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  2. Vayikra
  3. Bé'houkotaï

בְּחֻקֹּתַי

Bé'houkotaï

bénédictions et responsabilité

Section hebdomadaire
33 sur 54
Versets
Vayikra 26,3–27,34
Parties
4
Temps de lecture
57 min

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Bé'houkotaï — section hebdomadaire sur les bénédictions, les conséquences de la transgression des commandements et le retour à l'alliance. Dans la sténographie d'Alex Blend sont examinés les chapitres 26–27 du livre de Vayikra, y compris les vœux et les biens consacrés. Le texte de la Torah est donné en hébreu avec une translittération, une traductionL'original précise que le texte est donné « avec une traduction russe ». Cette page étant une traduction française, la phrase a été rendue de manière neutre. et le commentaire de l'auteur.

Pensez par vous-mêmes, décidez par vous-mêmes

Vayikra 26,3–26

Avec l'aide de Dieu, nous commençons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Bé'houkotaï. Dans notre entretien, il sera question des bénédictions que recevra le peuple d'Israël s'il observe les commandements de Dieu en Terre sainte, et, à Dieu ne plaise, des malédictions que le peuple d'Israël peut recevoir s'il ne les suit pas. Alors, lisons à partir du verset 3 du chapitre 26.

אִם־בְּחֻקֹּתַי תֵּלֵכוּ וְאֶת־מִצְוֹתַי תִּשְׁמְרוּ וַעֲשִׂיתֶם אֹתָם׃

im-be'houkkotáy telékhou ve'et-mitsvotáy tichmeroú va'assitém otám

3 Si vous marchez selon Mes lois (c'est-à-dire si vous construisez la vie selon Mes lois, si vous avancez dans la vie avec Mes lois) et si vous gardez Mes commandements et les accomplissez,

וְנָתַתִּי גִשְׁמֵיכֶם בְּעִתָּם וְנָתְנָה הָאָרֶץ יְבוּלָהּ וְעֵץ הַשָּׂדֶה יִתֵּן פִּרְיוֹ׃

venatattí gichmekhém be'ittám venatená ha'árets yevoulá ve'éts hassadé yittén pir'yo

4 Alors Je donnerai vos pluies en leur temps fixé, et la terre donnera une récolte maximale, et l'arbre des champs donnera ses fruits.

Pour l'agriculture, comme pour toute affaire, il est nécessaire que toutes les circonstances s'arrangent de manière commode. Pour l'agriculture, c'est la pluie au bon moment, le vent au bon moment, le soleil au bon moment : l'agriculture dépend de nombreux phénomènes naturels. Mais dans tout business aussi, dans toute affaire dont nous nous occupons, il est important que les circonstances s'arrangent de manière favorable pour nous. Et le Très-Haut dit : « Si vous vivez selon Mes lois, alors le monde ira à votre rencontre, du climat jusqu'à certains détails ». Le monde lui-même s'efforcera de vous répondre de toutes ses forces, le monde lui-même sera intéressé à votre succès. Et l'arbre, et la terre, sur l'ordre du Très-Haut, s'efforceront d'eux-mêmes d'ajouter un certain effort de leur part, pour que nous recevions le fruit maximal.

וְהִשִּׂיג לָכֶם דַּיִשׁ אֶת־בָּצִיר וּבָצִיר יַשִּׂיג אֶת־זָרַע וַאֲכַלְתֶּם לַחְמְכֶם לָשֹׂבַע וִישַׁבְתֶּם לָבֶטַח בְּאַרְצְכֶם׃

vehissíg lakhém dáyich et-batsír ouvatsír yassíg et-zára va'akhaltém la'hmekhém lassóva vichavtém lavéta'h be'artsekhém

5 Et quand vous battrez le grain, votre battage durera jusqu'à la vendange, et la vendange durera jusqu'aux semailles, et vous mangerez votre pain à satiété, et vous habiterez dans votre pays en sécurité.

Ce sont deux composantes du bonheur et du succès. Il est bon d'être un pays riche, mais un pays riche, toute exploitation riche, toute personne riche se trouve dans une peur constante que quelqu'un puisse attenter à sa richesse. Un pays riche, on peut l'attaquer, faire des incursions contre lui et essayer de le piller. Ici le Très-Haut dit : « Vous vivrez richement et vous ne vous inquiéterez pas pour votre richesse ».

וְנָתַתִּי שָׁלוֹם בָּאָרֶץ וּשְׁכַבְתֶּם וְאֵין מַחֲרִיד וְהִשְׁבַּתִּי חַיָּה רָעָה מִן־הָאָרֶץ וְחֶרֶב לֹא־תַעֲבֹר בְּאַרְצְכֶם׃

venatattí chalóm ba'árets ouchkhavtém ve'én ma'haríd vehichbattí 'hayá ra'á min-ha'árets ve'hérev lo-ta'avór be'artsekhém

6 Je donnerai la paix sur la terre, vous dormirez, et vous n'aurez pas de peur dans le sommeil ; j'éloignerai toutes les bêtes mauvaises (sauvages) de votre pays, et l'épée ne passera pas sur votre terre.

Combien de fois entend-on des fermiers, des gens qui s'occupent d'agriculture, dire qu'ils ont tant travaillé, mais qu'un putois est venu et a mangé toutes leurs poules, ou qu'il arrive encore quelque chose de ce genre. Ici, l'éloignement des bêtes mauvaises se fait par la volonté du Très-Haut, sans la participation de l'homme, sans son intervention dans l'équilibre de la nature. Par exemple, vous souvenez-vous de la célèbre expérience chinoise, quand les Chinois ont essayé d'exterminer les moineaux qui, selon eux, mangeaient les semis ? En conséquence, les Chinois ont exterminé près de 2 milliards de moineaux et, la première année, ils ont rapporté que la récolte avait augmenté. Mais il s'est avéré que les insectes, que les moineaux mangent aussi, détruisent plus de semis. Quand les sauterelles et les autres insectes que les moineaux exterminaient ont grandi, la famine a commencé en Chine et 30 millions de personnes sont mortes. Ainsi s'est terminée l'une des campagnes les plus célèbres de Mao Zedong. Mais le Très-Haut a d'autres méthodes. C'est précisément le Très-Haut qui peut harmonieusement, en Maître, intervenir dans la nature, retirer les bêtes sauvages de telle sorte que ce soit utile à l'agriculture.

Et le Très-Haut, qui tient en main les cœurs de tous les rois, peut disposer de Son pouvoir de telle manière que personne ne voudra attaquer le pays d'Israël. Mais même si des guerres commencent, les ennemis qui tenteront de vous attaquer ne pourront pas pénétrer dans votre pays, parce que vous les poursuivrez et les mettrez en fuite, ce que nous lisons plus loin.

וּרְדַפְתֶּם אֶת־אֹיְבֵיכֶם וְנָפְלוּ לִפְנֵיכֶם לֶחָרֶב׃

ourdaftém et-oyevekhém venafeloú lifnekhém le'hárev

7 Et vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous par l'épée.

Ce n'est pas par votre épée qu'ils tomberont, ils tomberont par l'épée devant vous, c'est-à-dire qu'ils s'embrouilleront entre eux, il y aura chez eux de la confusion, et ils s'entretueront. Il y a plusieurs batailles dans l'histoire, plutôt dans l'histoire européenne, où il est arrivé que, dans le brouillard ou par ivresse, des soldats se battent et se terrassent les uns les autres. Pendant la guerre austro-turque, près de la ville de Karansebes, le 17 septembre 1788, quelques soldats autrichiens ivres ont déclenché une bagarre à laquelle s'est jointe, selon la légende, toute l'armée. Sur fond de confusion et de rumeurs selon lesquelles c'étaient les Turcs qui avaient attaqué, une partie de l'armée a été dispersée et a subi des pertes humaines et matérielles. C'est un exemple de la confusion qui peut régner dans une armée quand ses soldats perdent la raison. Et une telle confusion, le Très-Haut promet de la semer dans les armées des ennemis qui tenteront d'attaquer Israël.

וְרָדְפוּ מִכֶּם חֲמִשָּׁה מֵאָה וּמֵאָה מִכֶּם רְבָבָה יִרְדֹּפוּ וְנָפְלוּ אֹיְבֵיכֶם לִפְנֵיכֶם לֶחָרֶב׃

veradefoú mikkém 'hamichá me'á oume'á mikkém revavá yirdófou venafeloú oyevekhém lifnekhém le'hárev

8 Cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent d'entre vous feront reculer dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par l'épée.

Ainsi, le rapport de forces sera de 1:20, c'est-à-dire que chaque homme fera reculer 20 guerriers. De plus, les commentateurs disent que ce sont cinq simples paysans venus de la charrue : pas des guerriers, pas des gros bras quelconques, pas des héros.

Et ensuite, les cent feront déjà reculer révava – c'est un nombre que l'on traduit parfois par une myriade ou dix mille personnes. C'est-à-dire que, lorsque nous nous rassemblerons à cent, notre force n'agira plus selon une simple progression. Quand nous sommes cent, nous ne sommes pas 20 fois plus forts que quand nous sommes cinq, nous sommes bien des fois plus forts. Quand nous sommes ensemble, nous sommes plus forts. C'est très important, et j'en parle à maintes reprises : les actions communes de tout le peuple ont une très grande importance.

Et de nouveau nous lisons ici devant vous, c'est-à-dire que les ennemis, dans l'agitation, s'enfuiront, tomberont, en s'embrouillant et en se battant les uns contre les autres. Ici, on peut donner un exemple tiré de l'histoire juive. Il n'y a pas si longtemps, pendant l'une des guerres, des chars égyptiens sont entrés en territoire israélien dans la région du Sinaï. Deux jeunes filles, qui se trouvaient à un poste de contrôle isolé sur le rivage de la mer Rouge, sont allées se baigner, sans savoir du tout que des opérations militaires avaient commencé. Elles se baignaient et, comme elles étaient seules là-bas, elles se baignaient dans leur état originel. Et voilà qu'elles sortent de l'eau et voient que, juste devant elles, se tient un char égyptien. On ne comprend absolument pas ce qui se passait à ce moment-là dans la tête des jeunes filles, mais on comprend encore moins ce qui se passait dans la tête des soldats égyptiens, car le char fait demi-tour et disparaît à toute vitesse derrière l'horizon. Il se trouve qu'alors beaucoup d'Égyptiens ont été faits prisonniers, y compris ces tankistes, et ils ont raconté cette histoire. Ils avaient eu peur, parce qu'ils avaient raisonné : « Deux jeunes filles juives, complètement nues, ça ne peut pas être, il y a là un coup fourré, c'est une sorte de piège, il faut vite s'enfuir d'ici », ce qu'ils ont fait – ils ont fait demi-tour et se sont enfuis.

Et ensuite le Très-Haut poursuit Ses bonnes promesses.

וּפָנִיתִי אֲלֵיכֶם וְהִפְרֵיתִי אֶתְכֶם וְהִרְבֵּיתִי אֶתְכֶם וַהֲקִימֹתִי אֶת־בְּרִיתִי אִתְּכֶם׃

oufaníti alekhém vehifretí etkhém vehirbetí etkhém vahakimotí et-berití ittekhém

9 Je me tournerai vers vous (je tournerai Ma face vers vous), je vous ferai fructifier et je vous multiplierai, et Je maintiendrai (accomplirai) Mon alliance avec vous (l'alliance concernant la bénédiction du peuple d'Israël).

Je vous ferai fructifier et vous multiplierai – on peut dire que c'est une sorte de parallélisme : « Je ferai en sorte que vous ne soyez pas simplement plus nombreux, Je vous rendrai plus forts, si vous estimez cette unité, si vous commencez à poursuivre non pas à cinq, mais à cent. Plus grands seront les groupes, plus grandes les associations dans lesquels vous vous unirez, plus il y aura d'unité entre vous, plus vous deviendrez nombreux ».

וַאֲכַלְתֶּם יָשָׁן נוֹשָׁן וְיָשָׁן מִפְּנֵי חָדָשׁ תּוֹצִיאוּ׃

va'akhaltém yachán nochán veyachán mippené 'hadách totsíou

10 Et vous mangerez du vieux, très vieux, et il y aura quand même une nouvelle récolte, et vous serez obligés de sortir le vieux pour faire entrer le nouveau.

C'est-à-dire que vous aurez un grand excédent en tout, vous ne connaîtrez de manque en rien, sauf peut-être en place pour les entrepôts. Tous vos entrepôts seront remplis à tel point que, lorsqu'il y aura la nouvelle récolte, il vous restera encore une partie de l'ancienne récolte, elle vous suffira longtemps.

וְנָתַתִּי מִשְׁכָּנִי בְּתוֹכְכֶם וְלֹא־תִגְעַל נַפְשִׁי אֶתְכֶם׃

venatattí michkaní betokhekhém velo-tig'ál nafchí etkhém

11 Et Je donnerai Ma demeure au milieu de vous, et Mon âme ne s'opposera pas à vous (ne vous aura pas en dégoût).

וְהִתְהַלַּכְתִּי בְּתוֹכְכֶם וְהָיִיתִי לָכֶם לֵאלֹהִים וְאַתֶּם תִּהְיוּ־לִי לְעָם׃

vehithallakhtí betokhekhém vehayíti lakhém lelohim ve'attém tihyou-lí le'ám

12 Et Je marcherai au milieu de vous, et Je serai Dieu pour vous, et vous serez un peuple pour Moi.

Le SEIGNEUR dit : « Je serai constamment présent dans votre peuple, et Mon esprit, par conséquent, sera présent parmi vous et vous conduira. Vous serez Ma famille, c'est Ma grande famille que vous serez. Je serai Dieu pour vous, et vous serez pour Moi Mon peuple, Mes proches ». Nous avons déjà parlé du fait que, dans l'aspersion de l'autel avec le sang, dans cette partie des sacrifices, il y a un apparentement avec Dieu.

אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם אֲשֶׁר הוֹצֵאתִי אֶתְכֶם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִהְיֹת לָהֶם עֲבָדִים וָאֶשְׁבֹּר מֹטֹת עֻלְּכֶם וָאוֹלֵךְ אֶתְכֶם קוֹמְמִיּוּת׃

aní adonáy elohekhém achér hotséti etkhém me'érets mitsráyim mihyót lahém avadím va'echbór motót oullekhém va'olékh etkhém komemiyoút

13 Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu, Qui vous a fait sortir du pays d'Égypte, de ce que vous étiez esclaves, et J'ai brisé le joug (les barres) de votre asservissement, et Je vous ai fait sortir droits (la tête fièrement levée, le dos droit).

Le SEIGNEUR dit : « Voici le témoignage de ce que J'ai déjà fait. Je vous ai libérés de tout esclavage, de toute dépendance, Je vous ai fait sortir du pays qui vous avait complètement asservis. Vous connaissez Ma force, vous savez de quoi Je suis capable, combien grande peut être Ma bénédiction. Suivez Mes lois, écoutez Mes commandements, et tout vous arrivera en son temps. Vivez dans Mon temps : c'est le Chabbat, c'est la chmita (septième année), c'est le yovél (année du jubilé) ». La chmita – c'est le temps où tout devient commun : je n'ai rien en propre, et j'y suis prêt. Le jubilé – c'est le temps où chacun récupère ce qui est à lui, où je ne peux plus rester l'esclave de quelqu'un et être dans la dépendance de quelqu'un, je dois sortir en liberté, même si je n'en ai pas envie, même si je me suis habitué à l'esclavage. Car l'esclavage en ce temps-là (nous parlons de l'esclavage juif) n'est pas tout à fait tel que nous nous le représentons. C'est l'existence d'un travailleur salarié qui travaille pour la nourriture, pour un modeste salaire (on peut le comparer à un travailleur salarié d'aujourd'hui). Et soudain, l'année du jubilé, on lui dit : « Va et ouvre ton business, lance ta propre affaire, sois travailleur indépendant, sois autonome, nourris-toi toi-même. Elles sont terminées, toutes les master classes que tu as reçues ici, dans l'esclavage, chez un homme qui gère si bien son business qu'il a des travailleurs salariés. Maintenant, que tu le veuilles ou non, va t'occuper de ta propre affaire ». C'est une décision très courageuse, une telle sortie en liberté, mais il faut la réaliser. Et le Très-Haut dit : « Si tu vis dans le cadre, dans le rythme de Mon temps, tout contribuera à ton bien, le monde entier ». Et ce sont tous des temps de Dieu, des temps qui existent chez le Très-Haut. Et le Très-Haut dit : « Si vous faites tout en son temps, alors tout vous arrivera en son temps, le monde lui-même ira à votre rencontre, et le témoignage en est que Je suis le SEIGNEUR, Qui vous a fait sortir de l'esclavage, J'ai déjà brisé l'asservissement au-dessus de vous, vous êtes libres ».

וְאִם־לֹא תִשְׁמְעוּ לִי וְלֹא תַעֲשׂוּ אֵת כָּל־הַמִּצְוֹת הָאֵלֶּה׃

ve'im-ló tichme'oú li veló ta'asoú et kol-hammitsvót ha'élle

14 Mais si vous ne M'écoutez pas et n'accomplissez pas tous ces commandements,

וְאִם־בְּחֻקֹּתַי תִּמְאָסוּ וְאִם אֶת־מִשְׁפָּטַי תִּגְעַל נַפְשְׁכֶם לְבִלְתִּי עֲשׂוֹת אֶת־כָּל־מִצְוֹתַי לְהַפְרְכֶם אֶת־בְּרִיתִי׃

ve'im-be'houkkotáy tim'ásou ve'ím et-michpatáy tig'ál nafchekhém leviltí asót et-kol-mitsvotáy lehafrekhém et-berití

15 Si vous prenez en dégoût Mes lois, si votre âme a en horreur Mes lois, pour ne pas faire et pour rompre Mon alliance,

אַף־אֲנִי אֶעֱשֶׂה־זֹּאת לָכֶם וְהִפְקַדְתִּי עֲלֵיכֶם בֶּהָלָה אֶת־הַשַּׁחֶפֶת וְאֶת־הַקַּדַּחַת מְכַלּוֹת עֵינַיִם וּמְדִיבֹת נָפֶשׁ וּזְרַעְתֶּם לָרִיק זַרְעֲכֶם וַאֲכָלֻהוּ אֹיְבֵיכֶם׃

af-aní e'esse-zót lakhém vehifkadtí alekhém behalá et-hacha'héfet ve'et-hakkaddá'hat mekhallót enáyim oumdivót náfech ouzra'tém larík zar'akhém va'akhaloúhou oyevekhém

16 Moi aussi, J'agirai ainsi envers vous : Je vous livrerai au pouvoir de la peur, et de la maladie, et de la fièvre qui dévore les yeux et tourmente l'âme, et vous sèmerez en vain vos semences, et votre ennemi les mangera.

Les fruits de tout ce que vous faites ne vous reviendront pas. Le monde entier sera contre vous, et vos ennemis viendront et mangeront ce que vous semez.

וְנָתַתִּי פָנַי בָּכֶם וְנִגַּפְתֶּם לִפְנֵי אֹיְבֵיכֶם וְרָדוּ בָכֶם שֹׂנְאֵיכֶם וְנַסְתֶּם וְאֵין־רֹדֵף אֶתְכֶם׃

venatattí fanáy bakhém veniggaftém lifné oyevekhém veradoú vakhém sone'ekhém venastém ve'en-rodéf etkhém

17 Je tournerai Ma face vers vous, et vous serez frappés (on peut dire, frappés par la peste, frappés par une quelconque épidémie) devant vos ennemis, et ceux qui vous haïssent régneront sur vous (domineront sur vous par la force), vous fuirez même quand il n'y aura pas de poursuivant.

Nous avons dit que la phrase Je tournerai Ma face vers vous se trouve plus souvent dans un contexte positif, mais ici ce n'est pas du tout dans un contexte positif, ici cela signifie : « Je M'occuperai de vous personnellement, J'aurai affaire à vous. Vous vous retrouverez dans une situation encore pire que celle de vos ennemis lorsque vous seriez bénis, quand cent ennemis fuyaient devant cinq hommes. Ici, vous fuirez devant votre propre peur sans que personne ne vous poursuive. Pourquoi cela ? Parce que vous ressentirez de la peur du fait que vous avez rompu la relation avec Moi, à cause de Ma présence dans ce monde ».

וְאִם־עַד־אֵלֶּה לֹא תִשְׁמְעוּ לִי וְיָסַפְתִּי לְיַסְּרָה אֶתְכֶם שֶׁבַע עַל־חַטֹּאתֵיכֶם׃

ve'im-ad-élle lo tichme'oú li veyassaftí leyasserá etkhém chéva al-'hattotekhém

18 Mais si même alors vous ne M'écoutez pas, J'ajouterai et J'intensifierai vos souffrances sept fois pour vos transgressions.

Il peut arriver que le galout (exil), au lieu de 70 ans, dure 490 ans. Peut-être était-ce justement la crainte de Daniël, ce pour quoi il priait ardemment (9,4–19). Le SEIGNEUR dit : « Si vous n'écoutez pas, malgré le châtiment, Je ne vous rajouterai pas une année, ce n'est pas 8 ans au lieu de 7 que vous purgerez, non. Je vous donnerai 49 ans, vous recevrez un châtiment 7 fois plus grand ».

וְשָׁבַרְתִּי אֶת־גְּאוֹן עֻזְּכֶם וְנָתַתִּי אֶת־שְׁמֵיכֶם כַּבַּרְזֶל וְאֶת־אַרְצְכֶם כַּנְּחֻשָׁה׃

vechavartí et-geón ouzzekhém venatattí et-chemekhém kabbarzél ve'et-artsekhém kanne'houchá

19 Et Je briserai toute grandeur de votre force, et Je rendrai vos cieux comme le fer, et votre terre comme le cuivre.

C'est-à-dire que, d'un côté, les cieux ne donneront aucune humidité, ils seront comme du fer qui ne se couvre pas de buée. D'un autre côté, la terre sera comme de cuivre, c'est-à-dire que tous les fruits, tous tes trésors que tu y garderas, tout pourrira du fait que la terre se couvrira de buée, comme le cuivre, et cette humidité gâtera tout.

וְתַם לָרִיק כֹּחֲכֶם וְלֹא־תִתֵּן אַרְצְכֶם אֶת־יְבוּלָהּ וְעֵץ הָאָרֶץ לֹא יִתֵּן פִּרְיוֹ׃

vetám larík ko'hakhém velo-tittén artsekhém et-yevoulá ve'éts ha'árets lo yittén pir'yo

20 Et votre force se dépensera en vain, et votre terre ne donnera pas de fruits, et l'arbre terrestre ne donnera pas de fruits.

C'est-à-dire qu'ici c'est l'inverse, la terre vous résistera de toutes ses forces. Si au verset 4 nous lisions que même l'éts hassadé (arbre des champs), c'est-à-dire l'arbre sauvage, vous donnera des fruits, maintenant il est dit éts ha'aréts (arbre de la terre), celui qui est dans le jardin, même lui ne donnera pas de fruits.

וְאִם־תֵּלְכוּ עִמִּי קֶרִי וְלֹא תֹאבוּ לִשְׁמֹעַ לִי וְיָסַפְתִּי עֲלֵיכֶם מַכָּה שֶׁבַע כְּחַטֹּאתֵיכֶם׃

ve'im-telekhoú immí kéri veló tovoú lichmóa li veyassaftí alekhém makká chéva ke'hattotekhém

21 Si vous vous obstinez à marcher contre Moi et ne voulez pas M'écouter, alors Je vous porterai encore un coup septuple pour vos péchés.

Le mot kéri est parfois traduit par par hasard, c'est-à-dire que vous accomplirez les commandements de temps en temps. Mais une autre traduction, et ici la plus probable, me semble-t-il, est : si vous marchez obstinément contre Moi, si vous vous éloignez de Moi.

וְהִשְׁלַחְתִּי בָכֶם אֶת־חַיַּת הַשָּׂדֶה וְשִׁכְּלָה אֶתְכֶם וְהִכְרִיתָה אֶת־בְּהֶמְתְּכֶם וְהִמְעִיטָה אֶתְכֶם וְנָשַׁמּוּ דַּרְכֵיכֶם׃

vehichla'htí vakhém et-'hayát hassadé vechikkelá etkhém vehikhríta et-behemtekhém vehim'íta etkhém venachámmou darkhekhém

22 Et J'enverrai contre vous les bêtes des champs, et elles vous rendront sans enfants, et J'exterminerai votre bétail, et Je diminuerai votre nombre, et vos routes deviendront désertes.

Le mot chkhol (perte, mort des enfants) signifie orphelinage parental, ce mot n'existe pas dans la langue russe. En hébreu, il y a le mot yatom (celui qui a perdu ses parents) et le mot chakoul (celui qui a perdu ses enfants), ce mot n'a pas de synonyme dans la langue russe. Ces animaux détruiront vos enfants et feront de vous des parents qui ont perdu leurs enfants, vous rendront sans enfants, orphelins de vos enfants.

וְאִם־בְּאֵלֶּה לֹא תִוָּסְרוּ לִי וַהֲלַכְתֶּם עִמִּי קֶרִי׃

ve'ím-be'élle lo tivvaseroú li vahalakhtém immí kéri

23 Mais si même à cela vous n'obéissez pas et que vous allez contre Moi,

וְהָלַכְתִּי אַף־אֲנִי עִמָּכֶם בְּקֶרִי וְהִכֵּיתִי אֶתְכֶם גַּם־אָנִי שֶׁבַע עַל־חַטֹּאתֵיכֶם׃

vehalakhtí af-aní immakhém bekéri vehikketí etkhém gam-áni chéva al-'hattotekhém

24 Moi aussi, Je M'éloignerai de vous et Je vous punirai sept fois plus.

וְהֵבֵאתִי עֲלֵיכֶם חֶרֶב נֹקֶמֶת נְקַם־בְּרִית וְנֶאֱסַפְתֶּם אֶל־עָרֵיכֶם וְשִׁלַּחְתִּי דֶבֶר בְּתוֹכְכֶם וְנִתַּתֶּם בְּיַד־אוֹיֵב׃

vehevetí alekhém 'hérev nokémet nekam-berít vene'essaftém el-arekhém vechillá'hti déver betokhekhém venittattém beyad-oyév

25 Je ferai venir sur vous (Je vous apporterai) l'épée (l'épée de la vengeance pour la violation de l'alliance), et vous vous rassemblerez dans vos villes, et alors J'y enverrai sur vous une épidémie, et vous serez livrés aux mains de l'ennemi.

בְּשִׁבְרִי לָכֶם מַטֵּה־לֶחֶם וְאָפוּ עֶשֶׂר נָשִׁים לַחְמְכֶם בְּתַנּוּר אֶחָד וְהֵשִׁיבוּ לַחְמְכֶם בַּמִּשְׁקָל וַאֲכַלְתֶּם וְלֹא תִשְׂבָּעוּ׃

bechivrí lakhém matte-lé'hem (le soutien du pain) ve'afoú ésser nachím la'hmekhém betannoúr e'hád vehechívou la'hmekhém bammichkál va'akhaltém veló tisbá'ou

26 Je vous enlèverai toutes vos réserves de pain, et dix femmes cuiront le pain dans un seul four, et vous mesurerez le pain au poids, et vous mangerez, et vous ne serez pas rassasiés.

C'est-à-dire que toute l'agriculture sur laquelle vous vous appuyiez (il est écrit littéralement matté – bâton ou appui), le SEIGNEUR la reprendra. Et vous aurez si peu de pain, et le pain sera si cher, que les boulangers vous mesureront très, très strictement, vous doseront le pain, comme sous le système des cartes de rationnement.

Pourquoi le Très-Haut donne-t-il de tels châtiments ? Est-ce simplement un Père cruel, qui punit tous les désobéissants, qui punit tous ceux qui ne sont pas d'accord avec Lui, et tous ceux qui s'écartent de Sa volonté ? Ou bien y a-t-il quand même ici quelque chose d'autre, quelque chose d'autre qui se tient derrière cela ? Nous voyons souvent que l'homme se tourne vers le Très-Haut au moment où, comme il est dit dans le livre de Dévarim, « ta vie sera suspendue devant tes yeux », quand l'homme désespère et comprend que seul le Très-Haut peut l'aider. Il n'y a ni compte en banque, ni amis, ni quelque aide de la part de la nature : de nulle part, sinon du Très-Haut, l'homme ne peut attendre d'aide. Nous l'observons, et nous savons souvent par les témoignages des gens que c'est précisément à un tel moment que l'homme se tourne vers le Très-Haut. Et à l'inverse, quand l'homme a quelques biens, quelque richesse, quelque chose à quoi l'on peut s'accrocher, alors l'homme dirige vers cela et sa foi, et son espérance : « Dieu merci, j'ai cent mille dollars à la banque. Dieu merci, j'ai trois appartements et, si quelque chose arrive, je pourrai les louer. Dieu merci, j'ai des parents riches qui, si quelque chose arrive, m'aideront ». C'est-à-dire que, d'un côté, Dieu merci pour cela, et de l'autre côté, Dieu merci, je ne dois plus m'en remettre seulement à Dieu. Et très rarement, dans une telle situation, on peut entendre : « Dieu merci, j'ai Dieu, il y a Dieu qui ne m'abandonnera pas ». Et il se trouve que, souvent, l'homme dirige 90 % de son espérance sur lui-même et quelque 10 % sur le Très-Haut. Et c'est notre réalité, la réalité, y compris, des croyants. C'est pourquoi le Très-Haut dit que si les biens de l'homme, si ce qu'il possède, sa richesse quelconque, sa force quelconque, si tout cela lui permet de s'enhardir et de s'éloigner du Très-Haut, d'oublier que le Très-Haut est notre Dieu et que nous sommes Son peuple, d'oublier que l'espérance doit être à 100 % en Lui, alors le Très-Haut retire peu à peu toute assurance qui se tient entre nous et Lui. Si tout cela, comme une ancre, nous permet de nous tenir à ce monde et de ne pas espérer en Lui, alors nous recevons les résultats correspondants, alors le Très-Haut commence à frapper nos idoles qui nous éloignent de Lui. Mais si nos biens sont perçus comme Sa bénédiction, s'ils nous rapprochent de Lui, ils croîtront et se multiplieront, et nous nous enrichirons et Le glorifierons par nos biens, par notre aisance.

Le long chemin vers la maison

Vayikra 26,27–46

Avec l'aide de Dieu, nous continuons à étudier la section hebdomadaire Bé'houkotaï et nous lirons le chapitre 26 à partir du verset 27. Le Très-Haut continue de parler de ces châtiments et de ces malédictions qui poursuivront le peuple d'Israël si le peuple s'obstine à ne pas observer Sa volonté.

וְאִם־בְּזֹאת לֹא תִשְׁמְעוּ לִי וַהֲלַכְתֶּם עִמִּי בְּקֶרִי׃

ve'im-bezót lo tichme'oú li vahalakhtém immí bekéri

27 Et si, même en cela, vous ne M'écoutez pas et vous vous obstinez contre Moi,

וְהָלַכְתִּי עִמָּכֶם בַּחֲמַת־קֶרִי וְיִסַּרְתִּי אֶתְכֶם אַף־אָנִי שֶׁבַע עַל־חַטֹּאתֵיכֶם׃

vehalakhtí immakhém ba'hamat-kéri veyissartí etkhém af-áni chéva al-'hattotekhém

28 J'agirai contre vous avec une obstination courroucée, et Je vous tourmenterai sept fois pour vos péchés.

וַאֲכַלְתֶּם בְּשַׂר בְּנֵיכֶם וּבְשַׂר בְּנֹתֵיכֶם תֹּאכֵלוּ׃

va'akhaltém bessár benekhém ouvsár benotekhémDans le mot « vos filles », la translittération de l'original porte un e là où l'hébreu a un o ; nous suivons l'hébreu. tokhélou

29 Et vous mangerez la chair de vos fils, et la chair de vos filles vous mangerez.

De tels événements terribles sont arrivés dans l'histoire d'Israël. Il en est fait mention aussi dans le Tanakh, et les midrachim en parlent. Cela, malheureusement, a eu lieu aussi au XXe siècle, et cela s'est produit dans les camps de concentration allemands. C'est une situation très terrible.

Le midrach raconte l'histoire d'un homme nommé Douëk ben Yossef, qui laissa après lui un riche héritage à sa veuve. Celle-ci avait un petit enfant, et chaque fois elle offrait au Temple une quantité d'or équivalente à son poids, et en plus elle offrait encore beaucoup. Mais, lorsque survint le siège de Jérusalem, elle fut contrainte de manger son enfant. Le midrach dit que Yirméyahou le pleurait et demandait : « Comment une telle chose peut-elle être ?! » Et du ciel on répondit : « Et comment se peut-il qu'un kohen soit tué dans le Temple ? » Il s'agit, bien sûr, du sang de Zkharya, qui fut tué dans la cour du Temple sur l'ordre du roi Yoach (2e livre de Divreï haYamim, 24,21). Beaucoup de malheurs de ce genre sont arrivés au peuple d'Israël.

וְהִשְׁמַדְתִּי אֶת־בָּמֹתֵיכֶם וְהִכְרַתִּי אֶת־חַמָּנֵיכֶם וְנָתַתִּי אֶת־פִּגְרֵיכֶם עַל־פִּגְרֵי גִּלּוּלֵיכֶם וְגָעֲלָה נַפְשִׁי אֶתְכֶם׃

vehichmadtí et-bamotekhém vehikhrattí et-'hammanekhém venatattí et-pigrekhém al-pigré gilloulekhém vega'alá nafchí etkhém

30 Et J'anéantirai vos hauteurs, et J'anéantirai (abattrai jusqu'à la racine) vos autels solaires, et Je donnerai vos cadavres sur les ruines de vos idoles (sur les miettes de vos idoles), et Mon âme vous aura en dégoût.

Les hauteurs – de petites collines, des buttes, des mamelons – servaient à l'adoration d'autres dieux. 'Haman, c'est un mot rare qui est employé ici et dans le livre de Divreï haYamim et qui signifie apparemment lieu d'adoration du soleil (bien qu'il n'y ait pas de données attestant qu'à l'époque du don de la Torah il existait en Israël un culte d'adoration du soleil, il est apparu plus tard).

Encore un mot très intéressant, giloulékhém. Le fait est que idole en hébreu, c'est élil, et l'on aurait pu dire élillékhém (vos idoles). Mais le Très-Haut emploie ici un jeu de mots : galoul, ce sont des boulettes de fumier ; ainsi, on peut dire que giloulékhém – ce ne sont pas vos idoles, mais vos dieux-fumier.

Le midrach raconte l'histoire du prophète Éliyahou qui, un jour, rencontra un garçon très malade et enflé, qui était couché sur un tas de quelques ordures. Le prophète Éliyahou lui demanda : « Garçon, à qui es-tu ? As-tu des parents ? » Et le garçon répondit : « Non, il ne me reste personne. Je suis ici tout seul, et j'ai peur. » Et le prophète Éliyahou lui dit : « Garçon, je peux t'apprendre une prière qui t'aidera. Répète après moi : “Chéma yisraël adonaï éloheïnou adonaï é'had – Écoute, Israël, le SEIGNEUR, notre Dieu, Dieu est un !” » Mais le garçon dit : « Non, je ne dirai pas cela. Mes parents n'ont jamais prononcé le nom de ce Dieu, et je ne vais pas le prononcer. » Le garçon sortit de son sein un petit dieu quelconque, l'embrassa et mourut aussitôt.

Malheureusement, nous savons que toutes les formes d'idolâtrie sont devenues très répandues en Israël à l'époque du Premier Temple. Cela embrouille souvent les gens qui lisent le Tanakh et disent : « Il ne pouvait pas y avoir une telle chose en Israël, comme vous le dites, parce que voilà, il est clairement écrit que la Torah l'interdit ! » Mais il faut comprendre et se souvenir que le peuple d'Israël n'observait pas, ou n'observait pas toujours, les commandements de la Torah. Et même au contraire, on peut dire que presque jamais tout Israël n'a vécu selon la Torah. Nous sommes vivants grâce à la miséricorde et à la longanimité du Très-Haut. C'est pourquoi, quand vous essayez de supposer que quelque chose n'a pas existé parce que la Torah l'interdit, il faut être prudent avec cela. Les règles interdisent de traverser la route au feu rouge. Quoi, vous n'avez jamais vu des gens traverser la rue au feu rouge ? Israël était encore plus rebelle à l'égard des commandements du Très-Haut.

Ainsi, le Très-Haut dit : « J'anéantirai vos sanctuaires païens et jetterai vos cadavres sur les ruines de ces sanctuaires païens ».

וְנָתַתִּי אֶת־עָרֵיכֶם חָרְבָּה וַהֲשִׁמּוֹתִי אֶת־מִקְדְּשֵׁיכֶם וְלֹא אָרִיחַ בְּרֵיחַ נִיחֹחֲכֶם׃

venatattí et-arekhém 'horbá vahachimmotí et-mikdechekhém veló aríya'h beréya'h ni'ho'hakhém

31 Et en ruines Je changerai vos villes, et rendrai vides vos sanctuaires (ici, ce sont déjà des sanctuaires où l'on adore le Très-Haut Lui-même), et Je ne respirerai pas leur odeur.

וַהֲשִׁמֹּתִי אֲנִי אֶת־הָאָרֶץ וְשָׁמְמוּ עָלֶיהָ אֹיְבֵיכֶם הַיֹּשְׁבִים בָּהּ׃

vahachimmotí aní et-ha'árets vachamemoú aléha oyevekhém hayochevím ba

32 Et votre pays (votre terre), Je le dévasterai, et vos ennemis qui s'y établiront s'en étonneront.

Le châtiment s'intensifie, et déjà, non seulement il n'y a plus de lien avec Dieu, mais il n'y a plus de lien avec le pays non plus. Le Très-Haut dit : « Et pourquoi Me faudrait-il, sur la Terre sainte, un peuple qui ne vit pas dans la sainteté, qui ne M'adore pas ? »

La phrase vachamémou aléha oyévékhém hayochévim ba peut se traduire de deux manières. La première : ils s'étonneront, ils seront frappés de l'ampleur de la destruction qui s'est produite, ceux de vos ennemis qui s'établiront sur votre terre. Ils verront et diront : « Quelles grandes villes il y avait ici, quels jardins il y avait ici, pourquoi tout cela a-t-il péri ? » Et autrement, on peut le comprendre ainsi : elle (la terre) sera vide aussi pour vos ennemis qui s'établiront ici après vous. Même à vos ennemis, elle ne donnera rien. Ils essaieront, mais ils ne pourront rien tirer de la terre.

וְאֶתְכֶם אֱזָרֶה בַגּוֹיִם וַהֲרִיקֹתִי אַחֲרֵיכֶם חָרֶב וְהָיְתָה אַרְצְכֶם שְׁמָמָה וְעָרֵיכֶם יִהְיוּ חָרְבָּה׃

ve'etkhém ezaré vaggoyím vaharikotí a'harekhém 'hárev vehayetá artsekhém chemamá ve'arekhém yihyoú 'horbá

33 Et vous, je vous disperserai (éparpillerai) parmi les nations, et l'épée de la dévastation viendra derrière vous. Et votre terre sera dans la désolation, et vos villes en ruines.

אָז תִּרְצֶה הָאָרֶץ אֶת־שַׁבְּתֹתֶיהָ כֹּל יְמֵי הֳשַּׁמָּה וְאַתֶּם בְּאֶרֶץ אֹיְבֵיכֶם אָז תִּשְׁבַּת הָאָרֶץ וְהִרְצָת אֶת־שַׁבְּתֹתֶיהָ׃

az tirtsé ha'árets et-chabbetotéha kol yemé hochammá ve'attém be'érets oyevekhém az tichbát ha'árets vehirtsát et-chabbetotéha

34 Alors la terre sera satisfaite de ses sabbats, pendant tous les jours de sa désolation la terre fera sabbat, quand vous serez dans le pays de vos ennemis ; alors la terre fera sabbat.

La terre assouvira son désir de faire sabbat : « Si vous ne laissez pas la terre se reposer une fois tous les sept ans, alors Je la laisserai se reposer. Je lui donnerai toutes ces années de sabbats que vous n'avez pas observées. Et à la mesure de votre non-observance du sabbat pour la terre, vous recevrez un châtiment, et la terre recevra son droit au sabbat ». Le Très-Haut nous dit ici, pour ainsi dire : « Ma terre vivra de toute façon selon Mes lois, Mes lois s'accompliront de toute façon. Avec votre participation – pour votre bénédiction, sans votre participation – pour votre malédiction. Mais Ma volonté, Ma loi s'accomplira. Décidez vous-mêmes : voulez-vous que cette loi devienne une bénédiction pour vous, ou voulez-vous que cela vous devienne une malédiction ? Voulez-vous vivre selon Mes lois ou voulez-vous être punis selon Mes lois ? Serez-vous une partie du problème ou une partie de la solution du problème ? À vous de décider ».

כָּל־יְמֵי הָשַּׁמָּה תִּשְׁבֹּת אֵת אֲשֶׁר לֹא־שָׁבְתָה בְּשַׁבְּתֹתֵיכֶם בְּשִׁבְתְּכֶם עָלֶיהָ׃

kol-yemé hochammá tichbót et achér lo-chavetá bechabbetotekhém bechivtekhém aléha

35 Pendant tout le temps de la désolation, la terre fera sabbat pour ces années où elle n'a pas fait sabbat, pour le fait que vous n'avez pas fait sabbat sur elle quand vous habitiez sur elle.

וְהַנִּשְׁאָרִים בָּכֶם וְהֵבֵאתִי מֹרֶךְ בִּלְבָבָם בְּאַרְצֹת אֹיְבֵיהֶם וְרָדַף אֹתָם קוֹל עָלֶה נִדָּף וְנָסוּ מְנֻסַת־חֶרֶב וְנָפְלוּ וְאֵין רֹדֵף׃

vehannich'arím bakhém vehevetí mórekh bilvavám be'artsót oyevehém veradáf otám kol alé niddáf venassoú menoussat-'hérev venafeloú ve'én rodéf

36 Et à ceux d'entre vous qui survivront, Je donnerai la mollesse de cœur dans le pays de vos ennemis, et le bruit d'une feuille qui bruisse sur le sol les poursuivra, et ils fuiront comme devant l'épée, et ils tomberont, bien que personne ne les poursuive.

Je l'ai déjà dit et je le répéterai ici encore une fois : la mollesse de cœur, ce n'est pas ce qu'en langue russe on appelle avoir le cœur tendre ou être bon. La mollesse de cœur, c'est la timidité, pas forcément dans un sens négatif, c'est simplement une qualité humaine. On raconte qu'avant une guerre, le kohen gadol passait devant l'armée et disait : « Celui qui est faible de cœur, rakh libo (au cœur mou), qu'il rentre chez lui ». La mollesse de cœur s'apparente à la crainte, c'est une qualité que l'homme possède. Il ne faut pas toujours forcément la combattre et la surmonter pour partir à la guerre, mais quand le Très-Haut amollit le cœur dans un sens tel qu'ici, l'homme commence à vivre de peurs.

וְכָשְׁלוּ אִישׁ־בְּאָחִיו כְּמִפְּנֵי־חֶרֶב וְרֹדֵף אָיִן וְלֹא־תִהְיֶה לָכֶם תְּקוּמָה לִפְנֵי אֹיְבֵיכֶם׃

vekhacheloú ich-be'a'hív kemippene-'hérev verodéf áyin velo-tihyé lakhém tekoumá lifné oyevekhém

37 Et ils s'empêtreront, frère avec frère, comme s'ils fuyaient devant l'épée, alors qu'en réalité personne ne les poursuivra ; et vous n'aurez pas la possibilité de vous relever et de tenir tête à vos ennemis.

C'est-à-dire que le Très-Haut dit : « Je mettrai en vous cette mollesse de cœur et ce sentiment constant d'être poursuivis, cette impression constante que quelqu'un vous pourchasse ». C'est le sentiment avec lequel vit le pécheur : l'attente constante du jugement, l'attente constante de quelque chose qui peut s'abattre sur lui.

וַאֲבַדְתֶּם בַּגּוֹיִם וְאָכְלָה אֶתְכֶם אֶרֶץ אֹיְבֵיכֶם׃

va'avadtém baggoyím ve'akhelá etkhém érets oyevekhém

38 Et vous vous perdrez parmi les païens, et le pays de vos ennemis vous mangera.

Que signifie vous vous perdrez les uns les autres dans le pays des païens ? Cela signifie l'assimilation, le peuple se dissoudra, se mêlera aux autres peuples, et cela se produit encore maintenant : quand le peuple revient dans le pays, nous le voyons. Énormément de gens se sont dispersés, se sont perdus. Un frère vit en Amérique, l'autre en Australie, et les relations ont cessé, les liens se sont rompus. Combien de frères et de sœurs, de pères et d'enfants se retrouvent maintenant les uns les autres. Combien de gens qui ont perdu leurs documents juifs essaient de retrouver leur statut, essaient de savoir : « Mais suis-je seulement juif ? » Autrefois, leurs ancêtres, à cause des persécutions, ont caché, perdu ou se sont fait faire d'autres documents, et les enfants en souffrent jusqu'à aujourd'hui.

וְהַנִּשְׁאָרִים בָּכֶם יִמַּקּוּ בַּעֲוֹנָם בְּאַרְצֹת אֹיְבֵיכֶם וְאַף בַּעֲוֹנֹת אֲבֹתָם אִתָּם יִמָּקּוּ׃

vehannich'arím bakhém yimmákkou ba'avonám be'artsót oyevekhém ve'áf ba'avonót avotám ittám yimmákkou

39 Et ceux qui resteront fondront (s'affaibliront) pour leurs péchés dans les pays de leurs ennemis, et même pour les péchés de leurs pères ils fondront.

Le fait que l'homme ne puisse pas revenir sur le chemin du Très-Haut dans un pays étranger se répercute aussi sur ses enfants. Nous pouvons voir des générations qui s'éloignent du judaïsme, qui fuient vers quelques autres religions. Et nous voyons des centres de bouddhisme et des centres d'autres religions, et tout à coup il s'avère qu'ils sont dirigés par des gens qui portent le nom de famille Cohen ou le nom de famille Katz. Et ce ne sont pas des histoires inventées.

וְהִתְוַדּוּ אֶת־עֲוֹנָם וְאֶת־עֲוֹן אֲבֹתָם בְּמַעֲלָם אֲשֶׁר מָעֲלוּ־בִי וְאַף אֲשֶׁר־הָלְכוּ עִמִּי בְּקֶרִי׃

vehitvaddoú et-avonám ve'et-avón avotám bema'alám achér ma'alou-ví ve'áf acher-halekhoú immí bekéri

40 Et ils confesseront (prendront soudain conscience de) leur péché et le péché de leurs pères, dans leur fraude, quand ils fraudaient (Me trompaient, trompaient Ma confiance) et quand ils se révoltaient contre Moi,

אַף־אֲנִי אֵלֵךְ עִמָּם בְּקֶרִי וְהֵבֵאתִי אֹתָם בְּאֶרֶץ אֹיְבֵיהֶם אוֹ־אָז יִכָּנַע לְבָבָם הֶעָרֵל וְאָז יִרְצוּ אֶת־עֲוֹנָם׃

af-aní elékh immám bekéri vehevetí otám be'érets oyevehém o-áz yikkaná levavám he'arél ve'áz yirtsoú et-avonám

41 Et pour cela Je leur ai résisté, et les ai amenés dans le pays des ennemis. Et alors leur cœur incirconcis se soumettra, et alors ils purgeront leur châtiment (expieront leur faute).

וְזָכַרְתִּי אֶת־בְּרִיתִי יַעֲקוֹב וְאַף אֶת־בְּרִיתִי יִצְחָק וְאַף אֶת־בְּרִיתִי אַבְרָהָם אֶזְכֹּר וְהָאָרֶץ אֶזְכֹּר׃

vezakhartí et-berití ya'akóv ve'áf et-berití yits'hák ve'áf et-berití avrahám ezkór veha'árets ezkór

42 Et Je Me souviendrai de Mon alliance avec Yaakov, et de l'alliance avec Yits'hak, et de l'alliance avec Avraham, et du pays Je Me souviendrai.

Nous savons que l'alliance avec Yaakov, c'est une alliance portant sur la protection, sur le fait que le Très-Haut sera toujours avec nous. Et l'alliance avec Avraham, c'est une alliance portant sur le salut, l'une des parties importantes de l'histoire juive. C'est l'alliance lors de la conclusion de laquelle le Très-Haut a promis à Avraham de nous faire sortir de l'exil. C'est l'alliance liée au retour de l'exil.

וְהָאָרֶץ תֵּעָזֵב מֵהֶם וְתִרֶץ אֶת־שַׁבְּתֹתֶיהָ בָּהְשַׁמָּה מֵהֶם וְהֵם יִרְצוּ אֶת־עֲוֹנָם יַעַן וּבְיַעַן בְּמִשְׁפָּטַי מָאָסוּ וְאֶת־חֻקֹּתַי גָּעֲלָה נַפְשָׁם׃

veha'árets te'azév mehém vetírets et-chabbetotéha bohchammá mehém vehém yirtsoú et-avonám yá'an ouvyá'an bemichpatáy ma'ásou ve'et-'houkkotáy ga'alá nafchám

43 Et le pays, abandonné par eux, pendant le temps de son vide obtiendra satisfaction pour ses sabbats. Et ils purgeront pour leur péché et pour ce qu'ils répugnaient à Mes jugements, et que Mes lois étaient odieuses à leur âme.

וְאַף־גַּם־זֹאת בִּהְיוֹתָם בְּאֶרֶץ אֹיְבֵיהֶם לֹא־מְאַסְתִּים וְלֹא־גְעַלְתִּים לְכַלֹּתָם לְהָפֵר בְּרִיתִי אִתָּם כִּי אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיהֶם׃

ve'áf gam-zót bihyotám be'érets oyevehém lo-me'astím velo-ge'altím lekhallotám lehafér berití ittám ki aní adonáy elohehém

44 Mais même malgré cela, quand ils étaient dans le pays de leurs ennemis, Je ne les ai pas dédaignés et ne les ai pas abhorrés pour les anéantir, pour rompre Mon alliance avec eux ; car Je suis le SEIGNEUR, leur Dieu.

Le Très-Haut dit : « Tout ce qui vous arrivera – et quand vous serez exilés de la terre, et quand vous serez punis pour vos péchés, et quand vous en viendrez, à Dieu ne plaise, à manger vos enfants – tout cela, ce sont des châtiments, mais ils sont toujours pour votre amendement, pour votre retour sur la Terre sainte ».

וְזָכַרְתִּי לָהֶם בְּרִית רִאשֹׁנִים אֲשֶׁר הוֹצֵאתִי־אֹתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם לְעֵינֵי הַגּוֹיִם לִהְיֹת לָהֶם לֵאלֹהִים אֲנִי יְהוָה:

vezakhartí lahém berít richoním achér hotseti-otám me'érets mitsráyim le'ené haggoyím lihyot lahém lelohím aní adonáy

45 Je Me suis souvenu pour eux de l'alliance qui a été conclue avec leurs ancêtres, que J'ai fait sortir du pays d'Égypte sous les yeux de tous les païens, pour être leur Dieu ; Je suis le SEIGNEUR.

Le Très-Haut dit : « J'ai envoyé ce peuple, en son temps, en exil en Égypte. Et le peuple était dans l'asservissement, et dans l'humiliation, et dans le mépris chez les païens. Mais J'ai montré Ma force sur eux et les ai fait sortir, et pas simplement fait sortir, mais fait sortir sous les yeux de tous les païens, pour Ma gloire et en preuve pour tous que c'est Mon peuple. Je M'en souviendrai, et Je ferai ainsi de nouveau. Je ne ferai pas simplement sortir ce peuple du galout (exil), Je ne dirai pas simplement aux punis : “Bon, sortez du coin !” Non, Je les ferai sortir comme J'ai fait sortir leurs ancêtres d'Égypte sous les yeux de tous les peuples, afin que le monde entier voie le miracle du retour d'Israël sur sa terre.

אֵלֶּה הַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים וְהַתּוֹרֹת אֲשֶׁר נָתַן יְהוָה בֵּינוֹ וּבֵין בְּנֵי יִשְׂרָאֵל בְּהַר סִינַי בְּיַד־מֹשֶׁה׃

élle ha'houkkím vehammichpatím vehattorót achér natán adonáy benó ouvén bené yisraél behár sináy beyad-moché

46 Voici les lois, les jugements (statuts) et les enseignements que le SEIGNEUR a donnés entre Lui et entre les fils d'Israël sur le mont Sinaï par la main de Moché.

Nous avons déjà dit à plusieurs reprises que 'houkkim (lois), c'est la relation avec le Très-Haut, michpatim (jugements, statuts) – c'est la relation entre les gens, mais ici il y a encore aussi torot (enseignements). L'enseignement, c'est l'apprentissage, une méthodologie : comment agir quand nous ne connaissons pas la loi concrète, par quoi se guider, comment se conduire dans des situations nouvelles qui ne nous sont pas familières. C'est une instruction donnée à notre sagesse, afin que notre sagesse puisse connaître et trouver quelques solutions nouvelles quand il n'y a pas d'indications concrètes. C'est le sentiment de la droiture, le sentiment de la pureté, vers lesquels le Très-Haut nous conduit. C'est un contrat d'amitié, de coopération et de rétablissement de la coopération si l'amitié ne réussit pas, un contrat de travail que le Très-Haut a transmis et conclu par l'intermédiaire de l'intercesseur de la Torah, l'avoué Moché, avec tout le peuple d'Israël.

Éprouve ce que vaut chaque chose

Vayikra 27,1–34

Avec l'aide de Dieu, nous terminons, vous et moi, l'étude de la section Bé'houkotaï et nous terminons aussi l'étude du livre de Vayikra. Nous lirons le dernier chapitre du livre, le chapitre 27, à partir du verset 1.


וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché lemór

1 Et le SEIGNEUR parla à Moché, disant :


דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם אִישׁ כִּי יַפְלִא נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ נְפָשֹׁת לַיהוָה׃

dabbér el-bené yisraél ve'amartá alehém ich ki yaflí néder be'erkekhá nefachót ladonáy

2 « Parle avec les fils d'Israël et dis-leur : si un homme fait un vœu, selon l'estimation des âmes il donnera au SEIGNEUR.

C'est-à-dire qu'un homme, se trouvant dans une situation difficile quelconque ou simplement comme ça, a promis au Très-Haut non pas une vache, non pas un bœuf, mais lui-même, et a dit : « Si Tu me sauves, si Tu me délivres, alors je T'appartiendrai tout entier ». Bien entendu, les gens ne se vendent pas, à plus forte raison au SEIGNEUR : tout Lui appartient de toute façon. Et l'on pourrait dire que lui, en tant que celui qui s'est consacré au SEIGNEUR, ira travailler au Temple et restera peut-être dans le service du Temple pour la nourriture, tombant ainsi en esclavage chez les kohanim. Mais le SEIGNEUR dit ici : « Rachète-toi selon la valeur d'estimation ».

Le mot be'erkekhá (selon l'estimation, érekh – valeur, prix) est employé ici d'une manière un peu inhabituelle : il se termine par le suffixe du pronom possessif de la deuxième personne kha, c'est-à-dire selon ton estimation. Mais il est devenu une forme figée sans suffixe et sera employé ainsi tout au long du chapitre. Dans le Tanakh, on rencontre plusieurs cas d'un tel emploi.

Ainsi, le Très-Haut dit que ce n'est pas l'homme lui-même qui devient esclave, mais qu'il donne un certain équivalent en argent de sa capacité à travailler, de sa capacité au labeur.


וְהָיָה עֶרְכְּךָ הַזָּכָר מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וְעַד בֶּן־שִׁשִּׁים שָׁנָה וְהָיָה עֶרְכְּךָ חֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כֶּסֶף בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ׃

vehayá erkékha hazzakhár mibbén esrím chaná ve'ád ben-chichím chaná vehayá erkekhá 'hamichím chékel késsef bechékel hakkódech

3 Et ce sera la valeur d'un homme de vingt à soixante ans, et sa valeur sera de cinquante chékels d'argent en chékels saints.

Si l'on recalcule la valeur de l'argent contenu dans un chékel saint, on obtient à peu près, environ 10 dollars (19,6 grammes d'argent à 0,5 dollar), c'est-à-dire un rapport d'un à dix. Et alors il se trouve qu'un homme âgé de vingt à soixante ans doit donner pour lui-même une rançon de 500 dollars.


וְאִם־נְקֵבָה הִוא וְהָיָה עֶרְכְּךָ שְׁלֹשִׁים שָׁקֶל׃

ve'im-nekevá hi vehayá erkekhá chelochím chákel

4 Et si c'est une femme, sa valeur sera de trente chékels.

On peut, bien sûr, s'indigner et dire : « Quel Dieu terrible, qui estime la femme moins que l'homme ». Mais nous nous souvenons qu'il s'agit de la capacité au travail. Si l'on suppose qu'à la femme, en raison de sa faiblesse, on accorde une réduction, alors tout peut paraître autrement. En même temps, nous devons comprendre que l'homme, à cette époque, était le soutien de la famille, était celui qui combat, protège, rapporte, pourvoit. C'est pourquoi il est naturel que le gain de l'homme à cette époque était plus grand, et la rançon pour l'homme est fixée, en conséquence, plus élevée.


וְאִם מִבֶּן־חָמֵשׁ שָׁנִים וְעַד בֶּן־עֶשְׂרִים שָׁנָה וְהָיָה עֶרְכְּךָ הַזָּכָר עֶשְׂרִים שְׁקָלִים וְלַנְּקֵבָה עֲשֶׂרֶת שְׁקָלִים׃

ve'ím mibben-'haméch chaním ve'ád ben-esrím chaná vehayá erkekhá hazzakhár esrím chekalím velannekevá asséret chekalím

5 Et si de cinq ans jusqu'à vingt ans, la valeur d'un jeune homme sera de vingt chékels, et d'une jeune fille – dix chékels.


וְאִם מִבֶּן־חֹדֶשׁ וְעַד בֶּן־חָמֵשׁ שָׁנִים וְהָיָה עֶרְכְּךָ הַזָּכָר חֲמִשָּׁה שְׁקָלִים כָּסֶף וְלַנְּקֵבָה עֶרְכְּךָ שְׁלֹשֶׁת שְׁקָלִים כָּסֶף׃

ve'ím mibben-'hódech ve'ád ben-'haméch chaním vehayá erkekhá hazzakhár 'hamichá chekalím kássef velannekevá erkekhá chelóchet chekalím kássef

6 Et si de l'âge d'un mois jusqu'à cinq ans, la rançon pour un garçon sera de cinq chékels d'argent, et pour une fillette la valeur sera de trois chékels d'argent.

Habituellement, quand nous parlons d'un enfant de moins de cinq ans, c'est un rappel de l'époque difficile que c'était. Le rachat s'effectue à partir du moment où il atteint un mois. Il a vécu jusqu'à un mois – cela veut dire qu'il a survécu. Loin de là, tous n'y parvenaient pas, c'est pourquoi l'estimation est donnée à partir de l'âge d'un mois.


וְאִם מִבֶּן־שִׁשִּׁים שָׁנָה וָמַעְלָה אִם־זָכָר וְהָיָה עֶרְכְּךָ חֲמִשָּׁה עָשָׂר שָׁקֶל וְלַנְּקֵבָה עֲשָׂרָה שְׁקָלִים׃

ve'ím mibben-chichím chaná vamá'la im-zakhár vehayá erkekhá 'hamichá assár chákel velannekevá assará chekalím

7 Et si de soixante ans et au-dessus, si c'est un vieillard, sa rançon sera de quinze chékels, et pour une vieille femme – dix chékels.


וְאִם־מָךְ הוּא מֵעֶרְכֶּךָ וְהֶעֱמִידוֹ לִפְנֵי הַכֹּהֵן וְהֶעֱרִיךְ אֹתוֹ הַכֹּהֵן עַל־פִּי אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יַד הַנֹּדֵר יַעֲרִיכֶנּוּ הַכֹּהֵן׃

ve'im-mákh hou me'erkékha vehe'emidó lifné hakkohén vehe'eríkh otó hakkohén al-pí achér tassíg yad hannodér ya'arikhénnou hakkohén

8 Et s'il est pauvre et ne peut pas se racheter, on le placera devant le kohen, et le kohen lui donnera une estimation autant que le permettent les moyens de celui qui a fait le vœu, ainsi l'estimera le kohen.

La Torah est toujours miséricordieuse envers ceux qui ne peuvent pas donner quelque chose, ne peuvent pas offrir quelque chose. Si un homme n'a pas assez de moyens, alors nous devons nous souvenir de Qui pourvoit aux kohanim, de Qui pourvoit au monde entier. Le Très-Haut est le Plus riche sponsor au monde des kohanim du peuple de Dieu, c'est pourquoi ils ne doivent pas essayer d'extorquer de l'argent aux gens. Il s'agit ici d'un homme qui fait un don volontaire, qui remet volontairement une certaine somme, et le kohen peut lui dire : « Pas autant, il n'en faut pas autant, donne un peu moins, pour que ton budget n'en souffre pas ». Je sais qu'il existe d'autres variantes, et il m'est arrivé d'entendre que, dans certaines assemblées, on appelle les gens à promettre, à faire des vœux au Très-Haut : « J'apporterai tant et tant ». Et ensuite on commence à prier pour eux, pour que Dieu leur donne la possibilité d'apporter ce « tant et tant », et si cela ne leur réussit pas, on les appelle des débiteurs. Or ici, nous voyons que la Torah propose un tout autre chemin : même si l'homme a déjà promis quelque chose, le kohen peut et doit lui dire : « Tu n'as pas ? Donne moins, donne tant et tant ». La Torah prend soin non seulement du kohen, mais aussi de l'homme qui fait le don. Le kohen existe pour ces gens, et non l'inverse, non ces gens pour le kohen.


וְאִם־בְּהֵמָה אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה קָרְבָּן לַיהוָה כֹּל אֲשֶׁר יִתֵּן מִמֶּנּוּ לַיהוָה יִהְיֶה־קֹּדֶשׁ׃

ve'im-behemá achér yakrívou mimménna korbán ladonáy kol achér yittén mimménnou ladonáy yihye-kódech

9 Et s'il fait vœu d'offrir en sacrifice quelque animal parmi ceux qu'on offre en sacrifice au SEIGNEUR, alors tout ce qu'il donnera au SEIGNEUR sera saint.


לֹא יַחֲלִיפֶנּוּ וְלֹא־יָמִיר אֹתוֹ טוֹב בְּרָע אוֹ־רַע בְּטוֹב וְאִם־הָמֵר יָמִיר בְּהֵמָה בִּבְהֵמָה וְהָיָה־הוּא וּתְמוּרָתוֹ יִהְיֶה־קֹּדֶשׁ׃

lo ya'halifénnou velo-yamír otó tov berá o-rá betóv ve'im-hamér yamír behemá bivhemá vehaya-hoú outmourató yihye-kódech

10 Il ne l'échangera pas et ne le changera pas, un bon pour un mauvais ou inversement, et si toutefois il l'a changé, s'il remplace une petite bête par une petite bête, alors et celle-ci, et son remplacement seront saints.

C'est-à-dire que, si un homme a dit : « Ce petit agneau-là, je l'offrirai en sacrifice », il ne peut pas le changer. On ne peut pas dire : « Ce serait trop gras pour le sacrifice, cet agneau-là, je vais plutôt en donner un moins bon », ou à l'inverse dire : « J'ai honte de me présenter devant les yeux du Très-Haut avec un tel agneau, on peut en prendre un meilleur ». Non, l'intention en elle-même de donner quelque chose au Très-Haut est déjà un bien. C'est pourquoi, l'agneau de la qualité que tu as promise, c'est celui-là que tu offres en sacrifice.

Et si j'essaie quand même de le changer et que je dis : « Non, cet agneau n'est pas très bon, j'en apporterai un meilleur », ou à l'inverse : « Cet agneau est trop bon, je vais plutôt en apporter un moins bon », alors allez, offre les deux en sacrifice.


וְאִם כָּל־בְּהֵמָה טְמֵאָה אֲשֶׁר לֹא־יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה קָרְבָּן לַיהוָה וְהֶעֱמִיד אֶת־הַבְּהֵמָה לִפְנֵי הַכֹּהֵן׃

ve'ím kol-behemá teme'á achér lo-yakrívou mimménna korbán ladonáy vehe'emíd et-habbehemá lifné hakkohén

11 Et si c'est un animal impur, dont on n'offre pas de sacrifice au SEIGNEUR, celui qui l'apporte placera cet animal devant le kohen,

Il y a toutes sortes de travaux qui s'effectuent dans le service du Temple, et il est tout à fait possible qu'on trouve une place pour un âne ou pour un cheval. Et ceux qui administrent les choses saintes peuvent simplement vendre cet animal. En outre, il s'agit de dons aux kohanim, et le kohen peut avoir sa propre exploitation.


וְהֶעֱרִיךְ הַכֹּהֵן אֹתָהּ בֵּין טוֹב וּבֵין רָע כְּעֶרְכְּךָ הַכֹּהֵן כֵּן יִהְיֶה׃

vehe'eríkh hakkohén otá ben tov ouvén ra ke'erkekhá hakkohén ken yihyé

12 Et le kohen l'estimera – si elle est bonne ou mauvaise ; comme l'estimera le kohen, ainsi ce sera.

Pourquoi est-il important que le kohen l'estime ? Pourquoi estimer le petit cheval ou le petit âne que j'ai offert ?


וְאִם־גָּאֹל יִגְאָלֶנָּה וְיָסַף חֲמִישִׁתוֹ עַל־עֶרְכֶּךָ׃

ve'im-ga'ól yig'alénna veyassáf 'hamichitó al-erkékha

13 Mais s'il a l'intention de le racheter, il ajoutera la cinquième partie à l'estimation.

Il se trouve que j'ai, pour ainsi dire, d'abord offert l'animal au Temple, puis je le reprends, et cela devient inconvenant – changer d'avis. C'est pourquoi, à titre de dédit, je dois donner la cinquième partie de l'estimation. Comment détermine-t-on la cinquième partie ? Selon une version, on peut dire qu'il y a quatre quarts : le tout se divise en quatre quarts, c'est-à-dire quatre parts de 25 %. J'ajoute une cinquième part aux quatre, c'est-à-dire que j'ajoute 25 %, et on obtient 125 % de l'estimation du kohen. Selon une autre version, il y a cinq parts dans le tout, chaque part de 20 %. Et quand j'ajoute une sixième part aux cinq, on obtient 120 % de l'estimation. On compte de différentes manières, mais en tout cas je dois ajouter, pour reprendre ce que j'ai décidé de consacrer au SEIGNEUR, pour que cela n'ait pas l'air que j'ai simplement changé d'avis.


וְאִישׁ כִּי־יַקְדִּשׁ אֶת־בֵּיתוֹ קֹדֶשׁ לַיהוָה וְהֶעֱרִיכוֹ הַכֹּהֵן בֵּין טוֹב וּבֵין רָע כַּאֲשֶׁר יַעֲרִיךְ אֹתוֹ הַכֹּהֵן כֵּן יָקוּם׃

ve'ích ki-yakdích et-betó kódech ladonáy vehe'erikhó hakkohén ben tov ouvén ra ka'achér ya'aríkh otó hakkohén ken yakoúm

14 Et si un homme a consacré sa maison comme chose sainte au SEIGNEUR, le kohen l'estimera – si elle est bonne ou mauvaise ; comme l'estimera le kohen, ainsi ce sera.


וְאִם־הַמַּקְדִּישׁ יִגְאַל אֶת־בֵּיתוֹ וְיָסַף חֲמִישִׁית כֶּסֶף־עֶרְכְּךָ עָלָיו וְהָיָה לוֹ׃

ve'im-hammakdích yig'ál et-betó veyassáf 'hamichít kessef-erkekhá aláv vehayá lo

15 Si celui qui consacre veut racheter sa maison, il y ajoutera la cinquième partie de la valeur, et ce sera à lui.

C'est le même principe qu'avec l'animal.


וְאִם מִשְּׂדֵה אֲחֻזָּתוֹ יַקְדִּישׁ אִישׁ לַיהוָה וְהָיָה עֶרְכְּךָ לְפִי זַרְעוֹ זֶרַע חֹמֶר שְׂעֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף׃

ve'ím missedé a'houzzató yakdích ich ladonáy vehayá erkekhá lefí zar'ó zéra 'hómer se'orím ba'hamichím chékel kássef

16 Et si, de son champ (de sa propriété ancestrale), un homme consacre au Très-Haut, sa valeur sera selon ses semailles : pour un omer (une mesure) d'orge, on paie 50 chékels d'argent.

C'est-à-dire que, si l'on peut semer 8 mesures sur ce champ, alors 50 x 8 = 400 chékels, c'est ce que vaudra ce champ.


אִם־מִשְּׁנַת הַיֹּבֵל יַקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ כְּעֶרְכְּךָ יָקוּם׃

im-michenát hayovél yakdích sadéhou ke'erkekhá yakoúm

17 S'il le consacre à partir de l'année du jubilé – comme tu l'estimeras, ainsi ce sera (le champ sera compté à sa pleine valeur).


וְאִם־אַחַר הַיֹּבֵל יַקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ וְחִשַּׁב־לוֹ הַכֹּהֵן אֶת־הַכֶּסֶף עַל־פִּי הַשָּׁנִים הַנּוֹתָרֹת עַד שְׁנַת הַיֹּבֵל וְנִגְרַע מֵעֶרְכֶּךָ׃

ve'im-a'hár hayovél yakdích sadéhou ve'hichav-ló hakkohén et-hakkéssef al-pí hachaním hannotarót ad chenát hayovél venigrá me'erkékha

18 Et si c'est après l'année du jubilé qu'il consacre son champ, le kohen lui calculera la valeur en argent selon le prix des années qui restent jusqu'à l'année du jubilé, il lui comptera cette durée jusqu'à l'année du jubilé et diminuera la valeur.

C'est-à-dire que, si nous avons dit que le champ vaut 400 chékels jusqu'à l'année du jubilé, cela fait 8 chékels par an. 10 ans ont passé – et le champ coûtera 80 chékels de moins, déjà 320 chékels.


וְאִם־גָּאֹל יִגְאַל אֶת־הַשָּׂדֶה הַמַּקְדִּישׁ אֹתוֹ וְיָסַף חֲמִשִׁית כֶּסֶף־עֶרְכְּךָ עָלָיו וְקָם לוֹ׃

ve'im-ga'ól yig'ál et-hassadé hammakdích otó veyassáf 'hamichít kessef-erkekhá aláv vekám lo

19 Si celui qui consacre veut racheter son champ, il y ajoutera la cinquième partie de la valeur, et il sera à lui.


וְאִם־לֹא יִגְאַל אֶת־הַשָּׂדֶה וְאִם־מָכַר אֶת־הַשָּׂדֶה לְאִישׁ אַחֵר לֹא יִגָּאֵל עוֹד׃

ve'im-ló yig'ál et-hassadé ve'im-makhár et-hassadé le'ích a'hér lo-yigga'él od

20 Et s'il ne rachète pas ce champ, ou si le kohen vend ce champ à un autre homme, il ne peut plus le racheter.

C'est-à-dire que, si j'ai consacré un champ, que je l'ai remis à la disposition du kohen et que je ne l'ai pas racheté pendant un certain temps, et que le kohen, pendant ce temps, a décidé qu'il n'a pas besoin du champ, mais qu'il a bien besoin d'argent, et qu'il a vendu ce champ, alors c'est fini, je ne peux plus venir racheter mon champ dans ce cas.


וְהָיָה הַשָּׂדֶה בְּצֵאתוֹ בַיֹּבֵל קֹדֶשׁ לַיהוָה כִּשְׂדֵה הַחֵרֶם לַכֹּהֵן תִּהְיֶה אֲחֻזָּתוֹ׃

vehayá hassadé betsetó vayovél kódech ladonáy kisdé ha'hérem lakkohén tihyé a'houzzató

21 Et ce champ sera, au moment de l'année du jubilé, chose sainte pour le SEIGNEUR, comme un champ qui est aliéné ; cette propriété sera au kohen.

On aurait pu s'attendre à ce que, l'année du jubilé, le champ me revienne, mais – non. Répétons, pour comprendre : si j'ai donné, consacré ma propriété au kohen, alors je peux la racheter. Mais si je ne l'ai pas rachetée ou si le kohen l'a vendue à quelqu'un, alors je ne pourrai plus la racheter, et l'année du jubilé ce champ devient la possession éternelle du kohen, il ne reviendra pas à moi.


וְאִם אֶת־שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא מִשְּׂדֵה אֲחֻזָּתוֹ יַקְדִּישׁ לַיהוָה׃

ve'ím et-sedé miknató achér lo missedé a'houzzató yakdích ladonáy

22 Et si c'est un champ acquis, qui n'est pas sa propriété, qu'il consacre au SEIGNEUR,

Il est question ici de la situation suivante : j'ai acheté à quelqu'un un champ jusqu'à l'année du jubilé (nous nous souvenons que la terre ne peut pas être achetée pour un usage éternel), et j'ai décidé de le consacrer au SEIGNEUR. Dans ce cas, naturellement, le kohen ne peut pas le prendre, parce que le champ, en fait, n'est pas à moi, plus exactement, il n'est à moi que pour un certain temps.


וְחִשַּׁב־לוֹ הַכֹּהֵן אֵת מִכְסַת הָעֶרְכְּךָ עַד שְׁנַת הַיֹּבֵל וְנָתַן אֶת־הָעֶרְכְּךָ בַּיּוֹם הַהוּא קֹדֶשׁ לַיהוָה׃

ve'hichav-ló hakkohén et mikhsát ha'erkekhá ad chenát hayovél venatán et-ha'erkekhá bayom hahoú kódech ladonáy

23 Le kohen calculera la valeur du champ jusqu'à l'année du jubilé, et ce jour-là même il donnera la valeur de ce champ comme chose sainte pour le SEIGNEUR.

Le champ lui-même, je ne le remets pas, je peux continuer à l'utiliser. C'est comme si je rachetais au kohen la valeur de sa location selon la valeur d'estimation jusqu'à l'année du jubilé, et ce jour-là même je donne cet argent comme chose sainte pour le SEIGNEUR.

On peut ici s'étonner, ici le moment est déjà venu de s'étonner, et demander : « Pourquoi donc tout cela se fait-il ? De quels cas s'agit-il ? Pourquoi soudain un homme consacre-t-il au Très-Haut tantôt un petit bélier, tantôt une petite brebis, tantôt une petite chèvre, tantôt un arbre, tantôt une maison, tantôt un champ ? D'où vient donc tout cela ? » Et il faut s'arrêter et comprendre que le peuple vit auprès du Très-Haut et ressent constamment la grâce du Très-Haut, ressent la bonté du Très-Haut. Et c'est pourquoi, éprouvant en retour de l'amour pour le Très-Haut, le peuple veut lui-même faire un don, donner quelque chose de soi à Celui de Qui il reçoit et le pain spirituel, et le pain matériel. Nous vivons dans une société dans laquelle on nous habitue à faire des dons, et souvent les enseignants nous disent : « Allez, faites des dons, faites des dons ! » Mais la Torah dit qu'il y a des gens chez qui donner, offrir quelque chose au Très-Haut, c'est un élan du cœur. Et c'est sur cette bonté de cœur, sur les bons cœurs des gens, que se construit avant tout toute l'économie du Temple.


בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל יָשׁוּב הַשָּׂדֶה לַאֲשֶׁר קָנָהוּ מֵאִתּוֹ לַאֲשֶׁר־לוֹ אֲחֻזַּת הָאָרֶץ׃

bichnát hayovél yachoúv hassadé la'achér kanáhou me'ittó la'acher-ló a'houzzát ha'árets

24 L'année du jubilé, ce champ reviendra à celui à qui j'ai acheté ce champ.

Pour le propriétaire du champ, la situation ne change pas : il l'aurait récupéré de toute façon l'année du jubilé.

וְכָל־עֶרְכְּךָ יִהְיֶה בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ עֶשְׂרִים גֵּרָה יִהְיֶה הַשָּׁקֶל׃

vekhol-erkekhá yihyé bechékel hakkódech esrím gerá yihyé hachákel

25 Et toute l'estimation sera en chékels saints, et chaque chékel pèsera vingt guéras.

Un guer, c'est à peu près un gramme d'argent. Le Très-Haut dit : il y a un standard unique pour l'estimation, et ce n'est pas en yuans, pas en yens, pas en roubles. Tout se fait en chékels du Temple (saints), on ne peut pas changer l'unité d'estimation, aucune manipulation de change ne pourra se faire ici – chez nous tout est honnête.


אַךְ־בְּכוֹר אֲשֶׁר־יְבֻכַּר לַיהוָה בִּבְהֵמָה לֹא־יַקְדִּישׁ אִישׁ אֹתוֹ אִם־שׁוֹר אִם־שֶׂה לַיהוָה הוּא׃

akh-bekhór achér yevoukkár ladonáy bivhemá lo-yakdích ich otó im-chór im-sé ladonáy hou

26 Mais le premier-né qui sera au SEIGNEUR parmi le bétail, un homme ne le consacrera pas : si c'est un taureau et si c'est une brebis – ils sont au SEIGNEUR.

Tout premier-né du bétail qui est né chez moi appartient déjà au SEIGNEUR. Et ce qui appartient déjà au SEIGNEUR, comme l'a dit le SEIGNEUR : « À Moi – tous les premiers-nés », je ne peux pas le Lui consacrer, les premiers-nés Lui sont déjà consacrés, je dois les traiter comme consacrés. C'est pourquoi je ne peux pas dire : « Si cette vache a un petit veau, je le consacrerai au Très-Haut ». Non, il est déjà consacré au Très-Haut – ce n'est pas à moi, et je ne peux pas le distribuer.


וְאִם בַּבְּהֵמָה הַטְּמֵאָה וּפָדָה בְעֶרְכֶּךָ וְיָסַף חֲמִשִׁתוֹ עָלָיו וְאִם־לֹא יִגָּאֵל וְנִמְכַּר בְּעֶרְכֶּךָ׃

ve'ím babbehemá hatteme'á oufadá ve'erkékha veyassáf 'hamichitó aláv ve'im-ló yigga'él venimkár be'erkékha

27 Et si c'est du bétail impur, je peux le racheter pour sa valeur, en ajoutant la cinquième partie, et si je ne le rachète pas, il sera vendu pour sa valeur.

On pourrait penser qu'alors – OK, et le premier-né d'un cheval, et le premier-né d'un âne ou le premier-né d'une chamelle sont aussi consacrés au SEIGNEUR, c'est-à-dire que je pourrais penser que les premiers-nés des animaux impurs non plus, on ne peut pas les consacrer au Très-Haut. Nous nous souvenons que le verset 11 nous a déjà parlé de la consécration d'un animal impur. Et ici la Torah parle des premiers-nés de tels animaux pour que je comprenne que d'un animal impur, je peux consacrer les premiers-nés au Très-Haut. Là encore, dans l'exploitation, un petit chameau, un petit âne ou un poulain peut se révéler utile, et c'est pourquoi, si j'ai offert le premier-né d'animaux impurs, je peux le racheter pour sa valeur, en ajoutant la cinquième partie. Les trésoriers du Temple ou des kohanim peuvent les vendre selon leur valeur, et si ce n'est pas moi qui les ai rachetés, alors c'est fini, le train est parti, je ne pourrai plus les racheter.


אַךְ־כָּל־חֵרֶם אֲשֶׁר יַחֲרִם אִישׁ לַיהוָה מִכָּל־אֲשֶׁר־לוֹ מֵאָדָם וּבְהֵמָה וּמִשְּׂדֵה אֲחֻזָּתוֹ לֹא יִמָּכֵר וְלֹא יִגָּאֵל כָּל־חֵרֶם קֹדֶשׁ־קָדָשִׁים הוּא לַיהוָה׃

akh kol-'hérem achér ya'harím ich ladonáy mikkol-acher-ló me'adám ouvhemá oumissedé a'houzzató lo yimmakhér veló yigga'él kol-'hérem kodech-kadachím hou ladonáy

28 Mais tout ce qui est voué par interdit, qu'un homme vouera par interdit au SEIGNEUR de tout ce qui est à lui : et de l'homme, et du bétail, et du champ, et de la propriété, il ne le vendra pas et ne le rachètera pas, tout ce qui est voué par interdit – c'est chose sainte pour le SEIGNEUR.

Il est question ici d'une situation où j'ai consacré à l'avance au SEIGNEUR quelque chose que je n'ai pas encore. Par exemple, si des guerriers disent : « Quand nous entrerons dans telle ville, alors tous les biens dont nous nous emparerons là-bas seront chose sainte pour le SEIGNEUR », alors cela, on ne peut ni le vendre, ni le racheter, ni l'échanger. Si j'ai trouvé dans la ville prise quelque vase précieux, quelque objet ou quelque homme (pour ces temps-là), je ne peux ni les racheter ni les vendre : tout cela est chose sainte pour le SEIGNEUR, et cela ne se discute en aucun cas.


כָּל־חֵרֶם אֲשֶׁר יָחֳרַם מִן־הָאָדָם לֹא יִפָּדֶה מוֹת יוּמָת׃

kol-'hérem achér ya'horám min-ha'adám lo yippadé mot youmát

29 Quiconque, parmi les hommes, est voué par interdit ne peut être racheté, il mourra de mort.

Je sais qu'aujourd'hui il existe beaucoup de conventions et de lois différentes qui disent qu'il faut faire des prisonniers, entretenir les prisonniers et qu'on ne peut pas tuer les civils. La Torah prévoit une attitude quelque peu différente. Si nous, guerriers, avons dit avant le combat : « Nous entrerons dans la ville et nous y tuerons tout le monde (comme dit le Tanakh, tous ceux qui urinent contre le mur), nous anéantirons tous ceux qui sont dans la ville, si nous la prenons », alors tout sera voué par interdit au Très-Haut : rien ni personne ne peut être vendu, ni échangé, ni racheté. Peut-être est-il juste de dire que l'humanité a grandi au-delà de ces rapports-là : de même qu'aujourd'hui l'esclavage est interdit, de même est interdit le meurtre de prisonniers désarmés.

Et la Torah continue à parler de l'économie du Temple. Nous avons parlé de ce qui est donné par l'homme volontairement, mais il y a aussi des obligations déterminées.


וְכָל־מַעְשַׂר הָאָרֶץ מִזֶּרַע הָאָרֶץ מִפְּרִי הָעֵץ לַיהוָה הוּא קֹדֶשׁ לַיהוָה׃

vekhol-ma'sár ha'árets mizzéra ha'árets mipperí ha'éts ladonáy hou kódech ladonáy

30 Toute dîme de la terre : des semences de la terre et des fruits des arbres – au SEIGNEUR, c'est une chose sainte du SEIGNEUR.

La dîme de tous les fruits de la terre, c'est ce que l'habitant du pays d'Israël est obligé de remettre aux lévites. Il est très important de se souvenir ici que c'est notre commandement, notre obligation envers le SEIGNEUR, envers le Très-Haut. Ni envers le rabbin, ni envers l'enseignant, ni envers le pasteur, ni envers quelqu'un d'autre, mais précisément envers le SEIGNEUR. Puisque tous ne vivent pas en Israël, et qu'il n'y a pas de Temple aujourd'hui, et qu'il n'y a pas de service des lévites aujourd'hui, ce qui nous est ouvert dans le cœur, c'est comment consacrer cet argent au SEIGNEUR. Bien sûr, il est bon de soutenir les enseignants, tout enseignant existe grâce au soutien, mais le choix – revient au cœur de l'homme.


וְאִם־גָּאֹל יִגְאַל אִישׁ מִמַּעַשְׂרוֹ חֲמִשִׁיתוֹ יֹסֵף עָלָיו׃

ve'im-ga'ól yig'ál ich mimma'asró 'hamichitó yosséf aláv

31 Et si un homme veut racheter sa dîme, il ajoutera à sa valeur la cinquième partie.

Si des pommes ont poussé chez moi, et que j'ai récolté 200 kilogrammes de pommes, alors à 5 chékels le kilogramme, ma récolte vaudra 1000 chékels. Et si je veux, au lieu des pommes, donner de l'argent, alors je dois payer en plus la cinquième partie (comme nous l'avons dit, cela peut faire 1200 chékels ou 1250 chékels), je dois ajouter de l'argent.

Remarque entre parenthèses : il arrive une situation où je rachète la dîme d'un autre. Par exemple, je vois que mon voisin 'Haïm a fait pousser 100 kilogrammes de pommes et donne la récolte en dîme. Je peux dire au kohen : « Je rachète ». Pourquoi en ai-je besoin ? Peut-être parce que je veux faire plus de confiture dans mon atelier, ou pour la manger moi-même, peu importe. Dans ce cas, je rachète la dîme d'un autre au prix d'achat, c'est-à-dire que je ne dois pas y ajouter la cinquième partie : car je n'ai pas changé d'avis, je rachète simplement, un tel droit existe.


וְכָל־מַעְשַׂר בָּקָר וָצֹאן כֹּל אֲשֶׁר־יַעֲבֹר תַּחַת הַשָּׁבֶט הָעֲשִׂירִי יִהְיֶה־קֹּדֶשׁ לַיהוָה׃

vekhol-ma'sár bakár vatsón kol acher-ya'avór tá'hat hachávet ha'assirí yihye-kódech ladonáy

32 Et toute dîme du gros bétail et du petit bétail, tout ce qui passera le dixième sous la verge (le bâton), sera chose sainte pour le SEIGNEUR.

Quand je fais rentrer les brebis dans l'enclos, elles sautent chez moi par-dessus la clôture, je les compte (comme on compte les moutons avant de s'endormir), et chaque dixième, qui est passée sous la verge, – au SEIGNEUR. Je ne choisis pas la plus grasse, ou la plus maigre, ou la plus blanche, ou la plus sombre. Chaque dixième, dans un ordre aléatoire, je le consacre au Très-Haut.

לֹא יְבַקֵּר בֵּין־טוֹב לָרַע וְלֹא יְמִירֶנּוּ וְאִם־הָמֵר יְמִירֶנּוּ וְהָיָה־הוּא וּתְמוּרָתוֹ יִהְיֶה־קֹדֶשׁ לֹא יִגָּאֵל׃

lo yevakkér ben-tóv lará veló yemirénnou ve'im-hamér yemirénnou vehaya-hoú outmourató yihye-kódech lo yigga'él

33 Il ne choisira pas entre le mauvais et le bon et ne le substituera pas, et s'il le substitue malgré tout – et l'un, et l'autre seront chose sainte, sans droit de rachat ».

Et le dernier verset de notre chapitre, le dernier verset du livre de Vayikra :


אֵלֶּה הַמִּצְוֹת אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל בְּהַר סִינָי׃

élle hammitsvót achér tsivvá adonáy et-moché el-bené yisraél behár sináy

34 Voici les commandements que le SEIGNEUR a ordonnés à Moché pour les fils d'Israël sur le mont Sinaï.

Ce sont les commandements que le SEIGNEUR a ordonné à Moché de transmettre aux fils d'Israël. Ce n'est pas la première fois que nous rencontrons la précision sur le mont Sinaï, bien que le peuple soit déjà parti du mont Sinaï, que la Tente d'assignation soit déjà dressée, et que beaucoup d'autres choses se soient produites. Mais nous voyons, et j'en ai parlé : la Torah n'est pas toujours donnée dans l'ordre chronologique, dans la Torah il n'y a pas de chronologie stricte, et c'est un de ces exemples. Ce sont les commandements que Moché a reçus du Très-Haut sur le mont Sinaï.

Et nous avons terminé, avec l'aide de Dieu, le livre de Vayikra. Un livre difficile, j'espère qu'avec l'aide de Dieu il est devenu un peu plus proche, un peu plus compréhensible. Gloire à Dieu pour cette possibilité – chaque année relire la Torah, chaque année découvrir quelque chose de nouveau pour soi. C'est une grande chose, la fin d'un livre, d'un traité, certains organisent même une fête à cette occasion. Béni soit le Très-Haut, qui donne la sagesse à son sang et à sa chair. Louange au Très-Haut, au Dieu Miséricordieux !

Bé'houkotaï : entretiens liés

Pour continuer : la section Béhar sur l'année sabbatique et le jubilé, les bénédictions et les malédictions dans Dévarim 28, l'entretien sur les alliances et les sections hebdomadaires de la Torah.

Original russe : alexblend.com
Cette traduction a été réalisée avec l’aide de l’IA et nécessite encore une révision linguistique et une correction par des locuteurs natifs.

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    Sommaire de cette section

    1. 1Pensez par vous-mêmes, décidez par vous-mêmes 26,3–26
    2. 2Le long chemin vers la maison 26,27–46
    3. 3Éprouve ce que vaut chaque chose 27,1–34
    4. 4Bé'houkotaï : entretiens liés

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