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בְּמִדְבַּר

Bémidbar

le recensement et le service des lévites

Illustration : alexblend.com
Section hebdomadaire
34 sur 54
Versets
Bémidbar 1,1–4,20
Parties
9
Temps de lecture
1 h 28 min

signale les passages où la traduction s'écarte délibérément de l'original russe. Touchez-le pour afficher la remarque.

Bémidbar est la section hebdomadaire sur le recensement d'Israël, la disposition des tribus dans le camp et le service des lévites. Le sténogramme d'Alex Blend ouvre l'étude du livre Bémidbar : on y examine la place de chacun dans la communauté, les premiers-nés et la manière de traiter les objets sacrés. Le texte de la Torah est donné en hébreu, avec la translittération, une traductionL'original précise que le texte est accompagné d'une traduction russe. Comme cette page présente une traduction française, la phrase dit simplement « une traduction ». et le commentaire de l'auteur.

Le compte dira toute la vérité

Bémidbar 1,1–54

Nous avons fini d'étudier le livre Vayikra, mais la Torah ne finit jamais, c'est pourquoi nous commençons avec l'aide de Dieu l'étude du livre Bémidbar par la première section hebdomadaire, qui porte le même nom que tout le livre, et nous lirons à partir du verset 1.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי בְּאֹהֶל מוֹעֵד בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי בַּשָּׁנָה הַשֵּׁנִית לְצֵאתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם לֵאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché bemidbár sináy be'óhel mo'éd be'e'hád la'hódech hachení bachaná hachenít letsetám me'érets mitsráyim lemór

1 Et le SEIGNEUR parla avec Moché dans le désert du Sinaï, dans la Tente d'assignation, le premier jour du deuxième mois (du mois d'iyar), la deuxième année après leur sortie d'Égypte, en disant :

Comme je l'ai déjà mentionné, les Juifs n'avaient pas d'imagination pour les noms des livres, et c'est pourquoi on les appelait d'après l'un des premiers mots significatifs. Le mot bémidbar (dans le désert) est devenu le nom à la fois du livre dans son ensemble et de la section hebdomadaire.

Donc, le début du mois d'iyar, le printemps, c'est à peu près mai, le désert du Sinaï, il commence à faire chaud (là-bas, même en hiver, il ne fait pas froid), et le Très-Haut s'adresse à Moché et lui donne un ordre.

שְׂאוּ אֶת־רֹאשׁ כָּל־עֲדַת בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת כָּל־זָכָר לְגֻלְגְּלֹתָם׃

seoú et-róch kol-adát bene-yisraél lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót kol-zakhár legoulgelotám

2 Portez les commencementsL'auteur dit ici littéralement « les commencements » (un mot qui peut aussi signifier « les chefs »), à l'image de l'hébreu roch, « tête » et « commencement ». Le français garde ce sens littéral. de toute la communauté des fils d'Israël selon leurs familles, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, tous les hommes, par tête.

Le mot goulgolet signifie littéralement crâne, mais il est employé au sens de tête lorsqu'il s'agit d'un décompte. Donc, il faut compter, pour parler en image, le nombre de têtes des fils d'Israël dans toutes les tribus.

מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כָּל־יֹצֵא צָבָא בְּיִשְׂרָאֵל תִּפְקְדוּ אֹתָם לְצִבְאֹתָם אַתָּה וְאַהֲרֹן׃

mibbén esrím chaná vamá'la kol-yotsé tsavá beyisraél tifkedoú otám letsiv'otám attá ve'aharón

3 De 20 ans et plus, rattachez-les tous à leur armée, toi et Aharon.

Disons, ce sont ceux qui sont aptes au service militaire ou soumis aux obligations militaires. Dans le déplacement d'Israël à travers le désert, il doit y avoir de l'ordre, et le meilleur des ordres, c'est de répartir les gens de sorte que chacun sache de quelle tribu il est, et que chaque tribu connaisse sa place dans la disposition du camp, pour que tout soit calme, paisible, et que chacun se trouve à sa place, et peut-être se prépare à ses fonctions. Chacun est rattaché à sa troupe, à son armée, dans un certain sens de ce mot. Et dans une armée, il doit y avoir de l'ordre et un décompte. C'est pourquoi le Très-Haut ordonne à Moché et à Aharon de compter tout le monde et de répartir correctement. Mais ils ne le feront pas seulement à deux, c'est ce que nous lisons ensuite.

וְאִתְּכֶם יִהְיוּ אִישׁ אִישׁ לַמַּטֶּה אִישׁ רֹאשׁ לְבֵית־אֲבֹתָיו הוּא׃

ve'ittekhém yihyou ich ich lammatté ich roch levet-avotáv hou

4 Et avec vous il y aura un homme de chaque tribu, parmi les autorités de chaque tribu (un chef, pour ainsi dire, de l'« état-major tribal »).

וְאֵלֶּה שְׁמוֹת הָאֲנָשִׁים אֲשֶׁר יַעַמְדוּ אִתְּכֶם לִרְאוּבֵן אֱלִיצוּר בֶּן־שְׁדֵיאוּר׃

ve'élle chemót ha'anachím achér ya'amdoú ittekhém lir'ouvén elitsoúr ben-chedeoúr

5 Et voici les noms des hommes qui se tiendront avec vous dans ce service : de la tribu de Réouven, le représentant sera Élitsour ben Chdéyour ;

C'est-à-dire qu'avec vous, dans le processus du recensement et du décompte de toutes les tribus, il y aura 12 représentants, un de chaque tribu, que c'est le Très-Haut qui nommera, pour que Moché et Aharon n'aient pas de difficulté à choisir.

Le nom Élitsour signifie Dieu – mon créateur. Selon l'une des significations, le mot tsour est lié au mot tsoura (forme), c'est-à-dire Dieu me forme. Une autre signification du nom est mon SEIGNEUR – un rocher. Le nom Chdéyour signifie Chaddaï – ma lumière. Comme nous le savons, Chaddaï est l'un des noms de Dieu.

לְשִׁמְעוֹן שְׁלֻמִיאֵל בֶּן־צוּרִישַׁדָּי׃

lechim'ón cheloumi'él ben-tsourichaddáy

6 De la tribu de Chimon – Chlémiël ben Tsourichaddaï ;

Il se trouve que le nom Schlemihl est devenu synonyme des mots empoté, maladroit et ainsi de suite, à l'initiative de l'écrivain allemand Alderbert von Chamisso, qui a ainsi nommé le héros principal de son livre « L'Histoire extraordinaire de Peter Schlemihl » (1814). Mais il n'y a rien de mauvais dans ce nom, au contraire, Chlémiël signifie Mon chalom (ma paix) – le SEIGNEUR. Dans le nom de son père, Tsourichaddaï, on retrouve le mot tsour, dont nous avons déjà parlé, c'est-à-dire que c'est soit Mon Rocher Chaddaï, soit Celui Qui me crée – Chaddaï.

לִיהוּדָה נַחְשׁוֹן בֶּן־עַמִּינָדָב׃

lihoudá na'hchón ben-amminadáv

7 De la tribu de Yéhouda – Na'hchon ben Amminadav ;

Le nom Na'hchon est un diminutif du mot na'hach (serpent), c'est-à-dire serpenteau. Nous devons nous souvenir et toujours garder en tête que nos ancêtres n'avaient pas honte de donner des noms comme Kélev (chien), Zé'ev (loup), 'Hamor (âne) ou, comme ici, Na'hchon (serpenteau). Ce n'était pas considéré comme honteux, parce qu'on nommait ainsi un homme à cause de certaines qualités de l'animal, on ne pensait pas forcément à la bêtise, et ce n'est pas déshonorant. Le nom de son père, Amminadav, signifie mon Dieu est généreux.

לְיִשָּׂשכָר נְתַנְאֵל בֶּן־צוּעָר׃

leyissakhár netan'él ben-tsou'ár

8 De la tribu de Yissakhar – Nétan'el ben Tsouar ;

Le guide de la tribu de Yissakhar – Nétanel (Dieu a donné) ben Tsouar. Le nom Tsouar vient du mot tsaar – petit assistant, un garçon qui peut facilement aider, un jeune assistant, un soutien pour papa.

לִזְבוּלֻן אֱלִיאָב בֶּן־חֵלֹן׃

lizvouloún eli'áv ben-'helón

9 De la tribu de Zévouloun – Éliav ben 'Hélon ;

Le nom Éliav signifie Dieu est mon père. Le nom 'Hélon – soldat, combattant, homme vaillant.

לִבְנֵי יוֹסֵף לְאֶפְרַיִם אֱלִישָׁמָע בֶּן־עַמִּיהוּד לִמְנַשֶּׁה גַּמְלִיאֵל בֶּן־פְּדָהצוּר׃

livné yosséf le'efráyim elichamá ben-ammihoúd limnaché gamli'él ben-pedatsoúr

10 Des tribus des fils de Yossef : d'Éfraïm – Élichama ben Ammihoud, de la tribu de Ménaché – Gamliël ben Pdatsour.

Le nom Élichama signifie Dieu m'a entendu, ou simplement Dieu a entendu. Ammihoud – mon Dieu est glorifié. Gamliël – le SEIGNEUR m'a délivré. Le verbe lig'ol – sauver, délivrer, goël – libérateur, rédempteur. Pdatsour – racheteur ou mon libérateur, rocher. C'est une autre signification du mot rédemption, du verbe lifdot (racheter). Le verbe pada (au passé) signifie qu'une rançon a été payée pour un homme, qu'il a été tiré de captivité ou libéré. Et c'est aussi un nom qui fait allusion au Très-Haut.

לְבִנְיָמִן אֲבִידָן בֶּן־גִּדְעֹנִי׃

levinyamín avidán ben-gid'oní

11 De la tribu de Binyamin – Avidan ben Guidoni ;

Avidan signifie mon père juge. Guidoni, ce nom est très probablement lié à un lieu qui s'appelle Guéda, c'est-à-dire guédéen, si l'on traduit librement.

לְדָן אֲחִיעֶזֶר בֶּן־עַמִּישַׁדָּי׃

ledán a'hi'ézer ben-ammichaddáy

12 De la tribu de Dan – A'hiézer ben Ammichaddaï ;

Le nom A'hiézer signifie mon frère m'est en aide. Ammichadaï signifie mon Dieu – Chaddaï.

לְאָשֵׁר פַּגְעִיאֵל בֶּן־עָכְרָן׃

le'achér pag'i'él ben-okhrán

13 De la tribu d'Acher – Paguiël ben Akhran ;

Paguiël – cela signifie celui qui rencontre Dieu, celui qui prie avec Dieu. Le nom Akhran vient de la signification de la racine akhar (solidement debout).

לְגָד אֶלְיָסָף בֶּן־דְּעוּאֵל׃

legád elyassáf ben-deou'él

14 De la tribu de Gad – Elyassaf ben Déouël ;

Le nom Elyassaf – mon Dieu ajoutera, mon Dieu me bénira abondamment. Le nom Déouël (Réouël) – celui qui connaît Dieu, les deux formes du nom sont des abréviations de Darouël.

לְנַפְתָּלִי אֲחִירַע בֶּן־עֵינָן׃

lenaftalí a'hirá ben-enán

15 De la tribu de Naftali – A'hira ben Eïnan.

Le nom A'hira – mon frère est proche de moi, c'est une allusion au désir de paix dans la famille. Le nom Eïnan signifie un homme aux yeux bons, il vient du mot aïn – œil. Voilà quels noms il y avait à cette époque.

אֵלֶּה קְרִיאֵי (קְרוּאֵי) הָעֵדָה נְשִׂיאֵי מַטּוֹת אֲבוֹתָם רָאשֵׁי אַלְפֵי יִשְׂרָאֵל הֵם׃

élle kerou'é ha'edá nesi'é mattót avotám raché alfé yisraél hem

16 Ce sont les élus de la communauté, les chefs des états-majors (on peut traduire ainsi), les guides et les chefs de milliers d'Israël ».

וַיִּקַּח מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן אֵת הָאֲנָשִׁים הָאֵלֶּה אֲשֶׁר נִקְּבוּ בְּשֵׁמוֹת׃

vayikká'h moché ve'aharón et ha'anachímLa translittération russe omet ici une voyelle dans le mot « les hommes ». Le français suit l'hébreu (ha'anachím), comme au verset 5. ha'élle achér nikkevoú bechemót

17 Et Moché et Aharon prirent ces hommes, dont les noms avaient été cités.

וְאֵת כָּל־הָעֵדָה הִקְהִילוּ בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי וַיִּתְיַלְדוּ עַל־מִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה לְגֻלְגְּלֹתָם׃

ve'ét kol-ha'edá hikhilou be'e'hád la'hódech hachení vayit'yaldoú al-michpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la legoulgelotámLa translittération russe omet une syllabe dans ce mot. Le français suit l'hébreu (legoulgelotám), comme aux versets 2 et 20.

18 Et ils rassemblèrent toute la communauté le premier jour du deuxième mois, et ils les généalogisèrent selon leurs familles, selon la maison de leur père, selon la quantité des noms, de vingt ans et au-dessus, par tête.

C'est-à-dire qu'ils ont agi vite, ils n'ont pas planifié longtemps. Le jour même, ils ont convoqué les hommes nommés et ont rassemblé toute la communauté.

Un mot intéressant, yit'yaldou – ils les généalogisèrent, si l'on traduit directement. Toldot – c'est la généalogie, léhit'yaled (de la même racine youd-lamed-dalet, que le mot lalédet, enfanter) – cela signifie littéralement « généalogiser », un mot qui ne se rencontre qu'ici. C'est-à-dire qu'on leur a établi un arbre généalogique par familles, pour chacun d'eux.

כַּאֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה וַיִּפְקְדֵם בְּמִדְבַּר סִינָי׃

ka'achér tsivvá adonáy et-moché vayifkedém bemidbár sináy

19 Comme le SEIGNEUR l'avait commandé à Moché, il organisa pour eux un décompte (il les compta tous) dans le désert du Sinaï.

À partir du verset 20 commence l'énumération, pour chacune des tribus, de l'effectif obtenu. Cette énumération sera homogène, monotone, et elle peut sembler ennuyeuse à certains. C'est pourquoi, si cela vous semble ainsi, feuilletez simplement plus loin, parce que la suite sera simplement la traduction. Si cela vous intéresse de lire le texte en hébreu, même ce texte ennuyeux et monotone, alors soyez les bienvenus.

וַיִּהְיוּ בְנֵי־רְאוּבֵן בְּכֹר יִשְׂרָאֵל תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת לְגֻלְגְּלֹתָם כָּל־זָכָר מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

vayihyoú vene-re'ouvén bekhór yisraél toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót legoulgelotám kol-zakhár mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

20 Et il y eut des fils de Réouven, premier-né d'Israël, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, selon le nombre des noms, par tête, tous ceux de sexe masculin de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה רְאוּבֵן שִׁשָּׁה וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté re'ouvén chichá ve'arba'ím élef va'haméch meót

21 Ceux qui furent rattachés à la tribu (au camp) de Réouven, – quarante-six mille cinq cents.

Et ensuite la Torah parle avec le même langage, parfois la Torah ne s'exerce pas beaucoup à la diversité des langages.

לִבְנֵי שִׁמְעוֹן תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם פְּקֻדָיו בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת לְגֻלְגְּלֹתָם כָּל־זָכָר מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné chim'ón toledotám lemichpe'hotám levét avotám pekoudáv bemispár chemót legoulgelotám kol-zakhár mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

22 Et des fils de Chimon, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, inscrits selon le nombre des noms, par tête, tous ceux de sexe masculin, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה שִׁמְעוֹן תִּשְׁעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וּשְׁלֹשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté chim'ón tich'á va'hamichím élef ouchlóch meót

23 Ceux qui furent enrôlés dans le camp de Chimon, – cinquante-neuf mille trois cents.

לִבְנֵי גָד תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné gad toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

24 Et des fils de Gad, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה גָד חֲמִשָּׁה וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וְשֵׁשׁ מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים׃

pekoudehém lematté gad 'hamichá ve'arba'ím élef vechéch meót va'hamichím

25 Ceux qui furent rattachés à la tribu de Gad, – quarante-cinq mille trois cent cinquante hommes.

לִבְנֵי יְהוּדָה תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné yehoudá toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

26 Et des fils de Yéhouda, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה יְהוּדָה אַרְבָּעָה וְשִׁבְעִים אֶלֶף וְשֵׁשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté yehoudá arba'á vechiv'ím élef vechéch meót

27 Ceux qui furent rattachés au camp de Yéhouda, – soixante-quatorze mille six cents.

לִבְנֵי יִשָּׂשכָר תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné yissakhár toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

28 Et des fils de Yissakhar, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה יִשָּׂשכָר אַרְבָּעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté yissakhár arba'á va'hamichím élef ve'arbá meót

29 Ceux qui furent rattachés au camp de Yissakhar, – cinquante-quatre mille et quatre cents.

לִבְנֵי זְבוּלֻן תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné zevouloún toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

30 Et des fils de Zévouloun, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leur père, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה זְבוּלֻן שִׁבְעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté zevouloún chiv'á va'hamichím élef ve'arbá meót

31 Ceux qui furent rattachés au camp de Zévouloun, – cinquante-sept mille quatre cents.

לִבְנֵי יוֹסֵף לִבְנֵי אֶפְרַיִם תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné yosséf livné efráyim toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

32 Et parmi les fils de Yossef (il est intéressant que la Torah garde les fils de Yossef ensemble) : parmi les fils d'Éfraïm, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה אֶפְרָיִם אַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté efráyim arba'ím élef va'haméch meót

33 Ceux qui furent rattachés au camp d'Éfraïm, – quarante mille cinq cents.

לִבְנֵי מְנַשֶּׁה תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné menaché toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

34 Et parmi les fils de Ménaché, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה מְנַשֶּׁה שְׁנַיִם וּשְׁלֹשִׁים אֶלֶף וּמָאתָיִם׃

pekoudehém lematté menaché chenáyim ouchlochím élef oumatayim

35 Ceux qui furent inscrits au camp de Ménaché, – trente-deux mille deux cents.

לִבְנֵי בִנְיָמִן תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné vinyamín toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

 36. Et des fils de Binyamin, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה בִנְיָמִן חֲמִשָּׁה וּשְׁלֹשִׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté vinyamín 'hamichá ouchlochím élef ve'arbá meót

37 Furent rattachés au camp de Binyamin, – trente-cinq mille quatre cents.

לִבְנֵי דָן תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné dan toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

38 Des fils de Dan, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה דָן שְׁנַיִם וְשִׁשִּׁים אֶלֶף וּשְׁבַע מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté dan chenáyim vechichímDans la translittération russe, le mot « soixante » (vechichím) manque, alors que l'hébreu et la traduction du verset le contiennent. Le français suit l'hébreu. élef ouchvá meót

39 Ceux qui furent rattachés au camp de Dan, – soixante-deux mille sept cents.

לִבְנֵי אָשֵׁר תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

livné achér toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

40 Des fils d'Acher, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה אָשֵׁר אֶחָד וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté achér e'hád ve'arba'ím élef va'haméch meót

41 Ceux qui furent rattachés au camp d'Acher, – quarante et un mille cinq cents.

בְּנֵי נַפְתָּלִי תּוֹלְדֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם בְּמִסְפַּר שֵׁמֹת מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כֹּל יֹצֵא צָבָא׃

bené naftalí toledotám lemichpe'hotám levét avotám bemispár chemót mibbén esrím chaná vamá'la kol yotsé tsavá

42 Et des fils de Naftali, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire,

פְּקֻדֵיהֶם לְמַטֵּה נַפְתָּלִי שְׁלֹשָׁה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

pekoudehém lematté naftalí chelochá va'hamichím élef ve'arbá meót

43 Ceux qui furent rattachés au camp de Naftali, – cinquante-trois mille quatre cents.

Ici se termine cette liste longue et, comme cela peut sembler à certains, ennuyeuse. Mais il faut se souvenir qu'elle a été établie sur l'ordre du Très-Haut.

אֵלֶּה הַפְּקֻדִים אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּנְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל שְׁנֵים עָשָׂר אִישׁ אִישׁ־אֶחָד לְבֵית־אֲבֹתָיו הָיוּ׃

élle happekoudím achér pakád moché ve'aharón ounsi'é yisraél cheném assár ich ich-e'hádLa translittération russe découpe ici les mots autrement (« i chich » au lieu de « ich ich », « un homme, un homme »). Le français suit l'hébreu. levet-avotáv hayoú

44 Ce sont les dénombrés (les réservistes), que Moché et Aharon et les chefs des tribus d'Israël ont recensés (enregistrés), et ces dirigeants d'Israël, chefs des tribus, étaient douze, un de chaque tribu.

וַיִּהְיוּ כָּל־פְּקוּדֵי בְנֵי־יִשְׂרָאֵל לְבֵית אֲבֹתָם מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כָּל־יֹצֵא צָבָא בְּיִשְׂרָאֵל׃

vayihiyoú kol-pekoudé vene-yisraél levét avotám mibbén esrím chaná vamá'la kol-yotsé tsavá beyisraél

45 Et il y eut tous les recensés des fils d'Israël, selon leur généalogie familiale, selon la maison de leurs pères, selon le nombre des noms, de vingt ans et au-dessus, tous ceux qui sont aptes au service militaire en Israël,

וַיִּהְיוּ כָּל־הַפְּקֻדִים שֵׁשׁ־מֵאוֹת אֶלֶף וּשְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים׃

vayihiyyoú kol-happekoudím chech-meót élef ouchlóchet alafím va'haméch meót va'hamichím

46 Et il y eut de tous les dénombrés six cent trois mille cinq cent cinquante.

וְהַלְוִיִּם לְמַטֵּה אֲבֹתָם לֹא הָתְפָּקְדוּ בְּתוֹכָם׃

vehalviyím lematté avotám lo hotpakedoú betokhám

47 Et les lévites, selon la maison de leurs pères, ne furent pas comptés avec eux.

Pourquoi cela ? Parce qu'au sujet des lévites il y aura une indication particulière, séparée.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché lemór

48 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :

אַךְ אֶת־מַטֵּה לֵוִי לֹא תִפְקֹד וְאֶת־רֹאשָׁם לֹא תִשָּׂא בְּתוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃

akh et-matté leví lo tifkód ve'et-rochám lo tissá betókh bené yisraél

49 « Mais seulement le camp de Lévi, ne le compte pas, et ne les recense pas parmi le peuple d'Israël.

וְאַתָּה הַפְקֵד אֶת־הַלְוִיִּם עַל־מִשְׁכַּן הָעֵדֻת וְעַל כָּל־כֵּלָיו וְעַל כָּל־אֲשֶׁר־לוֹ הֵמָּה יִשְׂאוּ אֶת־הַמִּשְׁכָּן וְאֶת־כָּל־כֵּלָיו וְהֵם יְשָׁרְתֻהוּ וְסָבִיב לַמִּשְׁכָּן יַחֲנוּ׃

ve'attá hafkédLa translittération russe écrit ce mot, ici et dans le commentaire qui suit, avec un g au lieu du h hébreu. Le français suit l'hébreu : hafkéd. et-halviyím al-michkán ha'edoút ve'ál kol-keláv ve'ál kol-acher-ló hemma yis'oú et-hammichkán ve'et-kol-keláv vehem yecharetoúhou vesavív lammichkán ya'hanoú

50 Et toi, prépose les lévites à la Tente du témoignage, et à tous ses accessoires, et à tout ce qui s'y trouve : ils porteront le Michkan et tous ses ustensiles, et ils y serviront ; et ils déploieront leur camp autour du Michkan.

Le verbe lifkod, que nous avons employé tout au long du chapitre au sens de compter, dénombrer, a ici le sens de nommer, placer (le mot hafkéd est l'impératif du verbe). Par exemple, pakid en hébreu moderne – employé, méfakéd – commandant, pkouda – ordre, commandement, létavkéd – fonctionner. Voilà donc un mot à plusieurs sens.

C'est-à-dire que le camp d'Israël sera organisé de telle sorte qu'au centre même se trouvera la Tente du témoignage, autour d'elle – les lévites, et autour des lévites – les autres tribus d'Israël (nous lirons cela dans le deuxième chapitre).

וּבִנְסֹעַ הַמִּשְׁכָּן יוֹרִידוּ אֹתוֹ הַלְוִיִּם וּבַחֲנֹת הַמִּשְׁכָּן יָקִימוּ אֹתוֹ הַלְוִיִּם וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת׃

ouvinsóa hammichkán yorídou otó halviyím ouva'hanót hammichkán yakímou otó halviyímLa translittération russe écrit ce mot la seconde fois avec un g au lieu du h hébreu. Le français suit l'hébreu : halviyím. vehazzár hakkarév youmát

51 Lorsque le Michkan se mettra en route, les lévites le démonteront ; et lorsque le Michkan s'arrêtera à une halte, les lévites le monteront (le relèveront) ; et si un étranger s'approche, il mourra.

La Tente d'assignation est une grande bénédiction pour le peuple. Mais c'est aussi un objet très dangereux, si l'on s'y rapporte sans la crainte due, sans la prudence due. Et c'est pourquoi les lévites sont choisis pour ce service : ils protègent la Tente d'assignation non seulement contre les atteintes portées contre elle-même, mais aussi contre le fait que quelqu'un parmi les gens puisse souffrir à cause d'une négligence des règles de sécurité, à cause d'une attitude imprudente envers la Tente d'assignation. Et le Très-Haut avertit : « N'y grimpe pas, ça tue ! » Du Michkan, ce sont les lévites qui s'occupent, les étrangers feraient mieux de ne pas y toucher (dans ce cas, « étranger », c'est quiconque n'est pas lévite).

וְחָנוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אִישׁ עַל־מַחֲנֵהוּ וְאִישׁ עַל־דִּגְלוֹ לְצִבְאֹתָם׃

ve'hanoú bené yisraél ich al-ma'hanéhou ve'ích al-digló letsiv'otám

52 Et les fils d'Israël s'arrêteront, chacun à l'emplacement de son camp, et chacun selon son drapeau, dans son armée (ses troupes).

Le peuple est divisé en régiments, en armées, et tout cela doit être disposé d'une certaine manière.

וְהַלְוִיִּם יַחֲנוּ סָבִיב לְמִשְׁכַּן הָעֵדֻת וְלֹא־יִהְיֶה קֶצֶף עַל־עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְשָׁמְרוּ הַלְוִיִּם אֶת־מִשְׁמֶרֶת מִשְׁכַּן הָעֵדוּת׃

vehalviyímLa translittération russe écrit ce premier mot avec un g au lieu du h hébreu. Le français suit l'hébreu : vehalviyím. ya'hanoú savív lemichkán ha'edoút velo-yihyé kétsef al-adát bené yisraél vechameroú halviyím et-michméret michkán ha'edoút

53 Et les lévites déploieront leur camp autour de la Tente du témoignage, et il n'y aura alors pas de colère contre les fils d'Israël ; et les lévites monteront la garde auprès de la Tente du témoignage ».

, וַיַּעֲשׂוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כְּכֹל אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה כֵּן עָשׂוּ׃

vaya'asoú bené yisraél kekhól achér tsivvá adonáy et-moché ken asoú

54 Et les fils d'Israël firent comme le SEIGNEUR l'avait commandé à Moché, c'est ainsi qu'ils firent.

Une place pour chacun

Bémidbar 2,1–34

Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, d'étudier la section hebdomadaire Bémidbar, et nous allons lire le chapitre 2. Comme le chapitre 1, il est assez monotone, et on y répète la même chose. Et le lecteur peut dire : « Mais pourquoi nous faut-il tous ces schémas de disposition des troupes, cette énumération de noms et de nombres, dont une partie est déjà mentionnée au chapitre 1 ? Pourquoi cette répétition ? La Parole de Dieu n'est pas si volumineuse qu'elle doive inclure des répétitions (c'est ce qu'il peut sembler). Il vaudrait mieux nous raconter quelque chose de nouveau, que nous n'avons pas entendu dans le chapitre précédent. » Ces questions surgissent si tu ne fais pas partie du peuple, si tu n'es pas dans cette liste. Mais la Torah nous montre dans cette répétition (peut-être, effectivement, un peu monotone) que le Très-Haut a un souci et un plan pour chaque personne. Il n'y a pas de masse grise, il n'y a pas de figurants ni de corps de ballet : ici chaque personne est un soliste, chaque personne est rattachée à une certaine place, à une certaine armée, pour chaque personne il y a sa propre destination, mûrement pensée. Et, bien que notre vie soit brève en comparaison de l'histoire du monde, chacun de nous a ses propres tâches.

Toutes les formations dont il sera question dans notre chapitre sont données pour une courte traversée. Il n'est pas encore question du séjour de quarante ans dans le désert, personne n'en sait rien du tout. Il est question de ceci : pendant son court séjour dans le désert, le peuple doit se disposer d'une manière déterminée et suivre un chemin déterminé. Pour chacun est prévue sa propre fonction, tous ensemble, tout le peuple est un seul corps uni, mais chacun a sa propre fonction.

Donc, nous lisons à partir du verset 1 du chapitre 2.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché ve'el-aharón lemór

1 Et le SEIGNEUR parla à Moché et à Aharon, en disant :

אִישׁ עַל־דִּגְלוֹ בְאֹתֹת לְבֵית אֲבֹתָם יַחֲנוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִנֶּגֶד סָבִיב לְאֹהֶל־מוֹעֵד יַחֲנוּ׃

ich al-digló ve'otót levét avotám ya'hanoú bené yisraél minnéged savív le'ohel-mo'éd ya'hanoú

2 « Chaque homme selon sa division et selon les emblèmes (selon les signes de famille) de la maison de ses pères, les fils d'Israël se tiendront en camp ; en correspondance avec le pourtour de la Tente d'assignation ils se tiendront.

Le mot dégel se traduit en hébreu moderne par drapeau, étendard. Dans Chir haChirim, il peut signifier regard : soit ce qui attire le regard, soit le regard lui-même. Dans ce contexte, il s'agit très probablement d'une signification plus ancienne de ce mot – division, unité militaire.

On a écrit énormément de livres différents à ce sujet : sur les drapeaux, sur les étendards, sur les emblèmes. Certains disent que chaque tribu avait un drapeau de la couleur qui correspondait à la couleur de la pierre sur l'éfod et qui symbolisait cette tribu. D'autres disent que sur le drapeau il y avait certaines images tirées de la bénédiction de Yaakov. Il y a beaucoup de versions, mais la Torah ne nous raconte presque rien sur ces drapeaux et ces emblèmes.

Au milieu du camp, au centre même, on dresse la Tente d'assignation, elle est le point de référence pour tout, l'origine de tout système de coordonnées dans le camp d'Israël, et tout se compte à partir de ce point. Directement dans le premier cercle autour de la Tente d'assignation (comme nous l'avons lu dans le chapitre précédent) se tiennent les lévites, et ensuite nous verrons la description de la manière dont se disposent les autres tribus.

וְהַחֹנִים קֵדְמָה מִזְרָחָה דֶּגֶל מַחֲנֵה יְהוּדָה לְצִבְאֹתָם וְנָשִׂיא לִבְנֵי יְהוּדָה נַחְשׁוֹן בֶּן־עַמִּינָדָב׃

veha'honím kédma mizrá'ha dégel ma'hané yehoudá letsiv'otám venassí livné yehoudá na'hchón ben-amminadáv

3 En avant de tous, à l'est, la division du camp de Yéhouda, et le chef des fils de Yéhouda – Na'hchon ben Amminadav.

Le camp, c'est une certaine unité qui, comme nous l'apprendrons, réunit trois tribus, parmi lesquelles Yéhouda fera office d'aîné. Les noms des chefs des tribus, nous les avons examinés dans le chapitre précédent, c'est pourquoi je ne vais pas les expliquer encore une fois.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם אַרְבָּעָה וְשִׁבְעִים אֶלֶף וְשֵׁשׁ מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém arba'á vechiv'ím élef vechéch meót

4 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – soixante-quatorze mille six cents.

וְהַחֹנִים עָלָיו מַטֵּה יִשָּׂשכָר וְנָשִׂיא לִבְנֵי יִשָּׂשכָר נְתַנְאֵל בֶּן־צוּעָר׃

veha'honím aláv matté yissakhár venassí livné yissakhár netan'él ben-tsou'ár

5 Et à côté de lui se dispose, dans le même camp, l'état-major de Yissakhar, et le chef des fils de Yissakhar – Nétan'el ben Tsouar.

Nous voyons qu'il y a deux significations, deux termes que la Torah va utiliser : maté (état-major) – une partie du grand ma'hané (camp).

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדָיו אַרְבָּעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudáv arba'á va'hamichím élef ve'arbá meót

6 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – cinquante-quatre mille quatre cents.

מַטֵּה זְבוּלֻן וְנָשִׂיא לִבְנֵי זְבוּלֻן אֱלִיאָב בֶּן־חֵלֹן׃

matté zevouloún venassí livné zevouloún eli'áv ben-'helón

7 L'état-major de Zévouloun, et le chef des fils de Zévouloun – Éliav ben 'Hélon.

L'état-major de Zévouloun, c'est le troisième état-major dans le camp de Yéhouda. Nous parlons maintenant de ceux qui se tiennent en avant de tous, à l'est, et nous voyons Yéhouda, Yissakhar et Zévouloun.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדָיו שִׁבְעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudáv chiv'á va'hamichím élef ve'arbá meót

8 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – cinquante-sept mille quatre cents.

כָּל־הַפְּקֻדִים לְמַחֲנֵה יְהוּדָה מְאַת אֶלֶף וּשְׁמֹנִים אֶלֶף וְשֵׁשֶׁת־אֲלָפִים וְאַרְבַּע־מֵאוֹת לְצִבְאֹתָם רִאשֹׁנָה יִסָּעוּ׃

kol-happekoudím lema'hané yehoudá me'át élef ouchmoním élef vechechet-alafím ve'arba-meót letsiv'otám richoná yissáou

9 Et tous ceux qui sont rattachés au camp de Yéhouda (ce sont trois états-majors, comme nous l'avons dit : Yéhouda, Zévouloun et Yissakhar) – cent quatre-vingt-six mille quatre cents selon leurs armées ; ils se mettront en marche les premiers.

C'est-à-dire, comme nous l'avons déjà dit, quand tout le camp d'Israël doit se déplacer, c'est le camp de Yéhouda qui se met en marche le premier. La tribu de Yéhouda est en avant de tous, d'un côté d'elle il y aura la tribu de Zévouloun, de l'autre côté – la tribu de Yissakhar.

דֶּגֶל מַחֲנֵה רְאוּבֵן תֵּימָנָה לְצִבְאֹתָם וְנָשִׂיא לִבְנֵי רְאוּבֵן אֱלִיצוּר בֶּן־שְׁדֵיאוּר׃

dégel ma'hané re'ouvén temána letsiv'otám venassí livné re'ouvén elitsoúr ben-chedeoúr

10 La division du camp de Réouven au sud, selon leurs armées, et le chef des fils de Réouven – Élitsour ben Chdéyour.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדָיו שִׁשָּׁה וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudáv chichá ve'arba'ím élef va'haméch meót

11 Et son armée et ceux qui lui sont rattachés – quarante-six mille cinq cents.

וְהַחוֹנִם עָלָיו מַטֵּה שִׁמְעוֹן וְנָשִׂיא לִבְנֵי שִׁמְעוֹן שְׁלֻמִיאֵל בֶּן־צוּרִי־שַׁדָּי׃

veha'honím aláv matté chim'ón venassí livné chim'ón cheloumi'él ben-tsourichaddáy

12 Et à côté de lui se dispose l'état-major de Chimon, et le chef des fils de Chimon – Chlémiël ben Tsourichaddaï.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם תִּשְׁעָה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וּשְׁלֹשׁ מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém tich'á va'hamichím élef ouchlóch meót

13 Et son armée et ceux qui lui sont rattachés – cinquante-neuf mille trois cents.

וְמַטֵּה גָּד וְנָשִׂיא לִבְנֵי גָד אֶלְיָסָף בֶּן־רְעוּאֵל׃

oumatté gad venassí livné gad elyassáf ben-reou'él

14 Et l'état-major de Gad, et le chef des fils de Gad – Elyassaf ben Réouël (Déouël).

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם חֲמִשָּׁה וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וְשֵׁשׁ מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים׃

outsvaó oufkoudehém 'hamichá ve'arba'ím élef vechéch meót va'hamichím

15 Et son armée, et ceux qui lui sont rattachés – quarante-cinq mille six cent cinquante.

כָּל־הַפְּקֻדִים לְמַחֲנֵה רְאוּבֵן מְאַת אֶלֶף וְאֶחָד וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע־מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים לְצִבְאֹתָם וּשְׁנִיִּם יִסָּעוּ׃

kol-happekoudím lema'hané re'ouvén me'át élef ve'e'hád va'hamichím élef ve'arba-meót va'hamichím letsiv'otám ouchniyím yissáou

16 Et tous ceux qui sont rattachés au camp de Réouven – cent cinquante et un mille quatre cent cinquante selon leurs armées ; et ils se mettront en marche en deuxième.

C'est-à-dire que ces trois tribus, rattachées au camp de Réouven, se mettent en marche à la suite des trois premières, du camp de Yéhouda.

וְנָסַע אֹהֶל־מוֹעֵד מַחֲנֵה הַלְוִיִּם בְּתוֹךְ הַמַּחֲנֹת כַּאֲשֶׁר יַחֲנוּ כֵּן יִסָּעוּ אִישׁ עַל־יָדוֹ לְדִגְלֵיהֶם׃

venassá ohel-mo'éd ma'hané halviyím betókh hamma'hanót ka'achér ya'hanoú ken yissáou ich al-yadó lediglehém

17 Ensuite se mettra en mouvement la Tente d'assignation, le camp des lévites au milieu des camps ; comme ils campent, ainsi ils marcheront, chacun à sa place, selon leurs divisions.

דֶּגֶל מַחֲנֵה אֶפְרַיִם לְצִבְאֹתָם יָמָּה וְנָשִׂיא לִבְנֵי אֶפְרַיִם אֱלִישָׁמָע בֶּן־עַמִּיהוּד׃

dégel ma'hané efráyim letsiv'otám yámma venassí livné efráyim elichamá ben-ammihoúd

18 La division du camp d'Éfraïm selon leurs armées à l'ouest, et le chef des fils d'Éfraïm – Élichama ben Ammihoud.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם אַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém arba'ím élef va'haméch meót

19 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – quarante mille cinq cents.

וְעָלָיו מַטֵּה מְנַשֶּׁה וְנָשִׂיא לִבְנֵי מְנַשֶּׁה גַּמְלִיאֵל בֶּן־פְּדָהצוּר׃

ve'aláv matté menaché venassí livné menaché gamli'él ben-pedatsoúr

20 Et à côté de lui l'état-major de Ménaché, et le chef des fils de Ménaché – Gamliël ben Pdatsour.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם שְׁנַיִם וּשְׁלֹשִׁים אֶלֶף וּמָאתָיִם׃

outsvaó oufkoudehém chenáyim ouchlochím élef oumatáyim

21 Et ses troupes, et ceux qui lui sont rattachés – trente-deux mille deux cents.

וּמַטֵּה בִּנְיָמִן וְנָשִׂיא לִבְנֵי בִנְיָמִן אֲבִידָן בֶּן־גִּדְעֹנִי׃

oumatté binyamín venassí livné vinyamín avidán ben-gid'oní

22 Et l'état-major de Binyamin, et le chef des fils de Binyamin – Avidan ben Guidoni.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם חֲמִשָּׁה וּשְׁלֹשִׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém 'hamichá ouchlochím élef ve'arbá meót

23 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – trente-cinq mille quatre cents.

כָּל־הַפְּקֻדִים לְמַחֲנֵה אֶפְרַיִם מְאַת אֶלֶף וּשְׁמֹנַת־אֲלָפִים וּמֵאָה לְצִבְאֹתָם וּשְׁלִשִׁים יִסָּעוּ׃

kol-happekoudím lema'hané efráyim me'át élef ouchmonat-alafím oume'á letsiv'otám ouchlichím yissáou

24 Et au total, ceux qui sont rattachés au camp d'Éfraïm – cent huit mille cent hommes selon leurs armées ; et ils se mettront en marche en troisième.

דֶּגֶל מַחֲנֵה דָן צָפֹנָה לְצִבְאֹתָם וְנָשִׂיא לִבְנֵי דָן אֲחִיעֶזֶר בֶּן־עַמִּישַׁדָּי׃

dégel ma'hané dan tsafóna letsiv'otám venassí livné dan a'hi'ézer ben-ammichaddáy

25 La division du camp de Dan, au nord, selon leurs troupes, et le chef des fils de Dan – A'hiézer ben Ammichaddaï.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם שְׁנַיִם וְשִׁשִּׁים אֶלֶף וּשְׁבַע מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém chenáyim vechichím élef ouchvá meót

26 Et son armée et ceux qui lui sont rattachés – soixante-deux mille sept cents.

Peut-être est-il judicieux ici d'interrompre l'énumération monotone et de rappeler l'histoire (on pose souvent cette question) selon laquelle la tribu de Dan est absente de la liste dans le livre de l'Apocalypse (7,5–8). Et à ce sujet, on a dit énormément de choses peu flatteuses sur Dan : voilà, une tribu pas très, soi-disant, bénie de succès, et c'est d'elle que sortira l'antichrist, et rien de bon n'en sortira, et beaucoup d'autres choses encore ont été dites. La tribu de Dan, qui est mentionnée ici (et elle n'est pas petite), s'est malheureusement peu à peu dissoute parmi les autres peuples, et l'on sait par l'histoire qu'elle était au bord de la disparition déjà au moment où les fils d'Israël sont partis en dispersion : quand les dix tribus d'Israël sont parties en dispersion, la tribu de Dan avait presque disparu. C'était une sorte de tribu « fossile », et voilà peut-être la raison la plus compréhensible pour laquelle la tribu de Dan n'est pas dans le livre de l'Apocalypse.

וְהַחֹנִים עָלָיו מַטֵּה אָשֵׁר וְנָשִׂיא לִבְנֵי אָשֵׁר פַּגְעִיאֵל בֶּן־עָכְרָן׃

veha'honím aláv matté achér venassí livné achér pag'i'él ben-okhrán

27 Et à côté de la tribu de Dan se dispose l'état-major d'Acher, et le chef des fils d'Acher – Paguiël ben Akhran.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם אֶחָד וְאַרְבָּעִים אֶלֶף וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém e'hád ve'arba'ím élef va'haméch meót

28 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – quarante et un mille cinq cents.

וּמַטֵּה נַפְתָּלִי וְנָשִׂיא לִבְנֵי נַפְתָּלִי אֲחִירַע בֶּן־עֵינָן׃

oumatté naftalí venassí livné naftalí a'hirá ben-enán

29 Et à côté, l'état-major de Naftali, et le chef des fils de Naftali – A'hira ben Eïnan.

וּצְבָאוֹ וּפְקֻדֵיהֶם שְׁלֹשָׁה וַחֲמִשִּׁים אֶלֶף וְאַרְבַּע מֵאוֹת׃

outsvaó oufkoudehém chelochá va'hamichím élef ve'arbá meót

30 Et ses troupes et ceux qui lui sont rattachés – cinquante-trois mille quatre cents.

מֵאוֹת לָאַחֲרֹנָה יִסְעוּ לְדִגְלֵיהֶם׃

kol-happekoudím lemá'hane dan meát élef vechiv'á va'hamichím élef vechéch meót la'a'haroná yis'oú lediglehém

31 Dan et tous ceux qui sont rattachés au camp de Dan – cent cinquante-sept mille six cents hommes ; ils suivront les derniers parmi les divisions ».

Il en va de même pour une œuvre musicale qu'exécute un orchestre. Si une personne se trouve sur la scène et qu'elle a son propre instrument, alors arrive un certain moment – même petit, même insignifiant – où elle joue sa partie musicale en harmonie avec les autres instruments, et sans son exécution la musique ne sera plus la même. Et le Très-Haut aménage le camp du peuple d'Israël comme un orchestre, disposant les instruments avant le jeu de telle façon que chaque instrument soit sollicité. Et n'importe lequel d'entre nous, gens simples, peut sentir : tant que nous nous trouvons dans ce monde, il y a une partie qui est la nôtre, que nous jouons dans l'orchestre commun. Et c'est pourquoi, peut-être, il ne faut pas percevoir comme quelque chose d'ennuyeux l'étude de toute la partition musicale.

אֵלֶּה פְּקוּדֵי בְנֵי־יִשְׂרָאֵל לְבֵית אֲבֹתָם כָּל־פְּקוּדֵי הַמַּחֲנֹת לְצִבְאֹתָם שֵׁשׁ־מֵאוֹת אֶלֶף וּשְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים׃

élle pekoudé vene-yisraél levét avotám kol-pekoudé hamma'hanót letsiv'otám chech-meót élef ouchlóchet alafím va'haméch meót va'hamichím

32 Voici l'ordonnancement des fils d'Israël selon la maison de leurs pères ; toutes les dispositions des camps selon leurs armées – six cent trois mille cinq cent cinquante.

Il est intéressant que dans tous les recensements – et dans le premier, et dans celui d'ici, et dans le dernier – nous ne verrons aucun accroissement de la population. Comme si l'on conservait en boîte un seul et même nombre de gens, plus ou moins. Pourtant, 40 ans vont passer, et une certaine croissance de la population (peut-être pas aussi grande qu'en Égypte, où en 210 ans il s'est produit un grandiose accroissement de la population), un certain accroissement de la population aurait dû se produire. À ce sujet il y a beaucoup de versions différentes, et il est intéressant qu'une des versions dit que tel est l'ordre, ce n'est pas simplement un nombre symbolique, c'est le nombre nécessaire pour que le peuple suive son chemin. Pour que tout fonctionne à ce moment-là, il fallait précisément une telle quantité de population, précisément un tel nombre de peuple était nécessaire et pour la sortie d'Égypte, et pour l'arrivée dans le pays.

וְהַלְוִיִּם לֹא הָתְפָּקְדוּ בְּתוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כַּאֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה׃

vehalviyím lo hotpakedoú betókh bené yisraél ka'achér tsivvá adonáy et-moché

33 Mais les lévites ne sont pas dénombrés (pas comptés) parmi les fils d'Israël, comme le SEIGNEUR l'avait commandé à Moché.

Nous avons dit que les lévites ne sont pas comptés parmi les autres, ils sont des serviteurs, choisis pour un service à part, pour la garde de la Tente d'assignation. C'est de leur camp, qui se tient autour de la Tente (le cercle central), c'est d'eux que part tout le décompte.

וַיַּעֲשׂוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כְּכֹל אֲשֶׁר־צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה כֵּן־חָנוּ לְדִגְלֵיהֶם וְכֵן נָסָעוּ אִישׁ לְמִשְׁפְּחֹתָיו עַל־בֵּית אֲבֹתָיו׃

vaya'asoú bené yisraél kekhól acher-tsivvá adonáy et-moché ken-'hanoú lediglehém vekhén nassáou ich lemichpe'hotáv al-bét avotáv

34 Et les fils d'Israël firent tout comme le SEIGNEUR l'avait commandé à Moché ; ainsi ils s'installèrent selon leurs divisions, et ainsi ils se déplaçaient, chacun selon sa famille, selon la maison de ses pères.

Polar généalogique

Bémidbar 3,1–39

Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Bémidbar et nous allons commencer à lire le chapitre 3, à partir du verset 1.

וְאֵלֶּה תּוֹלְדֹת אַהֲרֹן וּמֹשֶׁה בְּיוֹם דִּבֶּר יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה בְּהַר סִינָי׃

ve'élle toledót Aharon oumoché beyom dibbér adonáy et-moché behár sináy

1 Voici la généalogie d'Aharon et de Moché au jour où le SEIGNEUR parla avec Moché sur le mont Sinaï.

Voilà, à proprement parler, par quoi tout a commencé.

וְאֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי־אַהֲרֹן הַבְּכוֹר נָדָב וַאֲבִיהוּא אֶלְעָזָר וְאִיתָמָר׃

ve'élle chemót bene-Aharon habbekhór nadáv va'avihoú el'azár ve'itamár

2 Voici les noms des fils d'Aharon : son premier-né Nadav, puis Avihou, Élazar, Itamar.

אֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים הַמְּשֻׁחִים אֲשֶׁר־מִלֵּא יָדָם לְכַהֵן׃

élle chemót bené Aharon hakkohaním hammechou'hím acher-millé yadám lekhahén

3 Ce sont les noms des fils d'Aharon, des kohanim oints,

qui furent investis pour le service de kohen.

וַיָּמָת נָדָב וַאֲבִיהוּא לִפְנֵי יְהוָה בְּהַקְרִבָם אֵשׁ זָרָה לִפְנֵי יְהוָה בְּמִדְבַּר סִינַי וּבָנִים לֹא־הָיוּ לָהֶם וַיְכַהֵן אֶלְעָזָר וְאִיתָמָר עַל־פְּנֵי אַהֲרֹן אֲבִיהֶם׃

vayámatLa translittération russe écrit ce mot avec un « o » (vayámot) ; le texte hébreu vocalisé a un « a », que le français suit : vayámat. nadáv va'avihoú lifné adonáy behakrivám ech zará lifné adonáy bemidbár sináy ouvaním lo-hayoú lahém vaykhahén el'azár ve'itamár al-pené Aharon avihém

4 Et Nadav et Avihou moururent devant le SEIGNEUR, lorsqu'ils apportèrent un feu étranger devant le SEIGNEUR dans le désert du Sinaï, et ils n'avaient pas de fils ; et Élazar et Itamar restèrent pour exercer le sacerdoce devant la face d'Aharon, leur père.

C'est-à-dire qu'il resta trois kohanim pour tout le peuple d'Israël : Aharon, le père, et ses deux fils – Élazar et Itamar.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché lemór

5 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :

À cet endroit, un lecteur attentif peut demander : « Attendez, attendez ! La Torah a d'abord dit : voici la généalogie d'Aharon et de Moché, et elle a énuméré les fils d'Aharon. Mais où sont donc les fils de Moché ? Où sont ses enfants, dont nous savons qu'ils sont nés, qu'ils s'appelaient Guerchom et Éliézer, où sont-ils ? Pourquoi la Torah ne dit-elle rien d'eux ? » Et plus loin aussi, nous ne lirons que sur les fils d'Aharon. Nous savons aussi ce qui est arrivé aux fils de David, ce qui est arrivé aux fils d'autres personnalités connues et faisant autorité, de maîtres mentionnés dans le Tanakh. Mais nous ne savons rien des fils de Moché. Les commentateurs disent ainsi : « Puisque Moché enseignait, instruisait les fils d'Aharon dans la Torah, puisqu'il les guidait dans l'Écriture, la Torah compte les fils d'Aharon parmi les fils de Moché ». En ce sens, sur le plan spirituel, tous en Israël étaient les enfants de Moché et, à plus forte raison, ses neveux, les fils d'Aharon. Lorsque Amalek vint et fit la guerre à Israël à Réfidim (Chémot 17,12), les mains de Moché étaient tenues d'un côté par son neveu 'Hour, de l'autre – par son frère Aharon. En lisant la Torah, nous voyons que la famille de Moché est active, toute sa famille se trouve au service. Et seuls ses fils, on ne les voit pas et on ne les entend pas. Les autres sources aussi se taisent là-dessus, nous ne pourrons presque rien trouver sur la question de savoir où sont passés les Moïsseïtchi, où ont disparu les fils de Moché. Et pourtant, certaines allusions, nous pouvons les voir. Le midrach raconte : « Lorsque Moché rencontra Aharon (après que le SEIGNEUR se fut révélé à lui sur le mont Sinaï), celui-ci demanda à Moché : “Et qui sont ces gens avec toi ?” Et Moché répondit : “Ceci – c'est ma femme, Tsippora, enchanté. Et ceux-ci – ce sont mes fils.” Et Aharon dit : “Attends. Tu veux amener tes fils en Égypte ? Il n'y a pas assez de Juifs là-bas, ou quoi ? Nous sommes en train de réfléchir à comment faire sortir les Juifs d'Égypte, et toi tu veux y amener en plus tes petits ? Envoie-les chez ton beau-père”. Et Moché, comme le dit la tradition, envoie les enfants et sa femme chez son beau-père, Yitro. Et les enfants y attendent le moment où aura lieu le don de la Torah. Alors Yitro amène avec lui à Moché Tsippora et les enfants. Et ensuite, il n'est pas si clair que ça si la rencontre a lieu, si Moché communique avec ses enfants. Les enfants n'ont pas participé à la traversée de la mer, à tout ce processus de la sortie d'Égypte. Et pour cette raison, les choses se sont faites ainsi qu'ils ne font pas partie du peuple sorti d'Égypte, ils sont en quelque sorte des touristes. Souvent, ce qui crée un peuple, une communauté, une collectivité et même une famille, ce sont les souffrances, les expériences vécues ensemble, le travail commun. Les gens disent : « Nous avons mangé ensemble un poud de sel ». Rares sont ceux qui disent : « Nous avons mangé ensemble un seau de gâteaux ». Ce sont justement les difficultés vécues ensemble qui unissent. Or les fils de Moché n'ont pas participé à ces difficultés, ils n'ont pas eu part à beaucoup de peurs, d'angoisses, d'émotions qui unissaient le peuple d'Israël. Le midrach raconte que, lorsque Moché pria et demanda (27,12) de nommer un homme à la tête de la communauté, son successeur, il pensait peut-être à l'un de ses fils : « Nomme-les à ma place, établis-les à ma suite ». Mais le Très-Haut dit (c'est ce que dit le midrach) : « Quand Yéhochoua ben Noun était assis ici, peinait et s'efforçait d'étudier, tes enfants s'amusaient dehors ». Ils ne sont pas devenus une partie du peuple qui a acquis la Torah par la souffrance, ils n'ont pas traversé ensemble avec le peuple d'Israël les souffrances, les épreuves, et c'est pourquoi ils se sont perdus. La Torah ne se transmet pas par héritage génétiquement, il est impossible de transmettre par la naissance la connaissance de la Torah, les connaissances d'un maître. Les qualités de l'âme nécessaires pour le service de kohen, effectivement, on peut les transmettre par héritage, les enfants peuvent hériter ces qualités de leurs parents. Les qualités, mais pas les connaissances des parents : la Torah, il faut chaque fois la recevoir de nouveau. D'un côté, elle est ouverte à chacun et chacun qui le veut peut la recevoir. D'un autre côté, la connaissance de la Torah, il est impossible de la laisser en héritage, chaque fois cette connaissance doit être gagnée, en suivant un chemin difficile. Par respect pour Moché, par égard pour Moché, on n'expose pas au grand jour le fait qu'avec ses enfants tout ne s'est pas passé si bien. Et néanmoins – oui, nous pouvons dire que le peuple, tous ses disciples – ce sont ses enfants, et Moché s'en console.

הַקְרֵב אֶת־מַטֵּה לֵוִי וְהַעֲמַדְתָּ אֹתוֹ לִפְנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֵן וְשֵׁרְתוּ אֹתוֹ׃

hakrév et-matté leví veha'amadtá otó lifné Aharon hakkohén vecheretoú otó

6 « Approche de Moi Lévi et place-le devant le kohen Aharon, et ils le serviront.

Aharon lui-même est aussi, bien sûr, de la tribu de Lévi, comme nous le savons, mais toute la tribu est affectée au personnel de service pour les kohanim. Avant que le kohen sorte bénir le peuple, il doit se laver les mains, et ce sont les lévites qui le font, ils aident le kohen au Temple. C'est une tradition qui existe jusqu'à ce jour là où il y a des kohanim. Ils sortent pendant la prière du matin devant l'assemblée, ôtent leurs chaussures, se tournent face à l'assemblée, se couvrant de leurs talits, étendent les mains et bénissent l'assemblée. Aujourd'hui, l'aide des lévites se réduit à un certain minimum symbolique, mais elle existe néanmoins, les lévites sont toujours le personnel de service auprès du service des kohanim.

וְשָׁמְרוּ אֶת־מִשְׁמַרְתּוֹ וְאֶת־מִשְׁמֶרֶת כָּל־הָעֵדָה לִפְנֵי אֹהֶל מוֹעֵד לַעֲבֹד אֶת־עֲבֹדַת הַמִּשְׁכָּן׃

vechameroú et-michmartó ve'et-michméret kol-ha'edá lifné óhel mo'éd la'avód et-avodát hammichkán

7 Et ils garderont sa garde et le service de toute la communauté devant la Tente d'assignation, pour faire tout le travail nécessaire pour le Michkan.

וְשָׁמְרוּ אֶת־כָּל־כְּלֵי אֹהֶל מוֹעֵד וְאֶת־מִשְׁמֶרֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לַעֲבֹד אֶת־עֲבֹדַת הַמִּשְׁכָּן׃

vechameroú et-kol-kelé óhel mo'éd ve'et-michméret bené yisraél la'avód et-avodát hammichkán

8 Et ils garderont tous les vases, tous les instruments de la Tente d'assignation, et le service des fils d'Israël pour le travail dans le Michkan.

Tout le personnel de service, ce sont les lévites ; tout ce qui est nécessaire pour assurer un service des kohanim non encombré de soucis superflus, tout cela, ce sont les lévites qui l'organisent.

וְנָתַתָּה אֶת־הַלְוִיִּם לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו נְתוּנִם נְתוּנִם הֵמָּה לוֹ מֵאֵת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃

venatattá et-halviyím leAharon oulvanáv netouním netouním hémma lo me'ét bené yisraél

9 Et tu donneras les lévites à Aharon et à ses fils, ils lui sont donnés en sujets de la part des fils d'Israël.

D'un côté, une tribu entière des fils d'Israël, la tribu des lévites (à laquelle le kohen lui-même appartient), passe au service du kohen comme une sorte de tribut. D'un autre côté, le kohen lui-même sert le peuple d'Israël dans la Tente d'assignation.

וְאֶת־אַהֲרֹן וְאֶת־בָּנָיו תִּפְקֹד וְשָׁמְרוּ אֶת־כְּהֻנָּתָם וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת׃

ve'et-Aharon ve'et-banáv tifkód vechameroú et-kehounnatám vehazzár hakkarév youmát

10 Et Aharon et ses fils, désigne-les aussi, et ils serviront, et ils garderont leur service de kohen, et l'étranger qui s'approchera mourra ».

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché lemór

11 Et le SEIGNEUR parla à Moché, en disant :

וַאֲנִי הִנֵּה לָקַחְתִּי אֶת־הַלְוִיִּם מִתּוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל תַּחַת כָּל־בְּכוֹר פֶּטֶר רֶחֶם מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְהָיוּ לִי הַלְוִיִּם׃

va'aní hinné laká'hti et-halviyím mittókh bené yisraél tá'hat kol-bekhór péter ré'hem mibbené yisraél veháyou li halviyím

12 « Voici, J'ai pris les lévites d'entre les fils d'Israël à la place de tout premier-né qui ouvre la matrice, d'entre les fils d'Israël, et ce seront Mes lévites.

 Si auparavant chaque premier-né devait servir auprès de la Tente d'assignation, maintenant une tribu des fils d'Israël, la tribu des lévites, est mise à part pour ce service et, en conséquence, apparaîtront la possibilité et le commandement du rachat des premiers-nés.

כִּי לִי כָּל־בְּכוֹר בְּיוֹם הַכֹּתִי כָל־בְּכוֹר בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם הִקְדַּשְׁתִּי לִי כָל־בְּכוֹר בְּיִשְׂרָאֵל מֵאָדָם עַד־בְּהֵמָה לִי יִהְיוּ אֲנִי יְהוָה׃

ki li kol-bekhór beyom hakkotí khol-bekhór be'érets mitsráyim hikdáchti li khol-bekhór beyisraél me'adám ad-behemá li yihyoú aní adonáy

13 Car tout premier-né M'est consacré : au jour où J'ai frappé tout premier-né dans le pays d'Égypte, Je me suis consacré tous les premiers-nés d'Israël, de l'homme jusqu'au bétail ils seront à Moi : Je suis le SEIGNEUR ».

 Le SEIGNEUR dit qu'à partir du moment où Il a mis à mort tous les premiers-nés en Égypte, tous les premiers-nés dans le peuple d'Israël sont consacrés au Très-Haut. Mais le Très-Haut établit au service la tribu de Lévi à la place des premiers-nés, et, en conséquence, comme nous l'avons dit, nous aurons le commandement du rachat des premiers-nés, dont nous parlerons plus loin (3,46–47). Puisque ce qui est consacré une fois au Très-Haut est consacré pour toujours, les premiers-nés restent ainsi consacrés au Très-Haut, mais il faut les racheter pour les libérer de ce service. On peut (et c'est une option) les confier au kohen pour qu'il les éduque. C'est ce que le kohen demande toujours pendant le rachat du premier-né, bien que ce soit, bien sûr, une question formelle.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי לֵאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché bemidbár sináy lemór

14 Et le SEIGNEUR parla avec Moché dans le désert du Sinaï, en disant :

פְּקֹד אֶת־בְּנֵי לֵוִי לְבֵית אֲבֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם כָּל־זָכָר מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמַעְלָה תִּפְקְדֵם׃

pekód et-bené leví levét avotám lemichpe'hotám kol-zakhár mibben-'hódech vamá'la tifkedém

15 « Dénombre les fils de Lévi selon la maison de leurs pères, selon leurs familles, tout mâle d'un mois et au-dessus, recense-les ».

Je rappelle qu'à l'époque où la Torah fut donnée, un homme était considéré comme ayant survécu s'il vivait jusqu'à un mois. La mortalité parmi les enfants était très élevée, c'est pourquoi un homme commençait à être considéré comme un homme à partir de l'âge d'un mois. Un garçon a vécu jusqu'à un mois – cela veut dire qu'avec l'aide de Dieu il vivra. Et si nous avons lu qu'un homme devient majeur à 20 ans, comme le dit le livre de Vayikra, qu'à partir de 20 ans un homme devient adulte, le lévite, lui, est appelé et désigné au service à partir de l'âge d'un mois. Que sait donc, semble-t-il, un enfant d'un mois ? Mais néanmoins, à partir de l'âge d'un mois, il commence à être éduqué comme un lévite.

וַיִּפְקֹד אֹתָם מֹשֶׁה עַל־פִּי יְהוָה כַּאֲשֶׁר צֻוָּה׃

vayifkód otám moché al-pí adonáy ka'achér tsouvvá

16 Et Moché les dénombra selon les paroles du SEIGNEUR, comme le SEIGNEUR l'avait ordonné.

וַיִּהְיוּ־אֵלֶּה בְנֵי־לֵוִי בִּשְׁמֹתָם גֵּרְשׁוֹן וּקְהָת וּמְרָרִי׃

vayihyou-élle vene-leví bichmotám gerechón oukhát oumrarí

17 Et voici les fils de Lévi, selon leurs noms : Guerchon, et Kéhat, et Mérari.

וְאֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי־גֵרְשׁוֹן לְמִשְׁפְּחֹתָם לִבְנִי וְשִׁמְעִי׃

ve'élle chemót bene-gerechón lemichpe'hotám livní vechim'í

18 Voici les noms des fils de Guerchon selon leurs familles : Livni et Chimi.

 Le nom Livni – blanc ou blanc comme neige, peut-être aussi dans le sens de juste. Chimi – celui qui écoute.

וּבְנֵי קְהָת לְמִשְׁפְּחֹתָם עַמְרָם וְיִצְהָר חֶבְרוֹן וְעֻזִּיאֵל׃

ouvné kehát lemichpe'hotám amrám veyitshár 'hevrón ve'ouzzi'él

19 Et les fils de Kéhat selon leurs familles : Amram, Yitshar, 'Hévron, Ouziël.

Significations des noms : Amram – mon Dieu est élevé ; Yitshar – celui qui apporte la lumière ; 'Hévron – celui qui offre l'amitié, la grâce ; Ouziël – ma force est le SEIGNEUR.

וּבְנֵי מְרָרִי לְמִשְׁפְּחֹתָם מַחְלִי וּמוּשִׁי אֵלֶּה הֵם מִשְׁפְּחֹת הַלֵּוִי לְבֵית אֲבֹתָם׃

ouvné merarí lemichpe'hotám ma'hlí oumouchí élle hem michpe'hót halleví levét avotám

20 Et les fils de Mérari selon leurs familles : Ma'hli et Mouchi. Voici les familles de Lévi selon la maison de leur père.

Le nom Ma'hli signifie celui qui guérit, Mouchi – celui qui tire, qui fait sortir à la lumière.

לְגֵרְשׁוֹן מִשְׁפַּחַת הַלִּבְנִי וּמִשְׁפַּחַת הַשִּׁמְעִי אֵלֶּה הֵם מִשְׁפְּחֹת הַגֵּרְשֻׁנִּי׃

legerechón michpá'hat hallivní oumichpá'hat hachim'í élle hem michpe'hót haggerechounní

21 Chez Guerchon : la famille Livni et la famille Chimi, ce sont les familles Guerchouni.

פְּקֻדֵיהֶם בְּמִסְפַּר כָּל־זָכָר מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמָעְלָה פְּקֻדֵיהֶם שִׁבְעַת אֲלָפִים וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת׃

pekoudehém bemispár kol-zakhár mibben-'hódech vamá'la pekoudehem chiv'át alafím va'haméch meót

22 Ils furent dénombrés selon le nombre, tout mâle d'un mois et au-dessus – sept mille cinq cents.

מִשְׁפְּחֹת הַגֵּרְשֻׁנִּי אַחֲרֵי הַמִּשְׁכָּן יַחֲנוּ יָמָּה׃

michpe'hót haggerechounní a'haré hammichkán ya'hanoú yámma

23 La famille Guerchouni s'arrêtera derrière le Michkan, à l'ouest.

וּנְשִׂיא בֵית־אָב לַגֵּרְשֻׁנִּי אֶלְיָסָף בֶּן־לָאֵל׃

ounsí vet-áv laggerechounní elyassáf ben-la'él

24 Et le chef de la maison Guerchouni – Elyassaf ben Laël.

וּמִשְׁמֶרֶת בְּנֵי־גֵרְשׁוֹן בְּאֹהֶל מוֹעֵד הַמִּשְׁכָּן וְהָאֹהֶל מִכְסֵהוּ וּמָסַךְ פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃

oumichméret bene-gerechón be'óhel mo'éd hammichkán veha'óhel mikhséhou oumassákh péta'h óhel mo'éd

25 Et le service confié à la maison de Guerchon dans la Tente d'assignation : le Michkan lui-même, et la Tente, et ce qui la couvre, et le rideau de l'entrée de la Tente d'assignation,

C'est-à-dire que chacune des familles sera responsable d'une certaine partie de la Tente d'assignation. Tant les règles du service sont décrites avec finesse et précision.

וְקַלְעֵי הֶחָצֵר וְאֶת־מָסַךְ פֶּתַח הֶחָצֵר אֲשֶׁר עַל־הַמִּשְׁכָּן וְעַל־הַמִּזְבֵּחַ סָבִיב וְאֵת מֵיתָרָיו לְכֹל עֲבֹדָתוֹ׃

vekal'é he'hatsér ve'et-massákh péta'h he'hatsér achér al-hammichkán ve'al-hammizbéya'h savív ve'ét metaráv lekhól avodató

26 Les voiles de la cour, et le rideau de l'entrée de la cour, qui est autour de l'autel et du Michkan, et tous les cordons, tous ses tendeurs, pour tout son ouvrage.

וְלִקְהָת מִשְׁפַּחַת הַעַמְרָמִי וּמִשְׁפַּחַת הַיִּצְהָרִי וּמִשְׁפַּחַת הַחֶבְרֹנִי וּמִשְׁפַּחַת הָעָזִּיאֵלִי אֵלֶּה הֵם מִשְׁפְּחֹת הַקְּהָתִי׃

velikhát michpá'hat ha'amramí oumichpá'hat hayitsharí oumichpá'hat ha'hevroní oumichpá'hat ha'ozzi'elí élle hem michpe'hót hakkehatí

27 Et chez Kéhat : la famille Amrami, et la famille Yitshari, et la famille 'Hévroni, et la famille Ouziéli ; ce sont les familles Kéhati.

On peut voir ici le prototype des noms de famille anciens : Amram – Amrami, Yitshar – Yitshari et ainsi de suite. D'ailleurs, les noms de famille Kéati, Amrami existent encore aujourd'hui.

בְּמִסְפַּר כָּל־זָכָר מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמָעְלָה שְׁמֹנַת אֲלָפִים וְשֵׁשׁ מֵאוֹת שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַקֹּדֶשׁ׃

bemispár kol-zakhár mibben-'hódech vamá'la chemonát alafím vechéch meót chomeré michméret hakkódech

28 Selon le nombre de tous les garçons d'un mois et au-dessus – huit mille six cents gardiens de la garde sainte.

מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי־קְהָת יַחֲנוּ עַל יֶרֶךְ הַמִּשְׁכָּן תֵּימָנָה׃

michpe'hót bene-kehát ya'hanoú al yérekh hammichkán temána

29 La famille des fils de Kéhat se tiendra sur le côté du Michkan, au sud.

וּנְשִׂיא בֵית־אָב לְמִשְׁפְּחֹת הַקְּהָתִי אֶלִיצָפָן בֶּן־עֻזִּיאֵל׃

ounsí vet-áv lemichpe'hót hakkehatí elitsafán ben-ouzzi'él

30 Et le chef de la maison de la famille Kéhati – Élitsafan ben Ouziël.

Élitsafan – c'est un nom qui signifie le SEIGNEUR m'a caché, m'a abrité, ou le SEIGNEUR m'a dirigé.

וּמִשְׁמַרְתָּם הָאָרֹן וְהַשֻּׁלְחָן וְהַמְּנֹרָה וְהַמִּזְבְּחֹת וּכְלֵי הַקֹּדֶשׁ אֲשֶׁר יְשָׁרְתוּ בָּהֶם וְהַמָּסָךְ וְכֹל עֲבֹדָתוֹ׃

oumichmartám ha'arón vehachoul'hán vehammenorá vehammizbe'hót oukhlé hakkódech achér yecharetoú bahém vehammassákh vekhól avodató

31 Et dans leur service : l'Arche, et la table, et le chandelier, et les autels, et tous les ustensiles de sainteté avec lesquels ils serviront, et le voile, et tout ce qui s'y rapporte.

וּנְשִׂיא נְשִׂיאֵי הַלֵּוִי אֶלְעָזָר בֶּן־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן פְּקֻדַּת שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַקֹּדֶשׁ׃

ounsí nessi'é halleví el'azár ben-Aharon hakkohén pekouddát chomeré michméret hakkódech

32 Et le chef des chefs des lévites – Élazar, fils d'Aharon le kohen. Il est responsable de toutes les désignations liées au service auprès du Sanctuaire.

לִמְרָרִי מִשְׁפַּחַת הַמַּחְלִי וּמִשְׁפַּחַת הַמּוּשִׁי אֵלֶּה הֵם מִשְׁפְּחֹת מְרָרִי׃

limrarí michpá'hat hamma'hlí oumichpá'hat hammouchí élle hem michpe'hót merarí

33 Chez Mérari : la famille Ma'hli et la famille Mouchi ; voici le clan de Mérari.

וּפְקֻדֵיהֶם בְּמִסְפַּר כָּל־זָכָר מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמָעְלָה שֵׁשֶׁת אֲלָפִים וּמָאתָיִם׃

oufkoudehém bemispár kol-zakhár mibben-'hódech vamá'la chéchet alafím oumatáyim

34 Et leur dénombrement selon le nombre de tous les hommes d'un mois et au-dessus – six mille deux cents.

וּנְשִׂיא בֵית־אָב לְמִשְׁפְּחֹת מְרָרִי צוּרִיאֵל בֶּן־אֲבִיחָיִל עַל יֶרֶךְ הַמִּשְׁכָּן יַחֲנוּ צָפֹנָה׃

ounsí vet-áv lemichpe'hót merarí tsouri'él ben-avi'háyil al yérekh hammichkán ya'hanoú tsafóna

35 Et le chef de la maison de la famille Mérari – Tsouriël ben Avi'haïl, et ils s'arrêteront sur le côté du Michkan, au nord.

Le nom Tsouriël – mon rocher est Dieu ou celui qui me crée, c'est Dieu ; Avi'haïl – mon père est un guerrier ou mon Dieu est un guerrier.

וּפְקֻדַּת מִשְׁמֶרֶת בְּנֵי מְרָרִי קַרְשֵׁי הַמִּשְׁכָּן וּבְרִיחָיו וְעַמֻּדָיו וַאֲדָנָיו וְכָל־כֵּלָיו וְכֹל עֲבֹדָתוֹ׃

oufkouddát michméret bené merarí karché hammichkán ouvri'háv ve'ammoudáv va'adanáv vekhol-keláv vekhól avodató

36 Et sous la responsabilité des fils de Mérari : les planches du Michkan, ses traverses, et ses colonnes, et les socles sous ses colonnes, et tous ses instruments, et tout ce qui s'y rapporte,

וְעַמֻּדֵי הֶחָצֵר סָבִיב וְאַדְנֵיהֶם וִיתֵדֹתָם וּמֵיתְרֵיהֶם׃

ve'ammoudé he'hatsér savív ve'adnehém vitedotám oumeterehém

37 Et les colonnes de la cour tout autour, et leurs socles, et leurs piquets, et leurs tendeurs.

וְהַחֹנִים לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן קֵדְמָה לִפְנֵי אֹהֶל־מוֹעֵד מִזְרָחָה מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּבָנָיו שֹׁמְרִים מִשְׁמֶרֶת הַמִּקְדָּשׁ לְמִשְׁמֶרֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת׃

veha'honím lifné hammichkán kédma lifné ohel-mo'éd mizrá'ha moché ve'aharon ouvanáv chomerím michméret hammikdách lemichméret bené yisraél vehazzár hakkarév youmát

38 Et ceux qui se tiennent devant le Michkan, en avant de la Tente d'assignation, à l'est : Moché, et Aharon, et ses fils gardent le dépôt de la Sainteté pour les fils d'Israël ; l'étranger qui s'approche mourra.

כָּל־פְּקוּדֵי הַלְוִיִּם אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן עַל־פִּי יְהוָה לְמִשְׁפְּחֹתָם כָּל־זָכָר מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמַעְלָה שְׁנַיִם וְעֶשְׂרִים אָלֶף׃

kol-pekoudé halviyím achér pakád moché veAharon al-pí adonáy lemichpe'hotám kol-zakhár mibben-'hódech vamá'la chenáyim ve'esrím álef

39 Tous les lévites dénombrés, que Moché et Aharon ont dénombrés selon la parole du SEIGNEUR, selon leurs familles, tous les mâles d'un mois et au-dessus – vingt-deux mille.

En tout, la tribu de Lévi compte vingt-deux mille hommes, la plus petite de toutes les tribus.

Soyez prudents

Bémidbar 3,40–4,20

Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Bémidbar et nous lirons à partir du verset 40 du chapitre 3.

וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה פְּקֹד כָּל־בְּכֹר זָכָר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמָעְלָה וְשָׂא אֵת מִסְפַּר שְׁמֹתָם׃

vayomer adonáy el-moché pekód kol-bekhór zakhár livné yisraél mibben-'hódech vamá'la vessá et mispár chemotám

40 Et le SEIGNEUR dit à Moché : « Compte tous les premiers-nés de sexe masculin d'entre les fils d'Israël, à partir de l'âge d'un mois et au-dessus, et compte le nombre de leurs noms.

 Nous en avons déjà parlé, on peut le répéter encore une fois : à partir de l'âge d'un mois et au-dessus, l'enfant était considéré comme ayant survécu. Avant un mois, en ces temps-là, le nourrisson n'était ni vivant ni mort. Survivra-t-il ou non, c'est un grand doute. Il a vécu jusqu'à un mois – cela veut dire qu'il est robuste, et nous le considérons comme vivant, et Moché doit préparer un rapport sur le nombre de premiers-nés qu'il y a dans le peuple d'Israël.

וְלָקַחְתָּ אֶת־הַלְוִיִּם לִי אֲנִי יְהוָה תַּחַת כָּל־בְּכֹר בִּבְנֵי יִשְׂרָאֵל וְאֵת בֶּהֱמַת הַלְוִיִּם תַּחַת כָּל־בְּכוֹר בְּבֶהֱמַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃

velaka'htá et-halviyím li aní adonáy tá'hat kol-bekhór bivné yisraél ve'ét behemát halviyím tá'hat kol-bekhór bevehemát bené yisraél

41 Et prends pour Moi les lévites, Je suis le SEIGNEUR, à la place de chaque premier-né des fils d'Israël, et le bétail des lévites, prends-le à la place de tout le bétail du peuple d'Israël ».

 Que signifie : « Prends pour Moi ? » Pourquoi n'est-il pas écrit : « Donne-Moi, remets-Moi les lévites ? » Eh bien, premièrement, parce que les lévites n'appartiennent pas à Moché, il ne peut donner personne à Dieu. Prends signifie engage-les au travail. Le Très-Haut appelle Moché gouverneur dans Sa maison, c'est-à-dire que Moché est l'intendant de la maison, et le Très-Haut lui ordonne de recruter les lévites pour le service à la place des premiers-nés. Les premiers-nés sont libérés du service, bien qu'ils restent saints et aient besoin d'être rachetés, mais à leur place dans le service doivent entrer les lévites, chaque premier-né doit être remplacé par un lévite. Le Très-Haut, pour ainsi dire, libère, congédie les premiers-nés et embauche les lévites. On peut compter les uns à la place des autres par un tel troc saint, et cela concerne aussi bien les hommes que le bétail.

וַיִּפְקֹד מֹשֶׁה כַּאֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֹתוֹ אֶת־כָּל־בְּכֹר בִּבְנֵי יִשְׂרָאֵל׃

vayifkód moché ka'achér tsivvá adonáy otó et-kol-bekhór bivné yisraél

42 Et Moché recensa, comme le SEIGNEUR le lui avait ordonné, tous les premiers-nés parmi les fils d'Israël.

וַיְהִי כָל־בְּכוֹר זָכָר בְּמִסְפַּר שֵׁמוֹת מִבֶּן־חֹדֶשׁ וָמַעְלָה לִפְקֻדֵיהֶם שְׁנַיִם וְעֶשְׂרִים אֶלֶף שְׁלֹשָׁה וְשִׁבְעִים וּמָאתָיִם׃

vayhí khol-bekhór zakhár bemispár chemót mibben-'hódech vamá'la lifkoudehém chenáyim ve'esrím élef chelochá vechiv'ím oumatáyim

43 Et il y eut en tout de premiers-nés de sexe masculin selon leurs noms, d'un mois et au-dessus, selon leur dénombrement – vingt-deux mille deux cent soixante-treize.

Au verset 39 de notre chapitre 3, nous avons lu que le nombre des lévites s'élevait à vingt-deux mille. Et ici la Torah dit que les premiers-nés étaient vingt-deux mille deux cent soixante-treize, c'est-à-dire 273 premiers-nés de plus. Mais il y a une nuance. La Torah a effectivement dit que le compte total des Lévites est de 22 000. Si toutefois nous confions à une calculatrice la vérification du compte que la Torah donne là (versets 21, 28, 33), nous verrons qu'en réalité les lévites sont 22 300. Pourquoi donc la Torah arrondit-elle si étrangement, ou connaît-elle si mal les mathématiques ? Très probablement parce que la Torah prend en compte dans ce dénombrement-là 300 premiers-nés d'entre les lévites. Les lévites eux-mêmes ont aussi des premiers-nés, qui sont à la fois premiers-nés et lévites. C'est comme s'ils se remplaçaient eux-mêmes par eux-mêmes, se rachetaient eux-mêmes par eux-mêmes. Ainsi, on obtient 273 premiers-nés de plus que de lévites.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché lemór

44 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :

קַח אֶת־הַלְוִיִּם תַּחַת כָּל־בְּכוֹר בִּבְנֵי יִשְׂרָאֵל וְאֶת־בֶּהֱמַת הַלְוִיִּם תַּחַת בְּהֶמְתָּם וְהָיוּ־לִי הַלְוִיִּם אֲנִי יְהוָה׃

ka'h et-halviyím tá'hat kol-bekhór bivné yisraél ve'et-behemát halviyím tá'hat behemtám vehayou-lí halviyím aní adonáy

45 « Prends les lévites à la place de tout premier-né dans le peuple d'Israël, et le bétail des lévites sera à la place de leur bétail, et les lévites seront à Moi, Je suis le SEIGNEUR.

וְאֵת פְּדוּיֵי הַשְּׁלֹשָׁה וְהַשִּׁבְעִים וְהַמָּאתָיִם הָעֹדְפִים עַל־הַלְוִיִּם מִבְּכוֹר בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃

ve'ét pedouyé hachelochá vehachiv'ím vehammatáyim ha'odefím al-halviyím mibbekhór bené yisraél

46 Et le rachat pour les deux cent soixante-treize premiers-nés, dont le nombre dépasse celui des lévites, d'entre les premiers-nés d'Israël,

וְלָקַחְתָּ חֲמֵשֶׁת חֲמֵשֶׁת שְׁקָלִים לַגֻּלְגֹּלֶת בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ תִּקָּח עֶשְׂרִים גֵּרָה הַשָּׁקֶל׃

velaka'htá 'haméchet 'haméchet chekalím laggoulgólet bechékel hakkódech tikká'h esrím gerá hachákel

47 Tu prendras cinq chékels par tête (pour chaque tête), prends-les en chékels saints, à 20 guéras dans chaque chékel.

 C'est-à-dire que chacun de ces deux cent soixante-treize premiers-nés « en trop », pour parler entre guillemets, vaut cinq chékels saints, c'est environ 75 grammes d'argent.

וְנָתַתָּה הַכֶּסֶף לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו פְּדוּיֵי הָעֹדְפִים בָּהֶם׃

venatattá hakkéssef le'aharón oulvanáv pedouyé ha'odefím bahém

48 Et tu donneras cet argent à Aharon et à ses fils – le rachat pour ceux qui dépassent leur nombre ».

וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֵת כֶּסֶף הַפִּדְיוֹם מֵאֵת הָעֹדְפִים עַל פְּדוּיֵי הַלְוִיִּם׃

vayikká'h moché et késsef happidyom me'ét ha'odefím al pedouyé halviyím

49 Et Moché prit l'argent du rachat de ceux qui l'emportent en nombre sur les fils de Lévi.

מֵאֵת בְּכוֹר בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לָקַח אֶת־הַכָּסֶף חֲמִשָּׁה וְשִׁשִּׁים וּשְׁלֹשׁ מֵאוֹת וָאֶלֶף בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ׃

me'ét bekhór bené yisraél laká'h et-hakkássef 'hamichá vechichím ouchlóch meót va'élef bechékel hakkódech

50 Des premiers-nés des fils d'Israël il prit cet argent : mille trois cent soixante-cinq chékels saints.

וַיִּתֵּן מֹשֶׁה אֶת־כֶּסֶף הַפְּדֻיִם לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו עַל־פִּי יְהוָה כַּאֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה׃

vayittén moché et-késsef happedouyím le'aharón oulvanáv al-pí adonáy ka'achér tsivvá adonáy et-moché

51 Et Moché donna l'argent du rachat à Aharon et à ses fils selon la bouche du Très-Haut, comme le SEIGNEUR l'avait commandé à Moché.

Ici s'achève le chapitre 3, et nous continuerons à étudier le chapitre 4. Et un nouveau thème commence.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché ve'el-aharón lemór

1 Et le SEIGNEUR dit à Moché et à Aharon, en disant :

נָשֹׂא אֶת־רֹאשׁ בְּנֵי קְהָת מִתּוֹךְ בְּנֵי לֵוִי לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם׃

nassó et-róch bené kehát mittókh bené leví lemichpe'hotám levét avotám

2 « Établis les fils de Kéhat d'entre les fils de Lévi, selon leurs familles, selon la maison de leurs pères,

מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה כָּל־בָּא לַצָּבָא לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃

mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná kol-bá lattsavá la'asót melakhá be'óhel mo'éd

3 De trente ans et au-dessus, jusqu'à cinquante ans, quiconque entre dans l'armée (la troupe), pour accomplir le service dans la Tente d'assignation.

La préparation (l'incorporation à l'armée) du kohen et du lévite commence après trente jours, dès le plus bas âge, mais l'âge de l'entrée en service, c'est trente ans, pas vingt, mais un peu plus âgé. Apparemment, une longue préparation est nécessaire pour apprendre à l'homme comment vivre à côté de la sainteté, être digne du voisinage de la sainteté. Le fait est que le travail des lévites, ce n'est pas seulement le chant, comme beaucoup le comprennent aujourd'hui. Les lévites, ils sont à la fois porteurs et découpeurs, ils accomplissent un dur labeur et à cinquante ans ils partent à la retraite, ils ont l'âge de la retraite de l'armée.

זֹאת עֲבֹדַת בְּנֵי־קְהָת בְּאֹהֶל מוֹעֵד קֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים׃

zot avodát bene-kehát be'óhel mo'éd kódech hakkodachím

4 Voici le service des fils de Kéhat dans la Tente d'assignation, dans le Saint des Saints.

Bien que la Torah annonce que va maintenant venir le récit du service des fils de Kéhat, le récit ne portera pas tout à fait là-dessus. Le service de Kéhat, c'est le service lévitique, et avant lui les kohanim accomplissent leur propre service.

וּבָא אַהֲרֹן וּבָנָיו בִּנְסֹעַ הַמַּחֲנֶה וְהוֹרִדוּ אֵת פָּרֹכֶת הַמָּסָךְ וְכִסּוּ־בָהּ אֵת אֲרֹן הָעֵדֻת׃

ouvá aharón ouvanáv binsó'a hamma'hané vehorídou et parókhet hammassákh vekhissou-vá et arón ha'edoút

5 Et Aharon et ses fils vinrent, quand le camp plie bagage, et ils ôtèrent le voile, et en couvrirent l'Arche d'alliance.

וְנָתְנוּ עָלָיו כְּסוּי עוֹר תַּחַשׁ וּפָרְשׂוּ בֶגֶד־כְּלִיל תְּכֵלֶת מִלְמָעְלָה וְשָׂמוּ בַּדָּיו׃

venatenoú aláv kessoúy or tá'hach oufaressoú veged-kelíl tekhélet milmá'la vessamoú baddáv

6 Et ils la couvrirent d'une couverture de peau de ta'hach, et ils la couvrirent d'un vêtement bleu ciel (d'azur) par-dessus, et ils mirent ses barres.

 Au sujet de l'animal ta'hach, il existe beaucoup de versions, c'est une sorte de petite bête étonnante et inconnue : soit un animal marin (avec la peau duquel les habitants des côtes se font encore aujourd'hui des chaussures), soit une girafe, soit une petite bête créée spécialement par le Très-Haut dans ce but. Personne ne sait avec certitude de quel animal il s'agit ici.

Aharon et ses fils préparent tout pour le transport. D'abord ils ont emballé l'arche et y ont mis les barres.

וְעַל שֻׁלְחַן הַפָּנִים יִפְרְשׂוּ בֶּגֶד תְּכֵלֶת וְנָתְנוּ עָלָיו אֶת־הַקְּעָרֹת וְאֶת־הַכַּפֹּת וְאֶת־הַמְּנַקִּיֹּת וְאֵת קְשׂוֹת הַנָּסֶךְ וְלֶחֶם הַתָּמִיד עָלָיו יִהְיֶה׃

ve'ál choul'hán happaním yifressoú béged tekhélet venatenoú aláv et-hakke'arót ve'et-hakkappót ve'et-hammenakkiyot ve'ét kessót hannássekh velé'hem hattamíd aláv yihyé

7 Et sur la table des offrandes de céréales ils étendront un vêtement bleu ciel (d'azur), et ils mirent sur elle ses bols, et ses louches, et ses supports, et ses traverses, et l'offrande de céréales sera sur elle toujours.

Ici nous voyons que même pendant le déplacement l'offrande de céréales reste sur la table, même quand la table est pliée.

וּפָרְשׂוּ עֲלֵיהֶם בֶּגֶד תּוֹלַעַת שָׁנִי וְכִסּוּ אֹתוֹ בְּמִכְסֵה עוֹר תָּחַשׁ וְשָׂמוּ אֶת־בַּדָּיו׃

oufaressoú alehém béged tolá'at chaní vekhissoú otó bemikhsé or tá'hach vessamoú et-baddáv

8 Et par-dessus cela ils la couvrirent d'un vêtement d'étoffe écarlate, et ils la couvriront d'une couverture de peau de ta'hach, et ils mettront ses barres.

C'est-à-dire que nous voyons que la table avec les pains d'offrande est elle aussi préparée pour le transport par les kohanim.

וְלָקְחוּ בֶּגֶד תְּכֵלֶת וְכִסּוּ אֶת־מְנֹרַת הַמָּאוֹר וְאֶת־נֵרֹתֶיהָ וְאֶת־מַלְקָחֶיהָ וְאֶת־מַחְתֹּתֶיהָ וְאֵת כָּל־כְּלֵי שַׁמְנָהּ אֲשֶׁר יְשָׁרְתוּ־לָהּ בָּהֶם׃

velake'hoú béged tekhélet vekhissoú et-menorát hamma'ór ve'et-nerotéha ve'et-malka'héha ve'et-ma'htotéha ve'ét kol-kelé chamná achér yecharetou-lá bahém

9 Et ils prirent un vêtement d'étoffe bleu ciel (d'azur), et en couvrirent le chandelier de l'éclairage, la ménorah, et toutes ses lampes, et ses pincettes, et ses petites pelles, et tous les récipients pour l'huile d'onction (l'huile), avec lesquels ils travaillent.

וְנָתְנוּ אֹתָהּ וְאֶת־כָּל־כֵּלֶיהָ אֶל־מִכְסֵה עוֹר תָּחַשׁ וְנָתְנוּ עַל־הַמּוֹט׃

venatenoú otá ve'et-kol-keléha el-mikhsé or tá'hach venatenoú al-hammót

10 Et ils la prendront (la ménorah), et tous ses accessoires, ils les couvriront d'une couverture de peau de ta'hach, et la mettront sur la barre.

וְעַל מִזְבַּח הַזָּהָב יִפְרְשׂוּ בֶּגֶד תְּכֵלֶת וְכִסּוּ אֹתוֹ בְּמִכְסֵה עוֹר תָּחַשׁ וְשָׂמוּ אֶת־בַּדָּיו׃

ve'ál mizbá'h hazzaháv yifressoú béged tekhélet vekhissoú otó bemikhsé or tá'hach vessamoú et-baddáv

11 Et l'autel d'or, ils le couvriront d'un vêtement d'étoffe bleu ciel (d'azur), aussitôt ils le recouvriront d'une couverture de peau de ta'hach, et ils mettront ses barres.

וְלָקְחוּ אֶת־כָּל־כְּלֵי הַשָּׁרֵת אֲשֶׁר יְשָׁרְתוּ־בָם בַּקֹּדֶשׁ וְנָתְנוּ אֶל־בֶּגֶד תְּכֵלֶת וְכִסּוּ אוֹתָם בְּמִכְסֵה עוֹר תָּחַשׁ וְנָתְנוּ עַל־הַמּוֹט׃

velake'hoú et-kol-kelé hacharét achér yecharetou-vám bakkódech venatenoú el-béged tekhélet vekhissoú otám bemikhsé or tá'hach venatenoú al-hammót

12 Et ils prendront tous les accessoires du service, avec lesquels on sert dans le Saint, et les mettront sur des vêtements bleu ciel, et les couvriront d'une couverture de peau de ta'hach, et les mettront sur la barre.

Tout l'emballage des accessoires du Temple est fait par les kohanim pour la plus grande commodité de leur transport.

וְדִשְּׁנוּ אֶת־הַמִּזְבֵּחַ וּפָרְשׂוּ עָלָיו בֶּגֶד אַרְגָּמָן׃

vedichenoú et-hammizbéya'h oufaressoú aláv béged argamán

13 Et ils débarrasseront de la cendre l'autel, et étendront sur lui des vêtements d'étoffe pourpre.

L'une des significations du verbe lédachén – libérer, purifier de la cendre, littéralement décendrer. La tradition dit qu'ici se produit encore un miracle. Lors de l'emballage de l'autel, de sa préparation au transport, ce même feu qui, en son temps, était descendu des cieux reste sur l'autel sous une certaine forme potentielle : il brûle, semble-t-il, mais de manière merveilleuse il n'endommage ni l'étoffe pourpre ni la peau de ta'hach. Ainsi le feu se conserve sur l'autel même pendant le déplacement, comme il est commandé : le feu sera tout le temps sur l'autel.

וְנָתְנוּ עָלָיו אֶת־כָּל־כֵּלָיו אֲשֶׁר יְשָׁרְתוּ עָלָיו בָּהֶם אֶת־הַמַּחְתֹּת אֶת־הַמִּזְלָגֹת וְאֶת־הַיָּעִים וְאֶת־הַמִּזְרָקֹת כֹּל כְּלֵי הַמִּזְבֵּחַ וּפָרְשׂוּ עָלָיו כְּסוּי עוֹר תַּחַשׁ וְשָׂמוּ בַדָּיו׃

venatenoú aláv et-kol-keláv achér yecharetoú aláv bahém et-hamma'htót et-hammizlagót ve'et-haya'ím ve'et-hammizrakót kol kelé hammizbéya'h oufaressoú aláv kessoúy or tá'hach vessamoú vaddáv

14 Et ils mettront sur lui tous les accessoires avec lesquels on sert auprès de lui : les petites pelles, et les fourches, et les petites écopes, et les aspersoirs, tous les accessoires de l'autel, et ils le couvriront d'une couverture de peau de ta'hach, et ils mettront ses barres.

 Le Très-Haut donne des instructions précises non seulement pour la fabrication de tous les ustensiles, mais aussi pour leur emballage. Il décrit ce travail dans les moindres détails, donne les instructions les plus minutieuses, parce que manier sans précaution le Michkan et ses objets, c'est une chose dangereuse.

וְכִלָּה אַהֲרֹן־וּבָנָיו לְכַסֹּת אֶת־הַקֹּדֶשׁ וְאֶת־כָּל־כְּלֵי הַקֹּדֶשׁ בִּנְסֹעַ הַמַּחֲנֶה וְאַחֲרֵי־כֵן יָבֹאוּ בְנֵי־קְהָת לָשֵׂאת וְלֹא־יִגְּעוּ אֶל־הַקֹּדֶשׁ וָמֵתוּ אֵלֶּה מַשָּׂא בְנֵי־קְהָת בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃

vekhillá aharon-ouvanáv lekhassót et-hakkódech ve'et-kol-kelé hakkódech binsóa hamma'hané ve'a'hare-khén yavóou vene-kehát lassét velo-yiggeoú el-hakkódech vamétou élle massá vene-kehát be'óhel mo'éd

15  Et Aharon et ses fils achevèrent de couvrir le Saint et tous les ustensiles du Saint lors de la levée du camp, et après cela viendront les fils de Kéhat pour les porter – et alors il n'arrivera pas qu'ils touchent le Saint et meurent. Voilà ce qu'est la tâche des fils de Kéhat dans la Tente d'assignation.

Voici qu'enfin nous sommes arrivés au thème annoncé au verset 4. Quand Aharon et ses fils, les kohanim, auront emballé et fermé tous les ustensiles saints, et qu'ils seront tous isolés, couverts – alors viendront les fils de Kéhat pour les porter.

וּפְקֻדַּת אֶלְעָזָר בֶּן־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן שֶׁמֶן הַמָּאוֹר וּקְטֹרֶת הַסַּמִּים וּמִנְחַת הַתָּמִיד וְשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה פְּקֻדַּת כָּל־הַמִּשְׁכָּן וְכָל־אֲשֶׁר־בּוֹ בְּקֹדֶשׁ וּבְכֵלָיו׃

oufkouddát el'azár ben-aharón hakkohén chémen hammaór ouktóret hassammím oumin'hát hattamíd vechémen hammich'há pekouddát kol-hammichkán vekhol-acher-bó bekódech ouvkheláv

16  La responsabilité d'Élazar, fils d'Aharon le kohen – l'huile pour les luminaires, et l'encensement, et la min'ha perpétuelle, et l'huile d'onction, le compte des ustensiles du Temple et de tout ce qui est lié au Saint et à ses ustensiles.

 Élazar ben Aharon est nommé économe, chef du service d'intendance de tout le Michkan.

וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה וְאֶל־אַהֲרֹן לֵאמֹר׃

vaydabbér adonáy el-moché ve'el-aharón lemór

17  Et le SEIGNEUR dit à Moché et à Aharon, en disant :

אַל־תַּכְרִיתוּ אֶת־שֵׁבֶט מִשְׁפְּחֹת הַקְּהָתִי מִתּוֹךְ הַלְוִיִּם׃

al-takhrítou et-chévet michpe'hót hakkehatí mittókh halviyím

18  « N'anéantissez pas la famille de Kéhat (cette famille même qui, d'entre les lévites, s'occupera du transport des objets saints), préservez-les.

וְזֹאת עֲשׂוּ לָהֶם וְחָיוּ וְלֹא יָמֻתוּ בְּגִשְׁתָּם אֶת־קֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים אַהֲרֹן וּבָנָיו יָבֹאוּ וְשָׂמוּ אוֹתָם אִישׁ אִישׁ עַל־עֲבֹדָתוֹ וְאֶל־מַשָּׂאוֹ׃

vezót asoú lahém ve'hayoú veló yamoútou begichtám et-kódech hakkodachím aharón ouvanáv yavóou vessamoú otám ich ich al-avodató ve'el-massaó

19  C'est ainsi que vous leur ferez, et ils vivront et ne mourront pas, quand ils s'approchent du Saint des Saints : Aharon et ses fils viendront et donneront à chacun de la tribu de Kéhat son travail et sa charge.

וְלֹא־יָבֹאוּ לִרְאוֹת כְּבַלַּע אֶת־הַקֹּדֶשׁ וָמֵתוּ׃ 

velo-yavóou lir'ót kevallá et-hakkódech vamétou

20  Et ils ne viendront pas (les fils de Kéhat) regarder comment on couvre le Saint, afin qu'ils ne meurent pas ».

Le Très-Haut dit ici : « Respectez les consignes de sécurité ». Et les consignes de sécurité dans le Michkan, comme nous l'avons dit, se formulent simplement : « N'y grimpe pas – ça tue ». Avant d'appeler la famille de Kéhat, les kohanim doivent tout emballer, tout fermer de sorte que la famille de Kéhat ne touche pas directement, sans isolation, les ustensiles saints. Et grâce à cela, la famille de Kéhat peut servir en sécurité. Le Très-Haut dit : « Prenez soin de vos collaborateurs », en se souciant des lévites.

Et, à vrai dire, c'est une indication pour nous aussi : traiter avec plus de précaution ce qui est saint autour de nous. Prenons-nous toujours sur nous le service auquel nous avons, pour ainsi dire, l'accès autorisé ? Souvent, nous pouvons faire irruption dans l'âme d'autrui, pénétrer sur le territoire personnel des gens, toucher le Saint des Saints d'un autre homme – là où seul le Très-Haut ou le kohen établi par Lui doit agir. En prenant sur nous Son rôle, nous nous exposons par là même à un danger mortel. Si nous voulons servir comme la famille de Kéhat, c'est-à-dire aider à transporter les charges, porter les fardeaux de nos amis, de nos proches – c'est merveilleux. Le principe « tu veux aider – aide matériellement » n'est en réalité pas si drôle que ça et convient tout à fait lorsque nous essayons de nous immiscer dans l'âme d'un autre homme. Si nous voulons soudain prendre sur nous le service d'Aharon, c'est-à-dire toucher le Saint des Saints d'un homme, son cœur même, son âme, et nous lancer dans une neurochirurgie populaire appliquée de l'âme, nous pouvons nous retrouver en grand danger. Nous pouvons nuire à nous-mêmes comme à ceux que nous essayons d'aider. C'est ainsi que les hassidim comprennent ce commandement et son application dans notre vie. D'un côté, ne violez pas les limites d'autrui, ne prenez pas sur vous les fonctions d'Aharon là où vous êtes un fils de Kéhat. De l'autre côté, ne laissez pas les lévites aller là où seul le kohen doit entrer, ne laissez pas les lévites être kohanim dans votre cœur.

Haut la tête

Notre section hebdomadaire Bémidbar commence par ces versets-ci :

1. Et le SEIGNEUR parla avec Moché dans le désert du Sinaï, dans la Tente d'assignation, le premier jour du deuxième mois, la deuxième année après leur sortie d'Égypte, en disant :

2. « Faites le dénombrement de toute la communauté des fils d'Israël selon leurs familles, selon la maison de leurs pères, selon le nombre de leurs noms, tous les hommes par tête ».

Le SEIGNEUR ordonne à Moché de compter tout le monde. Pourquoi cela est-il nécessaire ? Le Talmud dit une telle chose, un tel principe : ce qui est compté ne se dissout pas dans la majorité. Par exemple, dans un sac de riz se trouvent des grains de riz. Les grains de riz n'ont aucune originalité, ils se ressemblent tous, et il n'y a rien de particulier dans ces grains de riz. On peut dire la même chose de quelque chose de plus gros, par exemple d'un sac de noix.

À la différence des grains de riz ou des noix, chaque homme est une pièce unique. Prenons, par exemple, le Louvre et l'un de ses tableaux, cette même « Joconde ». Un vandale arrive, s'étant fait passer pour un invalide en fauteuil roulant (c'est une histoire réelle), écrase un gâteau sur ce tableau et essaie encore de le détruire d'une manière ou d'une autre. Et ce n'est pas une quelconque destruction mathématique d'un dix-millième des pièces exposées du Louvre, c'est la destruction d'une pièce distincte, originale, qui a de la valeur en elle-même, parce que tel est chaque tableau, chaque pièce exposée du Louvre. À plus forte raison l'homme : chacun a sa propre valeur distincte. Et c'est pourquoi le Très-Haut ordonne à Moché de compter le peuple d'Israël, en disant : « Compte tout le monde, compte tout le monde par tête ».

Dans quelque immense collectivité que se trouve l'homme, de quelque grande communauté qu'il soit membre, il a de la valeur pour le Très-Haut en lui-même. Sa naissance à une date déterminée, à un moment déterminé, à une heure déterminée, avec des qualités déterminées, est prévue par le Très-Haut. Chaque homme, avec toutes ses qualités particulières – c'est un ouvrage unique, c'est une pièce distincte parmi toutes les créations du Très-Haut, précieuse justement parce qu'il se distingue des autres, qu'il ne ressemble pas aux autres, qu'il a sa propre tâche.

Et le peuple d'Israël, quand il se déplace dans le désert et porte avec lui l'étendard de la sainteté, se trouve pour ainsi dire dans une guerre particulière. Son mouvement – c'est un champ de bataille dans la guerre du Très-Haut, où le peuple défend la sainteté. Et le Très-Haut nous dit que dans cette guerre il n'y a pas de chair à canon, il n'y a personne qui n'ait aucune valeur, dont la valeur soit négligeable. Chacun a de la valeur en lui-même, chacun est compté, chacun est distinct, il n'y a pas une quelconque masse dans laquelle l'homme doive se dissoudre, Dieu nous en garde. Au contraire, l'homme doit préserver les qualités divines déposées en lui, développer son originalité, son unicité. Et par là, bien sûr, chaque soldat de cette guerre, chaque guerrier prend conscience de sa propre valeur, prend conscience qu'il est compté par le Très-Haut, comme d'ailleurs chacun de nous.

Et pour notre encouragement, il est dit plus que cela (Évangile selon Matthieu, 10,30) : « Même les cheveux de votre tête sont comptés ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela ne signifie pas littéralement que quelque part, dans un certain livre, il est inscrit combien j'ai de cheveux sur la tête. Cela signifie qu'il n'arrivera à aucun de mes cheveux quelque chose dans quoi la sollicitude du Très-Haut ne serait pas prévue. Et il peut se produire quelque chose de mauvais dans ma vie (ce que je perçois comme mauvais), un malheur peut arriver. Il y a des situations où l'homme ressent la peur, l'égarement, le sentiment d'être inutile, il arrive une multitude de situations tragiques diverses dans lesquelles nous pouvons nous trouver. Mais avec cela, nous ne sommes jamais privés du compte de Dieu, nous ne sommes pas effacés de la comptabilité divine, nous ne sommes pas arrondis pour faire un compte rond, nous ne nous dissolvons pas parmi la multitude des grains de riz dans le sac. Et quoi qu'il nous arrive – dans ce moment, dans cette situation, il y a une manifestation de la sollicitude du Très-Haut pour nous, bien que parfois ce soit très difficile à ressentir. Parfois nous ressentons la peur, le désespoir, l'abandon, et, puisque nous sommes des hommes, nous pouvons oublier cette sollicitude du Très-Haut, mais elle existe malgré tout, elle est présente dans notre vie. Et en considérant notre vie, en la scrutant, nous pouvons malgré tout discerner cette sollicitude. Et l'une des manières de lire ce verset, où le Très-Haut dit à Moché : « Compte par tête tout le peuple d'Israël », peut être celle-ci : « Lève les têtes, lève les têtes des Israélites ! », c'est-à-dire dis aux Israélites : « Haut la tête ! Ne marchez pas la tête basse, ne baissez pas le nez, haut la tête dans cette guerre ! » Même quand le désespoir submerge, même quand on sent que pour la centième fois nous tombons dans la sciure, dans les planches, dans la boue et que pour la centième fois il faut tout recommencer, on peut entendre : « Haut la tête ! »

Nous sommes comptés. Nous sommes tous des pièces exposées sur l'arène d'action de Dieu, nous sommes tous des soldats de la bataille divine, des soldats qui sont l'objet de la sollicitude du Très-Haut, chacun de nous. Et ce dénombrement par tête des fils d'Israël et le compte de chaque cheveu de notre tête – c'est notre encouragement, que nous avons de la part du Très-Haut, pour être consolés par Lui. Quand nous allons vraiment mal, Il prend soin de nous. Nous ne sommes pas un grain de riz qui peut se perdre, pas une graine de sésame qui peut tomber du sac sans qu'on le remarque. On ne nous oubliera pas, on ne nous arrondira pas, on ne nous effacera pas, on ne nous jettera pas comme chair à canon sur les casemates ennemies : nous sommes comptés, chaque cheveu de notre tête est compté. Que le Très-Haut bénisse tous ceux qui suivent Sa volonté, étudient Sa Torah, cherchent Sa face, marchent dans Sa voie. Et qu'Il nous donne de sentir Sa sollicitude pour nous, Sa présence dans notre vie, et de ressentir notre unicité en tant que Ses créatures. Qu'Il nous donne de voir, de prendre conscience de nos qualités particulières, de nous développer, de devenir meilleurs et meilleurs, en perfectionnant justement nos qualités innées, en ressentant cette liberté – être soi-même et ne pas se dissoudre dans la majorité.

La comptabilité du Sinaï

Dans cet entretien, nous parlerons de la manière précise dont se déroule le processus de dénombrement du peuple. Le Très-Haut ordonne à Moché de recenser tous les fils d'Israël par tête, selon leurs familles, selon les maisons de leurs pères, selon le nombre de leurs noms, tous les hommes par tête. Et relisons le verset 3 du chapitre 1 :

מִבֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה וָמַעְלָה כָּל־יֹצֵא צָבָא בְּיִשְׂרָאֵל תִּפְקְדוּ אֹתָם לְצִבְאֹתָם אַתָּה וְאַהֲרֹן׃

mibbén esrím chaná vamá'la kol-yotsé tsavá beyisraél tifkedoú otám letsiv'otám attá ve'aharón

3 De 20 ans et au-dessus, tous, dénombrez-les, inscrivez-les dans votre armée, toi et Aharon.

Ainsi, avant tout, pour dénombrer les fils d'Israël, Moché et Aharon sont nécessaires. On pourrait dire que les fils d'Israël sont si nombreux que Moché seul n'y arrivera pas, et qu'Aharon lui est nécessaire comme assistant. Mais nous ne voyons pas que Moché ait compté une moitié (trois cent mille) et Aharon l'autre moitié, les autres trois cent mille, non, ils dénombrent tout le monde ensemble.

Encore un détail important. Quand la Torah nous raconte (au verset 1) où se passe l'affaire, elle dit : « …dans le désert du Sinaï, dans la Tente d'assignation ». Mais il est pourtant clair que si c'est dans la Tente d'assignation, c'est aussi dans le désert du Sinaï, puisque la Tente se trouve dans le désert, alors pourquoi faut-il le répéter ? Telle est la question qui se pose. Pour répondre à cette question, je propose de regarder attentivement le mot tifkédou (dénombrez), qui se trouve au verset 3. La signification de la racine de ce mot (pé-kouf-dalet) – c'est le commandement, l'attribution de fonctions, la mise en action, c'est-à-dire la mise en service. Le mot méfaked en hébreu, c'est commandant, pkouda signifie ordre, injonction, pakid – employé, lifkod – c'est se faire enregistrer. C'est-à-dire que, si l'on traduit littéralement, tifkédou, ce n'est pas dénombrez, mais enregistrez, prenez en compte, déterminez des fonctions concrètes. Et le lieu d'un tel enregistrement, c'est à la fois le désert du Sinaï et la Tente d'assignation. Ainsi, il y a en quelque sorte deux options distinctes, qu'il faut établir, qu'il faut déterminer pour chaque homme.

Moché, c'est l'homme par qui la Torah a été donnée, c'est celui qui conduit le peuple d'Israël à travers le désert du Sinaï. Chaque homme a sa destination déterminée, sa fonction, son service dans ce monde, et cela relève du ressort de Moché. Quand Moché enregistre les gens chez lui, chez Moché, l'enregistrement dans la Torah, il détermine quelle fonction, quelle destination a chaque homme. C'est ce qui est lié au désert du Sinaï, ce qui est lié à la Torah et à son observance. À quoi sommes-nous destinés ? Qu'est-ce qui nous est donné avec facilité ? Où notre travail se fait-il avec inspiration ? Où sentons-nous notre vocation ? C'est-à-dire que c'est précisément cette vocation qui est inscrite, consignée chez Moché lors du dénombrement du peuple.

Et Aharon ? Aharon est responsable ici de la Tente d'assignation proprement dite. Et l'essence de la Tente d'assignation est contenue dans les paroles du Très-Haut : « Vous Me la construirez, construisez-Moi un Sanctuaire, et J'habiterai au milieu de vous ». L'essence de la Tente d'assignation est que la lumière de Dieu se révèle en chacun de nous.

Ainsi, nous pouvons dire que la Torah et Moché – c'est la tête de l'homme. C'est pourquoi il est dit aussi qu'il s'agit d'un dénombrement par tête (le mot employé est goulgolet, crâne). C'est-à-dire que chaque homme est inscrit selon sa destination, selon sa fonction, selon son unicité. Aharon et la Tente d'assignation – c'est la mesure dans laquelle la lumière divine, la présence divine se révèle dans ce service. Ce sont précisément ces deux options, dont nous avons parlé : chaque homme a non seulement sa destination unique, mais il a aussi un degré d'ardeur, le degré auquel l'homme est inspiré, auquel son cœur aspire à accomplir ce service, auquel il se donne lui-même, tout son cœur (ou pas tout son cœur), le degré auquel brûle ardemment en lui le feu du service auquel il est destiné. Cela est déterminé par la fonction d'Aharon.

On peut le dire ainsi : Moché est responsable d'inscrire la destination de l'homme ; Aharon est responsable de la batterie pour ce service. Plus l'homme brûle, plus il est fidèle dans ce service qui est le sien, plus il a attisé la flamme dans son cœur, plus grande est la source d'énergie à laquelle il se branche, plus les soufflets de sa flamme sont actionnés d'en haut. Et la fonction de la tête est indissociablement liée à la fonction du cœur. Comme une voiture a un moteur qui la met en mouvement, un carburant que l'on verse dans le réservoir – ainsi le cœur humain donne l'ardeur pour l'accomplissement du service de la tête, pour l'accomplissement des commandements divins. On peut être appelé et servir de tout son cœur, mais cela ne réussit pas toujours : parfois nous arrivons progressivement au service de tout notre cœur. Mais, d'une manière ou d'une autre, cet enregistrement de l'unicité de chaque homme inclut non seulement sa fonction concrète, son service unique concret, mais aussi l'unicité de son dévouement à son service. Et l'homme peut attiser le feu de son service davantage, davantage et davantage. Il peut grandir dans ce service qui est le sien non seulement par le perfectionnement de l'expérience, mais aussi par le feu du cœur qui réchauffe ce service.

Et cet enregistrement de chaque homme, ce dénombrement, il a lieu constamment. Il y a l'étude de la Torah, il y a l'étude de l'Écriture, il y a la prière, et l'on peut les relier, les combiner de telle manière que notre prière soit à l'endroit où nous étudions la Torah, que la Torah oriente nos prières, que notre prière soit pour notre service, pour notre destination, que là soit notre ardeur. C'est-à-dire qu'il nous est donné non seulement une tâche unique, mais il y a aussi une sollicitude unique pour son accomplissement, et l'une comme l'autre est unique. On prend soin de chacun de nous (pas seulement de chacun des cheveux de notre tête), on nous observe, à quel point nous brûlons, pour attiser nos soufflets en fonction de notre ardeur : celui qui est fidèle dans les petites choses reçoit davantage. La fidélité à l'étape tout initiale de notre service fait qu'il nous est donné davantage et davantage de sollicitude du cœur. Nous débordons, nous nous fortifions, nous nous remplissons d'esprit, nous nous remplissons de force pour notre service. Ainsi, au sens figuré, le cerveau et le cœur, notre cerveau spirituel et notre cœur spirituel, travaillent au service du Très-Haut.

Il ne se produit pas simplement un dénombrement, un enregistrement, nous ne recevons pas simplement un numéro d'ordre, nous recevons une sollicitude pour notre destination, on nous donne une affectation concrète, on nous assigne à un front de travail concret, on nous donne du carburant, des munitions pour ce combat. Que le Très-Haut nous bénisse, pour que nos cœurs débordent de cet esprit de service, que dans notre vocation nous servions avec un cœur brûlant et des yeux brûlants, que nous puissions allumer aussi les cœurs des autres.

Mission possible

Dans notre section hebdomadaire Bémidbar, nous lisons comment doit être réparti le service des familles lévites auprès de la Tente d'assignation. Chacune des familles des lévites reçoit pour elle-même un domaine de service déterminé. Un service particulier échoit à la famille des fils de Kéhat. Cette famille est établie pour servir auprès du Saint des Saints, notamment pour porter l'Arche d'alliance. D'un côté, nous savons que c'est très honorable, et chacun de nous, j'en suis sûr, aimerait jeter ne serait-ce qu'un petit coup d'œil sur cette Arche. D'un autre côté, nous savons à quel point c'est dangereux. Tout le monde, sans doute, a lu l'histoire de ce qui est arrivé à Ouzza, fils d'Avinadav (2e livre de Chmouël, 6,6). Quand David transportait l'Arche, Ouzza vit que les bœufs avaient trop fait pencher le chariot, et il voulut seulement toucher, pour retenir l'Arche, et il mourut de ce contact. Il y a l'honneur, mais il y a aussi le danger. C'est pourquoi, pour ceux qui s'occupent de ce service, la Torah fait un avertissement particulier. Aux versets 18–19 du chapitre 4 de notre section hebdomadaire Bémidbar, nous lisons : « Ne retranchez pas la tribu des familles de Kéhat du milieu des lévites. Et voici ce que vous ferez pour eux, pour qu'ils vivent et ne meurent pas lorsqu'ils s'approchent du Saint des Saints : qu'Aharon et ses fils entrent et les placent chacun à son travail et à sa charge ». Le Très-Haut dit : « Que les fils d'Aharon, les kohanim, préparent, couvrent tout le nécessaire, et qu'ils placent chacun de la famille des lévites à sa place et disent : toi, porte ici, toi, prends ici, et toi, prends ici, et toi, prends là », sinon ils mourront. Oui, comme nous l'avons dit, porter l'Arche est très dangereux, mais aussi très honorable. Et il y a à ce sujet, dans le midrach Vayikra Rabba, une controverse entre les sages.

Rabbi Éliézer ben Padat dit que, puisque porter l'Arche était dangereux, chacun de ceux qui y étaient affectés cherchait à fuir à toutes jambes ce service et disait : « Voilà, j'ai déjà pris le chandelier. Voilà, nous portons déjà la couverture, je suis occupé, je me suis occupé d'autre chose, je ne suis pas prêt maintenant à porter l'Arche, c'est effrayant et dangereux ».

Rabbi Chmouël bar Na'hman le contredit et dit : « Au contraire, c'est précisément parce que porter l'Arche était très honorable que tous ceux qui en étaient dignes, et tous ceux qui n'en étaient pas dignes, voulaient porter précisément l'Arche. Personne ne voulait porter la couverture ou quelques petits ustensiles du Temple, il fallait toucher précisément l'Arche ». Et dans l'un comme dans l'autre cas, la gloire de l'Arche était rabaissée.

La controverse de ces deux sages concerne aussi ce qui se passe dans notre vie. Quand nous n'avons pas de Temple, pas d'ustensiles du Temple, cette controverse nous donne pour ainsi dire des limites des deux côtés. Il y a des gens qui disent : « Je ne suis pas prêt pour quelque chose de grand. Pas prêt, un point c'est tout ! Je m'occuperai de petites affaires, d'affaires simples, quotidiennes, routinières. Je suis un petit homme, comment pourrais-je prétendre à l'Arche, moi, il me suffirait de vendre ici des graines de tournesol. Pour quelque chose de grand, pour ce qui exigera de moi des forces trop grandes, ce qui exigera de moi un rapprochement trop fort du Très-Haut, pour cela je ne suis pas d'accord ».

D'un autre côté, il y a des gens qui disent : « Ah, toute tâche est à ma portée, je peux tout, je ne vais pas trimballer la table, les chandelles, je ne vais pas m'occuper de broutilles, qu'on me donne précisément l'Arche ! Je ne suis pas prêt à me disperser en broutilles. Seulement de grandes choses ! Seulement ce qui change le monde, seulement ce qui est pour les stades, seulement ce qui est pour les larges masses. Je ne suis prêt à m'occuper que de choses de ce genre ».

L'homme doit se dire qu'il est capable de grandes choses, il doit savoir s'inciter aux grandes choses, ne pas avoir peur des grandes choses et ne pas justifier son refus des grandes choses par le fait qu'il s'occupe de petites choses. En même temps, l'homme ne doit pas négliger les petites affaires et le souci de quelques broutilles. Même si tu es très grand, très fort et très sage, tu ne dois quand même pas négliger aussi certaines choses simples, banales, quotidiennes, routinières. Rien ne doit te paraître petit et indigne. C'est-à-dire que ces deux sages, de deux côtés différents, nous disent : « Ne tombe ni dans l'un ni dans l'autre extrême ».

Dans le Talmud, dans le traité Méguila, à la feuille 31, il y a cette remarque étonnante : « Chaque fois que tu lis sur la grandeur du Très-Haut, tu lis aussi sur l'humilité du Très-Haut ». Et l'on cite le texte du verset 17 du chapitre 10 du livre de Dévarim : « Car le SEIGNEUR votre Dieu, Il est le Dieu des dieux et le Souverain des souverains, le Dieu Grand, Fort et Redoutable ». Et quand nous lisons cela, il nous semble : « Eh oui, vraiment, à chaque mot, oui et amen ! Il est le Dieu des dieux, le Souverain des souverains, le Dieu Grand, Fort et Redoutable, Tout-Puissant, et il n'y a personne de plus fort que Lui ». Mais en même temps, au verset suivant, le 18, nous lisons : « Il fait justice à l'orphelin et à la veuve, aime l'étranger, lui procurant du pain et un vêtement ». C'est-à-dire que ce Dieu Grand, Redoutable, Tout-Puissant, Fort, parlant de Sa grandeur, dit aussitôt qu'Il prend soin de l'orphelin, de la veuve, de ceux que, dans la société, on a coutume de négliger. Et ce n'est pas simplement prendre soin d'eux, c'est leur procurer du pain et un vêtement, nourrir et habiller littéralement les gens les plus simples.

C'est une leçon pour nous aussi. Nous ne devons pas tomber dans cet extrême de dire que nous ne sommes pas faits pour les broutilles, que nous ne sommes pas faits pour la routine, que nous sommes faits pour quelque chose de grand. En même temps, nous ne devons pas tomber non plus dans l'autre extrême et dire : « Notre affaire est petite, nous sommes de petites gens. Nous étendrons nos jambes selon notre habit. Nous ne sommes pas faits pour de grandes choses, si seulement nous pouvions venir à bout des broutilles ici ». Nous pouvons faire face à n'importe quelle situation, nous pouvons résoudre des problèmes globaux ou participer à leur résolution. Mais aussi, nous n'avons pas honte, nous ne sommes pas vexés de nous occuper de broutilles et de résoudre les problèmes de gens qui nous paraissent peu importants, insignifiants, bien qu'il ne faille traiter avec mépris aucun homme. Leurs problèmes peuvent nous paraître petits, mais il ne faut pas les considérer comme tels. C'est-à-dire que nous pouvons accomplir n'importe quelle tâche que le Très-Haut place devant nous.

La Torah exige de l'homme qui s'apprête à servir le Très-Haut qu'il réunisse en lui l'amour du grand, l'amour des grandes choses, la disposition à s'occuper de grandes choses, avec l'absence de mépris pour les petites choses, afin que les petites choses soient ressenties comme tout aussi grandes. Parce que toutes, toutes les choses s'additionnent en un service commun du Très-Haut Unique, qui est Infiniment Grand. Et derrière une petite chose on peut voir le Très-Haut exactement de la même manière que nous Le voyons derrière une grande chose. C'est pourquoi il n'y a pas chez le Très-Haut de petit employé, comme il n'y a pas non plus chez Lui de grand chef. Tous Le servent en faisant leur travail, et à leur place ils deviennent le principal dans ce travail, dans le travail de leur service du Très-Haut. Il faut apprendre à ne pas séparer les choses selon leur grandeur, à faire les petites comme les grandes, et les grandes – comme les petites. Que le SEIGNEUR nous bénisse, pour que nous nous sentions constamment prêts et que nous ne voyions pour nous ni de tâches trop petites, ni de tâches trop grandes, pour que chaque bonnet nous aille, pour que toute chose soit à notre portée.

Pour ceux qui ont plus de 50 ans. Le serviteur à la retraite

Dans notre section hebdomadaire Bémidbar, au chapitre 4, nous lisons cet ordre du Très-Haut :

2. « Établis les fils de Kéhat d'entre les fils de Lévi, selon leurs familles, selon la maison de leurs pères,

3. De trente ans et au-dessus jusqu'à cinquante ans, tout homme entrant dans les troupes (apte au service) pour faire le service dans la Tente d'assignation.

Ici est employé le même terme, apte au service, que entrant dans les troupes, dans l'armée. Les lévites sont appelés au service, c'est une sorte de service militaire des lévites. Il commence à vingt-cinq ans par une préparation, à trente ans commence le service lui-même, et à cinquante ans vient le temps de se retirer du service, le temps de partir à la retraite.

De quoi un lévite ou un kohen retraité doit-il remplir sa vie ? La réponse à cette question, nous la trouverons en partie dans le huitième chapitre de notre livre de Bémidbar, c'est-à-dire dans la section hebdomadaire Béhaalotékha.

24. « Voici l'ordre pour les lévites : de vingt-cinq ans et plus, ils entreront dans les troupes pour le service dans le Sanctuaire.

25. Et à partir de l'âge de cinquante ans, il sortira de l'armée de travail et ne travaillera plus,

26. Mais il continuera de servir avec ses frères devant la Tente d'assignation, pour monter la garde, mais au travail il ne travaillera pas. Ainsi tu feras avec les lévites dans leur service ».

Ici nous lisons qu'en réalité, à ses cinquante ans, le lévite ne s'en va nulle part, il sert de garde pour ses frères auprès de la Tente d'assignation. Pour parler en langage moderne, il reste au Temple comme gardien, il fait le tour du mont du Temple avec un fusil et, si quelqu'un arrive, il crie : « Halte, qui va là ?! »

Mais en réalité, il ne s'agit pas du tout de cela. L'une des compréhensions possibles est que l'homme a déjà de l'expérience, a de la sagesse et commence à partager cette sagesse. Rabbi Ovadya de Bertinoro (Bartenoura) dit, en commentant ce passage, que c'est précisément sur ce passage de la Torah que s'appuie la pensée du traité Pirkeï Avot (Maximes des Pères) : à cinquante ans, l'homme commence à posséder le potentiel de donner des conseils. Je citerai un passage de la partie de Pirkeï Avot (chapitre 5,22) dont il est question.

« À cinq ans, l'homme doit commencer l'étude de la Torah écrite… à treize ans – prendre sur soi le fardeau des commandements (il est déjà responsable de son accomplissement des commandements. Même avant cela, il est éduqué dans les commandements, mais il commence à répondre de leur accomplissement à partir de treize ans)… à dix-huit ans – il est temps de se marier, à vingt ans – devenir pourvoyeur (c'est-à-dire découvrir les sources de son gain ou, peut-on dire en langage moderne, construire son business), à trente ans – vient la force, à quarante ans – la maturité de l'esprit, à cinquante ans – l'homme acquiert le droit de donner des conseils… »

Bien entendu, il s'agit ici du potentiel de donner des conseils. La sagesse ne vient pas forcément avec l'âge : comme on dit, parfois l'âge vient seul. Mais vers cinquante ans, en règle générale, l'homme (et aujourd'hui, un homme de cinquante ans est à tous égards plein de forces, encore, peut-être, un homme on ne peut plus vaillant) cesse de penser en noir et blanc. Vient une certaine expérience, vient la sagesse, et un tel lévite peut instruire d'autres lévites, or l'une des tâches des lévites est d'enseigner la Torah au peuple, de répondre à certaines questions. Et le lévite de cinquante ans (bien entendu, il ne s'agit pas de tous) apprend aux jeunes lévites à ne pas trancher à la hâte, à être plus sages, il apprend à écouter, il apprend à entendre, il apprend à parler de façon à être compris. C'est-à-dire que le lévite de cinquante ans est le gardien de la tradition, le gardien de l'expérience et un bon guide pour les autres, c'est un tout autre service.

L'un des commentateurs des livres Nétivot Cholom du Rebbe Admor de Slonim raconte comment il se représente ce tableau : « Jusqu'à cinquante ans, l'homme vit pour ainsi dire à une certaine vitesse. Il faut se hâter : à cinq ans – il faut commencer à étudier la Torah, à treize ans – il faut te préparer à observer les commandements, à dix-huit ans – se marier, à vingt ans – construire son business, à trente ans – prendre des forces, à quarante ans – de la maturité de l'esprit, vers cinquante ans on peut se calmer ». Il arrive en fin de compte à un nouveau niveau de vie calme, assagie. Vers cinquante ans, l'homme, en règle générale, s'est construit tout ce qu'il faut pour une vie nouvelle, calme, on peut dire que la vie ne fait que commencer à cinquante ans. Si l'homme, vers ses cinquante ans, a suffisamment travaillé, s'est suffisamment construit lui-même, alors il peut réaliser aussi son potentiel de donner des conseils. On viendra vraiment à lui pour un conseil, on voudra l'entendre, on voudra l'écouter, on voudra connaître son avis, on voudra partager quelque chose avec lui. C'est cela qui sera son service.

Bien entendu, comme chez tout homme qui a atteint un tel âge, on peut dire chez un homme âgé (bien qu'aujourd'hui il soit difficile de parler d'un homme de cinquante ans comme d'un homme âgé), il y a aussi certaines faiblesses, certaines difficultés. Et, en parlant de cela, je voudrais terminer cet entretien par un texte qui s'appelle « Prière d'un homme âgé ». Et l'on peut ne pas être tout à fait d'accord avec ce texte et y trouver quelques aspérités théologiques, mais c'est quand même un texte très intéressant, et j'ai très envie de le partager avec vous.  « SEIGNEUR, Tu sais mieux que moi que je vieillirai bientôt. Retiens-moi de la fatale habitude de penser que je suis obligé de dire quelque chose à tout propos. Sauve-moi de la tendance à me mêler des affaires de chacun pour améliorer quelque chose. Que je sois réfléchi, mais pas raseur, utile, mais pas despote. Garde-moi de la tentation d'exposer en détail des particularités infinies. Donne-moi des ailes, pour que dans la faiblesse j'atteigne le but. Scelle mes lèvres si je veux parler de maladies : elles deviennent de plus en plus nombreuses, et le plaisir d'en parler sans fin – de plus en plus doux. Je n'ose pas te demander d'améliorer ma mémoire, mais multiplie mon amour des hommes. Apaise mon assurance quand il arrivera à ma mémoire tenace de se heurter à la mémoire des autres. Je ne demande qu'une chose, SEIGNEUR : ne m'épargne pas quand Tu auras l'occasion de me donner une brillante leçon, en prouvant que moi aussi je peux me tromper. Si j'ai su être cordial, conserve en moi cette capacité. Vraiment, je n'ai pas l'intention de me transformer en saint, certains d'entre eux sont insupportables dans les relations proches. Cependant, les gens d'humeur aigre aussi sont la création suprême du diable lui-même. Apprends-moi à découvrir le bien là où on ne l'attend pas, et à reconnaître des talents inattendus chez les autres hommes ».

Bémidbar : poursuivre la lecture

Lisez aussi la section Nasso, la section Béhaalotékha, le texte sur les vêtements des prêtres et les sections hebdomadaires de la Torah.

Original russe : alexblend.com
Cette traduction a été réalisée avec l’aide de l’IA et nécessite encore une révision linguistique et une correction par des locuteurs natifs.

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    Sommaire de cette section

    1. 1Le compte dira toute la vérité 1,1–54
    2. 2Une place pour chacun 2,1–34
    3. 3Polar généalogique 3,1–39
    4. 4Soyez prudents 3,40–4,20
    5. 5Haut la tête
    6. 6La comptabilité du Sinaï
    7. 7Mission possible
    8. 8Pour ceux qui ont plus de 50 ans. Le serviteur à la retraite
    9. 9Bémidbar : poursuivre la lecture

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