme on couche avec une femme : c'est une abomination.
Le mot to'éva, que nous traduisons par abomination (je ne suis pas le seul à le traduire ainsi), est employé pour désigner les relations sexuelles entre personnes comme une abomination, comme ce qui doit paraître une abomination aussi aux gens. Le Très-Haut interdit les relations homosexuelles, c'est sans équivoque et hors de tout doute. Les tentatives de dire qu'il s'agit de certaines positions ou d'un outrage fait à une personne, les tentatives de citer en exemple et de calomnier David ou le centurion des Évangiles, de les accuser de relations homosexuelles, toutes ces tentatives sont une déformation de la Torah pour donner quelque justification à l'abomination. Le Très-Haut, de manière plus que sans équivoque, dit en deux mots to'éva hi, c'est une abomination, et c'est une abomination sans aucune alternative.
D'un autre côté, envers les gens qui sont sujets à ce péché, il faut se comporter comme envers des gens normaux, prier pour eux. Ils ont besoin d'aide, de prière, ils ont eux aussi besoin du salut et du retour vers le Très-Haut. C'est une abomination, mais il y a aussi beaucoup d'autres abominations que nous pardonnons d'une certaine manière plus facilement. Il y a à cela beaucoup d'explications, mais nous n'allons pas entrer là-dedans.
וּבְכָל־בְּהֵמָה לֹא־תִתֵּן שְׁכָבְתְּךָ לְטָמְאָה־בָהּ וְאִשָּׁה לֹא־תַעֲמֹד לִפְנֵי בְהֵמָה לְרִבְעָהּ תֶּבֶל הוּא׃
ouvkhol-behemá lo-tittén chekhovtekhá letom'a-vá ve'ichá lo-ta'amód lifné vehemá leriv'á tével hou
23 Et ne couche avec aucune bête pour te souiller par elle. Et la femme ne se tient pas devant une bête pour la satisfaire au sens sexuel : c'est une ignominie.
אַל־תִּטַּמְּאוּ בְּכָל־אֵלֶּה כִּי בְכָל־אֵלֶּה נִטְמְאוּ הַגּוֹיִם אֲשֶׁר־אֲנִי מְשַׁלֵּחַ מִפְּנֵיכֶם׃
al-tittamme'oú bekhol-élle ki vekhol-élle nitme'oú haggoyím acher-aní mechalléya'h mippenekhém
24 Ne vous souillez pas par tout cela, parce que par tout cela se sont souillés les peuples que Je chasse devant vous.
Vous entrez dans une terre qui est destinée à être sainte. Mais elle-même ne sanctifiera personne, c'est vous qui devez la sanctifier. C'est pourquoi, si vous vous conduisez en elle de manière inconvenante, Je peux vous chasser, comme J'ai chassé ces peuples.
וַתִּטְמָא הָאָרֶץ וָאֶפְקֹד עֲוֹנָהּ עָלֶיהָ וַתָּקִא הָאָרֶץ אֶת־יֹשְׁבֶיהָ׃
vattitmá ha'árets va'efkód avoná aleha vattakí ha'árets et-yochevéha
25 Et la terre se souillera, et Je lui imputerai le péché, et la terre rejettera ceux qui vivent sur elle.
וּשְׁמַרְתֶּם אַתֶּם אֶת־חֻקֹּתַי וְאֶת־מִשְׁפָּטַי וְלֹא תַעֲשׂוּ מִכֹּל הַתּוֹעֵבֹת הָאֵלֶּה הָאֶזְרָח וְהַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכְכֶם׃
ouchmartém attém et-'houkkotáy ve'et-michpatáy veló ta'asoú mikkól hatto'evót ha'élle ha'ezrá'h vehaggér haggár betokhekhém
26 Et vous garderez les lois ('houkkotaï, la verticale) et les jugements (michpataï, l'horizontale), ne faites rien de ces abominations, et le citoyen (l'habitant permanent), et l'étranger qui vit au milieu de vous.
כִּי אֶת־כָּל־הַתּוֹעֵבֹת הָאֵל עָשׂוּ אַנְשֵׁי־הָאָרֶץ אֲשֶׁר לִפְנֵיכֶם וַתִּטְמָא הָאָרֶץ׃
ki et-kol-hatto'evót ha'él asoú anche-ha'árets achér lifnekhém vattitmá ha'áretsDans le dernier mot, la translittération russe a un g au lieu du h (la lettre hébraïque hé). La translittération française suit l'hébreu.
27 Parce que toutes les abominations devant Dieu, les habitants de la terre qui étaient avant vous les faisaient, et la terre s'est souillée.
וְלֹא־תָקִיא הָאָרֶץ אֶתְכֶם בְּטַמַּאֲכֶם אֹתָהּ כַּאֲשֶׁר קָאָה אֶת־הַגּוֹי אֲשֶׁר לִפְנֵיכֶם׃
velo-takí ha'árets etkhém betamma'akhém otá ka'achér ka'á et-haggóy achér lifnekhém
28 Que la terre ne vous rejette pas, quand vous la souillez, comme elle a rejeté le peuple qui était avant vous.
כִּי כָּל־אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבוֹת הָאֵלֶּה וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת מִקֶּרֶב עַמָּם׃
ki kol-achér ya'assé mikkól hatto'evót ha'élle venikhretoú hannefachótLa translittération russe a ici un g au lieu du h (la lettre hébraïque hé). La translittération française suit l'hébreu. ha'ossót mikkérev ammám
29 Car quiconque fera quoi que ce soit de ces abominations, les âmes qui font cela seront rejetées hors de leur peuple.
וּשְׁמַרְתֶּם אֶת־מִשְׁמַרְתִּי לְבִלְתִּי עֲשׂוֹת מֵחֻקּוֹת הַתּוֹעֵבֹת אֲשֶׁר נַעֲשׂוּ לִפְנֵיכֶם וְלֹא תִטַּמְּאוּ בָּהֶם אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם׃
ouchmartém et-michmartí leviltí asót me'houkkót hatto'evót achér na'asoú lifnekhém veló tittamme'oú bahém aní adonáy elohekhém
30 Et gardez Mes commandements, pour ne pas agir selon les lois des abominations qui se faisaient devant vous, et ne vous souillez pas : Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu.
Dans ce chapitre, nous avons lu beaucoup de lois qui définissent les relations avec la parenté, les relations entre les hommes et les femmes, entre ceux qui peuvent protéger et ceux qui ont besoin de protection. Les lois de pureté dans le domaine sexuel, l'abstinence là où il faut s'abstenir, l'éloignement des relations abominables et perverties entre deux hommes, entre l'homme et la bête – c'est le commencement de la sainteté, les premiers pas dont parle le Très-Haut.
La Torah en 5 minutes
Au verset 2 du chapitre 19 de notre livre, nous lisons les paroles étonnantes du Très-Haut : « Parle avec toute la communauté des fils d'Israël et dis-leur : soyez saints, car Je suis Saint, le SEIGNEUR, votre Dieu ! »
Pourquoi ces paroles sont-elles étonnantes ? Les dieux païens n'ont jamais voulu changer l'homme. Il y avait toujours quelque dieu menaçant, effrayant et terrible, devant lequel tous sont de misérables petites gens, et il faut s'efforcer de toutes les manières de lui plaire, de toutes les manières de l'amadouer en apportant un sacrifice, sinon ce sera très mauvais. À un tel dieu, il était indifférent de savoir comment étaient les gens, ce qui lui importait, c'était ce qu'ils lui apportaient en don. On peut le dire ainsi : les dieux païens sont de grands corrompus. Le Dieu d'Israël, lui, dit au peuple : « Je suis Saint, et non seulement Je suis Saint, mais Je veux que vous soyez les porteurs de Ma sainteté dans ce monde. Je veux que vous révéliez Ma sainteté dans le monde et que, par cela, vous-mêmes vous vous approchiez de la sainteté ».
Aux versets 9–10 du chapitre 19, le Très-Haut parle de la manière dont cette sainteté doit se manifester dans les relations entre l'homme et l'homme : « Et quand vous moissonnerez la moisson sur votre terre, ne moissonne pas jusqu'au bord de ton champ, et ce qui est tombé lors de ta moisson, ne le ramasse pas, et ta vigne, ne la dépouille pas complètement, et les baies isolées restées dans la vigne, ne les ramasse pas, laisse-les au pauvre et à l'étranger, Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu ». Et c'est aussi une chose étonnante que dit ici le Très-Haut. C'est la réponse à ce que pourrait dire l'homme : « C'est pourtant ma vigne, ma terre, j'ai tant travaillé sur elle, et dans chaque petite baie, dans chaque petit grain de raisin, il y a une petite goutte de ma sueur ! Comment cela peut-il être que vienne quelque étranger ou quelque paresseux fainéant et qu'il prenne une partie du raisin, même du bord du champ, même ce qui est resté ? Pourquoi ne puis-je pas tout récolter jusqu'au bout ? »
Ces instructions du Très-Haut se terminent au sommet même, quand le Très-Haut dit (19,18) : « Aime ton prochain comme toi-même, Je suis le SEIGNEUR ». Peut-être est-ce là justement la clé. Très souvent, malheureusement, ce verset est tronqué et on dit simplement : « Aime ton prochain comme toi-même ». Cet ajout Je suis le SEIGNEUR reste comme à l'écart. Pourtant, dans notre chapitre, c'est précisément cette phrase qui est répétée plusieurs fois : Je suis le SEIGNEUR. Que se passe-t-il donc avec mon cher Moi pour que ce Moi qui est le mien se mette à aimer le prochain ?
Quand je suis petit, mon Moi n'est en tout et pour tout que le corps, je m'aime moi-même. Peu à peu, quand l'homme grandit, il peut rencontrer une jeune fille, l'aimer, et alors son Moi devient déjà NOUS. Sa maison devient leur maison commune, à lui et à cette petite. Ensuite, quand naît un enfant, – c'est leur enfant, c'est déjà leur voiture, et son voyage de vacances, c'est leur voyage de vacances. L'amour unit et élargit la notion de Moi. Mon Moi devient plus large, je ne suis déjà plus seulement moi-même, c'est Moi et MA PROPRE FAMILLE. Quand je prends conscience de l'amour pour le Très-Haut, quand je prends conscience que je suis une partie d'un grand mécanisme, d'un grand monde dont le maître est le Très-Haut, alors mon Moi s'élargit jusqu'au niveau du monde, et Moi, c'est déjà MA GRANDE FAMILLE : c'est ma ville, c'est mon peuple, et au niveau le plus, le plus élevé, Moi, c'est le monde entier. C'est à cela que le Très-Haut nous appelle.
Si nous voyons dans le sourd une manifestation du Très-Haut, si nous voyons dans l'aveugle une manifestation du Très-Haut, alors quelle moquerie peut-il y avoir envers le sourd ou l'aveugle ? Si nous voyons dans notre prochain, dans notre ouvrier salarié, le Très-Haut, alors comment pouvons-nous retenir son salaire ? C'est notre Moi qui devient un grand, un immense NOUS par la compréhension que dans le monde entier il y a Un seul SEIGNEUR et que nous L'aimons, nous aimons Sa famille, et Sa famille, c'est et l'étranger, et l'aveugle, et celui sur qui nous voulons, Dieu nous en garde, colporter des ragots, et le monde entier. C'est cela, le chemin vers la sainteté, une barre très haute que le Très-Haut place pour nous. Elle s'atteint peu à peu, mais le Très-Haut nous appelle à tendre précisément vers elle.
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