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מְצֹרָע
Métsora
purification et retour dans la communauté
- Section hebdomadaire
- 28 sur 54
- Versets
- Vayikra 14,1–15,33
- Parties
- 8
- Temps de lecture
- 1 h 51 min
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Métsora — la section hebdomadaire sur la purification de l'homme après la tsara'at, sur l'atteinte des maisons et sur l'impureté rituelle. Dans le sténogramme d'Alex Blend sont examinés les chapitres 14–15 du livre de Vayikra : le texte hébreu, la translittération, une traductionL'original mentionne ici « une traduction russe » ; comme cette page est en français, nous écrivons simplement « une traduction ». et l'interprétation religieuse de l'auteur. Une attention particulière est accordée au rôle du kohen, au retour dans la communauté et aux relations entre les gens.
En liberté je relâche un petit oiseau
Vayikra 14,1–32
Dans la section hebdomadaire précédente, Tazria, nous avons lu comment un homme était déclaré impur en cas d'atteinte de tsara'at. L'homme impur était envoyé hors du camp et y restait jusqu'à sa guérison. Sa famille devait prendre soin de lui, lui apporter de la nourriture. S'il n'y avait pas de famille, alors des organisations caritatives s'en occupaient. Son temps libre (et un tel homme avait beaucoup de temps libre), il devait le consacrer à réfléchir à la manière dont il en était arrivé à une telle vie et dont il pouvait corriger sa vie. Quand il voyait que la tsara'at l'avait quitté, il pouvait appeler le kohen. Et c'est de cela que nous allons lire, vous et moi, à partir du verset 1 du chapitre 14.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
1 Et le SEIGNEUR dit à Moché, en disant :
זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצֹרָע בְּיוֹם טָהֳרָתוֹ וְהוּבָא אֶל־הַכֹּהֵן׃
zot tihyé torát hammetsorá beyom tahorató vehouvá el-hakkohén
2 « Ceci sera l'enseignement au sujet de celui qui est atteint de tsara'at, au jour de sa purification, et il sera amené au kohen.
וְיָצָא הַכֹּהֵן אֶל־מִחוּץ לַמַּחֲנֶה וְרָאָה הַכֹּהֵן וְהִנֵּה נִרְפָּא נֶגַע־הַצָּרַעַת מִן־הַצָּרוּעַ׃
veyatsá hakkohén el-mi'hoúts lamma'hané vera'á hakkohén vehinné nirpá nega-hattsará'at min-hattsaroúa
3 Et le kohen sortira au-delà des limites du camp, et le kohen verra que l'atteinte de tsara'at a quitté celui qui était atteint.
Le kohen, qui est désigné pour le service dans le Saint, qui a une tenue spéciale pour entrer dans le Saint, peut sortir et descendre dans l'impur. Dans le hassidisme, cela s'appelle l'élévation des étincelles de sainteté hors de l'impureté. On peut descendre, sortir au-delà des limites du camp, afin de ramener dans le camp ceux qui se sont retrouvés hors du camp. C'est l'une des propriétés de la sainteté : voir l'impur, savoir entrer en contact avec l'impur et, en même temps, ne pas devenir impur. Cela nous concerne aussi. Quand nous voyons quelque chose d'impur, on peut être contaminé par cette impureté : s'enflammer d'une quelconque colère, d'une condamnation, et se retrouver aussitôt hors du camp, à côté de celui que nous réprimandons ou critiquons, si cette réprimande est impure. Le kohen sort au-delà des limites du camp non pas pour jeter des pierres sur ceux qui sont atteints par la maladie, mais pour les relever, pour les ramener.
וְצִוָּה הַכֹּהֵן וְלָקַח לַמִּטַּהֵר שְׁתֵּי־צִפֳּרִים חַיּוֹת טְהֹרוֹת וְעֵץ אֶרֶז וּשְׁנִי תוֹלַעַת וְאֵזֹב׃
vetsivvá hakkohén velaká'h lammittahér chete-tsipporím 'hayot tehorót va'éts érez ouchní tolá'at ve'ezóv
4 Et on prit pour celui qu'on purifie deux oiseaux vivants et purs, et du bois de cèdre, et du fil écarlate, et de l'hysope (origan).
Quels sont ces oiseaux ? Il n'est pas écrit que ce sont des pigeons ou des tourterelles. Très probablement, il s'agit simplement d'oiseaux purs, comme par exemple des étourneaux. Le bois de cèdre – ce n'est, bien entendu, pas tout le bois du cèdre, il ne fallait pas prendre un cèdre entier, simplement un copeau de bois de cèdre. Alors, qu'est-ce que cet assortiment que prend le kohen ? Les petits oiseaux sont des créatures qui gazouillent beaucoup, qui bavardent beaucoup. Les petits oiseaux sont l'image d'une bestiole bavarde, et la tsara'at est souvent donnée à l'homme en punition pour le bavardage, pour s'être mêlé, par ses paroles, de ce qui ne le regardait pas. Et c'est pourquoi nous allons aussi le corriger avec des petits oiseaux. Tola'at (fil écarlate) enseigne l'humilité, selon le principe je suis un ver et non un homme, comme le dit David (Téhillim 22,7), en employant le même mot : « Vé'anokhi tola'at vélo ich ». Le bois de cèdre, le copeau de cèdre, c'est un copeau de l'arbre le plus haut que l'on connaisse dans les environs, pas le plus haut du monde, mais le plus haut dans l'imagination de l'habitant moyen d'Israël. L'hysope est un petit sous-arbrisseau. L'enseignement de l'humilité – où l'on peut être grand, où il faut être petit – apprend à l'homme à mesurer sa propre envergure. Voilà donc l'assortiment, la trousse de secours du kohen pour l'homme que l'on purifie de la tsara'at.
וְצִוָּה הַכֹּהֵן וְשָׁחַט אֶת־הַצִּפּוֹר הָאֶחָת אֶל־כְּלִי־חֶרֶשׂ עַל־מַיִם חַיִּים׃
vetsivvá hakkohén vecha'hát et-hattsippór ha'e'hát el-keli-'héres al-máyim 'hayím
5 Et le kohen ordonna, et on abattit, on égorgea l'un des oiseaux au-dessus d'un vase d'argile avec de l'eau vive.
On puisa de l'eau à une source, on la recueillit dans un vase d'argile et, au-dessus de ce vase, on abattit le petit oiseau.
אֶת־הַצִּפֹּר הַחַיָּה יִקַּח אֹתָהּ וְאֶת־עֵץ הָאֶרֶז וְאֶת־שְׁנִי הַתּוֹלַעַת וְאֶת־הָאֵזֹב וְטָבַל אוֹתָם וְאֵת הַצִּפֹּר הַחַיָּה בְּדַם הַצִּפֹּר
הַשְּׁחֻטָה עַל הַמַּיִם הַחַיִּים׃
et-hattsippór ha'hayá yikká'h otá ve'et-éts ha'érez ve'et-chení hattolá'at ve'et-ha'ezóv vetavál otám ve'ét hattsippór ha'hayá bedám hattsippór hache'houtá al hammáyim ha'hayím
6 Le petit oiseau vivant, il le prendra, ainsi que le copeau de bois de cèdre, et le fil écarlate, et l'hysope, et il les trempa, eux et le petit oiseau vivant, dans le sang du petit oiseau qui est abattu au-dessus du vase d'eau vive.
Dans le mélange de sang et d'eau, le kohen trempe tout cet assortiment. Une certaine partie de l'homme qui s'est purifié de la tsara'at doit mourir. Le vieil homme a une âme qui est atteinte par le péché, comme une chair atteinte par la maladie. Pour que l'homme soit purifié, cette partie pécheresse doit mourir, et la mort de cette partie est symbolisée par le petit oiseau qui est abattu. Et pourquoi trempe-t-on dans le sang le petit oiseau vivant ? Pour que la partie de l'homme qui reste vivante comprenne qu'elle s'est souillée de sang, comprenne ce qui, à proprement parler, s'est passé, que c'est comme si on lui avait coupé une partie vivante.
וְהִזָּה עַל הַמִּטַּהֵר מִן־הַצָּרַעַת שֶׁבַע פְּעָמִים וְטִהֲרוֹ וְשִׁלַּח אֶת־הַצִּפֹּר הַחַיָּה עַל־פְּנֵי הַשָּׂדֶה׃
vehizzá al hammittahér min-hattsará'at chéva pe'amím vetiharó vechillá'h et-hattsippór ha'hayá al-pené hassadé
7 Et il aspergera celui qu'on purifie de la tsara'at sept (de nouveau un nombre significatif) fois, et il le purifia, et il renvoya dans les champs le petit oiseau vivant.
Le petit oiseau vivant s'envole. C'est le symbole de la libération du corps qui avait été atteint de tsara'at, de la tsara'at : ce qui est mort est mort ; ce qui est resté vivant sort en liberté.
וְכִבֶּס הַמִּטַּהֵר אֶת־בְּגָדָיו וְגִלַּח אֶת־כָּל־שְׂעָרוֹ וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָהֵר וְאַחַר יָבוֹא אֶל־הַמַּחֲנֶה וְיָשַׁב מִחוּץ לְאָהֳלוֹ שִׁבְעַת יָמִים׃
vekhibbés hammittahér et-begadáv vegillá'hLa translittération de l'original contient ici une faute de frappe dans le mot qui signifie « il rasera » ; nous suivons le texte hébreu : vegillá'h. et-kol-se'aró vera'háts bammáyim vetahér ve'a'hár yavó el-hamma'hané veyacháv mi'hoúts le'aholó chiv'át yamím
8 Et celui qui se purifie lava ses vêtements, et rasa tous ses poils, et se baigna dans l'eau, et fut purifié. Après cela, il peut entrer dans le camp (revenir dans la ville) et il restera assis hors de sa tente sept jours.
Quand nous lisons cela, il peut sembler que l'homme est rentré chez lui, mais qu'il ne peut pas entrer dans la maison : dans la cour, sur le paillasson, sur les marches, il passera la nuit pendant 7 jours. Non, ce n'est pas ainsi. Celui qui est assis, qui vit hors de sa tente, c'est celui qui ne peut pas encore aller vers sa femme, qui ne peut pas s'unir à sa femme. Il a encore 7 jours de purification, exactement comme il y a 7 jours de purification pour la femme après l'accouchement, comme il y a 7 jours de consécration pour les kohanim. C'est le temps de la réhabilitation, quand l'homme guérit : il semble déjà en bonne santé, mais il faut l'avoir constamment à l'œil.
וְהָיָה בַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי יְגַלַּח אֶת־כָּל־שְׂעָרוֹ אֶת־רֹאשׁוֹ וְאֶת־זְקָנוֹ וְאֵת גַּבֹּת עֵינָיו וְאֶת־כָּל־שְׂעָרוֹ יְגַלֵּחַ וְכִבֶּס אֶת־בְּגָדָיו וְרָחַץ אֶת־בְּשָׂרוֹ בַּמַּיִם וְטָהֵר׃
vehayá vayom hachevi'í yegallá'h et-kol-se'aró et-rochó ve'et-zekanó ve'ét gabbót enáv ve'et-kol-se'aró yegalléya'h vekhibbés et-begadáv vera'háts et-besaró bammáyim vetahér
9 Et il sera, au septième jour, il rasera tous ses poils, sa tête, et sa barbe, et ses sourcils, et tous ses poils il rasera, de nouveau il lave son vêtement, et de nouveau il baigne son corps déjà rasé, et il se purifie.
Il y a une controverse sur la question de savoir s'il faut raser les poils aux endroits invisibles. On appelle endroits invisibles les endroits qui ne sont pas visibles lorsque l'homme se tient nu pendant l'examen par le kohen. C'est-à-dire les poils des aisselles, les poils là où il est difficile de les raser. Certains des sages disent : « Il faut raser les poils complètement, enlever absolument tous les poils ». D'autres disent : « Seulement à l'endroit que le kohen voit ». La Torah dit, et c'est le plus probable, que les poils doivent tous être rasés. Pourquoi raser les poils ? Nous apprendrons par la suite que les lévites aussi, lors de la préparation au service, se rasent les poils. Et là aussi, on peut poser cette question. Que se passe-t-il avec les poils quand on les rase ? Quand l'homme rase ses poils, ils commencent à repousser – c'est une propriété des poils. Si ce sont les poils de la barbe, cela est considéré comme la sagesse de l'homme, sa force. Les poils sur le corps sont considérés comme une manifestation de l'homme de l'intérieur vers l'extérieur, c'est ce qui sort de l'homme vers le dehors, ce qui aspire à sortir de lui vers le dehors : son agressivité, son aspiration à se manifester dans ce monde.
Il y a dans le Talmud une histoire sur San'hérib, roi d'Achour, qui, après avoir fait la guerre tout son soûl, décida de s'occuper du processus de paix, d'établir la paix dans le monde entier, et déploya une activité très intense à ce sujet. Le Talmud raconte une longue histoire à ce propos et dit que le Très-Haut fit en sorte que les poils de son corps tombent, rasa ses poils, et l'homme devint sans force. Les gens qui s'occupent d'une quelconque magie et de toutes sortes de choses impures ont aussi souvent affaire aux poils ; les poils étaient considérés depuis l'Antiquité comme le lieu où habite quelque chose d'impur. Mais dans ce cas précis, ce n'est pas de cela qu'il s'agit. L'homme qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas, qui violait les limites, apprend à construire de nouveau des limites. De tout ce qui a poussé sur lui pendant le temps où il était sous l'atteinte de la maladie, il doit se débarrasser. Quand nous disions que l'atteinte de tsara'at elle-même est comme un creux sur le corps, c'est aussi une sorte de resserrement de l'homme dans ses limites. C'est pourquoi l'homme rase ses poils lors de la purification, lave de nouveau son vêtement et baigne de nouveau son corps déjà rasé, privé de cette même agressivité, de cette même force négative qui aspire à sortir, et il se purifie.
וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִקַּח שְׁנֵי־כְבָשִׂים תְּמִימִים וְכַבְשָׂה אַחַת בַּת־שְׁנָתָהּ תְּמִימָה וּשְׁלֹשָׁה עֶשְׂרֹנִים סֹלֶת מִנְחָה בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן וְלֹג אֶחָד שָׁמֶן׃
ouvayom hacheminí yikká'h chene-khevassím temimím vekhavsá a'hát bat-chenatá temimá ouchlochá esroním sólet min'há beloulá vachémen velóg e'hád chámen
10 Et le huitième jour, il prendra deux agneaux purs sans défaut, et une brebis d'un an sans défaut, et trois dixièmes d'épha de farine solet (farine sans mélange, de première qualité), ce sera une min'ha (offrande de céréales, don), mêlée d'huile, et encore un log d'huile.
Le log, c'est 0,35 litre. Ainsi, celui qu'on purifie doit apporter deux agneaux. Un agneau sera pour le sacrifice acham (sacrifice de culpabilité), le second agneau sera pour le sacrifice ola (holocauste). La brebis – le seul cas où l'on offre en sacrifice un animal assurément de sexe féminin – c'est le 'hatat (sacrifice purificatoire), qu'apporte une seule personne (il en est écrit au chapitre 4 de notre livre). Et avec chacun des sacrifices, il doit apporter une min'ha (sacrifice de pain). C'est aussi le seul cas où le sacrifice de pain est apporté avec le sacrifice acham. Pourquoi ? Parce que le pain symbolise dans ce cas la manifestation de la chair de l'homme : le mot pain (lé'hem) peut se traduire aussi par le mot chair, et par le mot viande.
וְהֶעֱמִיד הַכֹּהֵן הַמְטַהֵר אֵת הָאִישׁ הַמִּטַּהֵר וְאֹתָם לִפְנֵי יְהוָה פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
vehe'emíd hakkohén hamtahér et ha'ích hammittahér ve'otám lifné adonáy péta'h óhel mo'éd
11 Et le kohen qui purifie prendra l'homme qu'on purifie et ses sacrifices près de l'entrée de la Tente d'assignation.
C'est-à-dire que le kohen prend l'homme avec ses deux agneaux et avec la brebis et les conduit à l'entrée de la Tente d'assignation.
וְלָקַח הַכֹּהֵן אֶת־הַכֶּבֶשׂ הָאֶחָד וְהִקְרִיב אֹתוֹ לְאָשָׁם וְאֶת־לֹג הַשָּׁמֶן וְהֵנִיף אֹתָם תְּנוּפָה לִפְנֵי יְהוָה׃
velaká'h hakkohén et-hakkéves ha'e'hád vehikrív otó le'achám ve'et-lóg hachámen veheníf otám tenoufá lifné adonáy
12 Et le kohen prit un agneau, et l'offrit en sacrifice de culpabilité, et prit un log d'huile, et les éleva (les souleva) devant le SEIGNEUR.
Ainsi, la procédure de purification commence par le sacrifice de culpabilité – le sacrifice pour un péché conscient.
וְשָׁחַט אֶת־הַכֶּבֶשׂ בִּמְקוֹם אֲשֶׁר יִשְׁחַט אֶת־הַחַטָּאת וְאֶת־הָעֹלָה בִּמְקוֹם הַקֹּדֶשׁ כִּי כַּחַטָּאת הָאָשָׁם הוּא לַכֹּהֵן קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הוּא׃
vecha'hát et-hakkéves bimkóm achér yich'hát et-ha'hattát ve'et-ha'olá bimkóm hakkódech ki ka'hattát ha'achám hou lakkohén kódech kadachím hou
13 Et il abattit l'agneau à l'endroit habituel, où l'on abat le 'hatat et l'holocauste, dans un lieu saint, parce que seul le kohen les mangera – saints pour le saint ils sont.
Pourquoi est-il dit ici à l'endroit habituel, où l'on abat le 'hatat et l'ola ? Par la suite, nous lirons qu'avec le sang de ce sacrifice on ne procède pas comme avec le sang d'un sacrifice ordinaire. Et c'est pourquoi nous aurions pu penser qu'il est aussi abattu quelque part dans un autre endroit, pas là où d'habitude, et c'est pourquoi la Torah en parle si en détail, dans les moindres détails.
וְלָקַח הַכֹּהֵן מִדַּם הָאָשָׁם וְנָתַן הַכֹּהֵן עַל־תְּנוּךְ אֹזֶן הַמִּטַּהֵר הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן יָדוֹ הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן רַגְלוֹ הַיְמָנִית׃
velaká'h hakkohén middám ha'achám venatán hakkohén al-tenoúkh ózen hammittahér haymanít ve'al-bóhen yadó haymanít ve'al-bóhen ragló haymanít
14 Et le kohen prit du sang du sacrifice de culpabilité, et le kohen l'appliqua sur le lobe de l'oreille droite de celui qu'on purifie, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit.
Dans le commentaire du verset 23 du chapitre 8 de notre livre, nous avons examiné pourquoi c'est précisément de cette manière que l'on procède avec le sang du sacrifice, quand Moché consacrait les kohanim. On purifie l'homme, on l'élève au niveau de la sainteté, et tout commence par le sang. L'homme est d'abord oint de sang, le sang du sacrifice sur lui le purifie de l'impureté. D'abord, de l'état impur, il doit passer à l'état neutre, et ensuite on lui construira une passerelle de sainteté.
וְלָקַח הַכֹּהֵן מִלֹּג הַשָּׁמֶן וְיָצַק עַל־כַּף הַכֹּהֵן הַשְּׂמָאלִית׃
velaká'h hakkohén millóg hachámen veyatsák al-káf hakkohén hassemalít
15 Et le kohen prit du log (mesure) d'huile, et le versa sur la paume de la main gauche du kohen.
Pourquoi la Torah répète-t-elle deux fois kohen ? Pour que nous ne pensions pas que le kohen versera l'huile sur la main gauche de celui qu'on purifie, en réalité il la transvase. Le transvasement de l'huile la « ranime » pour ainsi dire, et l'huile symbolise déjà la composante intérieure de l'homme. Si le sang restaure la vie de l'homme, si le sang est lié aux forces vitales, alors l'huile symbolise la santé, la capacité à se trouver en société, elle donne de la sève au corps. Le kohen la transvase dans la paume de la main gauche. Combien d'huile tient dans la paume de la main ? Pas tellement, beaucoup moins qu'un log (0,35 litre). Le reste de l'huile sera un don pour le kohen, c'est sa part.
וְטָבַל הַכֹּהֵן אֶת־אֶצְבָּעוֹ הַיְמָנִית מִן־הַשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּפּוֹ הַשְּׂמָאלִית וְהִזָּה מִן־הַשֶּׁמֶן בְּאֶצְבָּעוֹ שֶׁבַע פְּעָמִים לִפְנֵי יְהוָה׃
vetavál hakkohén et-etsbaó haymanít min-hachémen achér al-kappó hassemalít vehizzá min-hachémen be'etsbaó chéva pe'amím lifné adonáy
16 Avec l'index de la main droite, le kohen prend l'huile de la paume de la main gauche et asperge sept fois d'huile devant le Très-Haut.
En hébreu, c'est précisément l'index qui est appelé par le mot étsba.
וּמִיֶּתֶר הַשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּפּוֹ יִתֵּן הַכֹּהֵן עַל־תְּנוּךְ אֹזֶן הַמִּטַּהֵר הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן יָדוֹ הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן רַגְלוֹ הַיְמָנִית עַל דַּם הָאָשָׁם׃
oumiyéter hachémen achér al-kappó yittén hakkohén al-tenoúkh ózen hammittahér haymanít ve'al-bóhen yadó haymanít ve'al-bóhen ragló haymanít al dam ha'achám
17 Et les restes de l'huile, qui sont sur sa main, le kohen les mettra sur l'oreille droite de celui qu'on purifie, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit, par-dessus
le sang du sacrifice acham.
Je répète que le sang symbolise la vie de l'homme, et l'huile symbolise ce dont cette vie se remplit : la santé, le désir de vivre et ainsi de suite.
וְהַנּוֹתָר בַּשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּף הַכֹּהֵן יִתֵּן עַל־רֹאשׁ הַמִּטַּהֵר וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן לִפְנֵי יְהוָה׃
vehannotár bachémen achér al-káf hakkohén yittén al-róch hammittahér vekhippér aláv hakkohén lifné adonáy
18 La partie restante de l'huile, qui est sur la main du kohen, il la versera sur la tête de celui qu'on purifie, par là le kohen fera l'expiation pour lui devant le SEIGNEUR.
Ainsi, répétons tout le processus : le kohen prend l'huile, la transvase dans le creux de sa main gauche et, avec l'index de la main droite, il asperge d'abord devant le Très-Haut, puis il oint le lobe de l'oreille droite, le pouce de la main droite, le gros orteil du pied droit – de la même manière que lors de la consécration des kohanim. Par là même, on construit pour l'homme une passerelle vers la sainteté. Il s'en faut de beaucoup qu'on nous invite toujours ou qu'on nous élève aussitôt dans la sainteté. Ici, un chemin s'ouvre à l'homme, une route vers la sainteté s'ouvre. Il peut y marcher ou ne pas y marcher, c'est sa liberté de choix. C'est-à-dire qu'à partir de ce moment, l'homme reçoit un accès, un laissez-passer pour le saint, et c'est seulement de sa décision que dépend la question de savoir s'il se servira de ce laissez-passer.
וְעָשָׂה הַכֹּהֵן אֶת־הַחַטָּאת וְכִפֶּר עַל־הַמִּטַּהֵר מִטֻּמְאָתוֹ וְאַחַר יִשְׁחַט אֶת־הָעֹלָה׃
ve'assá hakkohén et-ha'hattát vekhippér al-hammittahér mittoum'ató ve'a'hár yich'hát et-ha'olá
19 Et le kohen offrit le sacrifice purificatoire, et fit l'expiation pour celui qu'on purifie de son impureté, et ensuite il apporte l'holocauste.
Je rappelle que le verbe lé'haté, dont vient le mot 'hatat, signifie la stérilisation, la purification. Quand l'homme s'est déjà purifié, il peut apporter l'holocauste. C'est le dernier sacrifice dans la série des sacrifices de celui qu'on purifie de la tsara'at.
וְהֶעֱלָה הַכֹּהֵן אֶת־הָעֹלָה וְאֶת־הַמִּנְחָה הַמִּזְבֵּחָה וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן וְטָהֵר׃
vehe'elá hakkohén et-ha'olá ve'et-hammin'há hammizbé'ha vekhippér aláv hakkohén vetahér
20 Et le kohen éleva l'holocauste et la min'ha sur l'autel, et le kohen fit l'expiation pour lui, et le purifia.
À chacune des étapes, il y a une purification, à chacune des étapes est purifiée une certaine partie de l'homme guéri. Et quand tous les sacrifices sont apportés, la purification est terminée.
Mais que faire si l'homme n'a pas d'argent, n'a pas de moyens pour apporter deux béliers et une brebis, et tout cela est assez cher, et l'homme, après la quarantaine, a beaucoup dépensé, et il n'a même pas d'argent pour du petit bétail ? C'est ce que nous lisons au verset 21 :
אִם־דַּל הוּא וְאֵין יָדוֹ מַשֶּׂגֶת וְלָקַח כֶּבֶשׂ אֶחָד אָשָׁם לִתְנוּפָה לְכַפֵּר עָלָיו וְעִשָּׂרוֹן סֹלֶת אֶחָד בָּלוּל בַּשֶּׁמֶן לְמִנְחָה וְלֹג שָׁמֶן׃
ve'im-dál hou ve'én yadó masséget velaká'h kéves e'hád achám litnoufá lekhappér aláv ve'issarón sólet e'hád baloúl bachémen lemin'há velóg chámen
21 Et s'il est pauvre et que sa main n'y atteint pas – il prit un agneau en sacrifice de culpabilité pour l'élévation, afin de faire l'expiation pour lui-même, et un issaron (la dixième partie d'un épha) de farine solet, mêlée d'huile pour la min'ha (don de pain), et un log d'huile.
La dixième partie d'un épha, c'est 2,2 litres de farine solet, de la farine de la plus haute qualité. Et ce qu'il faut prendre à la place d'un agneau de plus et à la place de la brebis, nous le lisons au verset 22 :
וּשְׁתֵּי תֹרִים אוֹ שְׁנֵי בְּנֵי יוֹנָה אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ וְהָיָה אֶחָד חַטָּאת וְהָאֶחָד עֹלָה׃
ouchté torím o chené bené yoná achér tassíg yadó vehayá e'hád 'hattát veha'e'hád olá
22 Et deux pigeons ou deux tourterelles, qu'il pourra acheter, et l'un sera pour le sacrifice purificatoire et l'un – pour l'holocauste.
וְהֵבִיא אֹתָם בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי לְטָהֳרָתוֹ אֶל־הַכֹּהֵן אֶל־פֶּתַח אֹהֶל־מוֹעֵד לִפְנֵי יְהוָה׃
veheví otám bayom hacheminí letahorató el-hakkohén el-péta'h ohel-mo'éd lifné adonáy
23 Et il les apportera, au huitième jour de sa purification, au kohen, à l'entrée de la Tente d'assignation, devant le SEIGNEUR.
וְלָקַח הַכֹּהֵן אֶת־כֶּבֶשׂ הָאָשָׁם וְאֶת־לֹג הַשָּׁמֶן וְהֵנִיף אֹתָם הַכֹּהֵן תְּנוּפָה לִפְנֵי יְהוָה׃
velaká'h hakkohén et-kéves ha'achám ve'ét-lóg hachámen veheníf otám hakkohén tenoufá lifné adonáy
24 Et le kohen prendra l'agneau du sacrifice de culpabilité et le log d'huile, et le kohen les soulèvera (les balancera) devant le SEIGNEUR.
וְשָׁחַט אֶת־כֶּבֶשׂ הָאָשָׁם וְלָקַח הַכֹּהֵן מִדַּם הָאָשָׁם וְנָתַן עַל־תְּנוּךְ אֹזֶן־הַמִּטַּהֵר הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן יָדוֹ הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן רַגְלוֹ הַיְמָנִית׃
vecha'hát et-kéves ha'achám velaká'h hakkohén middám ha'achám venatán al-tenoúkh ozen-hammittahér haymanít ve'al-bóhen yadó haymanít ve'al-bóhen ragló haymanít
25 Et il abattra l'agneau du sacrifice de culpabilité, et prendra du sang du sacrifice de culpabilité, et oindra le lobe de l'oreille droite de celui qu'on purifie, le pouce de la main droite et le gros orteil du pied droit.
וּמִן־הַשֶּׁמֶן יִצֹק הַכֹּהֵן עַל־כַּף הַכֹּהֵן הַשְּׂמָאלִית׃
oumin-hachémen yitsók hakkohén al-káf hakkohén hassemalít
26 Et de l'huile, le kohen versera sur la paume de la main gauche du kohen.
וְהִזָּה הַכֹּהֵן בְּאֶצְבָּעוֹ הַיְמָנִית מִן־הַשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּפּוֹ הַשְּׂמָאלִית שֶׁבַע פְּעָמִים לִפְנֵי יְהוָה׃
vehizzá hakkohén be'etsbaó haymanít min-hachémen achér al-kappó hassemalít chéva pe'amím lifné adonáy
27 Et le kohen aspergera, avec le doigt de sa main droite, de l'huile qui est sur sa paume gauche, sept fois devant le SEIGNEUR.
Tout est comme dans le cas précédent. Le kohen ne bâcle pas, il ne s'accorde pas de quelconques facilités. L'homme qui est venu à lui, non seulement il est guéri de la tsara'at, mais en plus il est pauvre. Et bien qu'il n'ait pas d'argent pour des agneaux, et qu'il n'en reviendra pas grand-chose au kohen, le kohen fait pourtant honnêtement son travail.
וְנָתַן הַכֹּהֵן מִן־הַשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּפּוֹ עַל־תְּנוּךְ אֹזֶן הַמִּטַּהֵר הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן יָדוֹ הַיְמָנִית וְעַל־בֹּהֶן רַגְלוֹ הַיְמָנִית עַל־מְקוֹם דַּם הָאָשָׁם׃
venatán hakkohén min-hachémen achér al-kappó al-tenoúkh ózen hammittahér haymanít ve'al-bóhen yadó haymanít ve'al-bóhen ragló haymanít al-mekóm dam ha'achám
28 Et le kohen mettra de l'huile qui est sur sa main sur le lobe droit de l'oreille de celui qu'on purifie, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit, à l'endroit où est le sang du sacrifice de culpabilité.
וְהַנּוֹתָר מִן־הַשֶּׁמֶן אֲשֶׁר עַל־כַּף הַכֹּהֵן יִתֵּן עַל־רֹאשׁ הַמִּטַּהֵר לְכַפֵּר עָלָיו לִפְנֵי יְהוָה׃
vehannotár min-hachémen achér al-káf hakkohén yittén al-róch hammittahér lekhappér aláv lifné adonáy
29 Et l'huile restante, qui est sur la paume du kohen, il la versera sur la tête de celui qu'on purifie, afin de le purifier devant le SEIGNEUR.
וְעָשָׂה אֶת־הָאֶחָד מִן־הַתֹּרִים אוֹ מִן־בְּנֵי הַיּוֹנָה מֵאֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ׃
ve'assá et-ha'e'hád min-hattorím o min-bené hayoná me'achér tassíg yadó
30 Et il prendra l'un des pigeons ou des tourterelles, selon ce qu'il pourra acheter,
אֵת אֲשֶׁר־תַּשִּׂיג יָדוֹ אֶת־הָאֶחָד חַטָּאת וְאֶת־הָאֶחָד עֹלָה עַל־הַמִּנְחָה וְכִפֶּר הַכֹּהֵן עַל הַמִּטַּהֵר לִפְנֵי יְהוָה׃
et acher-tassíg yadó et-ha'e'hád 'hattát ve'et-ha'e'hád olá al-hammin'há vekhippér hakkohén al hammittahér lifné adonáy
31 Selon ce qu'il pourra acheter, de l'un il fera un sacrifice purificatoire et de l'un il fera un holocauste, avec la min'ha (don de pain). Et ainsi le kohen fera l'expiation pour celui qu'on purifie devant le SEIGNEUR.
אֵת אֲשֶׁר־תַּשִּׂיג יָדוֹ אֶת־הָאֶחָד חַטָּאת וְאֶת־הָאֶחָד עֹלָה עַל־הַמִּנְחָה וְכִפֶּר הַכֹּהֵן עַל הַמִּטַּהֵר לִפְנֵי יְהוָה׃
zot torát acher-bó néga tsará'at achér lo-tassíg yadó betahorató
32 Ceci est l'enseignement au sujet de celui qui est atteint de tsara'at, qui n'a pas l'aisance nécessaire pour payer sa purification.
Nous voyons que l'homme atteint de tsara'at n'est pas un homme perdu ; le Très-Haut atteint afin de restaurer. Le kohen prend soin de lui au tout début de son chemin, quand il est déclaré atteint, quand cette maladie vient seulement d'être décelée chez lui. Le kohen prend soin de celui qui est atteint et sort vers lui hors du camp afin de le purifier. Celui qui est atteint reçoit la possibilité de se purifier, même s'il n'a pas assez de moyens pour cela. Le Très-Haut prend soin de ceux qui pèchent, chez Lui il n'y a pas d'âmes perdues, pas d'âmes hors de Sa sollicitude. Et le kohen est instruit à être prêt à sortir au-delà des limites du camp, à accomplir des offrandes, à accomplir la purification au-delà des limites du camp, instruit à être prêt à se donner de la peine avec chaque âme malade. Et pour le kohen non plus, il ne doit pas y avoir d'âmes superflues et inutiles. Sans doute est-ce là la leçon principale du chapitre 14.
Tenir une maison, ce n'est pas tresser une sandale d'écorce
Vayikra 14,33–57
Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et nous, à étudier la section hebdomadaire Métsora. Nous avons déjà lu au sujet des différents types de tsara'at qui surviennent sur l'homme et sur ses vêtements, et nous allons lire ensuite au sujet d'encore un type d'atteinte.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché ve'el-aharón lemór
33 Et le SEIGNEUR parla avec Moché et Aharon, en disant :
כִּי תָבֹאוּ אֶל־אֶרֶץ כְּנַעַן אֲשֶׁר אֲנִי נֹתֵן לָכֶם לַאֲחֻזָּה וְנָתַתִּי נֶגַע צָרַעַת בְּבֵית אֶרֶץ אֲחֻזַּתְכֶם׃
ki tavóou el-érets kená'an achér aní notén lakhém la'a'houzzá venatattí néga tsará'at bevét érets a'houzzatkhém
34 « Quand vous viendrez dans le pays de Canaan, que Je vous donne en possession, alors J'enverrai l'atteinte de tsara'at sur vos maisons dans le lieu de votre héritage.
Dans le pays d'Israël, dans le pays où le peuple viendra, il y aura encore un type de tsara'at, qui frappera non seulement les hommes et les vêtements, mais aussi les maisons. Il y a beaucoup de théories différentes au sujet de l'ordre : cela commence-t-il par la maison, puis – les vêtements, puis – l'homme, ou cela commence-t-il par l'homme, puis – les vêtements, puis – la maison ? Je suis plutôt enclin à comprendre que le Très-Haut avertit progressivement l'homme, en s'approchant de sa chair, et que c'est avant tout sur la maison de l'homme que la tsara'at apparaît.
C'est de ce qui se passe dans ce cas qu'il va être question.
וּבָא אֲשֶׁר־לוֹ הַבַּיִת וְהִגִּיד לַכֹּהֵן לֵאמֹר כְּנֶגַע נִרְאָה לִי בַּבָּיִת׃
ouvá acher-ló habbáyit vehiggíd lakkohén lemór kenéga nir'á li babbáyit
35 Et celui à qui appartient la maison viendra, et dira au kohen : « Quelque chose de semblable à une atteinte est apparu sur ma maison ».
Pourquoi ne dit-il pas : « Une atteinte est apparue sur ma maison », mais dit-il : « Quelque chose de semblable à elle » ? Parce qu'il ne pratique pas l'automédication : seul le kohen peut poser un diagnostic tel que néga, tel que atteinte, c'est pourquoi il dit au kohen : « J'ai un soupçon de néga. S'il te plaît, fais un diagnostic ».
וְצִוָּה הַכֹּהֵן וּפִנּוּ אֶת־הַבַּיִת בְּטֶרֶם יָבֹא הַכֹּהֵן לִרְאוֹת אֶת־הַנֶּגַע וְלֹא יִטְמָא כָּל־אֲשֶׁר בַּבָּיִת וְאַחַר כֵּן יָבֹא הַכֹּהֵן לִרְאוֹת אֶת־הַבָּיִת׃
vetsivvá hakkohén oufinnoú et-habbáyit betérem yavo hakkohén lir'ót et-hannéga veló yitmá kol-achér babbáyit ve'á'har ken yavó hakkohén lir'ót et-habbáyit
36 Et le kohen ordonna, et on vida toute la maison (c'est-à-dire qu'on sortit tout de la maison) avant que le kohen ne vienne pour voir cette atteinte, afin que ne devienne pas impur tout ce qui se trouve dans la maison. Et après cela, le kohen viendra regarder la maison.
Et que se passera-t-il si ce qui se trouve dans la maison devient impur ? Tout récipient qui deviendra impur – de cuivre, de verre, d'étain, de bois – on pourra le plonger dans l'eau, et il sera pur ; un lit qui deviendra impur, on peut le plonger dans l'eau, et il deviendra pur ; le matelas aussi, on peut le plonger, le sécher, et il sera pur. Qu'est-ce qui, parmi ce qui se trouve dans la maison, ne pourra vraiment en aucun cas être purifié ? Ce sont les pots d'argile : s'ils deviennent impurs, on ne peut que les briser, parce que l'argile est poreuse et absorbe en elle les substances, mais c'est une raison physique. Il y a encore une raison spirituelle, qui a aussi sa racine dans le monde physique : un récipient de bois, on peut le tailler, le transformer en un autre objet – tailler dans un pot une cuillère ou quelque chose d'autre. Un récipient de céramique ne peut être transformé en rien. Le cuivre, on peut le refondre, et l'étain, on peut le refondre, et le verre, on peut le refondre, mais l'argile cuite – c'est déjà définitif. De même qu'elle ne se transforme pas dans le monde physique, elle ne se transforme pas non plus dans le monde spirituel. Pour que l'homme change, il ne faut pas non plus qu'il devienne un tesson d'argile.
Ainsi, le kohen ordonne de sortir tout de la maison avant qu'il ne vienne dans la maison, afin que cela ne devienne pas impur. Mais pourquoi soudain un tel souci ? Bon, les pots d'argile, les assiettes, s'ils deviennent impurs, eh bien l'homme en achètera de nouveaux, cassera ceux-là – la belle affaire, quel grand malheur : le prix des récipients d'argile, c'est parfois des kopecks. On peut dire que c'est la compassion de la Torah envers les biens de l'homme. Il y a cette compréhension que la Torah manifeste souvent de la sollicitude pour les biens de l'homme (nous en avons parlé à propos des vêtements). Mais il y a encore un aspect important : il ne vaut pas la peine de multiplier l'impureté. Si certains objets deviennent impurs, et même si ensuite nous les purifions, ce n'est pas très bien. Ce n'est pas très bien que la quantité d'impureté dans le monde augmente, c'est pourquoi, si l'on peut l'éviter en sortant au préalable tous les récipients dehors, c'est bien et utile.
Quand le kohen viendra, toutes les affaires seront déjà dehors. Cela signifie aussi que les gens regarderont : « Aha… un hachoir à viande ! Et il m'a dit la semaine dernière, je lui demandais de me prêter un hachoir à viande, et il m'a dit qu'il n'en avait pas. Aha… un livre sur Harry Potter ! Et moi qui pensais que c'était un homme convenable, et voilà ce qu'il lit », et ainsi de suite. On pourra examiner les biens de l'homme : de même que lui aussi (si nous parlons de lachon hara, de la médisance) exposait au grand jour le linge sale de quelqu'un, de même il lui faudra subir l'exposition au grand jour de toute sa vie privée jusqu'à ce que le kohen vienne.
וְרָאָה אֶת־הַנֶּגַע וְהִנֵּה הַנֶּגַע בְּקִירֹת הַבַּיִת שְׁקַעֲרוּרֹת יְרַקְרַקֹּת אוֹ אֲדַמְדַּמֹּת וּמַרְאֵיהֶן שָׁפָל מִן־הַקִּיר׃
vera'á et-hannéga vehinne hannéga bekirót habbáyit cheka'arourót yerakrakkót o adamdammót oumar'ehén chafál min-hakkír
37 Et il vit l'atteinte, et voici, cette atteinte est sur les murs de la maison, comme un creux, verdâtre ou rougeâtre.
Le mot chéka'arourot ne se rencontre dans le Tanakh qu'ici, et, comme il arrive dans un tel cas, il est difficile de comprendre ce qu'il signifie, nous pouvons seulement le deviner sur la base de mots semblables. Certains disent que cela signifie rugueux, d'autres disent que cela signifie humide, suintant. Il y a encore une opinion selon laquelle cela signifie se trouvant dans un coin ou dans les coins. Cette compréhension est aussi pertinente, parce que sur une maison ronde il ne peut pas y avoir de tsara'at, toutes les lignes rondes sont liées à la nature, elles sont naturelles. Chez beaucoup de peuples, il y a des habitations rondes, construites précisément sur la base de la proximité de ces peuples avec la nature. À mesure de leur développement, les peuples passent aux lignes droites (ainsi disent les sages juifs), et l'habitation humaine est désormais construite selon des lignes droites. Dans le cadre de la coopération avec le Très-Haut, dans « l'orchestre de l'univers », le Très-Haut joue la partie des lignes arrondies, et l'homme joue la partie des lignes droites, et quand ils parviendront à l'harmonie dans le monde humain, dans l'homme, alors dans les lignes droites se révélera le Créateur.
Revenons à la description de l'atteinte. Yérakrakot o adamdamot (verdâtres ou rougeâtres) – c'est le dixième type d'atteinte. Dès le tout début de la section hebdomadaire Tazria, nous avons lu qu'il y avait six types d'atteinte sur le corps de l'homme : sé'ét (tumeur), sapa'hat (dartre), bahérét (tache), ché'hin (abcès), nétek (teigne), marita (chute des cheveux) sur la tête. Et aussi trois types d'atteinte hors du corps de l'homme : sur un vêtement de laine, sur un vêtement de lin, sur un vêtement de cuir. Ici nous lisons au sujet de la quatrième atteinte hors du corps de l'homme – l'atteinte des murs de la maison. Et, bien sûr, le parallèle avec les Dix Commandements s'impose : quand l'homme n'observe pas l'un des Dix Commandements, l'atteinte de tsara'at le frappe.
Il y a une nuance très importante dans la manière dont le kohen examine la maison, la tradition en parle. La plupart des maisons à cette époque étaient petites et à demi obscures à l'intérieur, les gens ne pouvaient pas construire une maison dans laquelle il y a beaucoup de lumière, car une grande fenêtre signifiait de grandes dépenses de chauffage. Et si dans la maison il y a de la pénombre, alors se pose la question : faut-il ouvrir les fenêtres pour faire entrer plus de lumière dans la maison, pour mieux examiner ? Le kohen doit-il venir, pour traduire à la manière moderne, avec un défectoscope à ultrasons, avec un mesureur de résistance (marteau de Schmidt), avec un analyseur d'armatures, avec un mesureur de dureté du béton, et vérifier la qualité des murs ? Ou bien examine-t-il la maison dans les conditions dans lesquelles l'homme vit ? Et la loi dit que le kohen doit examiner la maison dans les conditions dans lesquelles l'homme vit, avec le même éclairage : si dans la maison il y a de la pénombre, alors dans la pénombre. Nous ne devons pas venir avec des lampes de poche, avec des microscopes, avec des défectoscopes, pour dénicher le péché chez l'homme. Si l'atteinte lui est apparue dans ses conditions de vie, alors c'est un péché qui est visible à son niveau.
Il y a un récit intéressant chez Jonathan Swift dans ses « Voyages de Gulliver », quand Gulliver arrive au pays des géants. Et là vivent des hommes et des femmes d'une taille énorme, et les femmes sont sans doute belles. Mais du fait que Gulliver lui-même est de la taille d'un pore de leur peau, il lui semble qu'ils dégagent une puanteur, qu'ils sont impurs. Et l'approche de la Torah nous enseigne à ne pas faire des géants de ceux que le kohen essaie de guérir, à ne pas utiliser d'instruments spéciaux pour découvrir l'atteinte. Le kohen examine ce qui est visible à l'œil nu pour celui qui vit dans la maison, et aucun moyen technique. Et exactement de la même manière, quand le péché se manifeste dans la vie de l'homme, il n'y a pas besoin de microscopes et de défectoscopes pour le voir plus grand qu'il ne s'est manifesté. Il faut soigner ce qui s'est manifesté.
Ainsi, le kohen a vu cette atteinte.
וְיָצָא הַכֹּהֵן מִן־הַבַּיִת אֶל־פֶּתַח הַבָּיִת וְהִסְגִּיר אֶת־הַבַּיִת שִׁבְעַת יָמִים׃
veyatsá hakkohén min-habbáyit el-péta'h habbáyit vehisgír et-habbáyit chiv'át yamím
38 Et le kohen sortit de la maison vers l'entrée de la maison, et ferma la maison pour sept jours.
Le kohen doit sortir de la maison avant de prendre une quelconque décision : si le kohen déclare la maison impure alors qu'il se trouve lui-même encore dans la maison, alors le kohen aussi deviendra impur. Quand nous déterminons l'impureté de quelqu'un, nous devons à ce moment-là prendre conscience de nous-mêmes comme séparés de celui dont nous déterminons l'impureté.
וְשָׁב הַכֹּהֵן בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי וְרָאָה וְהִנֵּה פָּשָׂה הַנֶּגַע בְּקִירֹת הַבָּיִת׃
vecháv hakkohén bayom hachevi'í vera'á vehinné passá hannéga bekirót habbáyit
39 Et le kohen revint le septième jour, et voici, l'atteinte s'était répandue sur les murs de la maison.
Toujours est-il que la maison est manifestement atteinte de tsara'at, et la question est de savoir à quelle profondeur. Ici a lieu la première intervention chirurgicale.
וְצִוָּה הַכֹּהֵן וְחִלְּצוּ אֶת־הָאֲבָנִים אֲשֶׁר בָּהֵן הַנָּגַע וְהִשְׁלִיכוּ אֶתְהֶן אֶל־מִחוּץ לָעִיר אֶל־מָקוֹם טָמֵא׃
vetsivvá hakkohén ve'hilletsoú et-ha'avaním achér bahén hannága vehichlíkhou ethén el-mi'hoúts la'ír el-makóm tamé
40 Et le kohen ordonna, et on retira les pierres qui sont atteintes (d'abord la chirurgie), et on les jeta hors de la ville dans un lieu impur.
Ici, les pierres sont jetées non pas hors du camp, mais hors de la ville, parce que cela ne se passe pas maintenant, il en sera ainsi seulement dans la terre de Canaan.
Un lieu impur – il y a un certain lieu hors de la ville, où il y aura une décharge d'objets impurs qui n'ont pas besoin de purification. C'est là qu'ils restent, et celui qui n'a pas à y aller n'y ira pas.
וְאֶת־הַבַּיִת יַקְצִעַ מִבַּיִת סָבִיב וְשָׁפְכוּ אֶת־הֶעָפָר אֲשֶׁר הִקְצוּ אֶל־מִחוּץ לָעִיר אֶל־מָקוֹם טָמֵא׃
ve'et-habbáyit yaktsíya mibbáyit savív vechafekhoú et-he'afár achér hiktsoú el-mi'hoúts la'ír el-makóm tamé
41 Et la maison, on la décapera (on l'écorchera) de son enduit tout autour, et tout l'enduit arraché, on le jettera hors des limites de la ville, dans un lieu impur.
C'est-à-dire qu'en tant que première mesure chirurgicale à l'égard de la maison infectée, on retire précisément les pierres atteintes (on enlève les organes atteints de la maison), on les jette, elles et tout l'enduit. L'enduit, c'est ce qui fait de la maison un tout unique, on peut dire que c'est la peau de la maison, parce que l'enduit habille la maison comme la peau habille l'homme.
וְלָקְחוּ אֲבָנִים אֲחֵרוֹת וְהֵבִיאוּ אֶל־תַּחַת הָאֲבָנִים וְעָפָר אַחֵר יִקַּח וְטָח אֶת־הַבָּיִת׃
velake'hoú avaním a'herót vehevíou el-tá'hat ha'avaním ve'afár a'hér yikká'h vetá'h et-habbáyit
42 Et ils prirent d'autres pierres, et les mirent à la place de ces pierres-là, et il prendra un autre mortier, et enduira la maison.
C'est-à-dire la « prothèse » de la maison avec d'autres pierres et un autre enduit.
וְאִם־יָשׁוּב הַנֶּגַע וּפָרַח בַּבַּיִת אַחַר חִלֵּץ אֶת־הָאֲבָנִים וְאַחֲרֵי הִקְצוֹת אֶת־הַבַּיִת וְאַחֲרֵי הִטּוֹחַ׃
ve'im-yachoúv hannéga oufará'h babbáyit a'hár 'hilléts et-ha'avaním ve'a'haré hiktsót et-habbáyit ve'a'haré hittóa'h.
43 Et si l'atteinte revient et fleurit dans la maison après qu'on a déjà retiré les pierres, et après que la maison a été raclée de son enduit, et après qu'elle a été enduite,
וּבָא הַכֹּהֵן וְרָאָה וְהִנֵּה פָּשָׂה הַנֶּגַע בַּבָּיִת צָרַעַת מַמְאֶרֶת הִוא בַּבַּיִת טָמֵא הוּא׃
ouvá hakkohén vera'á vehinné passá hannéga babbáyit tsará'at mam'éret hi babbáyit tamé hou
44 Et le kohen vint, et vit, et voici, l'atteinte s'est répandue dans la maison, cela signifie que c'est une lèpre maligne, corrosive, dans la maison, et elle est impure.
Si, après toutes ces procédures, l'atteinte revient malgré tout et n'a déjà plus un caractère aigu mais chronique, alors là, on ne peut plus aider la maison, là on applique déjà l'euthanasie, la mise à mort par miséricorde.
וְנָתַץ אֶת־הַבַּיִת אֶת־אֲבָנָיו וְאֶת־עֵצָיו וְאֵת כָּל־עֲפַר הַבָּיִת וְהוֹצִיא אֶל־מִחוּץ לָעִיר אֶל־מָקוֹם טָמֵא׃
venatáts et-habbáyit et-avanáv ve'et-etsáv ve'et kol-afár habbáyit vehotsí el-mi'hoúts la'ír el-makóm tamé
45 Et il démolit (brisa, mit en pièces) la maison, ses pierres, et son bois, et tout l'enduit de la maison, et il emporta cela hors des limites de la ville, dans un lieu impur.
Et c'est le témoignage que la maison qui peut être atteinte de lèpre n'est pas une maison en briques, pas une maison en panneaux, pas une maison en béton, mais une maison qui est faite de trois composants : pierre, bois, afar (poussière, terre, enduit).
On peut dire : bon, si une maison en briques ne se prête pas à la tsara'at, si une maison en panneaux ne se prête pas à la tsara'at, alors nous ferons précisément une telle maison, et la tsara'at ne nous fait pas peur. Pourquoi les gens font-ils des maisons qui seront ouvertes à l'atteinte ? Parce que l'homme veut avoir une relation avec le Très-Haut, même si c'est un homme que le Très-Haut punit pour ses péchés. Il veut, et Il se réjouit, le Très-Haut attend la manifestation du caractère pécheur de l'homme, avant que ne vienne la punition pour celui-ci. Que la maison soit d'abord punie, afin que la maison de l'homme devienne en quelque sorte un paratonnerre pour la colère de Dieu.
וְהַבָּא אֶל־הַבַּיִת כָּל־יְמֵי הִסְגִּיר אֹתוֹ יִטְמָא עַד־הָעָרֶב׃
vehabbá el-habbáyit kol-yemé hisgír otó yitmá ad-ha'árev
46 Et celui qui entrait dans cette maison durant tous les jours où elle était en quarantaine, celui-là, cela le rendra impur jusqu'au soir.
Ce n'est pas nécessairement le propriétaire – quelqu'un qui entrait, qui que ce soit.
וְהַשֹּׁכֵב בַּבַּיִת יְכַבֵּס אֶת־בְּגָדָיו וְהָאֹכֵל בַּבַּיִת יְכַבֵּס אֶת־בְּגָדָיו׃
vehachokhév babbáyit yekhabbés et-begadáv veha'okhél babbáyit yekhabbés et-begadáv
47 Et celui qui a passé la nuit (s'est couché) dans la maison, celui-là doit en plus laver ses vêtements, et celui qui mange dans la maison, celui-là aussi lavera ses vêtements.
C'est une sorte d'impureté plus terrible. Pourquoi ces deux catégories – dormir et manger ? Dormir et manger – c'est ce qui se rapporte au fait d'habiter. Là où l'homme dort et mange, c'est là qu'il vit, cela signifie qu'il n'y est pas entré par hasard. C'est pourquoi, quand, par exemple, Israël célèbre Soukkot, le Très-Haut donne le commandement d'habiter dans la cabane. Et comment ce commandement est-il interprété ? Dans la cabane, il faut dormir, manger et encore une chose, qui n'est pas mentionnée ici : étudier la Torah. La vie de l'homme, la maison de l'homme, c'est l'endroit où il dort, mange et étudie, l'endroit devient une maison, il a besoin d'une mézouza à l'entrée, et il a le statut de maison dans tous ses sens.
Ensuite, nous lisons une variante plus optimiste du déroulement des événements.
וְאִם־בֹּא יָבֹא הַכֹּהֵן וְרָאָה וְהִנֵּה לֹא־פָשָׂה הַנֶּגַע בַּבַּיִת אַחֲרֵי הִטֹּחַ אֶת־הַבָּיִת וְטִהַר הַכֹּהֵן אֶת־הַבַּיִת כִּי נִרְפָּא הַנָּגַע׃
ve'im-bó yavó hakkohén vera'á vehinné lo-fassá hannéga babbáyit a'haré hittóa'h et-habbáyit vetihár hakkohén et-habbáyit ki nirpá hannága
48 Et si le kohen vient, et il vit, et voici, l'atteinte ne s'est pas répandue dans la maison après que la maison a été enduite, alors le kohen purifiera la maison, parce qu'elle est guérie de l'atteinte.
Comment le kohen purifiera-t-il la maison ?
וְלָקַח לְחַטֵּא אֶת־הַבַּיִת שְׁתֵּי צִפֳּרִים וְעֵץ אֶרֶז וּשְׁנִי תוֹלַעַת וְאֵזֹב׃
velaká'h le'hatté et-habbáyit cheté tsipporím ve'éts érez ouchní tolá'at ve'ezóv
49 Et il prit, pour purifier la maison, deux petits oiseaux, et un copeau de cèdre, et un fil écarlate, et de l'hysope.
C'est ce que nous avons lu et analysé au début du chapitre 14, dans le cas de l'homme dont le corps a été atteint par la tsara'at. Et ensuite, tout se déroule selon le même plan.
וְשָׁחַט אֶת־הַצִּפֹּר הָאֶחָת אֶל־כְּלִי־חֶרֶשׂ עַל־מַיִם חַיִּים׃
vecha'hát et-hattsippór ha'e'hát el-keli-'héres al-máyim 'hayím
50 Et il égorgea l'un des petits oiseaux au-dessus d'un récipient d'argile, au-dessus d'eau vive.
L'eau vive – c'est de l'eau qui est puisée à une source d'eau courante ou à un lac, pas dans un autre récipient.
וְלָקַח אֶת־עֵץ־הָאֶרֶז וְאֶת־הָאֵזֹב וְאֵת שְׁנִי הַתּוֹלַעַת וְאֵת הַצִּפֹּר הַחַיָּה וְטָבַל אֹתָם בְּדַם הַצִּפֹּר הַשְּׁחוּטָה וּבַמַּיִם הַחַיִּים וְהִזָּה אֶל־הַבַּיִת שֶׁבַע פְּעָמִים׃
velaká'h et-ets-ha'érez ve'et-ha'ezóv ve'ét chení hattola'at ve'ét hattsippor ha'hayá vetavál otám bedám hattsippór hache'houtá ouvammáyim ha'hayím vehizzá el-habbáyit chéva pe'amím
51 Et il prit le copeau de cèdre, et l'hysope, et le fil écarlate, et le petit oiseau vivant, et les trempa dans le sang de l'oiseau abattu et dans l'eau vive (c'est-à-dire dans le mélange de sang et d'eau), et aspergea sept fois en direction de la maison.
C'est très important : la maison est purifiée de la même manière que la Tente d'assignation, parce que la maison, pour l'homme, est en fait son ohel mo'ed, le lieu où l'homme doit se conduire dans la sainteté. Le commandement : « Soyez saints, car Je suis saint » s'accomplit à la maison, et la maison est aussi le sanctuaire de l'homme. Comme celui qui est atteint est chassé de ce qui est saint, ainsi l'homme est chassé de sa maison, il est privé de son sanctuaire.
וְחִטֵּא אֶת־הַבַּיִת בְּדַם הַצִּפּוֹר וּבַמַּיִם הַחַיִּים וּבַצִּפֹּר הַחַיָּה וּבְעֵץ הָאֶרֶז וּבָאֵזֹב וּבִשְׁנִי הַתּוֹלָעַת׃
ve'hitté et-habbáyit bedám hattsippór ouvammáyim ha'hayím ouvattsippór ha'hayá ouv'éts ha'érez ouva'ezóv ouvichní hattolá'at
52 Et il purifia la maison par le sang du petit oiseau, et par l'eau vive, et par le petit oiseau vivant, et par le copeau de bois de cèdre, et par l'hysope, et par le fil écarlate.
וְשִׁלַּח אֶת־הַצִּפֹּר הַחַיָּה אֶל־מִחוּץ לָעִיר אֶל־פְּנֵי הַשָּׂדֶה וְכִפֶּר עַל־הַבַּיִת וְטָהֵר׃
vechillá'h et-hattsippór ha'hayá el-mi'hoúts la'ír el-pené hassadé vekhippér al-habbáyit vetahér
53 Et il renvoya le petit oiseau vivant hors des limites de la ville, et fit l'expiation pour la maison, et la purifia.
Au sujet de l'homme atteint de tsara'at, il n'est pas dit hors des limites de la ville, parce que toutes les actions de purification ont lieu hors des limites de la ville (car le kohen sort hors du camp). Ici, tout se passe dans la ville, mais le kohen sort jusqu'au bord de la ville et là il renvoie le petit oiseau dans les champs – regardez combien de travail a le kohen.
Et, comme cela arrive d'habitude quand un sujet s'achève, la Torah nous rappelle de quel sujet il s'agissait.
זֹאת הַתּוֹרָה לְכָל־נֶגַע הַצָּרַעַת וְלַנָּתֶק׃
zot hattorá lekhol-néga hattsará'at velannátek
54 C'est l'enseignement au sujet de l'atteinte de tsara'at, et de la teigne,
וּלְצָרַעַת הַבֶּגֶד וְלַבָּיִת׃
oultsará'at habbéged velabbáyit
55 Et au sujet de la tsara'at sur le vêtement et la maison,
וְלַשְׂאֵת וְלַסַּפַּחַת וְלַבֶּהָרֶת׃
velas'ét velassappá'hat velabbeháret
56 Et au sujet de l'enflure, et du lichen, et de la tache,
לְהוֹרֹת בְּיוֹם הַטָּמֵא וּבְיוֹם הַטָּהֹר זֹאת תּוֹרַת הַצָּרָעַת׃
lehorót beyom hattamé ouvyom hattahór zot torát hattsará'at
57 Pour indiquer, un jour, que c'est impur, un autre jour, que c'est pur. C'est l'enseignement au sujet de la tsara'at ».
Cet enseignement est donné pour que le kohen puisse, n'importe quel jour, dire de quelque chose que c'est pur ou impur, déterminer où il y a de la tsara'at, où il n'y a pas de tsara'at, et purifier de la tsara'at. Et pour que l'homme puisse être un jour impur, un autre jour pur, pour que l'homme ait une telle possibilité de devenir pur le lendemain ou au bout de quelques jours. La tâche du service du kohen consiste en ce que l'homme ne reste pas impur pour tout le temps, et pour cela le kohen fait tout ce travail compliqué et, à première vue, incompréhensible.
Le temps d'être seul
Vayikra 15,1–18
Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à lire la section hebdomadaire Métsora. Au chapitre 15, la conversation portera sur un sujet dont il n'est pas d'usage de parler : la pureté rituelle des organes génitaux et tout ce qui y est lié. Bien que ce sujet soit considéré dans la société comme presque honteux et que les gens n'en parlent pas entre eux, le Très-Haut appela Moché et Aharon et leur ordonna de donner au peuple une instruction très détaillée sur la manière d'agir lorsqu'il y a quelques manifestations inhabituelles liées aux organes génitaux. Le Très-Haut Lui-même l'annonce, parle de ce sujet et, par là même, rend ce sujet pas si honteux que cela et tout à fait digne d'être discuté, s'il y a quelques problèmes dans ce domaine.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché ve'el-aharón lemór
1 Et le SEIGNEUR parla à Moché et à Aharon, disant :
דַּבְּרוּ אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַאֲמַרְתֶּם אֲלֵהֶם אִישׁ אִישׁ כִּי יִהְיֶה זָב מִבְּשָׂרוֹ זוֹבוֹ טָמֵא הוּא׃
dabberoú el-bené yisraél va'amartém alehém ich ich ki yihyé zav mibbesaró zovó tamé hou
2 « Parlez avec le peuple d'Israël et dites-leur : un homme, quand il aura un écoulement de sa chair, cet écoulement est impur.
Dans ce cas, le mot basár (chair), qui est employé ici, signifie le membre viril. Un tel euphémisme est employé aussi chez les prophètes. Il s'agit d'un écoulement de l'organe génital.
וְזֹאת תִּהְיֶה טֻמְאָתוֹ בְּזוֹבוֹ רָר בְּשָׂרוֹ אֶת־זוֹבוֹ אוֹ־הֶחְתִּים בְּשָׂרוֹ מִזּוֹבוֹ טֻמְאָתוֹ הִוא׃
vezót tihyé toum'ató bezovó rar besaró et-zovó o-he'htím besaró mizzovó toum'ató hi
3 Et voici quelle sera son impureté lors de son écoulement : si cet écoulement coule de sa chair comme une mucosité, ou s'il a obstrué sa chair, c'est son impureté.
L'écoulement a obstrué le canal séminal, et l'homme a des problèmes d'éjaculation pendant l'intimité avec sa femme. L'écoulement dont il est question ici n'est pas l'éjaculation, c'est un autre écoulement, qui n'est pas lié à l'orgasme. Les sages ont déterminé qu'il y a certaines causes qui peuvent conduire à un écoulement de semence, comme, par exemple, si l'homme a vu quelque chose qui l'a enflammé, a pensé à quelque chose qui l'a enflammé, c'est-à-dire des causes visibles, apparentes de ce qui se passe. Si l'homme sait pourquoi il a eu cet écoulement, et qu'on peut comprendre que cet écoulement est précisément de la semence, alors ce n'est pas le cas qui est décrit ici. Il s'agit d'un écoulement involontaire de l'organe génital, qui n'a pas d'explication visible et claire. Dans cet état, l'homme est impur, et il rend impur ce qui l'entoure.
כָּל־הַמִּשְׁכָּב אֲשֶׁר יִשְׁכַּב עָלָיו הַזָּב יִטְמָא וְכָל־הַכְּלִי אֲשֶׁר־יֵשֵׁב עָלָיו יִטְמָא׃
kol-hammichkáv achér yichkáv aláv hazzáv yitmá vekhol-hakkelí acher-yechév aláv yitmá
4 Toute couche sur laquelle se couchera celui qui a l'écoulement deviendra impure. Et toute chose sur laquelle il s'assiéra sera aussi impure.
On entend précisément la couche, c'est-à-dire quelque chose qui est destiné à s'y allonger (lit, literie, lit de plumes, matelas par terre, sac de couchage), et toute chose sur laquelle il s'assiéra – tout cela deviendra impur. Si l'homme s'assied sur quelque chose qui a une cavité à l'intérieur, dans laquelle on peut mettre quelque chose (comme un récipient, un pot, un vase, une caisse), alors tout ce sur quoi il s'assiéra, tout cela deviendra impur.
וְאִישׁ אֲשֶׁר יִגַּע בְּמִשְׁכָּבוֹ יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
ve'ích achér yiggá bemichkavó yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
5 Et l'homme qui touchera la couche sur laquelle était couché celui qui a l'écoulement lavera ses vêtements, et se baignera dans l'eau, et restera impur jusqu'au soir.
Nous avons dit que tout homme qui se purifie, même après s'être baigné, reste impur jusqu'au soir. Ici, la Torah nous dit que non seulement celui qui laisse couler une mucosité est impur, il rend impur tout ce qui est sous lui. C'est une forme particulière d'impureté qui, peut-être en cédant à l'action de la gravité ou sous son propre poids, tend vers le bas. C'est pourquoi il rend impur tout ce qui est sous lui. Et l'homme qui a touché la couche sur laquelle était couché celui qui a l'écoulement a reçu cette contamination d'impureté, mais pas au même degré que celui qui a l'écoulement lui-même ; il sera impur jusqu'au soir.
וְהַיֹּשֵׁב עַל־הַכְּלִי אֲשֶׁר־יֵשֵׁב עָלָיו הַזָּב יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vehayochév al-hakkelí acher-yechév aláv hazzáv yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
6 Et celui qui s'est assis sur ce sur quoi s'était assis celui qui a l'écoulement passera par la même purification, lavera ses vêtements, et se baignera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
וְהַנֹּגֵעַ בִּבְשַׂר הַזָּב יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vehannogé'a bivsár hazzáv yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
7 Et celui qui touchera la chair de celui qui a l'écoulement lavera ses vêtements, et se baignera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
Ici aussi est employé le mot basár (chair), dont nous avons dit au verset 2 que c'est un euphémisme pour désigner l'organe génital. Pour certaines raisons, nous ne pouvons pas dire de manière univoque s'il en est ainsi. Il y a une controverse entre les commentateurs, entre les exégètes, sur la question de savoir si le mot basár est ici aussi un euphémisme et se rapporte à l'organe génital (bien que, semble-t-il, pourquoi quelqu'un toucherait-il l'organe génital d'autrui ?) ou si l'on entend par là la chair en général. Pourquoi une telle question se pose, nous le lirons au verset 11 et nous l'expliquerons.
Ainsi, l'homme qui touche le basár de celui qui a l'écoulement passe par la même purification.
וְכִי־יָרֹק הַזָּב בַּטָּהוֹר וְכִבֶּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhi-yarók hazzáv battahór vekhibbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
8 Et si celui qui a l'écoulement crache sur un homme pur, et il lavera ses vêtements, et se baignera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
On n'entend pas que l'homme impur soit allé cracher sur les passants pour quelque raison, Dieu nous en préserve. C'est une situation où deux personnes parlaient, et une goutte de salive est sortie de la bouche de l'impur et est tombée sur son interlocuteur. Son interlocuteur devient lui aussi impur et se purifie exactement de la même manière.
וְכָל־הַמֶּרְכָּב אֲשֶׁר יִרְכַּב עָלָיו הַזָּב יִטְמָא׃
vekhol-hammerkáv achér yirkáv aláv hazzáv yitmá
9 Et toute selle sur laquelle s'assiéra à califourchon celui qui a l'écoulement sera aussi impure.
Cela peut être une selle qu'on utilise sur un cheval, ou sur un âne, ou sur un chameau, pour chevaucher, être assis à califourchon (lirkóv).
וְכָל־הַנֹּגֵעַ בְּכֹל אֲשֶׁר יִהְיֶה תַחְתָּיו יִטְמָא עַד־הָעָרֶב וְהַנּוֹשֵׂא אוֹתָם יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhol-hannogé'a bekhól achér yihyé ta'htáv yitmá ad-ha'árev vehannossé otám yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
10 Et quiconque touchera ce qui est sous lui sera impur jusqu'au soir, et celui qui le soulèvera lavera ses vêtements, et se baignera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
C'est-à-dire que, même s'il y avait sous la selle des vêtements ou autre chose, ils deviennent eux aussi impurs, parce que cette impureté, comme nous l'avons dit, va vers le bas.
וְכֹל אֲשֶׁר יִגַּע־בּוֹ הַזָּב וְיָדָיו לֹא־שָׁטַף בַּמָּיִם וְכִבֶּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhól achér yigga-bó hazzáv veyadáv lo-chatáf bammáyim vekhibbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
11 Et tout homme que touchera celui qui a l'écoulement, sans avoir lavé ses mains avec de l'eau, devra se baigner dans l'eau, laver ses vêtements, et sera impur jusqu'au soir.
Il y a ici un ajout étonnant – sera impur tout homme que touchera celui qui a l'écoulement et qui ne s'est pas lavé les mains. Et au verset 7, nous lisions que sera impur tout homme qui touche celui qui a l'écoulement, sans aucun lien avec les mains. Voilà pourquoi apparaît une divergence de lecture concernant le mot basár. Si nous disons qu'au verset 7 il s'agit seulement de l'organe génital, alors on comprend que celui qui a l'écoulement touchera quelque chose avec les mains, et c'est pourquoi, s'il se lave les mains, cela suffira. D'autres disent que, là comme ici, il s'agit de la chair, de la chair tout entière. Mais les mains sont très importantes pour l'homme, elles ont comme un statut à part. Et, pour que celui qui a l'écoulement ait la possibilité d'exister d'une manière ou d'une autre dans ce monde, une telle grâce lui est donnée que, s'étant lavé les mains, il peut toucher quelque chose, préparer de la nourriture pour lui-même ou pour d'autres, toucher les autres et faire certains des travaux les plus indispensables pour lui-même.
וּכְלִי־חֶרֶשׂ אֲשֶׁר־יִגַּע־בּוֹ הַזָּב יִשָּׁבֵר וְכָל־כְּלִי־עֵץ יִשָּׁטֵף בַּמָּיִם׃
oukhli-'héres acher-yigga-bó hazzáv yichavér vekhol-keli-éts yichatéf bammáyim
12 Et le récipient d'argile que touchera celui qui a l'écoulement, qu'il soit brisé, et tout récipient de bois sera rincé dans l'eau.
Nous avons dit que la propriété particulière des récipients d'argile est qu'on ne peut ni les refondre, ni les transformer en quelque chose d'autre. Ils ne sont pas réparables, c'est pourquoi on ne fait que les briser. Puisqu'on ne peut pas les réparer dans le monde physique, on ne peut pas non plus les réparer dans le monde spirituel.
Je rappelle encore une fois que seuls les récipients d'argile sont irréparables du point de vue de l'impureté, parce qu'ils sont irréparables tout court. Un récipient de bois, on peut le transformer en quelque chose, le modifier, c'est pourquoi il peut être purifié, et la Torah répète de nouveau cette différence.
Mais toute chose a une fin, et cette période d'écoulements se termine. Que signifie période d'écoulements ? Quand il y a un seul cas, cela n'est classé d'aucune façon : l'homme a vu quelque chose une fois, en a pris note et a commencé à se surveiller. Mais quand l'homme a vu que la sécrétion se répète, disons, deux ou trois fois en l'espace de deux ou trois jours, alors c'est déjà une récidive, et c'est précisément cela qui signifie que l'homme a des écoulements.
Encore une chose qu'il faut dire. Personne ne sait du tout que l'homme a un tel problème. Il ne va pas chez le kohen, il ne fréquente pas ses voisins, il ne montre ses organes à personne. Lui seul sait qu'il est impur. Mais s'il rend impur tout ce qui l'entoure, il lui sera difficile de se purifier et, très probablement, la purification peut s'avérer impossible. Si, ce faisant, il touche d'autres gens, garde le contact avec eux, il rendra aussi les autres gens impurs. Si, dans un tel état d'impureté, il entre dans le Temple, entre dans le lieu saint, alors attends-toi au malheur. Et ainsi, sa purification repose entièrement sur sa conscience, devient entièrement sa responsabilité. C'est pourquoi est donnée une instruction si détaillée, répétée, afin que l'homme ne s'adresse pas aux juristes, aux kohanim, avec quelques nuances à chaque fois. On lui a tout exposé en détail pour un autodiagnostic. Dans ce cas, à la différence de la tsara'at, que seul le kohen détermine, dans ce cas le diagnostic repose sur l'homme, et la responsabilité de la guérison repose sur l'homme, et le refus de son impureté repose aussi sur l'homme. Le Très-Haut a disposé l'homme à la pureté, a mis dans l'homme le désir d'être pur, a donné à l'homme le commandement : « Soyez saints, car Je suis saint ». Et c'est pourquoi la possibilité lui est donnée de contrôler lui-même sa pureté.
Nous aussi, nous pouvons chaque fois nous demander dans quelle mesure nous nous pardonnons une certaine impureté qui n'est pas visible aux autres, dans quelle mesure nous sommes prêts à nous purifier de cette impureté dont personne, jamais et nulle part, ne nous accusera, excepté, bien sûr, notre Père céleste.
וְכִי־יִטְהַר הַזָּב מִזּוֹבוֹ וְסָפַר לוֹ שִׁבְעַת יָמִים לְטָהֳרָתוֹ וְכִבֶּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בְּשָׂרוֹ בְּמַיִם חַיִּים וְטָהֵר׃
vekhi-yithár hazzáv mizzovó vesáfar lo chiv'át yamím letahorató vekhibbés begadáv vera'háts besaró bemáyim 'hayím vetahér
13 Et quand celui qui a un écoulement se purifiera de son écoulement, il se comptera sept jours pour sa purification. Et il lava ses vêtements, et lava sa chair, il se lava dans l'eau vive, et il sera pur.
L'homme ne doit pas simplement attendre sept jours, ne pas rester assis dans l'impureté sept jours, comme cela est dit dans d'autres cas, mais compter sept jours, c'est-à-dire compter jour après jour. Et chaque jour sera pour lui particulier. Ce qui au début semble difficile à atteindre, la Torah le divise en degrés. Quand nous montons à une certaine hauteur par un escalier, par des marches, nous pouvons monter à une plus grande hauteur que d'un saut sur place. Et la Torah dit que ces sept jours, pendant lesquels l'homme se purifie, ce sont sept étapes de réparation. Les sages ont vu dans ce délai de sept jours une base pour présenter cela comme un certain processus.
À la première étape, le premier jour, l'homme s'avoue à lui-même son impureté et dit : « Il y a un problème, je vais m'isoler. Pourquoi vais-je m'isoler ? Parce que tous ceux que je toucherai seront impurs. Je dois me retirer, je dois comprendre que je suis tamé, que je suis impur. Je ressentirai constamment ce problème, et j'agirai en tenant compte de cette situation, que je suis impur. Je ne peux déjà plus être en contact avec tout le monde. Et, bien entendu, conduire les gens à Dieu, être témoin de quelque chose de positif, cela non plus, pour l'instant, je ne le peux pas ». C'est le premier jour, où l'homme prend conscience qu'il serait bon pour lui d'être un peu seul, au moins sur le plan spirituel. Celui qui a un écoulement ne se sépare pas de sa famille, il peut se trouver à la maison, il peut manger ce qu'on lui donne, il peut faire tout ce qui lui est nécessaire à la maison, mais il doit mettre en marche en lui un travail intérieur.
Et ensuite, le deuxième jour, il recherche les signes de sa maladie, parce que les signes sont inconnus à celui qui a un écoulement, il doit éclaircir les problèmes, il doit trouver ce qui le gêne. Il a peur, il s'irrite, il se met en colère, il se vexe. Il doit trouver cela, cette situation qui est la racine de ses péchés. Le péché en lui-même – il est comme un fruit qui pousse sur un arbre, comme une pomme qui a poussé sur un pommier. Et l'arbre a une racine. Si l'homme se repent seulement d'un péché concret, d'actions concrètes dans ce monde, il jette pour ainsi dire hors de sa cour les fruits tombés du pommier. Mais des pommes tomberont de nouveau, et il y aura de nouveaux fruits tombés, parce qu'il n'a pas abattu l'arbre. Le deuxième jour, il recherche l'arbre.
Et le troisième jour, il identifie cet arbre. Il s'avoue à lui-même qu'il a un sentiment de sa propre importance. Qu'il est avide. Que son propre plaisir, il l'aime peut-être plus que Dieu. Que le monde doit être tel qu'il le veut, et de là la colère. Et de telles causes peuvent être nombreuses. Identifier le problème, s'avouer à soi-même le problème – c'est le plus difficile. Et il y a une grâce dans le fait que l'homme ne doit pas faire cela devant quelqu'un d'autre, bien que, bien sûr, il puisse appeler quelqu'un qui l'aidera à y voir clair, mais ce n'est pas obligatoire. En règle générale, reconnaître publiquement son problème est beaucoup plus difficile. Cela arrive aussi dans les situations ordinaires de la vie quotidienne. Un homme éditait des livres de vulgarisation scientifique sur différentes maladies : la tension élevée, le diabète, les maladies du cœur, et ainsi de suite. Et tous les livres se vendaient, sauf un livre tel que, par exemple, l'herpès. Personne ne voulait prendre dans un magasin un livre qui s'appelle « Herpès » et aller avec lui à la caisse. C'est honteux, on peut comprendre un tel homme. Et on peut, encore une fois, se regarder soi-même, voir un certain herpès à soi qu'on n'a pas envie de montrer (comme ce petit livre), et remercier le Créateur de ce que nous avons une telle grâce, que nous ne devons rien montrer, que nous pouvons nous débrouiller nous-mêmes avec nous-mêmes. Ainsi, l'homme a identifié le problème et a posé la question.
Le quatrième jour, sur la base de cette question, on peut faire la téchouva. En hébreu, le mot téchouva signifie à la fois réponse et repentir. Se repentir, c'est recevoir une réponse. Et l'homme commence à chercher la réponse. Il dit : « Je ne peux pas accuser le monde de ce qui arrive autour de moi, parce que derrière tout ce qui se passe dans ce monde se tient le Créateur. Si j'accuse le monde, j'accuserai le Créateur. Et c'est pourquoi je crois que, dès que j'aurai réparé tout ce qui dépend de moi, Il réparera ce qui ne dépend pas de moi ».
Ensuite, le cinquième jour, quand l'homme a pris conscience de cela, il doit, comme le dit Yéchoua (Lc 14,28), s'asseoir et calculer la dépense (comme un homme qui construit une tour). L'homme doit se demander : « Est-ce que je veux vraiment changer cette situation ? » Et faire le choix en faveur de son changement.
Et le sixième jour, il accomplit certaines actions, il fait certains pas, ne serait-ce que symboliques, afin de changer quelque chose.
Et alors, le septième jour (je peux dire par expérience que c'est le plus souvent ainsi que cela se passe), a lieu un second examen. Nous nous heurtons à une certaine situation dans laquelle nous voyons que cette impureté qui était en nous ne se manifeste déjà plus, elle est partie.
Et ainsi passent les sept jours qu'il faut compter. On peut prendre pour soi n'importe quel autre plan, un autre schéma, j'en ai simplement donné un des possibles.
Ainsi, l'homme a compté sept degrés de purification et s'est ensuite lavé dans l'eau vive. L'eau vive, c'est de l'eau qui bouillonne, qui se meut, l'eau d'une source. Il y a des sources près desquelles il y a de tels bassins particuliers, dans le pays d'Israël il y en a beaucoup. C'est là qu'il doit aller se purifier, et il peut aller se purifier dans n'importe quel mikva. L'eau symbolise la vie qui coule, et le problème de l'écoulement de la vie est lié au cours de la vie, et il est réparé là où la vie coule.
Le huitième jour. Nous avons déjà dit bien des fois que, dans le monde « septénaire », le huitième jour appartient au monde à venir. Le huitième jour, c'est l'établissement du Temple, c'est le passage dans un monde renouvelé, parfait. Et pour notre homme qui se purifie, c'est aussi une percée vers la sainteté, une percée à un niveau complètement différent. Le huitième jour est le jour de sa renaissance.
וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִקַּח־לוֹ שְׁתֵּי תֹרִים אוֹ שְׁנֵי בְּנֵי יוֹנָה וּבָא לִפְנֵי יְהוָה אֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד וּנְתָנָם אֶל־הַכֹּהֵן׃
ouvayom hacheminí yikka'h-ló cheté torím o chené bené yoná ouvá lifné adonáy el-péta'h óhel mo'éd ountanám el-hakkohén
14 Il prendra pour lui, le huitième jour, deux colombes ou deux tourterelles, et il viendra vers le SEIGNEUR devant l'entrée de la Tente d'assignation, et les donnera au kohen.
וְעָשָׂה אֹתָם הַכֹּהֵן אֶחָד חַטָּאת וְהָאֶחָד עֹלָה וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן לִפְנֵי יְהוָה מִזּוֹבוֹ׃
ve'assá otám hakkohen e'hád 'hattát veha'e'hád olá vekhippér aláv hakkohén lifné adonáy mizzovó
15 Et le kohen les fera (ces deux tourterelles ou deux colombes) : l'une en sacrifice purificatoire et l'une en holocauste, pour achever sa purification. Et ainsi le kohen fera l'expiation pour lui devant le SEIGNEUR de son écoulement.
L'holocauste (ola) est apporté en remerciement de ce que la purification est accomplie.
וְאִישׁ כִּי־תֵצֵא מִמֶּנּוּ שִׁכְבַת־זָרַע וְרָחַץ בַּמַּיִם אֶת־כָּל־בְּשָׂרוֹ וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
ve'ích ki-tetsé mimménnou chikhvat-zára vera'háts bammáyim et-kol-besaró vetamé ad-ha'árev
16 Si un homme a une émission de semence (pollution), il se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
Il arrive à l'homme simplement une pollution, une émission de semence involontaire, qui peut être la conséquence du développement sexuel (chez les adolescents cela arrive souvent), sous l'effet de quelque chose de vu, d'entendu, et ainsi de suite. C'est-à-dire que nous parlons d'un tel homme qui peut expliquer l'émission de semence par certaines causes naturelles. Si cela lui est arrivé, alors lui, s'étant lavé dans l'eau, sera impur jusqu'au soir.
וְכָל־בֶּגֶד וְכָל־עוֹר אֲשֶׁר־יִהְיֶה עָלָיו שִׁכְבַת־זָרַע וְכֻבַּס בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhol-béged vekhol-ór acher-yihyé aláv chikhvat-zára vekhoubbás bammáyim vetamé ad-ha'árev
17 Et tout vêtement, et toute peau, sur lesquels tombera cette semence émise, il les lavera aussi dans l'eau, et ils seront impurs jusqu'au soir.
C'est-à-dire que l'impureté s'étend non seulement au corps, mais aussi au vêtement sur lequel la semence tombe. Pourquoi l'homme qui a une émission de semence ou qui a un écoulement des organes génitaux est-il considéré comme impur ? Qu'est-ce qui le rend impur ? Nous avons dit que l'impureté apparaît là d'où la vie s'en va, là où l'homme, qui pouvait donner la vie par ses organes génitaux, a perdu la force vitale, la force qui donne la vie l'a quitté. À cet endroit apparaît l'impureté, comme aussi lors de l'accouchement, quand la vie elle-même sort de la femme, comme dans tous les autres cas.
וְאִשָּׁה אֲשֶׁר יִשְׁכַּב אִישׁ אֹתָהּ שִׁכְבַת־זָרַע וְרָחֲצוּ בַמַּיִם וְטָמְאוּ
עַד־הָעָרֶב׃
ve'ichá achér yichkáv ich otá chikhvat-zára vera'hatsoú vammáyim vetame'oú ad-ha'árev.
18 Et si un homme couche avec une femme avec un écoulement de semence, qu'ils se lavent dans l'eau, et ils seront impurs jusqu'au soir.
Quelles conclusions pouvons-nous tirer ? Avant tout, s'il existe un certain domaine où l'homme doit travailler avec lui-même, cela signifie que nous n'avons pas le droit d'y intervenir, nous n'avons pas le droit d'intervenir dans les affaires personnelles du prochain. Le prochain a les limites de sa pureté spirituelle, et même quand nous voyons un problème, nous n'avons pas le droit de le réprimander, tant qu'il ne s'est pas lui-même occupé de ce travail intérieur. Et il faut se rendre compte et se demander si nous avons le droit de violer ses limites. Et encore : même si nous avons un certain problème honteux, dont nous ne pouvons pas parler, cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas le réparer, que nous ne pouvons pas nous en occuper. Devant le Très-Haut il n'y a aucun sujet honteux, et de toute situation il y a une issue, de toute situation il y a un chemin vers le Très-Haut.
Prenez soin des femmes
Vayikra 15,19–33
Nous continuons, vous et moi, avec l'aide de Dieu, à étudier la section hebdomadaire Métsora. Notre conversation portera sur un sujet dont il n'est presque pas d'usage de parler. Nous parlerons des écoulements des organes génitaux de la femme. Depuis les temps anciens, déjà dans le livre de Béréchit, nous lisons qu'on en parle par allusion. « Ce qui est habituel, ce qui est féminin », a dit Ra'hel à son père. Aujourd'hui on appelle cela les jours critiques, ces choses-là, simplement les choses, ou les affaires de femmes. Les jeunes filles ont inventé beaucoup d'euphémismes pour cette période de leur indisposition. Mais le Très-Haut Lui-même, comme nous l'avons lu au début du chapitre 19, a invité deux chefs du peuple juif, Moché et Aharon, chacun d'eux âgé de plus de quatre-vingts ans, et leur a ordonné de parler au peuple publiquement, devant tout le peuple, de l'impureté liée aux organes génitaux. C'est pourquoi nous aussi, nous parlerons de ce sujet ouvertement, mais autant que possible avec délicatesse.
Commençons à lire à partir du verset 19 du chapitre 15 :
וְאִשָּׁה כִּי־תִהְיֶה זָבָה דָּם יִהְיֶה זֹבָהּ בִּבְשָׂרָהּ שִׁבְעַת יָמִים תִּהְיֶה בְנִדָּתָהּ וְכָל־הַנֹּגֵעַ בָּהּ יִטְמָא עַד־הָעָרֶב׃
ve'ichá ki-tihyé zavá dam yihyé zová bivsará chiv'át yamím tihyé veniddatá vekhol-hannogéya ba yitmá ad-ha'árev
19 La femme, si elle laisse couler du sang (si elle a un flux de sang) et que cela s'écoule de ses organes génitaux, sept jours elle sera nidda (elle sera écartée de l'intimité avec son mari), et quiconque la touche sera impur jusqu'au soir.
Le mot nidda signifie mise à l'écart, éloignée. Il est important de noter que cela ne concerne que le saignement des organes génitaux de la femme. De quoi s'agit-il ici ? L'organisme féminin est merveilleusement conçu. Chaque mois, quoi qu'il en soit, la femme adulte se prépare à devenir maman. Dans l'utérus de la femme s'épaissit une couche particulière, sanguine et muqueuse, qui s'appelle l'endomètre. En elle, comme dans un entrepôt, il y a tout le nécessaire pour la première période de l'existence du fœtus. Quand un ovule fécondé arrive dans l'utérus, il doit, selon le dessein, s'accrocher à cet endomètre, et toutes les réserves qu'il y a dans l'utérus travailleront à nourrir cet ovule. En même temps, il y a dans cette couche aussi certaines marques d'identification. Si quelque chose qui ne va pas, quelque chose d'étranger tente de s'implanter, l'endomètre garde vigilamment la maison et ne laisse pas n'importe quel ovule se coller aux parois de sa maison. Si, par exemple, une chatte tombe enceinte, alors ce n'est que lorsque l'ovule est arrivé dans l'utérus de la chatte qu'elle commence à construire quelque chose, à rassembler et à se préparer en hâte à sa grossesse. Chez la femme, tout est complètement différent. Chaque mois, la femme mariée comme la femme non mariée se prépare, construit un petit nid pour le futur enfant. Un mois passe, et les produits dans les entrepôts perdent leur fraîcheur, il faut reconstruire la petite maison. Et c'est pourquoi l'ancienne construction, sous la forme de la couche de l'endomètre, se détache de l'utérus, se dirige vers le vagin et sort du corps de la femme. Ainsi apparaît ce que nous appelons le saignement menstruel, parce que ce qui sort, c'est effectivement surtout du sang : pendant toute la période des règles sortent 100-150 grammes de sang. Ce sang est particulier, il est épais, il ne coagule pas, parce que l'endomètre est composé de sang et de mucus. Le mucus est alcalin et, en arrivant dans le sang, l'empêche de coaguler, c'est pourquoi dans ces pertes il y a aussi des sortes de petits grumeaux, des caillots. Seul un tel sang épais, qui ne s'oxyde pas, le sang qui sort de l'utérus lui-même, seul ce sang rend la femme impure. C'est pourquoi nous le précisons spécialement, afin que la femme puisse se vérifier elle-même.
Ainsi, le cycle menstruel est lié au fait qu'une rénovation complète a commencé, et dans l'utérus de la femme commence une reconstruction. Et puisque la petite maison était destinée à un enfant vivant, à l'embryon, était destinée à donner la vie, alors, quand elle quitte l'utérus, l'impureté apparaît. Chaque fois que la vie s'en va, l'impureté apparaît. Si ce sang s'écoule sans lien avec la reconstruction de l'endomètre, il n'est déjà plus considéré comme un sang qui rend la femme impure, c'est important. S'il y a quelques petites plaies sur le col de l'utérus ou sur les parois du vagin, cela ne rend pas la femme impure. Il y a des femmes avec qui on peut prendre conseil à ce sujet, des femmes qui y sont ouvertes, qui ont été éduquées dans cette société, qui sont prêtes à demander si telle ou telle tache la rend pure ou impure. Et, en conséquence, il y a ceux qui sont prêts à descendre dans ce qui est très intime, à examiner des questions aussi complexes et, à première vue, suscitant le dégoût, que la pureté et l'impureté féminines. En outre, toute femme adulte sait qu'elle a des pertes qui presque chaque jour salissent son linge ou les produits d'hygiène qu'elle utilise. Ces pertes proviennent des glandes qui se trouvent dans le col de l'utérus, et des glandes qui se trouvent à l'entrée du vagin (les glandes de Bartholin). Et c'est une sécrétion qui n'est pas produite dans le vagin lui-même, mais qui passe par le vagin et le lave, une sorte de produit nettoyant particulier pour l'hygiène des organes génitaux, qui permet de se débarrasser des bactéries entrées là par hasard, de certains champignons (à part les bactéries qui doivent justement vivre là). Et voilà, toutes ces petites taches : blanches, jaunes, brunes, toutes les taches liées à l'écoulement de sécrétion ne rendent pas non plus la femme impure. Seul l'écoulement des règles, c'est ce dont nous parlons maintenant.
Ainsi, la femme dont les règles ont commencé, pendant sept jours à partir du moment où elle a vu du sang (même si elle a vu du sang menstruel de la taille d'un grain de riz), devient impure, elle est interdite à son mari. À l'époque où il y avait le Sanctuaire, il lui était interdit d'entrer dans le Saint. Cela ne signifie pas, à Dieu ne plaise, qu'il lui soit interdit d'aller aux réunions, de participer aux prières, de participer au culte, à la louange, et ainsi de suite. Elle a besoin de plus de couverture, de plus d'amour, de plus de sollicitude. Le Très-Haut est partout, Sa gloire remplit toute la terre. Et il ne faut pas cacher la pauvre femme impure au Très-Haut, l'ôter de la vue, la mettre dans le coffre de la voiture ou sur le toit, Dieu nous en garde. Ceux qui proposent cela doivent se souvenir qu'alors les hommes aussi doivent être purs, et c'est impossible, parce qu'aujourd'hui tous sont impurs de l'impureté de la mort, et il n'y a pas de vache rousse pour que tous se purifient. Et il ne faut pas mettre à part la femme d'une manière ou d'une autre à cause de son impureté, parce qu'il n'y a là aucun péché, parce que c'est une propriété naturelle de la nature humaine, pour que nous mettions des enfants au monde. Et ce n'est qu'à son mari qu'elle est interdite pendant ce temps. À notre époque, la loi est ainsi.
Mais la Torah raconte la période où il y a la Tente d'assignation, où il y a le Temple. Comment et ce qui se passe avec la femme pendant les règles à cette époque, quand son mari peut manger du sacrifice qu'il a apporté, ou, s'il est kohen, il mange constamment des sacrifices, et ainsi de suite. Et c'est pourquoi il faut observer les lois de la pureté et de l'impureté.
וְכֹל אֲשֶׁר תִּשְׁכַּב עָלָיו בְּנִדָּתָהּ יִטְמָא וְכֹל אֲשֶׁר־תֵּשֵׁב עָלָיו יִטְמָא׃
vekhól achér tichkáv aláv beniddatá yitmá vekhól acher-techév aláv yitmá
20 Et tout ce sur quoi elle se couchera pendant sa nidda sera impur, et tout ce sur quoi elle s'assiéra sera aussi impur.
וְכָל־הַנֹּגֵעַ בְּמִשְׁכָּבָהּ יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhol-hannogéya bemichkavá yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
21 Et quiconque touchera sa couche, qu'il lave ses vêtements et se baigne dans l'eau, et il sera impur jusqu'au soir.
וְכָל־הַנֹּגֵעַ בְּכָל־כְּלִי אֲשֶׁר־תֵּשֵׁב עָלָיו יְכַבֵּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhol-hannogéya bekhol-kelí acher-techév aláv yekhabbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
22 Et quiconque touchera un objet quelconque (un récipient) sur lequel elle était assise lavera ses vêtements et se baignera dans l'eau, et il sera impur jusqu'au soir.
On peut rappeler encore une fois que l'impureté qui provient des organes génitaux de l'homme ou de la femme tend vers le bas, elle rend impur tout ce qui est plus bas.
וְאִם עַל־הַמִּשְׁכָּב הוּא אוֹ עַל־הַכְּלִי אֲשֶׁר־הִוא יֹשֶׁבֶת־עָלָיו בְּנָגְעוֹ־בוֹ יִטְמָא עַד־הָעָרֶב׃
ve'ím al-hammichkáv hou o al-hakkelí acher-hí yochevet-aláv benog'o-vó yitmáLa translittération de l'original omet ici le mot yitmá (« il sera impur »), qui figure dans le texte hébreu ; la translittération française suit l'hébreu et l'ajoute. ad-ha'árev
23 Et si ce n'est pas directement qu'il s'est couché sur sa couche ou s'est assis sur son siège, alors il sera impur jusqu'au soir.
C'est-à-dire, si l'homme a étendu par-dessus dix matelas et mis un petit pois entre eux, ou a simplement jeté une couverture et s'est assis dessus, alors il n'aura pas besoin de laver ses vêtements, ici l'impureté est moindre, et il sera simplement impur jusqu'au soir.
וְאִם שָׁכֹב יִשְׁכַּב אִישׁ אֹתָהּ וּתְהִי נִדָּתָהּ עָלָיו וְטָמֵא שִׁבְעַת יָמִים וְכָל־הַמִּשְׁכָּב אֲשֶׁר־יִשְׁכַּב עָלָיו יִטְמָא׃
ve'ím chakhóv yichkáv ich otá outhí niddatá aláv vetamé chiv'át yamím vekhol-hammichkáv acher-yichkáv aláv yitmá
24 Et si un homme a une relation sexuelle avec elle pendant ses règles, il sera impur sept jours, et toute couche sur laquelle il se couchera sera impure.
Pour cela il y a la peine de karet (retranchement), et nous le lirons à un autre endroit. Mais ici il s'agit seulement de l'impureté, de la peine la Torah ne parle pas ici. Autant de temps qu'il reste à la femme à être en nidda, autant il devra lui aussi rester dans cette impureté. S'il lui reste cinq jours, alors à lui aussi cinq, si quatre, alors lui aussi sera dans l'impureté quatre jours.
Voilà ce qui concerne les règles, c'est-à-dire les saignements naturels qui ont lieu chez la femme une fois par mois.
Il y a aussi un autre problème : dans la fixation de l'endomètre, dans une certaine lésion du col de l'utérus, quand il s'y forme une certaine excroissance qui commence à saigner, et alors du sang sort de l'utérus en dehors des règles ou pas seulement pendant les règles. Ce sang est justement utérin, mais ce n'est pas le sang qui sort d'une petite plaie formée par hasard quelque part. Et voilà, ce sang aussi rend la femme impure. Il arrive qu'une femme souffre de tels saignements pendant de nombreuses années. Nous lisons cela dans les Évangiles, quand une femme touche les vêtements de Yéchoua pour être guérie d'un tel saignement. Dans un tel cas, il ne s'agit déjà plus seulement du fait que la femme n'est pas permise à son mari. Cela cause de très nombreux désagréments et souffrances, parce que, quand l'utérus tressaille en lien avec la sortie de l'endomètre ou d'une partie de l'endomètre ou d'une certaine corrosion, cela tiraille tous les nerfs voisins. C'est pourquoi la femme a des douleurs constantes – tantôt dans le ventre, tantôt une douleur qui peut irradier dans les jambes, qui peut irradier n'importe où, du fait que tout le faisceau de nerfs est constamment agité, tressaille constamment. Et ce n'est pas seulement l'impureté rituelle, l'impossibilité d'entrer dans le Temple, dans le lieu saint, l'impossibilité d'être avec son mari, ce sont aussi des douleurs errantes constantes. C'est ce qu'a vécu cette femme qui souffrait d'un saignement depuis douze ans. Et voici ce que dit la Torah à ce sujet.
וְאִשָּׁה כִּי־יָזוּב זוֹב דָּמָהּ יָמִים רַבִּים בְּלֹא עֶת־נִדָּתָהּ אוֹ כִי־תָזוּב עַל־נִדָּתָהּ כָּל־יְמֵי זוֹב טֻמְאָתָהּ כִּימֵי נִדָּתָהּ תִּהְיֶה טְמֵאָה הִוא׃
ve'ichá ki-yazoúvLa translittération de l'original double ici la lettre z ; le texte hébreu ne la double pas, et nous suivons l'hébreu. zov damá yamím rabbím beló et-niddatá o khi-tazoúv al-niddatá kol-yemé zov toum'atá kimé niddatá tihyé teme'á hi
25 La femme, si elle s'écoule d'un écoulement de son sang pendant de nombreux jours, pas au moment de ses règles, ou en même temps que les règles (c'est-à-dire que cela recouvrira les jours des règles), tous les jours des écoulements, d'impureté, comme au temps de sa nidda, elle sera impure.
Je rappelle que nidda, c'est l'état de la femme pendant les règles. Et ensuite nous lisons une règle, somme toute, semblable.
כָּל־הַמִּשְׁכָּב אֲשֶׁר־תִּשְׁכַּב עָלָיו כָּל־יְמֵי זוֹבָהּ כְּמִשְׁכַּב נִדָּתָהּ יִהְיֶה־לָּהּ וְכָל־הַכְּלִי אֲשֶׁר תֵּשֵׁב עָלָיו טָמֵא יִהְיֶה כְּטֻמְאַת נִדָּתָהּ׃
kol-hammichkáv achér tichkáv aláv kol-yemé zová kemichkáv niddatá yihye-lá vekhol-hakkelí achér techév aláv tamé yihyé ketoum'át niddatá
26 Toute couche sur laquelle elle se couchera pendant son écoulement sera pour elle comme la couche de nidda, et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur, comme la toum'a (impureté) de sa nidda.
וְכָל־הַנּוֹגֵעַ בָּם יִטְמָא וְכִבֶּס בְּגָדָיו וְרָחַץ בַּמַּיִם וְטָמֵא עַד־הָעָרֶב׃
vekhol-hannogéya bam yitmá vekhibbés begadáv vera'háts bammáyim vetamé ad-ha'árev
27 Et quiconque les touchera sera impur, et il lavera ses vêtements, et se purifiera dans l'eau, et il sera impur jusqu'au soir.
וְאִם־טָהֲרָה מִזּוֹבָהּ וְסָפְרָה לָּהּ שִׁבְעַת יָמִים וְאַחַר תִּטְהָר׃
ve'im-tahará mizzová vesafera-lá chiv'át yamím ve'a'hár tithár
28 Et si elle se purifie de son écoulement, elle se comptera sept jours, et après cela elle sera pure.
Dans le commentaire du verset 13 de notre chapitre 15, où il était question de la purification de l'homme ayant un écoulement, j'ai raconté en détail comment les sept jours sont liés à la purification intérieure et ce que signifie en général compter sept jours.
Et de nouveau arrive pour nous le huitième jour.
וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי תִּקַּח־לָהּ שְׁתֵּי תֹרִים אוֹ שְׁנֵי בְּנֵי יוֹנָה וְהֵבִיאָה אוֹתָם אֶל־הַכֹּהֵן אֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
ouvayom hacheminí tikka'h-lá cheté torím o chené bené yoná vehevi'á otám el-hakkohén el-péta'h óhel mo'éd
29 Et le huitième jour elle prendra pour elle deux pigeons ou deux tourterelles, et les apportera au kohen à l'entrée de la Tente d'assignation.
וְעָשָׂה הַכֹּהֵן אֶת־הָאֶחָד חַטָּאת וְאֶת־הָאֶחָד עֹלָה וְכִפֶּר עָלֶיהָ הַכֹּהֵן לִפְנֵי יְהוָה מִזּוֹב טֻמְאָתָהּ׃
ve'assá hakkohén et-ha'e'hád 'hattát ve'et-ha'e'hád olá vekhippér aléha hakkohén lifné adonáy mizzóv toum'atá
30 Et le kohen fera l'un en sacrifice 'hatat et l'autre en holocauste, et le kohen a fait l'expiation pour elle devant le SEIGNEUR de son écoulement impur.
Ce n'est que dans le cas où c'était un écoulement en dehors des règles qu'elle apporte pour cela des sacrifices : 'hatat pour la purification et ola (holocauste) en remerciement de ce que le SEIGNEUR l'a purifiée, comme dans le cas de l'homme qui a un écoulement. Après des règles ordinaires, aucun sacrifice, bien sûr, n'était nécessaire.
Il y a une différence très intéressante. Si nous regardons le texte, nous ne verrons pas qu'il soit dit ici que la femme doit se baigner après une telle purification, l'ablution de la femme n'est pas mentionnée ici. Bien que, selon la loi, elle se baigne (et aujourd'hui elle se baigne). En général, il faut noter ici que la loi d'aujourd'hui a été changée, parce qu'il y a un problème avec la vérification, il y a un problème avec le décompte, et aujourd'hui les femmes se comportent un peu autrement. Mais nous lisons le sens simple de la Torah. Ainsi donc, ici il n'y a pas de mention de l'ablution, bien que l'ablution soit sous-entendue. Bien que nous discutions ouvertement de certaines choses anatomiques liées à la femme, nous ne voulons pas dire : « Et voilà, maintenant elle va aller se baigner, et voilà, elle va aller au mikvé ».
Il y a des choses qui sont comprises, mais dont on ne discute pas. À ce sujet, le Talmud dit ainsi : « Tout le monde sait pourquoi la fiancée va sous la 'houppa, pourquoi elle s'isole avec le fiancé, mais on n'en discute pas. Celui qui commence à en discuter rend sa bouche impure, comme s'il remplissait sa bouche de charogne ». La femme s'efforce d'aller au mikvé de façon que personne ne le remarque. Et autour de cela il y a un certain rideau d'intimité et de pudeur. Et le Très-Haut Lui-même, quand Il donne des instructions, ne le mentionne pas. Nous savons que le Très-Haut, que notre Dieu, Il est un Dieu Omnivoyant, Il peut tout voir. Mais cela ne signifie pas qu'Il regarde tout. Parfois, si une femme se baigne, se change, se fait belle, fait quelque chose dont elle est gênée, dont elle a honte (elle a honte même d'un être humain, à plus forte raison de Dieu), Dieu est prêt à baisser les yeux, le Miséricordieux ne regarde pas cela. C'est pourquoi aussi Il ne dit pas qu'elle doit aller se baigner. Dieu ne regarde pas non plus dans le décolleté d'une femme quand elle se penche : bien qu'Il soit le Dieu Omnivoyant, le Miséricordieux, Il est aussi le Délicat. En même temps que Dieu initie, entame une conversation ouverte sur l'intime, Il ne dit pas ici comment effectuer la vérification de la femme. Il ne dit pas à la femme comment se préparer à l'ablution. Il ne dit pas à la femme : « Va et baigne-toi », parce qu'il y a des limites entre ce dont on parle en société et ce dont on ne parle pas. Et Dieu respecte la pudeur de la femme, son droit à l'intimité, son droit à la gêne. Et à plus forte raison nous, simples gens, devons apprendre à respecter le droit des sœurs et des frères, et ne pas toujours chercher à entrouvrir toute nudité. La Torah en parlera encore beaucoup.
וְהִזַּרְתֶּם אֶת־בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל מִטֻּמְאָתָם וְלֹא יָמֻתוּ בְּטֻמְאָתָם בְּטַמְּאָם אֶת־מִשְׁכָּנִי אֲשֶׁר בְּתוֹכָם׃
vehizzartém et-bene-yisraél mittoum'atám veló yamoútou betoum'atám betamme'ám et-michkaní achér betokhám
31 Et écartez les fils d'Israël de leur impureté, et ils ne mourront pas de leur impureté, en souillant, en rendant impure Ma demeure, qui est en eux.
Quand nous touchons quelque chose, si nous sommes impurs, nous salissons ce « quelque chose ». Quand nous essayons, dans l'impureté, de toucher le Très-Haut, nous ne pouvons pas salir le Très-Haut, mais nous pouvons mourir du contact avec Lui dans l'impureté. C'est pourquoi le Très-Haut dit : « Écartez-les de l'impureté, éloignez-les de l'impureté, afin qu'ils puissent survivre en Ma présence ». Cela nous concerne bien sûr nous aussi, parce que nous voulons, nous prions pour que le SEIGNEUR vive en nous, nous espérons qu'Il vit en nous. Et, quand Il vit en nous, nous aussi nous devons tendre à la pureté et à la sainteté, garder la pureté et la sainteté et nous éloigner de tout ce qui est impur.
Et la Torah termine le sujet, comme d'habitude, en répétant de nouveau ce dont il était question depuis le début du chapitre 15.
זֹאת תּוֹרַת הַזָּב וַאֲשֶׁר תֵּצֵא מִמֶּנּוּ שִׁכְבַת־זֶרַע לְטָמְאָה־בָהּ׃
zot torát hazzáv va'achér tetsé mimménou chikhvat-zéra letom'a-vá
32 Ceci est l'enseignement sur celui qui a un écoulement, duquel est sortie la semence, ce par quoi il s'est souillé par elle,
וְהַדָּוָה בְּנִדָּתָהּ וְהַזָּב אֶת־זוֹבוֹ לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה וּלְאִישׁ אֲשֶׁר יִשְׁכַּב עִם־טְמֵאָה׃
vehaddavá beniddatá vehazzáv et-zovó lazzakhár velannekevá oul'ích achér yichkáv im-teme'á
33 Et sur celle qui s'écoule en nidda, et ceux qui ont un écoulement, homme ou femme, et sur l'homme qui s'est couché avec une impure ».
Ainsi la Torah résume ce dont elle parlait.
La Torah en 5 minutes.
Le chapitre 14 du livre de Vayikra donne une instruction détaillée sur la purification de l'homme guéri de la tsara'at, sur le sacrifice précis qu'il doit apporter. Mais aux versets 21–22 il y a une certaine réserve :
21. Mais s'il est pauvre et n'a pas les moyens, qu'il prenne un bélier en sacrifice de culpabilité pour le balancement, afin de se purifier, et un dixième d'épha de farine de blé mélangée d'huile, en offrande de céréales, et un log d'huile.
22. Et deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, ce qu'atteindra sa main, l'un des oiseaux en sacrifice pour le péché, et l'autre – en holocauste.
Il est clair que le Très-Haut peut faire, pour parler en langage moderne, une remise pour l'homme pauvre. Gloire au SEIGNEUR, Il ne gagne pas d'argent sur nos sacrifices, Il n'en a pas besoin. Il n'a besoin ni de notre or, ni de notre argent, ni de nos béliers, ni de nos taureaux. C'est pourquoi l'homme pauvre peut apporter un sacrifice plus modeste. Mais la Torah parle ici dans une langue répétitive étonnante. D'habitude la Torah est avare de mots, mais ici la Torah dit ainsi : « Mais s'il est pauvre, et n'a pas les moyens… » C'est pourtant bien clair que, si l'homme est pauvre, il n'a pas les moyens, et s'il n'a pas les moyens, il est pauvre. De quoi s'agit-il donc ici malgré tout, et comment comprendre cette répétition ?
Dans l'original, pour le mot qui est traduit par pauvre, la Torah emploie le mot dal. Il désigne non seulement un homme pauvre, mais aussi un homme appauvri, un homme qui a perdu son niveau habituel de revenus, on peut dire un milliardaire qui est devenu millionnaire. Aussi étrange que cela soit, cela étonne beaucoup de gens, et en indigne même certains. Mais, selon la tradition juive, selon la sagesse juive, l'homme appauvri, même s'il n'est pas tombé dans la misère, on peut et on doit l'aider à revenir à sa situation matérielle antérieure. Car à son niveau matériel il aidait et servait le peuple, et on peut corriger l'erreur survenue, corriger une certaine situation dans sa vie. C'est pour lui une guérison matérielle.
Mais il y a aussi un autre côté : l'homme peut se sentir pauvre. Dès que quelque chose peut être obtenu avec une remise, aussitôt surgit le désir de profiter de cette remise. Et l'homme peut penser : « Hourra, génial, je peux ne pas apporter un grand sacrifice, mais je peux apporter un petit sacrifice ». Et là, de nouveau, il faut lire attentivement le texte original de la Torah. La Torah dit littéralement : « S'il est appauvri et que sa main n'atteint pas… » C'est-à-dire que l'homme, à partir de n'importe quel niveau matériel, doit tendre la main, faire un certain effort pour agir comme un homme riche. Cela ne concerne pas seulement le sacrifice, c'est pour nous un principe de vie général. Quand il te semble que tu es faible et que tu ne peux pas faire quelque chose, essaie d'atteindre de la main. Fais un effort pour atteindre de la main un certain don, l'accomplissement d'un certain commandement, l'écriture d'un certain livre, une certaine action, la manifestation de l'amour envers quelqu'un. C'est incroyablement difficile – tendre la main, mais cela apporte aussi de la joie, quand on peut dire : « Hourra, j'ai atteint, j'y suis arrivé ! Même si je suis pauvre et même si une remise m'était due, j'ai atteint, j'ai pu faire quelque chose, et ce quelque chose peut m'élever à un niveau plus haut. Peut-être, à travers ce geste de tendre la main en avant, à travers cette tentative d'atteindre, je ne serai déjà plus pauvre et faible ».
La Torah motive l'homme à tendre la main vers un niveau plus haut, à tendre la main vers le niveau suivant, vers le pas suivant, vers l'accomplissement d'un autre commandement, vers d'autres possibilités, vers d'autres horizons, vers l'étude à un autre niveau, vers la connaissance à un autre niveau, vers la relation avec le Très-Haut à un autre niveau. La Torah dit à l'homme : « Même si tu es pauvre, ne t'arrête pas, tends la main, peut-être atteindras-tu quelque chose de plus grand. Fais ce que ta main atteint – non pas ce qui est à l'endroit où tu te tiens, mais ce que ta main a atteint, là sera ton niveau ».
Que Dieu nous donne à tous de comprendre cela, de l'assimiler et de l'utiliser dans la vie de tous les jours.
Ce n'est pas ton affaire
Le nom de notre section hebdomadaire Métsora est souvent traduit par lépreux, mais nous avons dit à plusieurs reprises pourquoi c'est inexact. Si la lèpre (lepra), sous l'aspect médical, est contagieuse, la tsara'at, dont nous allons parler, a un fondement spirituel. C'est la seule maladie à laquelle est consacrée une section hebdomadaire entière, métsora, c'est celui qui est frappé de tsara'at. Et, bien sûr, la Torah n'est pas une encyclopédie médicale, mais la maladie tsara'at est la seule maladie qui y soit décrite de manière aussi détaillée, et, à la différence des autres maladies, la tsara'at n'est pas guérie par les médecins. Il n'y a aucun sens pour le malade à s'adresser à un médecin, il n'y a pas de traitement médical contre cette maladie, parce que la tsara'at fait partie des maladies spirituelles, je dirais que c'est la théosomatique – le lien entre Dieu et le corps.
Nous savons qu'on considère traditionnellement que la cause de la tsara'at, c'est ce qu'on appelle le péché de lachon hara (la mauvaise langue, la médisance). Néanmoins, le Talmud, dans le traité Arakhin, folio 16a, dit que la tsara'at vient en punition de sept péchés, de sept fautes spirituelles. Ce sont la médisance, l'effusion de sang, le faux serment, la débauche, l'orgueil, le vol et l'envie.
Absolument toutes ces fautes sont liées à la violation des limites d'une autre personne. On peut objecter : passe encore pour la médisance, passe encore pour l'effusion de sang, la débauche, le vol et l'envie sont liés à la violation des limites. Mais comment l'orgueil et le faux serment y sont-ils liés ? Le faux serment, c'est, au fond, la calomnie. Le faux serment accuse faussement une personne, en cela il est semblable à la médisance. Et l'orgueil est lié au fait que l'homme pour ainsi dire se gonfle, augmente de taille et par là, en conséquence, rapetisse les autres. Ainsi, l'orgueil aussi viole les limites.
Le midrach sur notre section hebdomadaire donne une autre cause de la maladie tsara'at. Il dit que oui, effectivement, la tsara'at vient en punition de sept péchés, mais il relie cela au livre de Michleï (6,17–19) : « Voici six choses que hait le SEIGNEUR, et même sept qui sont une abomination pour Son âme : des yeux orgueilleux, une langue mensongère et des mains qui versent le sang innocent, un cœur qui forge de mauvais desseins, des pieds qui courent vite vers le crime, un faux témoin qui profère des mensonges et qui sème des discordes entre des frères ». Le mot abomination est lié à la description de la maladie tsara'at. Bien que les sources soient différentes, néanmoins la liste est semblable. Nous voyons que la tsara'at survient du fait que l'homme occupe une place qui n'est pas la sienne, se hisse à un certain niveau auquel il ne correspond pas.
Il y a plusieurs exemples bibliques intéressants de la maladie tsara'at, et nous allons les examiner. Et nous commencerons par le cas le moins connu (on pourrait croire, c'est le Tanakh, mais il y a tout de même des cas plus connus et moins connus). Et nous commencerons par le cas du roi Ouziyahou.
Donc, il était une fois un roi, Ouziyahou. Lisons dans le deuxième livre de Divreï haYamim, au chapitre 26 :
3. Ouziyahou avait seize ans quand il devint roi, et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem. Le nom de sa mère était Yékholya, de Jérusalem.
Ainsi, tout jeune encore, cet homme était déjà proclamé roi et, en somme, toute sa vie consciente il fut sur le trône. À seize ans il devint roi, il régna cinquante-deux ans, c'est-à-dire que de seize à soixante-huit ans il régna à Jérusalem. Il régna jusqu'à sa mort même.
4. Et il fit ce qui est agréable aux yeux du SEIGNEUR, exactement comme l'avait fait Amatsya, son père ;
5. Et il recourait à Dieu aux jours de Zacharie, qui enseignait la crainte de Dieu ; et aux jours où il recourait à Dieu, Dieu lui venait en aide.
On dirait une idylle parfaite. Voilà enfin un roi, l'un des rares rois de Yéhouda dont le Tanakh dit qu'il faisait ce qui est agréable aux yeux du SEIGNEUR, un roi juste. De tels rois, en réalité, il n'y en a pas tant que ça. Lisez les chroniques des rois, vous verrez que tant s'en faut que chaque roi ait fait ce qui est agréable aux yeux du Très-Haut. Donc, tout commençait bien. Outre le fait qu'Ouziyahou était un roi juste, qu'il faisait ce qui est agréable aux yeux de Dieu, il était encore architecte. Des architectes, il y en avait beaucoup dans le pays d'Israël. Des constructions sont parvenues jusqu'à nous, disons, d'Hérode le Grand. Hérode le Grand était d'ailleurs un mégalomane (atteint de la folie des grandeurs), il a fortifié et rebâti tout ce qui pouvait l'être, il a construit dans le pays d'Israël toutes sortes de forteresses, et c'est aussi par là qu'il est entré dans l'histoire : c'est l'une des raisons pour lesquelles il est appelé le Grand. Mais Ouziyahou, à la différence d'Hérode, ne construisait pas pour lui-même. Il se donnait de la peine pour son pays.
10. Et il bâtit des tours dans le désert, et tailla de nombreux réservoirs, parce qu'il avait beaucoup de bétail. Et dans le bas pays, et dans la plaine, et des agriculteurs, et des jardiniers sur les montagnes, et sur le Carmel, car il aimait l'agriculture.
C'est-à-dire que l'homme a construit des tours, il a construit, apparemment, des châteaux d'eau, il a fait de nombreux réservoirs dans le désert, il s'occupait de bonification des terres, il a fait revivre le désert. Vous savez que, lorsque la terre d'Israël revit, c'est le symbole qu'un juste interagit avec elle. La terre d'Israël répond par la fertilité à la justice, et c'est ce qui est arrivé avec Ouziyahou. Et il aimait l'agriculture, il aimait transformer son pays. En outre, cet homme était un ingénieur étonnamment talentueux. Nous lisons cela plus loin :
15. Et il fit à Jérusalem des machines ingénieusement inventées, pour qu'elles se trouvent sur les tours et sur les angles, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son nom se répandit au loin, parce qu'il s'entoura merveilleusement de défenses et devint fort.
Ainsi, c'est aussi un armurier talentueux, qui créait, faites attention, des ouvrages défensifs. C'est-à-dire qu'il ne partait en guerre contre personne, ne prétendait à rien. Il s'entoura merveilleusement de défenses, dit le Tanakh, et devint fort. Il devint fort par le fait que, d'un côté, il transforma la terre en un jardin florissant, et de l'autre côté, il protégeait cette terre, ce jardin florissant. Il était béni en tout, il faisait ce qui est agréable aux yeux du SEIGNEUR, le SEIGNEUR lui venait en aide. Et, semble-t-il, de quoi l'homme a-t-il encore besoin ?
16. Mais, quand il fut devenu fort, son cœur s'enorgueillit pour sa perte, et il devint un transgresseur devant le SEIGNEUR, son Dieu, car il entra dans le Temple du SEIGNEUR pour faire brûler l'encens sur l'autel de l'encens.
L'homme qui réussit en tout et que Dieu aide effectivement en tout veut cette aide de plus en plus, de plus en plus. Et la cause n'en est pas l'avidité, ni l'envie, mais l'orgueil, un orgueil qui allait main dans la main avec l'amour pour le Très-Haut. Et il décida qu'il serait talentueux dans un domaine de plus : il décida de devenir kohen et par là même il transgressa la volonté de son Dieu. Souvenez-vous, nous avons dit de Nadav et Avihou (10,1–2) qu'ils ont apporté un feu étranger, que le SEIGNEUR n'avait pas ordonné. Ils n'ont peut-être rien fait de mal en soi, mais ils ont apporté un feu que le SEIGNEUR n'avait pas ordonné d'apporter. Et voici que, de façon semblable, Ouziyahou entra dans le Temple du SEIGNEUR pour faire brûler l'encens sur l'autel de l'encens. C'est le lieu où entre le kohen, et seulement le kohen, et là a lieu l'encensement. Et même Ouziyahou, bien que roi, mais pas kohen, ne peut pas entrer dans le Saint.
Bien que, naturellement, en Orient, aussi bien les Pharaons que la plupart des rois parmi ceux qui entouraient Ouziyahou – à Sumer, à Akkad, à Ur – étaient aussi des prêtres. Et si « les cartes tombaient bien », alors non seulement des prêtres, mais aussi des dieux. Et c'était chose ordinaire que le roi entre dans le sanctuaire, et à plus forte raison un roi aussi talentueux qu'Ouziyahou. Et voici qu'Ouziyahou entra dans le Saint, vers l'autel de l'encens. C'est-à-dire qu'il alluma l'encensement sur l'autel de l'encens et s'apprêtait à entrer dans le Saint des Saints pour y encenser.
17. Et Azarya le prêtre entra avec lui, et avec lui quatre-vingts prêtres du SEIGNEUR, des hommes remarquables.
Les kohanim s'affolèrent. Ils ne s'affolèrent pas parce que : « Hop là, maintenant on va nous prendre le pouvoir, la patrie socialiste est en danger ! », comme l'aurait dit Vladimir Ilitch Lénine. Ce n'était pas la raison pour laquelle ils s'alarmèrent : ils eurent peur pour le roi et pour le royaume. Nous lisons plus loin ce qu'ils dirent au roi :
18. Et ils s'opposèrent au roi Ouziyahou, et lui dirent : ce n'est pas à toi, Ouziyahou, d'encenser le SEIGNEUR ; c'est l'affaire des prêtres, fils d'Aharon, consacrés pour l'encensement ; sors du sanctuaire, car tu as agi de façon inique, et cela ne te sera pas en honneur auprès du SEIGNEUR ».
Nous l'avons déjà dit et nous répéterons ici maintenant cette chose importante : l'homme doit obéir au Très-Haut. Notre observance des commandements est bonne là où notre volonté s'humilie devant la volonté du Très-Haut. Nous ne pouvons pas célébrer le Chabbat le mercredi et Yom Kippour au printemps. Même si nous disons : « Nous voulons consacrer ce jour à Dieu », Dieu a choisi Lui-même le jour qu'Il a béni.
Donc, les kohanim dirent : « Ouziyahou, agis comme il convient. Tu es roi, et tu as ta propre dignité, ta propre gloire, ne touche pas à ce qui revient aux fils d'Aharon. Même un simple descendant d'Aharon a le droit d'entrer dans le sanctuaire, toi, tu ne l'as pas. »
19. Et Ouziyahou se mit en colère, et dans sa main il avait un encensoir pour l'encensement ; et, quand il se mit en colère contre les prêtres, la tsara'at apparut sur son front devant la face des prêtres, dans la maison du SEIGNEUR, près de l'autel de l'encens.
20. Et Azarya le grand prêtre et tous les prêtres le regardèrent ; et voici, il avait la tsara'at sur son front. Et ils le pressaient de sortir de là, et lui-même se hâtait de s'éloigner, car le SEIGNEUR l'avait frappé.
21. Et le roi Ouziyahou fut frappé de tsara'at jusqu'au jour de sa mort, et il vivait il était dans une maison séparée, et il fut exclu de la maison du SEIGNEUR (c'est-à-dire qu'il ne pouvait pas entrer dans le Temple). Et Yotam, son fils, était à la tête de la maison royale et gouvernait le peuple du pays (les gens du commun).
Nous savons que celui qui est frappé de tsara'at doit se tenir loin du camp, bien que son impureté ne se transmette pas aux autres, et le kohen peut le toucher et ne devient pas impur pour autant, cela fait partie du service.
22. Et le reste des actes d'Ouziyahou, les premiers et les derniers, Isaïe, fils d'Amos, les a décrits.
23. Ouziyahou reposa avec ses pères, et on l'enterra avec ses pères dans le champ des tombeaux royaux, car on disait : il est frappé de tsara'at. Et Yotam, son fils, régna à sa place ».
Et voici, nous voyons le résultat : l'homme n'est pas un scélérat, l'homme non seulement vit en paix avec le Très-Haut, mais il est béni par le Très-Haut sans mesure. Il n'est pas simplement un homme, il est roi en Judée, et malgré cela, lorsqu'il viole les droits des kohanim, empiète sur le sacerdoce, il reçoit la tsara'at. Dans le Talmud il y a un tel raisonnement à ce sujet : si Ouziyahou, qui est entré dans la Maison du SEIGNEUR par amour pour le SEIGNEUR, avec de bonnes intentions, si lui empiète sur le Temple et reçoit un châtiment, reçoit la tsara'at, combien plus recevra un châtiment celui qui tente d'empiéter sur le Temple avec de mauvaises intentions. Dans le traité Sota, au folio 9, il est dit : « Ouziyahou et Haman (ce même Haman que nous connaissons par la méguilat Ester) ont jeté les yeux sur ce qui ne leur revenait pas. Ils n'ont pas reçu ce qu'ils demandaient, et ce qu'ils avaient leur a été enlevé ». Comme le disait Yéchoua : « À celui qui n'a pas, sera ôté même ce qu'il a ». Celui qui empiète sur ce qui ne lui revient pas, celui-là récolte les fruits de son empiétement. Et c'est cela – la tsara'at, l'isolement, la création de limites autour de soi, quand l'homme est obligé d'avertir tout le monde qu'il est impur.
Le midrach Vayikra Rabba dit que le cœur qui forge de mauvais desseins du livre de Michleï (6,18) est justement dit d'Ouziyahou, qui voulait dépouiller le sacerdoce. Par de bons motifs il a dit : « Moi aussi je veux apporter des fleurs à la femme d'un autre, je veux entrer dans le Temple : suis-je pire que de quelconques kohanim ? » Il semble que le motif était bon, lui aussi voulait servir le Très-Haut, mais cela n'a pas marché, parce qu'il essayait de faire ce que le Très-Haut n'avait pas ordonné de faire.
Pour la guérison de la tsara'at on utilise l'ézov (hysope) et l'érez (cèdre) – deux plantes complètement différentes. Le cèdre est considéré comme le plus haut de tous les arbres qui poussent dans les forêts d'Israël. On associe le cèdre à l'orgueil, à l'élévation de soi, pour la simple raison qu'il est plus haut que tous les arbres. Du cèdre il est dit dans le Talmud que c'est le plus orgueilleux des arbres, le roi des arbres et ainsi de suite, de nombreux proverbes populaires y sont liés. À l'inverse, de l'hysope il est dit qu'elle est l'une des plus petites, la plus modeste des plantes. Ainsi on peut voir que le traitement de celui qui est frappé de tsara'at est lié à l'humiliation de l'orgueil, au fait que l'homme est obligé de renoncer à son orgueil et de le remplacer par l'humilité. L'homme, frappé de tsara'at (métsora), se soigne d'une seule façon : il se soigne en faisant téchouva (repentir). C'est, au fond, le seul remède. Et bien que les sages du Talmud aient dit que toute maladie, en principe, peut aussi se soigner par la téchouva, se soigner par l'amendement, la tsara'at a été créée par le Très-Haut comme un exemple démonstratif de la guérison par la téchouva.
Il est intéressant de noter qu'au chapitre 14 de notre livre, au verset 3, il est dit : « … et le kohen verra que la plaie de tsara'at a quitté celui qui était frappé ».
Faites attention : ce n'est pas le malade qui a guéri de la tsara'at, dit l'original, mais la tsara'at a guéri, s'est libérée du malade, comme si elle avait une mission, certaines fonctions qu'elle remplit afin de pousser le malade à l'amendement. Dès que le malade de tsara'at s'est amendé, la maladie se libère du malade et « sort en liberté avec la conscience pure ». La tsara'at, comme un bâton, comme une courroie, comme une béquille, s'attache au malade et, de force pour le monde, de force pour l'ordre du monde, remplit ces fonctions. Dans un monde où tout est délimité, où tout est réparti, la tsara'at, en principe, ne devrait pas exister, comme elle n'existe pas dans le monde réparé.
Intéressant aussi est le sacrifice lui-même qu'apporte l'homme guéri. Il apporte deux oiseaux, vivants, purs (chété-tsiporim 'hayot téhorot). Qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi des oiseaux ? L'image de l'oiseau est perçue comme l'image d'une petite bavarde gazouilleuse. Les oiseaux gazouillent, les oiseaux sifflotent (métsaftséfim) ou bavardent (méfatpétim). De tels verbes sont liés à la légèreté, liés à la simplicité, mais ils sont purs. C'est-à-dire que c'est, pour ainsi dire, un témoignage pour l'homme qu'il peut et doit parler, que la conversation doit exister, doit retentir, mais que la conversation doit être pure. La bouche est donnée à l'homme pour parler, pour annoncer la Parole de Dieu, pour communiquer avec les gens, faire du bien aux gens par cette bouche. Et on peut parler beaucoup, mais la conversation doit être pure.
Rappelons-nous encore une histoire (du chapitre 5 du deuxième livre de Mélakhim), celle du métsora Na'aman, qui était venu de Syrie (à l'époque c'était encore possible). Puisque là-bas il est un grand chef militaire et un gros bonnet, il s'était sûrement adressé à toutes sortes de chamans, médiums, mages, sorcières, sorciers et guérisseurs syriens qui soignent par des incantations (je pense qu'on a pratiqué sur lui pas mal d'opérations magiques). Il est venu de Syrie chez le prophète Élicha. Et voici, il arrive chez le prophète et attend que maintenant le prophète répande sur lui quelque poudre magique ou agite les mains sur lui, l'évente de fumée, souffle sur lui quelque part, prie son Dieu et que la maladie le quitte. Au lieu de cela, le prophète ordonne à Na'aman de se plonger sept fois dans le Jourdain, et à cela Na'aman répond : « Ça valait bien la peine de venir en Israël – en somme pas loin, quelque 350 – 400 kilomètres, mais tout de même – pour entendre une telle bêtise ! Me plonger dans l'eau, je peux le faire chez moi aussi, chez nous, Dieu merci, il y a des rivières et l'eau y est bien meilleure que l'eau trouble du Jourdain ». Sur quoi ses serviteurs lui répondent : « Et qu'est-ce que ça te coûte ? Qu'est-ce que ça te coûte, oncle Na'aman ? Plonge-toi, regarde, peut-être qu'il en sortira quelque chose ». Et Na'aman se plongea, reçut la guérison et par là crut au Dieu d'Israël. Pourquoi cela est-il arrivé ? Pourquoi a-t-il été guéri ? Parce que l'obéissance au Très-Haut est liée à l'acceptation de la Torah, au fait de se trouver dans la loi, de se trouver à sa place, à son niveau : pour chacun il y a un certain niveau auquel Dieu l'a admis. Le grand prêtre peut entrer dans le Saint des Saints, le kohen peut entrer dans le Saint, Israël peut entrer dans le parvis. La femme a d'autres droits et devoirs que l'homme, et l'homme – que la femme. Israël et les païens diffèrent aussi. Chacun a ses droits et chacun, à son niveau, obéit au Très-Haut, et c'est important. Sans l'accomplissement des commandements il n'y a pas d'obéissance, c'est l'obéissance aux commandements qui a sauvé Na'aman.
Aux versets 8–9 du chapitre 24 du livre de Dévarim nous lisons une remarque intéressante de la Torah, un ordre de la Torah : « Prends garde, dans la plaie de tsara'at, observe soigneusement et exécute toute la loi que vous enseigneront les kohanim et les lévites. Exécutez soigneusement ce que Je leur ai ordonné. Souviens-toi de ce que le SEIGNEUR, ton Dieu, a fait à Miryam quand vous sortiez d'Égypte ». Qu'est-il arrivé à Miryam ? Miryam est venue avec des accusations à l'adresse de Moché, on peut dire qu'elle s'est mêlée des affaires d'autrui, a fait preuve de désobéissance et pour cela a reçu la tsara'at. La Torah ne dit pas ici que, si tu as la tsara'at, alors va chez le kohen et obéis-lui. Tous les remèdes qu'il t'a prescrits, toutes les méthodes de traitement qu'il t'a prescrites, fais-les. S'il te dit de sauter sur un pied – saute, s'il te dit de te tenir sur les mains – tiens-toi. Non, la Torah ne veut pas dire cela. La Torah veut dire que, quand tu as la tsara'at, quand le Très-Haut t'avertit que tu commets quelque chose d'impur, alors va chez les kohanim et vérifie en quoi tu violes la loi : non pas la loi concrète sur le métsora, mais la loi en général. Apprends, apprends du kohen en quoi tu es désobéissant. Si Dieu te frappe de tsara'at, examine tes actes, vérifie en quoi consiste ta désobéissance. Quand Miryam est revenue et s'est repentie de sa voie, s'est résignée au fait que Moché et Aharon comprennent effectivement ce qu'ils font, alors à la prière de Moché elle a été guérie. C'est-à-dire que la Torah ne dit pas : suivez l'indication du médecin, elle dit : suivez l'indication du maître. Et c'est cela qui guérit de la tsara'at.
Le livre du Zohar raconte l'histoire de deux sages qui virent près d'un point d'eau un homme frappé de tsara'at, qui avait des plaies sur le front et sur le visage. Et les sages raisonnaient sur le fait que le Très-Haut avertit l'homme progressivement, sur la façon dont l'Esprit réprimande. D'abord l'Esprit réprimande intimement, et l'homme est frappé là où personne ne voit. Il lui apparaît des sortes d'assombrissements sur la peau, des changements. Peut-être que quelque chose arrive à ses biens. Dieu ne le frappe pas tout de suite lui-même, Dieu frappe l'homme progressivement, en l'avertissant. Il est arrivé une petite chose désagréable – va, fais-toi examiner. Tu ne t'es pas fait examiner – il est arrivé quelque chose de plus gros. Tu ne t'es encore pas fait examiner – et cela a déjà touché ton corps, déjà sur ton propre corps tu as pu voir une atteinte. Si tu ne regardes toujours pas, ne fais pas attention, alors Dieu commence à frapper les endroits visibles de ton corps, et à la toute dernière étape Il fait déjà paraître la plaie sur le visage de l'homme. Ou si l'homme a attenté à ce qu'il y a de plus Saint, comme le roi Ouziyahou, alors, pour témoigner devant tous qui a raison en ce cas, qui est coupable, Dieu réprimande aussitôt par l'apparition de la tsara'at justement sur le visage du roi.
En avertissant, Dieu agit dans la vie de l'homme progressivement. La tsara'at peut d'abord apparaître sur la maison, sur les vêtements, ensuite – sur le corps aux endroits cachés et sur le corps aux endroits découverts. Et de manière semblable on peut ne pas voir certains échecs dans notre vie, cachés à nos yeux. Et c'est seulement en regardant attentivement que nous pouvons les discerner. Ensuite ils nous deviennent déjà évidents, mais encore cachés aux autres. Et arrive la troisième étape, quand Dieu peut révéler notre honte, notre opprobre à tous. Et ce sera comme le dernier stade de la réprimande. Mais il n'est jamais trop tard pour aller chez le kohen et examiner ses actes. Heureusement, aujourd'hui nous avons un tel Grand Prêtre, chez qui il n'est pas nécessaire d'aller loin, il n'est pas nécessaire d'aller à Jérusalem. Et nous pouvons nous confesser à Lui, parler avec Lui, avoir communion avec Lui, nous mesurer à Lui. Et, ayant un tel Grand Prêtre, nous pouvons être guéris de nos maladies, bien qu'à notre époque il n'y ait plus de tsara'at ni dans le pays d'Israël, ni hors du pays d'Israël. Et elle n'existe pas, non parce que nous l'avons dépassée en grandissant, mais au contraire, parce que nous ne grandissons pas jusqu'à elle, parce que nous ne sommes pas capables d'accepter un tel niveau de réprimandes.
Quoi qu'il en soit, quand tu ressens quelque échec dans la vie, va, demande, converse, cherche la réponse dans l'enseignement de Yéchoua, prie le Très-Haut, demande qu'il te soit indiqué où est ton erreur, ce que tu fais de travers, cherche dans tes actes. Si tu as fouillé dans tes actes et n'as rien trouvé, alors accepte cela comme des souffrances par amour. Mais si les souffrances augmentent et deviennent manifestes pour les autres, alors il n'est déjà plus question de souffrances par amour.
Voilà une leçon si importante que nous pouvons tirer de la section hebdomadaire Métsora.
Qu'ai-je fait pour mériter tout cela ?
Le mot hébreu métsora désigne un homme malade d'une maladie qui en hébreu s'appelle tsara'at. Dans la Torah la tsara'at – c'est à la fois le blanchissement de la peau, et la chute des cheveux, et le changement de couleur des yeux. La tsara'at peut être aussi bien sur les maisons que sur les vêtements. En somme, la tsara'at – c'est une sorte de maladie qui n'existe pas aujourd'hui.
Nous voyons par le texte de la Torah que l'homme malade de cette maladie doit se retirer hors du camp. Souvent les commentateurs ont avancé la version que cela est lié au fait que la tsara'at est une maladie contagieuse. Nous devons reconnaître qu'une telle version n'est nullement soutenue dans le Tanakh. Bien plus, nous ne voyons pas non plus de quelconques témoignages que la tsara'at soit une maladie à issue mortelle, qu'on en meure. Au chapitre 5 du deuxième livre de Mélakhim il y a le récit de Na'aman (d'habitude ce texte est lu dans les synagogues avec notre section hebdomadaire). Ce Na'aman est un chef militaire syrien (araméen), et en même temps il est malade de la lèpre. Au chapitre 5, au verset 18, il est écrit qu'il participe aux cérémonies et que le roi s'appuie sur son bras. C'est-à-dire que le roi ne s'éloigne pas, n'évite pas le contact avec l'homme qui est malade de cette maladie. De cela on peut conclure que la tsara'at n'est pas une maladie contagieuse. Elle cause une masse de désagréments à Na'aman, qui en est malade, ce n'est pas esthétique, c'est irritant, mais cela ne l'empêche pas de vivre et d'occuper une fonction importante, exigeant une activité sérieuse. Dans ce même livre, au chapitre 7, il y a le récit de quatre hommes qui sont assis derrière les murailles d'une ville de Samarie. Et ces hommes disent qu'ils ont peur de mourir de faim ou de ce que les Araméens viennent et les tuent. Mais ils n'ont pas peur de mourir de la tsara'at. Ils cachent même de l'argent pour l'avenir, c'est-à-dire qu'ils n'attendent pas du tout la mort de cette maladie. On peut dire que l'ordre donné au malade de se retirer n'est pas lié au fait qu'il a une maladie contagieuse.
Les sages disaient que la racine de la maladie tsara'at est le châtiment pour le péché, et ils nomment sept causes, sept fautes dont le châtiment est cette maladie, la tsara'at : la médisance, l'effusion de sang, les serments vains, la débauche, la grossièreté, le pillage et l'envie. Ce n'est pas simplement une invention des sages. Ils prennent les cas de maladie de tsara'at, voient le péché écrit dans le Tanakh, et systématisent ces connaissances. Selon l'avis des sages, il ressort que la tsara'at n'est pas simplement une maladie, elle n'est même pas le résultat du péché, elle symbolise le péché, c'est-à-dire que sa manifestation montre que l'homme est pécheur. C'est pourquoi l'homme malade de cette maladie est appelé tamé (impur), et cette impureté est engendrée par le péché.
Si nous regardons quelles sortes d'impureté sont décrites dans la Torah, nous verrons qu'il y a trois sortes principales d'impureté. La première sorte, c'est l'impureté des morts, c'est-à-dire l'impureté provenant du contact avec un homme mort, avec un animal mort, avec une charogne et avec toutes sortes de reptiles, d'insectes et ainsi de suite. La deuxième sorte d'impureté, c'est l'impureté liée à différents écoulements. Ce sont toutes sortes d'écoulements de semence, tels que la gonorrhée, ou l'éjaculation involontaire, ou les saignements féminins et ainsi de suite. La troisième sorte d'impureté, c'est l'impureté des maladies de peau liées à la tsara'at. Et chaque fois qu'un homme devient impur, il y a un certain lieu dont il doit se retirer. Selon la sorte d'impureté qu'a l'homme, il y a des lieux où il ne peut plus entrer avec cette impureté. Si l'homme est impur par le contact avec un mort, il ne peut pas entrer dans le Saint des Saints, dans le Saint, dans cette partie du Temple qui est le Saint. Dans le deuxième cas, quand l'homme souffre de certains écoulements, il ne peut pas entrer dans la part d'héritage où servent les lévites, c'est-à-dire que c'est le deuxième cercle, ainsi dans deux cercles on ne peut déjà plus entrer – ni dans le Temple lui-même, ni là où servent les lévites.
Que signifient, que symbolisent ces trois sortes d'impureté ? Et les sages, encore une fois en étudiant le Tanakh, arrivent à cette conclusion : la première sorte de toum'a, qui est liée au mort, symbolise une faute dans le domaine entre l'homme et Dieu. C'est quand l'homme, par exemple, est négligent dans la prière ou n'accomplit pas un autre commandement, ce qui ne cause de tort à personne, mais gâte les relations entre l'homme lui-même et Dieu. La deuxième sorte d'impureté, qui se manifeste dans les écoulements, est liée au crime de l'homme contre lui-même. De quelle manière cela peut-il être ? Quand, par exemple, l'homme boit et s'enivre jusqu'à perdre conscience ou tombe dans quelques autres tentations, il devient impur, parce qu'il est dès l'origine élu pour être un vase saint. La troisième sorte d'impureté est liée aux crimes entre l'homme et un autre homme. Et pour cela le châtiment est le plus sérieux, parce que l'homme qui a commis un tel crime doit carrément sortir hors du camp. Il n'a pas de place en Israël avec un tel péché, puisque les péchés qu'il commet peuvent nuire à ses proches. Il est en quelque sorte dangereux pour la société et c'est justement pour cela qu'il se trouve en isolement jusqu'à la purification.
L'attitude envers les frappés de tsara'at était très dure. Il y avait, par exemple, des rabbins (le Talmud le raconte) qui, voyant un tel homme, commençaient à lui lancer des pierres. Et de tels cas étaient nombreux, et c'est pourquoi la vie de l'homme malade était très pénible. Cette maladie ne pouvait pas avoir de traitement. Les rabbins n'intervenaient pas et ne communiquaient pas avec ceux qui en étaient frappés, à la différence de certains autres cas de guérison. On raconte, par exemple, au sujet de Rabbi Ami, qu'il n'entrait pas dans une rue par laquelle avait autrefois marché un frappé de tsara'at. Rabbi Chimon ben Lakich, quand il rencontrait un tel homme, obligeait ses disciples à le lapider, en disant : « Va-t'en de la ville ! » Le Talmud discute : à quelle distance peut-on s'approcher du malade ? Et les uns disent que le plus près, c'est à deux mètres. Mais la décision finale du Talmud est qu'on ne peut pas s'approcher de lui plus près que 50 mètres. Et le Midrach raconte que le frappé de tsara'at doit périr à jamais, pour lui il n'y a pas de guérison. Mais nous voyons qu'au chapitre 8 de l'Évangile de Matthieu il est raconté que Yéchoua non seulement guérit le lépreux, Il le touche (8,2–3). C'est-à-dire que la tsara'at était une maladie que seul un miracle pouvait guérir. Et c'est la preuve de la puissance surnaturelle de Yéchoua. Il interdit à celui qui a été guéri de raconter ce qui s'est passé, et l'envoie au kohen, parce que pour les kohanim de ce temps-là un homme lépreux était considéré comme mort et un tel témoignage est pour eux le témoignage de la possibilité de la résurrection d'entre les morts. Et nous voyons ici aussi encore une chose : à notre époque la guérison de l'impureté peut aussi se produire par le recours à Yéchoua. Et encore une leçon. Dans la compréhension de la tradition juive, sont considérées comme les plus terribles de toutes les fautes celles qui sont dirigées contre les gens. Nous pensons souvent qu'offenser un homme, c'est en quelque sorte un péché plus léger que commettre un crime contre le Très-Haut. Mais la tradition juive pense tout autrement. C'est justement celui qui commet un crime contre les gens qui n'a pas sa place dans la société actuelle. Nous voyons ce qui se passe dans les communautés de croyants : l'homme qui se dispute constamment avec ses proches, on l'admet à participer à la communion, et l'homme qui fume, on ne l'admet pas à la communion. Et ici il faut revérifier : les priorités dans les valeurs d'une telle communauté sont-elles correctement établies ? Non seulement dans ce cas particulier, mais en général, comme approche de la vie.
Métsora : poursuivre l'étude
Documents sur le thème : sténogramme de la section Tazria, entretien audio sur la section Métsora, l'impureté rituelle et les sections hebdomadaires de la Torah.