נָשׂא
Nasso
service, naziréat et bénédiction
- Section hebdomadaire
- 35 sur 54
- Versets
- Bémidbar 4,21–7,89
- Parties
- 6
- Temps de lecture
- 1 h 45 min
- Vues
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Nasso est la section hebdomadaire sur le service des lévites, la pureté de la communauté, le naziréat et la bénédiction des kohanim. Dans le sténogramme d'Alex Blend, on examine successivement les charges confiées aux familles lévitiques, le thème de la jalousie, la consécration volontaire et les dons des chefs des tribus. Le texte de la Torah en hébreu est accompagné d'une translittération, d'une traductionLe russe parle ici d'une « traduction russe » ; la page étant en français, il est simplement question d'une traduction. et du commentaire de l'auteur.
Une vocation pour chacun
Bémidbar 4,21–46
Avec l'aide de Dieu, nous commençons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Nasso et nous lirons à partir du verset 21 du chapitre 4. Le Très-Haut continue de donner à Moché et à Aharon des instructions sur ce que doit faire chaque famille des lévites, ainsi que des charges particulières à chacune d'elles pour le service.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
21 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :
נָשֹׂא אֶת־רֹאשׁ בְּנֵי גֵרְשׁוֹן גַּם־הֵם לְבֵית אֲבֹתָם לְמִשְׁפְּחֹתָם׃
nassó et-róch bené gerechón gam-hém levét avotám lemichpe'hotám
22 Recense (compte) tous les fils de Guerchon, eux aussi selon les maisons de leurs pères, selon leurs familles,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה עַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה תִּפְקֹד אוֹתָם כָּל־הַבָּא לִצְבֹא צָבָא לַעֲבֹד עֲבֹדָה בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ad ben-'hamichím chaná tifkód otám kol-habbá litsvó tsavá la'avód avodá be'óhel mo'éd
23 De trente ans et au-dessus jusqu'à l'âge de cinquante ans, désigne-les, quiconque entre dans l'armée (la troupe) des serviteurs, pour le travail dans la Tente d'assignation.
זֹאת עֲבֹדַת מִשְׁפְּחֹת הַגֵּרְשֻׁנִּי לַעֲבֹד וּלְמַשָּׂא׃
zot avodát michpe'hót haggerechounní la'avód oulmassá
24 Voici ce service de la famille de Guerchon pour le travail et pour le portage (le transport du Michkan) :
וְנָשְׂאוּ אֶת־יְרִיעֹת הַמִּשְׁכָּן וְאֶת־אֹהֶל מוֹעֵד מִכְסֵהוּ וּמִכְסֵה הַתַּחַשׁ אֲשֶׁר־עָלָיו מִלְמָעְלָה וְאֶת־מָסַךְ פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
venasseoú et-yeri'ót hammichkán ve'et-óhel mo'éd mikhséhou oumikhsé hattá'hach acher-aláv milmá'la ve'et-massákh péta'h óhel mo'éd
25 Ils porteront les tentures (les étoffes) du Michkan et de la Tente d'assignation, sa couverture, et la couverture de peau de ta'hach qui est sur lui, par-dessus, et le rideau de l'entrée de la Tente d'assignation.
וְאֵת קַלְעֵי הֶחָצֵר וְאֶת־מָסַךְ פֶּתַח שַׁעַר הֶחָצֵר אֲשֶׁר עַל־הַמִּשְׁכָּן וְעַל־הַמִּזְבֵּחַ סָבִיב וְאֵת מֵיתְרֵיהֶם וְאֶת־כָּל־כְּלֵי עֲבֹדָתָם וְאֵת כָּל־אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה לָהֶם וְעָבָדוּ׃
ve'ét kal'é he'hatsér ve'et-massákh péta'h chá'ar he'hatsér achér al-hammichkán ve'al-hammizbéya'h savív ve'ét meterehém ve'et-kol-kelé avodatám ve'ét kol-achér ye'assé lahém ve'avádou
26 Et les voiles de la cour, et le rideau de l'entrée de la cour, qui est autour du Michkan et de l'autel, et tous leurs cordages, et tous les accessoires de travail avec eux, et tout ce qui s'y rapporte, ce qui sera nécessaire, ils le feront.
עַל־פִּי אַהֲרֹן וּבָנָיו תִּהְיֶה כָּל־עֲבֹדַת בְּנֵי הַגֵּרְשֻׁנִּי לְכָל־מַשָּׂאָם וּלְכֹל עֲבֹדָתָם וּפְקַדְתֶּם עֲלֵהֶם בְּמִשְׁמֶרֶת אֵת כָּל־מַשָּׂאָם׃
al-pí aharón ouvanáv tihyé kol-avodát bené haggerechounní lekhól-massa'ám oulkhól avodatám oufkadtém alehém bemichméret et kol-massa'ám
27 Selon la bouche d'Aharon et de ses fils sera le service des fils de Guerchon, dans tous leurs transports, dans tous leurs travaux. Et désignez-les responsables de tout le transport.
זֹאת עֲבֹדַת מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי הַגֵּרְשֻׁנִּי בְּאֹהֶל מוֹעֵד וּמִשְׁמַרְתָּם בְּיַד אִיתָמָר בֶּן־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן׃
zot avodát michpe'hót bené haggerechounní be'óhel mo'éd oumichmartám beyád itamár ben-aharón hakkohén
28 C'est le service de la famille de Guerchon dans la Tente d'assignation, ils sont sous la responsabilité (à la disposition) d'Itamar, fils d'Aharon le kohen.
Telles étaient les charges du Très-Haut concernant la famille de Guerchon, et le Très-Haut passe à une autre famille lévitique.
בְּנֵי מְרָרִי לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית־אֲבֹתָם תִּפְקֹד אֹתָם׃
bené merarí lemichpe'hotám levet-avotám tifkód otám
29 Et les fils de Mérari selon leurs familles, selon la maison de leurs pères, compte-les,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה תִּפְקְדֵם כָּל־הַבָּא לַצָּבָא לַעֲבֹד אֶת־עֲבֹדַת אֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná tifkedém kol-habbá lattsavá la'avód et-avodát óhel mo'éd
30 De trente ans et plus jusqu'à l'âge de cinquante ans, compte quiconque entre dans l'armée des serviteurs, pour le travail dans la Tente d'assignation.
וְזֹאת מִשְׁמֶרֶת מַשָּׂאָם לְכָל־עֲבֹדָתָם בְּאֹהֶל מוֹעֵד קַרְשֵׁי הַמִּשְׁכָּן וּבְרִיחָיו וְעַמּוּדָיו וַאֲדָנָיו׃
vezót michméret massa'ám lekhól-avodatám be'óhel mo'éd karché hammichkán ouvri'háv ve'ammoudáv va'adanáv
31 Voici ce qui sera leur responsabilité pour le transport dans tous les travaux dans la Tente d'assignation : les planches du Michkan, et ses traverses, et les colonnes, et les socles sous les colonnes,
וְעַמּוּדֵי הֶחָצֵר סָבִיב וְאַדְנֵיהֶם וִיתֵדֹתָם וּמֵיתְרֵיהֶם לְכָל־כְּלֵיהֶם וּלְכֹל עֲבֹדָתָם וּבְשֵׁמֹת תִּפְקְדוּ אֶת־כְּלֵי מִשְׁמֶרֶת מַשָּׂאָם׃
ve'ammoudé he'hatsér savív ve'adnehém vitedotám oumeterehém lekhol-kelehém oulkhól avodatám ouvchemót tifkedoú et-kelé michméret massa'ám
32 Et les colonnes de la cour, autour, et leurs socles, et leurs piquets, et leurs cordages avec tous leurs accessoires et pour tout leur travail ; et recensez par leurs noms tous les objets qu'ils doivent porter.
Il arrive ainsi que beaucoup de travail retombe sur une seule personne : quelqu'un portera à lui seul cinq colonnes, et quelqu'un d'autre n'en portera aucune. Puisque les membres de la famille sont nombreux et les accessoires peu nombreux, peut-être que tout le monde n'aura pas de travail. Et chacun sera responsable d'une pièce concrète qui lui est propre, d'un élément concret qui lui est propre, à chaque déplacement concret du peuple d'Israël d'un endroit à l'autre. Mais dans cette énumération nominative des objets, dont le Très-Haut donne ici l'ordre, on peut voir aussi autre chose. Chaque colonne doit se tenir strictement à sa place. La cinquième colonne ne peut pas devenir la sixième, et la sixième colonne ne peut pas devenir la quatrième : malgré toute la ressemblance et l'uniformité des éléments et des pièces, il est tout à fait possible qu'ils ne soient pas interchangeables. Et une fois devenue la quatrième, la colonne restera tout le temps la quatrième. Si, par analogie, on parle des gens d'autres races qui peuvent nous sembler pareils, tous du même visage, on pourrait penser que pour le Créateur aussi, ce n'est qu'une masse grise. Mais ce n'est pas le cas : nous tous, si différents et si pareils, nous ne sommes pas pour le Très-Haut tous du même visage, pas interchangeables, pas des rouages sans visage dans Son immense univers.
זֹאת עֲבֹדַת מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי מְרָרִי לְכָל־עֲבֹדָתָם בְּאֹהֶל מוֹעֵד בְּיַד אִיתָמָר בֶּן־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן׃
zot avodát michpe'hót bené merarí lekhol-avodatám be'óhel mo'éd beyád itamár ben-aharón hakkohén
33 C'est le service de la famille de Mérari pour tout leur travail dans la Tente d'assignation, à la disposition d'Itamar, fils d'Aharon le kohen.
Ainsi, le Très-Haut a indiqué l'ordre selon lequel toutes les obligations sont réparties dans le service lévitique. Chacun est un spécialiste pointu : quelqu'un porte les ustensiles saints, quelqu'un porte seulement les voiles, quelqu'un d'autre – seulement les colonnes. Et, semble-t-il, le service de l'un peut paraître plus important, parce que la personne touche à ce qu'il y a de plus saint, et celui d'un autre – moins important, parce qu'il porte des cordes, des cordages et des colonnes. Mais seul tout cela ensemble forme un tout unique. Sans une seule colonne, la cour ne sera déjà plus la cour, et le Michkan ne sera pas le Michkan. Tout cela fait partie d'un seul service, seul l'ensemble peut fonctionner, c'est pourquoi une famille ne peut pas avoir de mépris envers une autre. Ainsi, l'enseignant à la synagogue ne peut pas traiter avec mépris celui qui accueille les invités, ou celui qui dispose les chaises quand c'est nécessaire pour l'étude, qui distribue les feuilles et ainsi de suite. Sans cela, il est impossible d'étudier, sans cela, il est impossible de travailler, tout cela fait partie d'un seul mécanisme. De même, le cerveau ne peut pas mépriser les reins, les reins ne peuvent pas mépriser le cœur, et le cerveau non plus, ils ne peuvent pas le mépriser. Le Très-Haut met tout en marche ensemble, comme un organisme unique et bien coordonné. D'un côté, il n'y a pas ici de touche-à-tout, de même que dans l'organisme humain, ici tous sont des spécialistes pointus. D'un autre côté, sans la spécialisation pointue ne serait-ce que d'un seul des spécialistes, aucun travail n'est possible.
וַיִּפְקֹד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּנְשִׂיאֵי הָעֵדָה אֶת־בְּנֵי הַקְּהָתִי לְמִשְׁפְּחֹתָם וּלְבֵית אֲבֹתָם׃
vayifkód moché ve'aharón ounsi'é ha'edáLa translittération russe porte ici un « b » au lieu d'un « h » au début de ha'edá (la communauté) ; la translittération française suit le texte hébreu. et-bené hakkehatí lemichpe'hotám oulvét avotám
34 Et Moché, et Aharon, et les chefs des communautés comptèrent les fils de Kéhat selon leurs familles, selon la maison de leur père,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה כָּל־הַבָּא לַצָּבָא לַעֲבֹדָה בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná kol-habbá lattsavá la'avodá be'óhel mo'éd
35 De trente ans jusqu'à cinquante ans, tous ceux qui entrent dans les armées pour le service dans la Tente d'assignation.
וַיִּהְיוּ פְקֻדֵיהֶם לְמִשְׁפְּחֹתָם אַלְפַּיִם שְׁבַע מֵאוֹת וַחֲמִשִּׁים׃
vayihyoú fekoudehém lemichpe'hotám alpáyim chevá meót va'hamichím
36 Et le nombre des recensés selon leurs familles fut – deux mille sept cent cinquante.
אֵלֶּה פְקוּדֵי מִשְׁפְּחֹת הַקְּהָתִי כָּל־הָעֹבֵד בְּאֹהֶל מוֹעֵד אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן עַל־פִּי יְהוָה בְּיַד־מֹשֶׁה׃
élle fekoudé michpe'hót hakkehatí kol-ha'ovéd be'óhel mo'éd achér pakád moché ve'aharón al-pí adonáy beyad-moché
37 Et ce sont les dénombrés de la famille de Kéhat, tous ceux aptes au service dans la Tente d'assignation, que recensèrent Moché et Aharon selon la bouche du SEIGNEUR par la main de Moché.
Bien entendu, ils ne portent pas tous à la fois les accessoires du Michkan, parce qu'il n'est pas si grand que tous aient des objets à porter. Mais ils se trouvent tous dans l'état du pionnier qui est « toujours prêt », dans un état de pleine disponibilité pour accomplir cette spécialisation pointue qui est la leur. Aucun d'eux ne dira : « Excusez-moi, ici la place lévitique est occupée, je vais plutôt aller servir ailleurs, je vais m'occuper d'autre chose, là où je serai peut-être plus demandé ». Bien entendu, ils vivent et font un autre travail, mais leur service du Très-Haut peut consister, dans ce cas, seulement en un potentiel : « Voilà, ici je suis prêt à porter les accessoires saints du Michkan, là – ses colonnes et ses planches. Et cette disponibilité, elle est avec moi pour toute la vie ». Et ainsi pour chacune des familles des lévites. C'est pourquoi le Très-Haut énumère, énumère de façon monotone toutes les familles séparément en indiquant leur nombre. Chacun est compté, chacun est recensé. Et le Très-Haut les a tous destinés précisément à son service. Peut-être parce que la disposition intérieure elle-même à ce service et la capacité de l'accomplir forment déjà et changent l'homme, forment et changent le lévite.
Dans le monde moderne, des croyants me disent souvent : « Nous n'accomplissons pas notre destinée, je sens que je ne sers en rien le Très-Haut ». La Torah dit : « Veillez, soyez prêts à ce qu'à tout moment le service puisse frapper à votre porte sous la forme d'un pauvre, sous la forme d'un malade, sous la forme d'une personne avec qui il faut parler, à qui il faut sourire, sous la forme d'un travail qu'il faut faire ; la veille fait partie du service. Si tu veilles, si tu es prêt à ce travail, prêt à ce service à tout moment, alors tu sers déjà. Il est clair que parmi les nombreux milliers de lévites, tous n'auront pas la possibilité de toucher ne serait-ce qu'une fois les ustensiles du Temple. Mais le service lévitique lui-même était possible grâce à leur disposition à accomplir ce service à tout moment, grâce à leur préparation professionnelle. On les préparait à ce service que, peut-être, ils n'accompliraient jamais. Et nous aussi, le Très-Haut nous appelle et dit : soyez prêts, soyez prêts au service à tout moment. La disponibilité est déjà en soi un service. Si, bien sûr, nous ne nous trompons pas nous-mêmes par notre disponibilité.
וּפְקוּדֵי בְּנֵי גֵרְשׁוֹן לְמִשְׁפְּחוֹתָם וּלְבֵית אֲבֹתָם׃
oufkoudé bené gerechón lemichpe'hotám oulvét avotám
38 Et les recensés des familles de Guerchon selon leurs familles et selon la maison de leur père,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה כָּל־הַבָּא לַצָּבָא לַעֲבֹדָה בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná kol-habbá lattsavá la'avodá be'óhel mo'éd
39 De trente ans et plus jusqu'à cinquante ans, quiconque entre dans l'armée des serviteurs, pour le travail dans la Tente d'assignation,
וַיִּהְיוּ פְּקֻדֵיהֶם לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם אַלְפַּיִם וְשֵׁשׁ מֵאוֹת וּשְׁלֹשִׁים׃
vayihyoú pekoudehém lemichpe'hotám levét avotám alpáyim vechéch meót ouchlochím
40 Et il fut dénombré selon leurs familles et selon la maison de leur père – deux mille six cent trente.
אֵלֶּה פְקוּדֵי מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי גֵרְשׁוֹן כָּל־הָעֹבֵד בְּאֹהֶל מוֹעֵד אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן עַל־פִּי יְהוָה׃
élle fekoudé michpe'hót bené gerechón kol-ha'ovéd be'óhel mo'éd achér pakád moché ve'aharón al-pí adonáy
41 Ainsi fut dénombrée la famille de Guerchon, tous les serviteurs de la Tente d'assignation, comme les comptèrent Moché et Aharon selon la parole du SEIGNEUR.
C'est-à-dire qu'ils sont tous appelés serviteurs de la Tente d'assignation, tout ce nombre non négligeable de personnes : « Tu es qui ? Je suis soldat. Et pourquoi avez-vous si peu de fusils automatiques ? C'est ainsi que le Très-Haut l'a décidé ». Ils vont tous dans l'armée, pas tous avec des armes, mais tous sont prêts. Et dans un certain sens, tous ces deux mille six cent trente hommes porteront ce qu'il a été fixé à la famille de Guerchon de porter.
וּפְקוּדֵי מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי מְרָרִי לְמִשְׁפְּחֹתָם לְבֵית אֲבֹתָם׃
oufkoudé michpe'hót bené merarí lemichpe'hotám levét avotám
42 Et les recensés de la famille des fils de Mérari selon leurs familles, selon la maison de leur père,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה כָּל־הַבָּא לַצָּבָא לַעֲבֹדָה בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná kol-habbá lattsavá la'avodá be'óhel mo'éd
43 De trente ans et au-dessus jusqu'à l'âge de cinquante ans, quiconque entre dans l'armée des serviteurs, pour le travail dans la Tente d'assignation,
וַיִּהְיוּ פְקֻדֵיהֶם לְמִשְׁפְּחֹתָם שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים וּמָאתָיִם׃
vayihyoú fekoudehém lemichpe'hotám chelóchet alafím oumatayim
44 Et il fut dénombré selon leurs familles trois mille deux cents.
אֵלֶּה פְקוּדֵי מִשְׁפְּחֹת בְּנֵי מְרָרִי אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן עַל־פִּי יְהוָה בְּיַד־מֹשֶׁה׃
élle fekoudé michpe'hót bené merarí achér pakád moché ve'aharón al-pí adonáy beyad-moché
45 Voici le dénombrement de la famille des fils de Mérari, comme les dénombrèrent Moché et Aharon selon la parole du SEIGNEUR par la main de Moché.
Et, ayant achevé le compte de toutes les familles des lévites, la Torah passe à la rubrique « Total ».
כָּל־הַפְּקֻדִים אֲשֶׁר פָּקַד מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן וּנְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל אֶת־הַלְוִיִּם לְמִשְׁפְּחֹתָם וּלְבֵית אֲבֹתָם׃
kol-happekoudím achér pakád moché ve'aharón ounsi'é yisraél et-halviyím lemichpe'hotám oulvét avotám
46 Et tous les recensés, que recensèrent Moché, et Aharon, et les chefs de la communauté d'Israël, les lévites selon leurs familles et selon la maison de leur père,
מִבֶּן שְׁלֹשִׁים שָׁנָה וָמַעְלָה וְעַד בֶּן־חֲמִשִּׁים שָׁנָה כָּל־הַבָּא לַעֲבֹד עֲבֹדַת עֲבֹדָה וַעֲבֹדַת מַשָּׂא בְּאֹהֶל מוֹעֵד׃
mibbén chelochím chaná vamá'la ve'ád ben-'hamichím chaná kol-habbá la'avód avodát avodá va'avodát massá be'óhel mo'éd
47 De trente ans et jusqu'à cinquante ans, quiconque vient servir du service du service dans la Tente d'assignation,
וַיִּהְיוּ פְּקֻדֵיהֶם שְׁמֹנַת אֲלָפִים וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת וּשְׁמֹנִים׃
vayihyoú pekoudehém chemonát alafím va'haméch meót ouchmoním
48 Et il y eut en tout de leurs recensés huit mille cinq cent quatre-vingts.
עַל־פִּי יְהוָה פָּקַד אוֹתָם בְּיַד־מֹשֶׁה אִישׁ אִישׁ עַל־עֲבֹדָתוֹ וְעַל־מַשָּׂאוֹ וּפְקֻדָיו אֲשֶׁר־צִוָּה יְהוָה אֶת־מֹשֶׁה׃
al-pí adonáy pakád otám beyad-moché ich ich al-avodató ve'al-massaó oufkoudáv acher-tsivvá adonáy et-moché
49 Selon la parole du SEIGNEUR, ils furent recensés par la main de Moché, chaque homme selon son travail et selon sa destination au portage ; et chacun fut dénombré, comme le SEIGNEUR l'avait ordonné à Moché.
La jalousie ruine le cœur
Bémidbar 5,1–31
Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Nasso et nous lirons à partir du verset 1 du chapitre 5.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
1 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :
צַו אֶת־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וִישַׁלְּחוּ מִן־הַמַּחֲנֶה כָּל־צָרוּעַ וְכָל־זָב וְכֹל טָמֵא לָנָפֶשׁ׃
tsav et-bené yisraél vichalle'hoú min-hamma'hané kol-tsaroúa vekhol-záv vekhól tamé lanáfech
2 Ordonne aux fils d'Israël, et ils enverront (renverront) hors du camp quiconque est atteint de tsara'at, et quiconque souffre d'écoulements, et quiconque s'est souillé.
Nous avons parlé en détail dans le livre de Vayikra de ces formes de souillure et du fait que ces personnes souillées doivent se purifier en dehors du camp. Parfois, nous ne pouvons pas transformer une certaine impureté en nous en allant à une fête bruyante, dans une foule de gens, à un cours de Torah, ou en essayant d'une autre manière de nous distraire. Il y a des cas où notre purification, notre travail intérieur doivent s'accomplir hors du camp. Ce n'est pas toujours un mauvais état. Peut-être que l'homme accomplissait ici un commandement et lavait un mort, le préparait pour l'enterrement. Et néanmoins, cela le rend impur et l'appelle à un certain travail en dehors de la communauté. Je répète encore que ce n'est pas mauvais, c'est simplement un type particulier de travail.
מִזָּכָר עַד־נְקֵבָה תְּשַׁלֵּחוּ אֶל־מִחוּץ לַמַּחֲנֶה תְּשַׁלְּחוּם וְלֹא יְטַמְּאוּ אֶת־מַחֲנֵיהֶם אֲשֶׁר אֲנִי שֹׁכֵן בְּתוֹכָם׃
mizzakhár ad-nekevá techallé'hou el-mi'hoúts lamma'hané techalle'hoúm veló yetammeoú et-ma'hanehém achér aní chokhén betokhám
3 De l'homme et de la femme, renvoyez, hors du camp renvoyez-les, et ils ne souilleront pas votre camp, quand Je demeure au milieu de vous ».
Indépendamment du sexe, la personne qui souffre de tsara'at, ou d'écoulements, ou qui s'est souillée, est renvoyée hors du camp. Elle ne vit pas là dans un ravin, elle ne passe pas la nuit là entre les rochers. Il y a là des endroits aménagés, il y a la possibilité d'y vivre. Mais c'est une sorte de quarantaine, où la personne est placée pour la purification.
Nous savons qu'il y a le camp des lévites. Là se trouve ce qui est saint, et il faut y entrer après une préparation particulière, dans un état particulier. Mais même simplement pour se trouver dans le camp d'Israël, quand le Très-Haut est présent en Israël, il faut un état particulier, il faut la pureté. Quand l'homme devient tamé (impur), et qu'il y a un obstacle à ce que la lumière divine pénètre en lui, il sort hors du camp.
וַיַּעֲשׂוּ־כֵן בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַיְשַׁלְּחוּ אוֹתָם אֶל־מִחוּץ לַמַּחֲנֶה כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה כֵּן עָשׂוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל׃
vaya'asou-khén bené yisraél vaychalle'hoú otám el-mi'hoúts lamma'hané ka'achér dibbér adonáy el-moché ken asoú bené yisraél
4 Et les fils d'Israël firent ainsi, et ils les renvoyèrent hors du camp ; comme le SEIGNEUR avait parlé à Moché, ainsi firent les fils d'Israël.
Ce qui était auparavant une loi théorique entre en vigueur à partir de ce moment, à partir du moment où commence le mouvement, où le peuple se met en route. Et Israël renvoie les impurs hors du camp.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
5 Et le SEIGNEUR dit à Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אִישׁ אוֹ־אִשָּׁה כִּי יַעֲשׂוּ מִכָּל־חַטֹּאת הָאָדָם לִמְעֹל מַעַל בַּיהוָה וְאָשְׁמָה הַנֶּפֶשׁ הַהִוא׃
dabbér el-bené yisraél ich o-ichá ki ya'asoú mikkol-'hattót ha'adám lim'ól má'al badonáy ve'achemá hannéfech hahí
6 « Parle avec les fils d'Israël : homme ou femme, s'ils agissent selon tout péché humain, pour frauder la confiance (trahir la confiance) du Très-Haut, et cette âme sera coupable,
Il s'agit ici du fait qu'un homme a commis un vol. Le vol, ce n'est pas forcément prendre quelque chose à quelqu'un en lui mettant un couteau sous la gorge. Peut être un vol, par exemple, le fait qu'un homme a pris un gage et ne le rend pas, ou ne verse pas à quelqu'un le salaire qui lui est dû, ou ne rend pas l'argent emprunté. Et ensuite, soit il peut être pris sur le fait, soit des témoins de son acte peuvent apparaître, soit cela s'est mis à le démanger dans l'âme, et il a décidé de se rendre et de purifier sa conscience. C'est de cette situation qu'il est question. Mais pourquoi cela devient-il un péché devant le Très-Haut ? Parce que l'homme jure par le nom du Très-Haut, et donc appelle le Très-Haut à être témoin de ce qu'il n'a pas pris ce gage, ou l'a déjà rendu, ou a payé le salaire, ou n'a pas engagé cette personne – bref, il jure par le nom du Très-Haut dans une situation de ce genre, pour s'en sortir.
וְהִתְוַדּוּ אֶת־חַטָּאתָם אֲשֶׁר עָשׂוּ וְהֵשִׁיב אֶת־אֲשָׁמוֹ בְּרֹאשׁוֹ וַחֲמִישִׁתוֹ יֹסֵף עָלָיו וְנָתַן לַאֲשֶׁר אָשַׁם לוֹ׃
vehitvaddoú et-'hattatám achér asoú vehechív et-achamó berochó va'hamichitó yosséf aláv venatán la'achér achám lo
7 Et ils confesseront leur péché qu'ils ont commis (ils le reconnaîtront), et chacun rendra ce dont il est devenu coupable, et il y ajoutera un cinquième, et le donnera à celui envers qui il s'est rendu coupable.
Par exemple, j'ai pris délibérément quelque chose à quelqu'un, je ne le rends pas et je suis pris sur le fait, ou j'ai changé d'avis. Dans ce cas, je dois rendre ce que j'ai pris et y ajouter un cinquième. Nous avons dit plusieurs fois que le cinquième peut signifier 20 %, si 100 % est divisé en cinq parts, ou 25 %, quand 100 % est divisé en 4 parts, c'est-à-dire 120 % ou 125 % de la valeur. D'une manière ou d'une autre, je suis obligé d'ajouter un cinquième à titre de compensation de ce dont je suis coupable.
וְאִם־אֵין לָאִישׁ גֹּאֵל לְהָשִׁיב הָאָשָׁם אֵלָיו הָאָשָׁם הַמּוּשָׁב לַיהוָה לַכֹּהֵן מִלְּבַד אֵיל הַכִּפֻּרִים אֲשֶׁר יְכַפֶּר־בּוֹ עָלָיו׃
ve'im-én la'ích go'él lehachív ha'achám eláv ha'achám hammoucháv ladonáy lakkohén millevád el hakkippourím achér yekhapper-bó aláv
8 Et si l'homme n'a pas de parent, s'il n'y a personne à qui rendre ce que j'ai pris, alors cela sera rendu au SEIGNEUR, au kohen cela, et cela en plus de l'agneau de l'expiation, par lequel il fera l'expiation pour lui-même.
Il se trouve que l'homme envers qui je suis coupable n'a pas de famille, n'a pas de parents, et lui-même n'est plus en vie, cela arrive. Le plus probable est qu'il s'agit ici d'un prosélyte. Les enfants d'un prosélyte qui meurt n'héritent pas de lui, comme nous le savons. Il est comme un arbre sec, c'est ainsi que disent les prophètes, et il n'y a personne à qui rendre ce qui lui a été volé.
Essayons de comprendre de quoi il s'agit. Supposons que la victime du vol soit un guer, un prosélyte, et qu'il n'y ait déjà plus personne à qui rendre le butin, il n'a pas d'héritiers. Dans ce cas, le butin est rendu au kohen. Pourquoi ainsi ? Parce que le guer lui est en quelque chose apparenté. De même que le kohen n'a pas de part d'héritage dans le pays d'Israël, de même le prosélyte n'a pas de part d'héritage dans le pays d'Israël. Dans une certaine mesure, il est dans le camp d'Israël un étranger sur le plan physique, tout en lui appartenant sur le plan spirituel. Et cela aussi rend le prosélyte proche du kohen. Il ne s'est pas joint à Israël en raison d'une parenté par le sang, en raison d'une parenté physique. Il se trouve en Israël pour des raisons exclusivement spirituelles. C'est pourquoi la vénération et le respect envers le guer sont plus grands que le respect envers un Juif : l'amour envers le guer est un commandement à part. C'est pourquoi ce qui doit lui être rendu est rendu au kohen. Et l'homme qui a péché, outre le fait qu'il apporte un bélier au kohen en expiation de son péché, lui rend la valeur de ce qui a été volé au prosélyte, plus un cinquième de cette valeur.
וְכָל־תְּרוּמָה לְכָל־קָדְשֵׁי בְנֵי־יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר־יַקְרִיבוּ לַכֹּהֵן לוֹ יִהְיֶה׃
vekhol-teroumá lekhol-kodché vene-yisraél acher-yakrívou lakkohén lo yihyé
9 Toute élévation que les fils d'Israël apportent au SEIGNEUR par l'intermédiaire du kohen sera à lui.
Si nous avons décidé de consacrer au SEIGNEUR quelque chose, d'un seau de pommes à un croûton de pain, comment pouvons-nous le Lui donner ? Le Très-Haut dit : « Vous voulez Me donner – donnez aux kohanim, donnez à mes serviteurs sur la terre ».
וְאִישׁ אֶת־קֳדָשָׁיו לוֹ יִהְיוּ אִישׁ אֲשֶׁר־יִתֵּן לַכֹּהֵן לוֹ יִהְיֶה׃
ve'ích et-kodacháv lo yihyoú ich acher-yittén lakkohén lo yihyé
10 Et chaque homme donnera au kohen ce qu'il a consacré, et cela lui appartiendra ».
Vous voulez donner au Très-Haut – donnez à Son serviteur. Le Très-Haut Lui-même, bien entendu, n'a besoin ni de pommes, ni de pain, ni d'agneaux. À Lui appartient tout ce qui est sur la terre, quoi que ce soit.

À partir du verset 11 commence un nouveau thème, un thème étonnant.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
11 Et le SEIGNEUR dit à Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם אִישׁ אִישׁ כִּי־תִשְׂטֶה אִשְׁתּוֹ וּמָעֲלָה בוֹ מָעַל׃
dabbér el-bené yisraél ve'amartá alehém ich ich ki-tisté ichtó ouma'alá vo má'al
12 « Dis aux fils d'Israël, et tu diras : tout homme, si sa femme lui est infidèle et le trompe d'une tromperie,
וְשָׁכַב אִישׁ אֹתָהּ שִׁכְבַת־זֶרַע וְנֶעְלַם מֵעֵינֵי אִישָׁהּ וְנִסְתְּרָה וְהִיא נִטְמָאָה וְעֵד אֵין בָּהּ וְהִוא לֹא נִתְפָּשָׂה׃
vechakháv ich otá chikhvat-zéra vene'lám me'ené ichá venisterá vehí nitmá'a ve'éd en ba vehí lo nitpássa
13 Et un homme étranger couche avec elle avec épanchement de semence, et cela reste caché au mari, et si elle s'est cachée avec quelqu'un, et qu'il n'y a pas de témoin contre elle, et qu'elle n'a pas été prise de force,
וְעָבַר עָלָיו רוּחַ־קִנְאָה וְקִנֵּא אֶת־אִשְׁתּוֹ וְהִוא נִטְמָאָה אוֹ־עָבַר עָלָיו רוּחַ־קִנְאָה וְקִנֵּא אֶת־אִשְׁתּוֹ וְהִיא לֹא נִטְמָאָה׃
ve'avár aláv roua'h-kin'á vekinné et-ichtó vehí nitmá'a o-avár aláv roua'h-kin'á vekinné et-ichtó vehí lo nitmá'a
14 Et vint sur lui (passa sur lui) un esprit de jalousie, et il fut jaloux de sa femme, et elle est effectivement souillée, ou vint sur lui un esprit de jalousie, et il fut jaloux de sa femme, et elle ne s'est pas souillée,
Il y a des cas où une femme s'est isolée quelque part avec un autre homme, qui n'est pas son mari. Et bien que nous ne puissions pas savoir s'il s'est passé quelque chose entre eux, l'isolement lui-même – c'est déjà mal, et il y a un motif de jalousie. Et néanmoins nous ne pouvons pas savoir s'il y a eu entre eux des relations plus intimes. Le mari peut dire à la femme : « Je suis jaloux de toi à cause de cet homme, il ne me plaît pas que tu t'isoles avec cet homme-là ». À partir de ce moment, la femme reçoit pour ainsi dire un avertissement. Mais si elle s'isole une deuxième fois avec cet homme, alors tout se passera selon un autre scénario, qui sera décrit plus loin.
Ou encore, un esprit de jalousie est venu sur lui, et il est jaloux de sa femme, mais elle ne l'a pas trompé. Comment le savoir ? La jalousie est un sentiment terrible, la jalousie dévore les gens, elle ne laisse pas de repos aux gens, elle devient souvent la cause de disputes, elle devient même la cause de la destruction de la famille. Un mari jaloux ou une femme jalouse brisent toute confiance dans la famille. La jalousie peut être très destructrice, avec raison ou sans raison.
Que se passe-t-il donc ensuite ?
וְהֵבִיא הָאִישׁ אֶת־אִשְׁתּוֹ אֶל־הַכֹּהֵן וְהֵבִיא אֶת־קָרְבָּנָהּ עָלֶיהָ עֲשִׂירִת הָאֵיפָה קֶמַח שְׂעֹרִים לֹא־יִצֹק עָלָיו שֶׁמֶן וְלֹא־יִתֵּן עָלָיו לְבֹנָה כִּי־מִנְחַת קְנָאֹת הוּא מִנְחַת זִכָּרוֹן מַזְכֶּרֶת עָוֹן׃
veheví ha'ích et-ichtó el-hakkohén veheví et-korbaná aléha assirít ha'efá kéma'h se'orím lo-yitsók aláv chémen velo-yittén aláv levoná ki-min'hát kena'ót hou min'hát zikkarón mazkéret avón
15 Le mari amènera sa femme au kohen, et il apportera pour elle un sacrifice : la dixième partie d'une mesure de farine d'orge, sans aucune huile et sans aucun encens, car c'est un sacrifice de jalousie, c'est un rappel du péché.
Il n'y a en lui aucune noblesse, dans ce sacrifice. L'état même du mari et de la femme est un état spirituellement et psychiquement malsain pour tous les deux. C'est précisément cela qui est la raison pour eux deux d'aller chez le kohen, même si la femme n'a pas trompé et que le mari est jaloux sans raison. Ce n'est pas simple pour le couple : ce n'est pas simple pour la femme, accusée de ce qu'elle n'a pas commis ; ce n'est pas simple non plus pour le mari, que la jalousie dévore tout simplement, et qui considère constamment sa femme avec soupçon. Donc, un motif d'aller chez le kohen, d'aller parler avec le kohen, tous les deux l'ont. Et le kohen apportera ici aussi une aide psychologique, entre autres.
וְהִקְרִיב אֹתָהּ הַכֹּהֵן וְהֶעֱמִדָהּ לִפְנֵי יְהוָה׃
vehikrív otá hakkohén vehe'emidá lifné adonáy
16 Et le kohen la conduira, et la placera devant le SEIGNEUR.
Bien entendu, le kohen parle d'abord avec le mari, parle avec la femme, demande ce qui s'est passé et comment. Combien de patience, de soin et d'amour doit avoir le kohen pour posséder la capacité de démêler chaque fois quelque nouveau problème, d'entrer chaque fois dans une nouvelle situation. Et combien de sollicitude le Très-Haut a pour l'homme ! Le Très-Haut n'a pas dit au mari : « Tu es jaloux – surmonte-le, marche sur la gorge de ta jalousie, cesse d'être jaloux, et si tu ne peux pas, si cela ne te plaît pas – divorce ». Mais le Très-Haut prend soin non seulement de la préservation du couple, mais aussi du rétablissement de la paix dans le cœur de l'homme sur qui vient un esprit de jalousie pas très pur. Nous ne voyons pas cela dans le texte de la Torah, dans le texte de la Michna, qui décrit comment tout se passait, en particulier dans le Second Temple. On y décrit toute une série de procédures humiliantes, où cette femme, pas tout à fait couverte, est exposée aux regards à la Porte de Nikanor. Et tous ceux qui passent devant elle la regardent, debout dans cet aspect peu avenant et dans cette position peu avenante. Et elle passe par toute une série de procédures désagréables, tout à fait humiliantes, je dirais, dans le détail desquelles je ne veux pas entrer ici. Selon la loi, telle qu'elle s'appliquait, telle que les sages l'ont établie, la femme pouvait dire à son mari : « Je n'irai pas me faire examiner ». À partir de ce moment, elle était considérée comme innocente, le mariage prenait fin, mais elle ne recevait pas l'argent de sa kétouba (contrat de mariage), elle quittait son mari telle quelle.
J'explique pour ceux qui ne savent pas. Selon les lois juives, quand on prend une jeune fille pour épouse devant des témoins, le fiancé, le futur mari, promet qu'il l'entretiendra dans des conditions dignes et qu'il nourrira les enfants. Elle et les enfants auront un toit, des vêtements, de la nourriture, et tout cela sera digne. Et si soudain il décide de la renvoyer, c'est-à-dire de divorcer d'elle, il lui donnera telle et telle somme d'argent. Il lui fait la promesse qu'il ne l'abandonnera pas comme ça, qu'elle ne restera pas sans rien. Mais s'il existe des raisons qui font douter de son « oblico morale », ou son propre désir de partir dans une telle situation décrite, si elle disait : « Avec un jaloux comme toi, je ne vivrai pas », alors elle partait sans cet argent du divorce. Et si elle déclarait être prête à passer l'examen chez le kohen, si elle y consentait, cela signifie qu'elle voulait préserver la famille, voulait être permise à son mari, voulait que leur mariage soit autorisé. Et encore une réserve, probablement très importante : si le mari est jaloux d'elle, s'ils sont dans une telle dispute, dans une telle situation, alors, naturellement, l'intimité leur est interdite. Au moment d'une dispute, quand les époux se trouvent en désaccord spirituel, la proximité physique leur est toujours interdite. Il est interdit d'être intime avec une femme que tu n'as pas apaisée, avec laquelle tu ne t'es pas réconcilié. Et la jalousie est l'un de ces obstacles. C'est dans cet état que le mari et la femme venaient chez le kohen.
Ainsi, le kohen place la femme devant le Très-Haut.
וְלָקַח הַכֹּהֵן מַיִם קְדֹשִׁים בִּכְלִי־חָרֶשׂ וּמִן־הֶעָפָר אֲשֶׁר יִהְיֶה בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן יִקַּח הַכֹּהֵן וְנָתַן אֶל־הַמָּיִם׃
velaká'h hakkohén máyim kedochím bikhli-'háres oumin-he'afár achér yihyé bekarká hammichkán yikká'h hakkohén venatán el-hammáyim
17 Et le kohen prit de l'eau sainte (de l'eau d'une source) dans un vase d'argile, et de la poussière qui est sur le sol du Michkan, le kohen prendra et jettera cette poussière dans l'eau (une sorte de création de l'homme à partir de la poussière, seulement par les mains du kohen).
וְהֶעֱמִיד הַכֹּהֵן אֶת־הָאִשָּׁה לִפְנֵי יְהוָה וּפָרַע אֶת־רֹאשׁ הָאִשָּׁה וְנָתַן עַל־כַּפֶּיהָ אֵת מִנְחַת הַזִּכָּרוֹן מִנְחַת קְנָאֹת הִוא וּבְיַד הַכֹּהֵן יִהְיוּ מֵי הַמָּרִים הַמְאָרֲרִים׃
vehe'emíd hakkohén et-ha'ichá lifné adonáy oufará et-róch ha'ichá venatán al-kappéha et min'hát hazzikkarón min'hát kena'ót hi ouv'yád hakkohén yihyoú me hammarím ham'arerím
18 Et le kohen placera cette femme devant le SEIGNEUR, et il ébouriffera la tête de la femme, et il y aura dans ses paumes le don commémoratif, l'offrande de jalousie, et dans la main du kohen seront les eaux amères maudissantes (qui attirent les malédictions).
C'est précisément à partir de ce passage de la Torah qu'on enseigne que la femme doit couvrir sa tête soit avec quelque chose, soit par le tressage des cheveux. Chez les Juifs orientaux, il était d'usage que les femmes mariées attachent leurs cheveux en petites tresses, nouent serré les petites tresses sur la tête, en tressant des rubans dans les tresses. D'une manière ou d'une autre, la femme marche avec des cheveux couverts ou tressés (pas dénoués). Et au moment de l'examen, le kohen ébouriffe ses cheveux.
וְהִשְׁבִּיעַ אֹתָהּ הַכֹּהֵן וְאָמַר אֶל־הָאִשָּׁה אִם־לֹא שָׁכַב אִישׁ אֹתָךְ וְאִם־לֹא שָׂטִית טֻמְאָה תַּחַת אִישֵׁךְ הִנָּקִי מִמֵּי הַמָּרִים הַמְאָרֲרִים הָאֵלֶּה׃
vehichbíya otá hakkohén ve'amár el-ha'ichá im-ló chakháv ich otákh ve'im-ló satít toum'á tá'hat ichékh hinnakí mimmé hammarím ham'arerím ha'élle
19 Et le kohen l'adjurera, et dira à la femme : « Si un homme étranger n'a pas couché avec toi, si tu n'as pas forniqué de façon impure envers ton mari, alors tu seras pure de ces eaux amères, maudissantes.
וְאַתְּ כִּי שָׂטִית תַּחַת אִישֵׁךְ וְכִי נִטְמֵאת וַיִּתֵּן אִישׁ בָּךְ אֶת־שְׁכָבְתּוֹ מִבַּלְעֲדֵי אִישֵׁךְ׃
ve'át ki satít tá'hat ichékh vekhí nitmét vayittén ich bakh et-chekhovtó mibbal'adé ichékh
20 Mais si tu as forniqué en te détournant de ton mari, et que tu t'es souillée, et qu'un homme, autre que ton mari, a couché avec toi ».
וְהִשְׁבִּיעַ הַכֹּהֵן אֶת־הָאִשָּׁה בִּשְׁבֻעַת הָאָלָה וְאָמַר הַכֹּהֵן לָאִשָּׁה יִתֵּן יְהוָה אוֹתָךְ לְאָלָה וְלִשְׁבֻעָה בְּתוֹךְ עַמֵּךְ בְּתֵת יְהוָה אֶת־יְרֵכֵךְ נֹפֶלֶת וְאֶת־בִּטְנֵךְ צָבָה׃
vehichbíya hakkohén et-ha'ichá bichvou'át ha'alá ve'amár hakkohén la'ichá yittén adonáy otákh le'alá velichvou'á betókh ammékh betét adonáy et-yerekhékh nofélet ve'et-bitnékh tsavá
21 Et le kohen adjurera la femme par le serment de malédiction, et le kohen dira à la femme : « Le SEIGNEUR fera de toi une malédiction et un serment dans ton peuple, car le SEIGNEUR déboîtera (fera se détacher) ta hanche, et ton ventre enflera.
Cela touche les organes par lesquels la femme a péché : les os de son bassin se déboîteront et ses entrailles enfleront, si ces eaux agissent comme des eaux maudissantes.
וּבָאוּ הַמַּיִם הַמְאָרְרִים הָאֵלֶּה בְּמֵעַיִךְ לַצְבּוֹת בֶּטֶן וְלַנְפִּל יָרֵךְ וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן׃
ouvá'ou hammáyim ham'arerím ha'élle beme'áyikh latsbót béten velanpíl yarékh ve'amerá ha'ichá amén amén
22 Et ces eaux maudissantes seront dans tes intestins, pour que le ventre enfle et que la hanche tombe, se déboîte ». Et la femme dira : « Amén, amén ! »
Et ici le Talmud, en discutant ce thème, dit que ce ventre-là, qui est mentionné ici, – ce n'est pas le ventre de la femme, pas ton ventre, mais le ventre en général. C'est-à-dire que c'est une indication que le mari aussi, s'il est mêlé à quelque chose de mauvais, est lui aussi soumis à l'examen, et son ventre aussi peut enfler. Bien que seule la femme boive l'eau, son mari passe aussi l'épreuve. Et encore : il n'est pas dit ta hanche, mais simplement hanche, et ici encore on voit une allusion au fait que ce n'est pas seulement la femme qui est examinée.
וְכָתַב אֶת־הָאָלֹת הָאֵלֶּה הַכֹּהֵן בַּסֵּפֶר וּמָחָה אֶל־מֵי הַמָּרִים׃
vekhatáv et-ha'alót ha'élle hakkohén basséfer ouma'há el-mé hammarím
23 Et le kohen écrira ces malédictions dans un livre, et les effacera dans les eaux amères.
C'est-à-dire que le kohen prend un petit morceau de parchemin, écrit dessus ces malédictions avec le nom du Très-Haut, et lave, efface ce parchemin dans les eaux maudissantes, de sorte que le nom du Très-Haut s'efface aussi. Les commentateurs disent que si grande est la sollicitude du Très-Haut pour la paix dans la famille qu'Il va jusqu'à laisser Son nom s'effacer – pour l'établissement de la paix dans la famille, pour la réconciliation du mari et de la femme, pour que cet esprit de jalousie se calme.
וְהִשְׁקָה אֶת־הָאִשָּׁה אֶת־מֵי הַמָּרִים הַמְאָרֲרִים וּבָאוּ בָהּ הַמַּיִם הַמְאָרֲרִים לְמָרִים׃
vehichká et-ha'ichá et-mé hammarím ham'arerím ouvá'ou va hammáyim ham'arerím lemarím
24 Et il fera boire à la femme les eaux amères maudissantes, et les eaux maudissantes deviendront amères en elle.
Ensuite, la Torah commence à décrire comment le kohen va lui donner cette eau.
וְלָקַח הַכֹּהֵן מִיַּד הָאִשָּׁה אֵת מִנְחַת הַקְּנָאֹת וְהֵנִיף אֶת־הַמִּנְחָה לִפְנֵי יְהוָה וְהִקְרִיב אֹתָהּ אֶל־הַמִּזְבֵּחַ׃
velaká'h hakkohén miyád ha'icha et min'hát hakkena'ót veheníf et-hammin'há lifné adonáy vehikrív otá el-hammizbéya'h
25 D'abord il prend des mains de la femme l'offrande de jalousie, il l'élèvera devant le SEIGNEUR et l'apportera sur l'autel.
Nous nous souvenons de la manière dont on apporte les offrandes de céréales. La Torah le répète ici encore une fois.
וְקָמַץ הַכֹּהֵן מִן־הַמִּנְחָה אֶת־אַזְכָּרָתָהּ וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה וְאַחַר יַשְׁקֶה אֶת־הָאִשָּׁה אֶת־הַמָּיִם׃
vekamáts hakkohén min-hammin'há et-azkaratá vehiktír hammizbé'ha ve'a'hár yachké et-ha'ichá et-hammáyim
26 Le kohen prit une petite poignée de cette offrande en commémoration et la fera fumer sur l'autel, et après cela il fera boire l'eau à la femme.
C'est-à-dire que la femme tient le récipient avec l'eau pendant que le kohen offre le sacrifice, après quoi le kohen lui fait boire cette eau, qui est déjà devenue amère.
וְהִשְׁקָהּ אֶת־הַמַּיִם וְהָיְתָה אִם־נִטְמְאָה וַתִּמְעֹל מַעַל בְּאִישָׁהּ וּבָאוּ בָהּ הַמַּיִם הַמְאָרֲרִים לְמָרִים וְצָבְתָה בִטְנָהּ וְנָפְלָה יְרֵכָהּ וְהָיְתָה הָאִשָּׁה לְאָלָה בְּקֶרֶב עַמָּהּ׃
vehichká et-hammáyim vehayetá im-nitme'á vattim'ól má'al be'ichá ouvá'ou va hammáyim ham'arerím lemarím vetsavetá vitná venafelá yerekhá vehayetá ha'ichá le'alá bekérev ammá
27 Et il lui fera boire l'eau ; si elle s'est souillée et a trompé son mari, et que les eaux qui maudissent sont devenues amères en elle, alors son ventre a enflé, s'est gonflé, et sa cuisse est tombée, et la femme est devenue une malédiction au milieu de son peuple.
Ici est répété pour la deuxième fois et il lui fera boire l'eau. Certains commentateurs y voient cet élément : à partir de ce moment, si la femme dit : « Je ne veux pas boire, j'ai peur, je ne boirai pas ! », on lui dit : « Bois ! » et on la fait boire de force, même si elle ne veut déjà plus boire.
וְאִם־לֹא נִטְמְאָה הָאִשָּׁה וּטְהֹרָה הִוא וְנִקְּתָה וְנִזְרְעָה זָרַע׃
ve'im-ló nitme'á ha'ichá outhorá hi venikketá venizre'á zára
28 Et si elle ne s'est pas souillée et qu'elle est pure, elle sera purifiée et deviendra féconde.
C'est-à-dire qu'il lui deviendra plus facile d'enfanter, et si elle avait certains problèmes qui ne lui permettaient pas de tomber enceinte, ils disparaîtront. Bref, ses forces maternelles en seront accrues.
Une procédure complexe et peu compréhensible pour nous. On ne comprend pas comment ce mari et cette femme vivront ensuite après les épreuves par lesquelles est passée la femme accusée à tort. Et là, le mari ne s'en tirera pas avec une petite fleur. D'un autre côté, on peut demander à l'homme qui est jaloux : « Veux-tu vraiment passer par tout cela avec ta femme ? » Car il y a ce par quoi, à vrai dire, j'ai commencé : venez chez le kohen, parlez avec le kohen. Si dans une famille surgissent des problèmes tels que la jalousie, la cause possible en est que la famille n'a pas parlé avec le kohen depuis longtemps, que la famille est plongée dans d'autres problèmes et n'a pas vu le kohen depuis longtemps.
La tradition raconte beaucoup d'histoires différentes sur la manière dont des femmes essayaient de tromper leurs maris. Par exemple, il y a un récit sur des sœurs jumelles. Quand le mari de l'une des sœurs voulut l'amener à l'épreuve, elle vint chez sa jumelle et lui demanda : « Passe l'épreuve à ma place ». Et la jumelle accepta (c'est quand même sa sœur) d'y aller à sa place. Et quand elle revint de cette épreuve, sa sœur l'attendait chez elle, elles s'étreignirent et s'embrassèrent. Et pendant qu'elles s'embrassaient, un tout petit peu d'eau, qui était peut-être restée sur les lèvres de la sœur qui avait passé l'épreuve, tomba sur la jumelle pécheresse, et celle-ci mourut, et ce qui devait arriver arriva.
Il y a encore beaucoup de récits de l'histoire contemporaine qui sont liés d'une manière ou d'une autre à l'épreuve de la femme. Mais dans l'ensemble, les sages y voient une concession à la faiblesse humaine, une concession à la dureté de cœur humaine. L'injonction du Très-Haut – aller chez le kohen, parler de ses problèmes avec le kohen (bien entendu, quand le kohen est vraiment un kohen). Et je l'ai déjà dit et je répéterai encore une fois un ajout très important dont parlent les sages : ces eaux amères n'éprouvent pas seulement la femme, elles éprouvent aussi l'homme, bien que seule la femme boive ces eaux. Mais si l'homme se révèle coupable d'avoir eu, lui aussi, quelques liaisons indignes, alors l'homme subit lui aussi le même châtiment que la femme. Il peut arriver que la femme se révèle innocente et que l'homme souffre, et cela arrive aussi.
Quand en Israël les infidélités devinrent non plus quelque chose d'extraordinaire, mais un phénomène, certes pas répandu, mais quotidien, Rabban Yo'hanan ben Zakkaï (chef des sages dans la période après la destruction du Second Temple) établit que les eaux ne peuvent plus agir. Cette prudence que les sages manifestèrent à l'égard de cette loi, en mettant fin à cette procédure, est liée au fait qu'au fondement de cette loi se trouve un miracle. Nous nous adressons au Très-Haut, la famille s'adresse au Très-Haut et demande un miracle, demande quelque chose de surnaturel. C'est, sans doute, la seule loi de la Torah qui se fonde sur un miracle. Et pour demander un tel miracle, il faut que la situation elle-même soit hors du commun, qu'il soit arrivé quelque chose d'extraordinaire et que le mari ait cessé de faire confiance à sa femme, Dieu nous en garde. Quand la situation elle-même était quelque chose d'unique, un miracle, la réponse à celle-ci était aussi un miracle. Mais quand cette situation devint quotidienne, les sages estimèrent qu'un miracle ne peut pas être quotidien. Et quand la débauche se multiplia dans le peuple d'Israël, les eaux de la femme infidèle cessèrent d'agir. Elles cessèrent d'être curatives et devinrent simplement une sorte de détective privé qui rassemble des preuves pour les présenter au tribunal, pour devenir une cause de divorces, de querelles, de preuve de culpabilité et de destruction de la famille. Le niveau spirituel du peuple changea, et les sages décidèrent de cesser d'utiliser ce moyen d'épreuve.
זֹאת תּוֹרַת הַקְּנָאֹת אֲשֶׁר תִּשְׂטֶה אִשָּׁה תַּחַת אִישָׁהּ וְנִטְמָאָה׃
zot torát hakkena'ót achér tisté ichá tá'hat ichá venitmá'a
29 Voici l'enseignement sur la jalousie humaine, quand une femme s'égarera, étant sous son mari, et se souillera
אוֹ אִישׁ אֲשֶׁר תַּעֲבֹר עָלָיו רוּחַ קִנְאָה וְקִנֵּא אֶת־אִשְׁתּוֹ וְהֶעֱמִיד אֶת־הָאִשָּׁה לִפְנֵי יְהוָה וְעָשָׂה לָהּ הַכֹּהֵן אֵת כָּל־הַתּוֹרָה הַזֹּאת׃
o ich achér ta'avór aláv roúa'h kin'á vekinné et-ichtó vehe'emíd et-ha'ichá lifné adonáy ve'ássa la hakkohén et kol-hattorá hazzót
30 Ou si un esprit de jalousie fond, s'abat sur un homme et qu'il soit jaloux de sa femme, et qu'il place sa femme devant le SEIGNEUR, et que le kohen fasse avec elle selon tout cet enseignement.
Si malgré tout la méfiance l'a emporté, alors il faut se tenir devant le SEIGNEUR. Mais il faut se rappeler que, quand un homme essaie de placer sa femme devant le SEIGNEUR, lui aussi comparaît devant le SEIGNEUR.
וְנִקָּה הָאִישׁ מֵעָוֹן וְהָאִשָּׁה הַהִוא תִּשָּׂא אֶת־עֲוֹנָהּ׃
venikká ha'ích me'avón veha'ichá hahí tissá et-avoná
31 Et si le mari est pur de faute, la femme portera sa faute ».
D'un autre côté, si la femme souffre de cette eau, si elle est punie, que l'homme ne dise pas : « C'est moi qui suis coupable de l'avoir éprouvée ». La femme se lève et rend compte non plus à son mari, mais au Très-Haut, toute cette affaire n'est déjà plus entre le mari et la femme, mais entre la femme et le Très-Haut. Exactement de la même manière, le mari aussi se tient devant le Très-Haut et, avec sa femme, rend compte de sa vie, de ses relations avec le sexe opposé. Est-il pur en cela ou n'est-il pas pur ? Et il peut se révéler qu'il ne valait pas la peine pour lui de se lancer avec sa jalousie.
Dans la vie, il y a place pour l'exploit
Bémidbar 6,1–27
Avec l'aide de Dieu, nous continuons à étudier la section hebdomadaire Nasso et nous lirons le chapitre 6 du livre de Bémidbar.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
1 Et le SEIGNEUR parla avec Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם אִישׁ אוֹ־אִשָּׁה כִּי יַפְלִא לִנְדֹּר נֶדֶר נָזִיר לְהַזִּיר לַיהוָה׃
dabbér el-bené yisraél ve'amartá alehém ich o-ichá ki yaflí lindór néder nazír lehazzír ladonáy
2 « Parle avec les fils d'Israël et dis-leur : homme ou femme qui se décidera à jurer d'un serment de naziréat, pour se tenir à l'écart du monde pour le SEIGNEUR,
La cellule racine du mot nazír (zayin-rech) a le sens de éloignement, mise à l'écart, le mot zar signifie étranger, lehinazer – s'abstenir, se priver de quelque chose. Du fait que dans d'autres religions, chez d'autres peuples, on appelle du mot nazír les moines, il peut se former l'impression que dans le judaïsme aussi il s'agit d'un homme qui vit hors de la famille, une sorte d'ermite, mais ce n'est pas du tout le cas. Effectivement, l'homme se tient à l'écart de certains plaisirs humains, mais en même temps il continue à vivre dans sa famille. Et la sainteté par laquelle il se met à part, il doit tout de même la conserver dans le monde, en vivant une vie réelle dans le monde. Se séparer du monde et s'élancer vers Dieu, prendre sur soi un tel vœu, accomplir un tel exploit – et pourtant rester dans le monde, être un citoyen, un habitant à part entière, participant à toute l'activité du monde. Le verbe lehaflí (yaflí, l'un des sens – fera un vœu) a la racine pey-lámed-álef, la même racine que le mot péle (miracle). Et l'on pourrait traduire ainsi : si quelqu'un fait un drôle de miracleLe russe emploie ici un verbe familier formé sur le mot « miracle », qui veut dire « faire une chose bizarre ». Le français n'ayant pas de tel verbe, « faire un drôle de miracle » tente de rendre ce jeu de mots. et prête serment. Mais l'expression faire un drôle de miracle a une nuance pas très bonne, et il serait plus juste de dire : si quelqu'un se décide à un exploit, si quelqu'un se décide à accomplir un petit miracle dans son propre monde intérieur et fait un tel vœu. Le mot est employé non seulement à propos du vœu de naziréat, mais en général pour beaucoup de promesses que l'homme fait au Très-Haut. Une sorte de marque que l'homme pose sur la carte de sa vie, accomplissant ainsi un petit miracle.
Ainsi donc, l'homme, s'il se décide à l'exploit du naziréat :
מִיַּיִן וְשֵׁכָר יַזִּיר חֹמֶץ יַיִן וְחֹמֶץ שֵׁכָר לֹא יִשְׁתֶּה וְכָל־מִשְׁרַת עֲנָבִים לֹא יִשְׁתֶּה וַעֲנָבִים לַחִים וִיבֵשִׁים לֹא יֹאכֵל׃
miyáyin vechekhár yazzír 'hómets yáyin ve'hómets chekhár lo yichté vekhol-michrát anavím lo yichté va'anavím la'hím vivechím lo yokhél
3 Il s'éloignera du vin et de la boisson fermentée, le vinaigre de vin et le vinaigre à base de raisin il ne boira pas, et toutes sortes de liqueurs, de boissons de raisin il ne boira pas, et le raisin humide (frais) et le raisin sec il ne mangera pas.
כֹּל יְמֵי נִזְרוֹ מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה מִגֶּפֶן הַיַּיִן מֵחַרְצַנִּים וְעַד־זָג לֹא יֹאכֵל׃
kol yemé nizró mikkól achér ye'assé miggéfen hayáyin me'hartsanním ve'ad-zág lo yokhél
4 Durant tous les jours de son naziréat, de tout ce qui est fait du raisin à vin, des pépins jusqu'à la peau, il ne mangera pas.
C'est-à-dire que ce n'est pas seulement le vin qui est interdit à l'homme, mais tout ce qui est lié au raisin. Ce ne sont pas tant des exercices pour la pureté de la conscience (bien qu'il soit aussi question de la pureté de la conscience) que des exercices de discipline. Le raisin, le jus de raisin, tout dérivé du raisin, c'est une telle gaieté mondaine, quotidienne, une gaieté corporelle, et l'homme décide de s'en éloigner. S'il en décide ainsi, il décide de s'éloigner de tout, c'est-à-dire que nous ne cherchons pas dans ce cas des échappatoires juridiques. On ne peut pas dire : « J'ai promis que je ne mangerais pas de raisin – mais ceci, c'est du jus de raisin. J'ai promis que je ne mangerais pas de raisin – mais ceci, ce n'est pas du raisin, ce sont des raisins secs » ou : « Ceci, c'est de la tchourtchkhela, qui se fait avec du jus de raisin, et qui ne ressemble pas du tout à du raisin ». Non, s'il y a une interdiction, c'est une interdiction complète, c'est-à-dire un renoncement honnête, consciencieux, à tout ce qui vient du raisin, sans aucune ruse juridique.
כָּל־יְמֵי נֶדֶר נִזְרוֹ תַּעַר לֹא־יַעֲבֹר עַל־רֹאשׁוֹ עַד־מְלֹאת הַיָּמִם אֲשֶׁר־יַזִּיר לַיהוָה קָדֹשׁ יִהְיֶה גַּדֵּל פֶּרַע שְׂעַר רֹאשׁוֹ׃
kol-yemé néder nizró tá'ar lo-ya'avór al-rochó ad-melót hayamím acher-yazzír ladonáy kadóch yihyé gaddél péra se'ár rochó
5 Tous les jours où agit le serment de son naziréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête jusqu'à l'accomplissement de ces jours pendant lesquels il s'est consacré au SEIGNEUR, la chevelure poussera sur sa tête de façon sauvage, sans retenue.
« On peut être un homme capable et penser à la beauté de ses ongles », remarquait Pouchkine. Mais être nazir et penser à la beauté de ses cheveux, cela ne marche pas tout à fait. Il n'est pas obligatoire d'y élever des poux et l'on peut, bien entendu, se peigner, mais couper les cheveux n'est déjà plus permis, l'homme n'a déjà plus le droit de se faire couper les cheveux, de mettre de l'ordre dans sa tête de cette manière. Les cheveux sont un organe humain étonnant. Par quelque chose, sa nature s'associe à l'ordre du Très-Haut : « Que la terre fasse pousser l'herbe ! », comme si se produisait une percée de l'intérieur vers l'extérieur, une sortie du potentiel intérieur au-dehors, de la lumière intérieure au-dehors. Le nazir (naziréen), durant tous les jours de son naziréat, n'a pas le droit de retenir ce potentiel. Pendant son expédition en quête de sainteté, le naziréen ne retient en rien la percée de sa force intérieure vers le dehors, il s'ouvre entièrement au monde de la sainteté. Ensuite se produira un renouvellement complet de cet intérieur, et avant de revenir sur terre depuis le cosmos de la sainteté, le nazir passe le rasoir sur son corps et enlève entièrement les cheveux. Une procédure semblable est accomplie par les lévites quand ils achèvent leur préparation et commencent le service : ils doivent, pour la purification, raser tout leur corps. Et de la même manière revient dans le camp le lépreux guéri, qui doit lui aussi raser son corps. C'est comme une remise à zéro, un renouvellement du lien entre l'intérieur et l'extérieur, un passage d'un mode à un autre. Laisser pousser les cheveux est un élément très important du naziréat, c'est le symbole d'un dialogue ouvert de l'intérieur avec le monde extérieur, quand le chemin dans le monde extérieur s'enveloppe de la sainteté vers laquelle, à proprement parler, le naziréen s'élance. Dans l'ensemble, pendant cette expédition de l'homme en quête de sainteté, les restrictions qui lui sont imposées, comme nous le voyons, ne sont pas vraiment terribles, mais assez sévères. Et ces restrictions, l'homme est tenu de les observer.
כָּל־יְמֵי הַזִּירוֹ לַיהוָה עַל־נֶפֶשׁ מֵת לֹא יָבֹא׃
kol-yemé hazziró ladonáy al-néfech met lo yavó
6 Durant tous les jours de son naziréat, il ne s'approchera pas d'un mort,
לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לְאָחִיו וּלְאַחֹתוֹ לֹא־יִטַּמָּא לָהֶם בְּמֹתָם כִּי נֵזֶר אֱלֹהָיו עַל־רֹאשׁוֹ׃
le'avív oul'immó le'a'hív oul'a'hotó lo-yittammá lahém bemotám ki nézer eloháv al-rochó
7 Pour son père et pour sa mère, pour sa sœur et pour son frère, il ne se souillera pas par eux dans leur mort, car une couronne est sur sa tête.
C'est-à-dire que si quelqu'un de ses parents meurt, cet homme ne pourra pas participer à l'ablution ni au transport du corps du défunt. Il ne peut rien faire qui l'amènerait à l'impureté à cause du contact avec le corps du défunt, fût-il un parent qui lui est très proche.
Les mots nazír et nézer (couronne) – sont des mots très semblables. De quoi s'agit-il ? L'homme qui touche des morts, comme nous le savons, se souille. Dans le cas présent, il est interdit au naziréen de se souiller par le contact avec des morts, même si ces morts sont des gens qui lui sont proches, on ne peut plus proches : père, mère, frère et sœur, la parenté de sang. C'est le degré de parenté par lequel même un kohen peut se souiller, mais cela est interdit au nazir. Il s'élève à un tout autre niveau de sainteté. On peut dire que, dans l'état de naziréen, il est une nouvelle créature, et qu'il n'a pas, dans cet état, de parents. Il est un extraterrestre.
כֹּל יְמֵי נִזְרוֹ קָדֹשׁ הוּא לַיהוָה׃
kol yemé nizró kadóch hou ladonáy
8. Tous les jours de son naziréat, il est saint pour le SEIGNEUR.
La sainteté, c'est ce qui donne la vie, c'est la force qui donne la vie à tout ce qui vit, c'est précisément la sainteté extérieure qui vivifie ce monde. Si l'homme entre en contact avec la mort, c'est l'opposé de la sainteté, c'est ce qui ne s'accorde aucunement avec la sainteté. C'est pourquoi, qui que ce soit qui meure, le nazir ne peut pas toucher un mort sans violer la sainteté, dans son monde la mort, elle, n'existe même pas. Et dès qu'elle y apparaît, il cesse d'être naziréen.
וְכִי־יָמוּת מֵת עָלָיו בְּפֶתַע פִּתְאֹם וְטִמֵּא רֹאשׁ נִזְרוֹ וְגִלַּח רֹאשׁוֹ בְּיוֹם טָהֳרָתוֹ בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי יְגַלְּחֶנּוּ׃
vekhi-yamoút met aláv beféta pit'óm vetimmé roch nizró vegillá'h rochó beyom tahorató bayom hachevi'í yegalle'hénnou
9 Et si soudain, inopinément, quelqu'un meurt en sa présence (meurt entre ses mains) et que la couronne de son naziréat a été souillée, il rasera sa tête au jour de sa purification, au septième jour il la rasera.
Quand le nazir touche un mort, il devient impur. Ici, comme pour tout homme, qu'il soit nazir ou non, c'est une seule et même règle qui fonctionne : il devient impur. La période de sa purification dure sept jours, et à la fin de sa purification il doit, le septième jour, raser sa tête.
וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יָבִא שְׁתֵּי תֹרִים אוֹ שְׁנֵי בְּנֵי יוֹנָה אֶל־הַכֹּהֵן אֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
ouvayom hacheminí yaví cheté torím o chené bené yoná el-hakkohén el-péta'h óhel mo'éd
10 Et au huitième jour, il apportera deux tourterelles ou deux jeunes pigeons au kohen, à l'entrée de la Tente d'assignation.
וְעָשָׂה הַכֹּהֵן אֶחָד לְחַטָּאת וְאֶחָד לְעֹלָה וְכִפֶּר עָלָיו מֵאֲשֶׁר חָטָא עַל־הַנָּפֶשׁ וְקִדַּשׁ אֶת־רֹאשׁוֹ בַּיּוֹם הַהוּא׃
ve'assá hakkohén e'hád le'hattát ve'e'hád le'olá vekhippér aláv me'achér 'hatá al-hannáfech vekiddách et-rochó bayom hahoú
11 Et le kohen fit de l'un un sacrifice de purification et de l'un un holocauste, et le kohen expiera pour lui de ce qu'il a touché à l'impur, et il sanctifiera sa tête en ce même jour.
Pour quoi le kohen expiera-t-il pour lui ? Il y a deux façons de comprendre cela. La première : le kohen expiera pour lui de ce qu'il a touché à l'impur, s'est rendu impur, bien qu'il ait été sanctifié. L'autre compréhension : c'est l'expiation pour le péché d'avoir pris sur soi le naziréat. Pourquoi donc est-ce un péché, pourquoi cela exige-t-il un sacrifice de purification ? Parce que l'homme, pour son chemin vers la sainteté, s'écarte du chemin commun de tout ce qui vit, néglige le monde. C'est pourquoi la Torah exige de l'homme qui a pris sur lui le vœu de naziréat un sacrifice de purification. Pour pratiquer ce niveau de sainteté, il a juré, et il lui faut se retenir, se tenir à l'écart de ce qui existe dans le monde. Voilà, c'est parce que l'homme, pour certains de ses buts, renonce aux plaisirs simples du monde, qu'il apporte un sacrifice de purification.
וְהִזִּיר לַיהוָה אֶת־יְמֵי נִזְרוֹ וְהֵבִיא כֶּבֶשׂ בֶּן־שְׁנָתוֹ לְאָשָׁם וְהַיָּמִים הָרִאשֹׁנִים יִפְּלוּ כִּי טָמֵא נִזְרוֹ׃
vehizzír ladonáy et-yemé nizró veheví kéves ben-chenató le'achám vehayamím harichoním yippeloú ki tamé nizró
12 Et il se consacrera de nouveau au SEIGNEUR pour le nombre de jours pour lequel il s'était consacré, et il apportera un agneau d'un an en sacrifice de culpabilité ; et les jours précédents ne lui seront pas comptés, car il a souillé son naziréat.
L'agneau est apporté en sacrifice de culpabilité parce que l'homme a souillé son naziréat. Il a souillé non plus lui-même, mais ce statut particulier de saint qu'il avait. Et ce n'est qu'après l'avoir rétabli par les sacrifices précédents ('hatát et olá) qu'il peut maintenant apporter le sacrifice achám (sacrifice de culpabilité) : quand le saint est rétabli, alors seulement le sacrifice de culpabilité est accepté ; d'abord la réconciliation, et ensuite – le sacrifice.
Et même s'il s'est souillé au tout dernier jour de toute la durée qu'il s'était fixée pour le naziréat – disons, il l'a pris pour un an et, le trois cent soixante-cinquième jour, un jour avant la fin de la durée, il s'est souillé –, il doit recompter une année entière. C'est précisément toute la durée qui est prise comme un tout unique, on ne peut pas la compter par parties.
Le Talmud raconte au sujet d'Hélène, reine d'Adiabène, un État du nord de la Mésopotamie, qui passa au judaïsme. Et un jour, elle fit un vœu au Très-Haut : « Si mon fils revient de la guerre, je serai sept ans en naziréat ». Et elle passa sept ans en naziréat, et à la fin de ces sept ans elle se leva et s'installa dans le pays d'Israël. Les sages de l'école de Hillel dirent que, puisqu'elle avait été en naziréat dans un pays étranger, elle devait recompter sept ans de naziréat. Elle se remit à compter sept ans de naziréat et, dans la dernière année de sa deuxième période de naziréat, elle se souilla, et il lui fallut de nouveau compter sept ans. Et ainsi, comme le raconte le Talmud, elle passa vingt et un ans en naziréat. Et cela arrive. Le compte ici est strict, personne n'oblige l'homme à faire le serment de naziréat, mais si tu l'as fait, tiens-le. Si un homme a simplement dit : « Je serai naziréen », on considère qu'il a fait ce serment pour un mois. S'il a dit : « Je serai naziréen jusqu'à la venue du Christ », il sera naziréen jusqu'à ce que revienne le Machia'h. Si quelqu'un a fait un serment pour une certaine durée, c'est pour cette durée qu'il sera naziréen.
En général, les sages n'approuvaient pas beaucoup le naziréat, parce que toujours, quand il y a la possibilité d'élever fortement la barre pour soi-même, il existe la tentation de le faire non pas pour servir le Très-Haut, mais par fausse fierté, par désir d'être meilleur que les autres, de se distinguer sur le fond des autres, de se paraître bon à soi-même et de se laisser tenter par toutes sortes de choses semblables. À cause de cela, les sages se montraient souvent sceptiques envers les gens qui prennent sur eux le vœu de naziréat. Le Talmud raconte l'histoire de Chimon le Juste, grand prêtre aux temps qui précédèrent l'apparition des tannaïm : en tant que kohen, il ne mangea jamais du sacrifice des naziréens, parce qu'il ne savait pas avec certitude si c'était bien du naziréat, et chaque fois il doutait que ce fût vraiment au nom du Ciel que l'homme avait pris le vœu de naziréat. Sauf une fois, quand vint à lui un jeune homme beau d'aspect, avec de beaux yeux bleus, avec de beaux cheveux bouclés. Chimon lui dit : « Et c'est cela que tu veux détruire ? Pourquoi ? » Et le jeune homme lui répondit : « Je suis berger, et un jour je faisais paître les brebis, je suis arrivé à un point d'eau, j'ai regardé, je me suis vu et j'ai été séduit, et j'ai pensé : “Quel bel homme je suis tout de même !” Et aussitôt je me suis dit : “Tu apprécies la beauté terrestre, qui de toute façon deviendra ensuite la nourriture des vers. Je jure par le Temple que j'apporterai ces cheveux en sacrifice ! Et c'est ainsi que j'ai pris le vœu de naziréat” ». Et quand le jeune homme raconta cela à Chimon le Juste, celui-ci le couvrit de baisers et dit : « Que se multiplient en Israël ceux qui sont comme toi ! »
Parfois il est très facile de prendre sur soi quelque vœu surnaturel, ou une pratique, ou un statut, des fonctions surnaturelles, des fonctions qui dépassent mes capacités. Et, à l'inverse, il est difficile d'être simplement Alex, difficile d'être un homme simple qui vit simplement et sert. Et les sages mettaient les gens en garde contre un tel naziréat. Peut-être est-ce aussi en partie précisément pour cette raison que le sacrifice pour le péché est apporté par le naziréen. Ils sont loin d'être tous à devenir vraiment naziréens par désir de servir le Très-Haut.
וְזֹאת תּוֹרַת הַנָּזִיר בְּיוֹם מְלֹאת יְמֵי נִזְרוֹ יָבִיא אֹתוֹ אֶל־פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד׃
vezót torát hannazír beyom melót yemé nizró yaví otó el-péta'h óhel mo'éd
13 Voici l'enseignement sur le naziréen : au jour où s'accompliront les jours de son naziréat, qu'on l'amène à l'entrée de la Tente d'assignation.
וְהִקְרִיב אֶת־קָרְבָּנוֹ לַיהוָה כֶּבֶשׂ בֶּן־שְׁנָתוֹ תָמִים אֶחָד לְעֹלָה וְכַבְשָׂה אַחַת בַּת־שְׁנָתָהּ תְּמִימָה לְחַטָּאת וְאַיִל־אֶחָד תָּמִים לִשְׁלָמִים׃
vehikrív et-korbanó ladonáy kéves ben-chenató tamím e'hád le'olá vekhavsá a'hát bat-chenatá temimá le'hattát ve'ayil-e'hád tamím lichlamím
14 Et il offrira son sacrifice au SEIGNEUR : un agnelet d'un an sans défaut en holocauste, et une petite brebis d'un an, une seule, pure, en sacrifice purificatoire, et un agneau sans défaut en sacrifice de paix,
וְסַל מַצּוֹת סֹלֶת חַלֹּת בְּלוּלֹת בַּשֶּׁמֶן וּרְקִיקֵי מַצּוֹת מְשֻׁחִים בַּשָּׁמֶן וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם׃
vesál mattsót sólet 'hallót beloulót bachémen ourkiké mattsót mechou'hím bachámen oumin'hatám veniskehém
15 Et une petite corbeille de pains azymes de farine solet (de la plus haute qualité), délayée dans l'huile, et des galettes sans levain qui sont ointes d'huile, et l'offrande de céréales, et le vin pour la libation.
וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן לִפְנֵי יְהוָה וְעָשָׂה אֶת־חַטָּאתוֹ וְאֶת־עֹלָתוֹ׃
vehikrív hakkohén lifné adonáy ve'assá et-'hattató ve'et-olató
16 Et le kohen offrira cela en sacrifice au SEIGNEUR, et il offrira son sacrifice purificatoire et son holocauste.
וְאֶת־הָאַיִל יַעֲשֶׂה זֶבַח שְׁלָמִים לַיהוָה עַל סַל הַמַּצּוֹת וְעָשָׂה הַכֹּהֵן אֶת־מִנְחָתוֹ וְאֶת־נִסְכּוֹ׃
ve'et-ha'áyil ya'assé zéva'h chelamím ladonáy al sal hammattsót ve'assá hakkohén et-min'ható ve'et-niskó
17 Et de l'agneau il fera un sacrifice de paix au SEIGNEUR sur la petite corbeille de pains azymes, et il apportera l'offrande de céréales et la libation.
וְגִלַּח הַנָּזִיר פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד אֶת־רֹאשׁ נִזְרוֹ וְלָקַח אֶת־שְׂעַר רֹאשׁ נִזְרוֹ וְנָתַן עַל־הָאֵשׁ אֲשֶׁר־תַּחַת זֶבַח הַשְּׁלָמִים׃
vegillá'h hannazír péta'h óhel mo'éd et-róch nizró velaká'h et-se'ár roch nizró venatán al-ha'éch acher-tá'hat zéva'h hachelamím
18 Et le naziréen rasera sa tête à l'entrée de la Tente d'assignation, et il prit les cheveux de la tête de la période de son naziréat, et les jeta dans le feu qui est sous le sacrifice de paix.
Sous la marmite dans laquelle cuit son sacrifice de paix, il jette ces cheveux, ils deviennent du combustible. Ses cheveux – c'est tout son intérieur qui ne se contenait pas et perçait au-dehors. Maintenant, quand il revient dans ce monde et ôte son scaphandre de sainteté, cette essence intérieure qui est la sienne, qui a percé, devient du combustible pour la préparation du sacrifice. En partie, cette essence elle-même est ainsi offerte en sacrifice. C'est un très bon moyen de purification, quand l'homme enlève, rase les cheveux sur son corps.
וְלָקַח הַכֹּהֵן אֶת־הַזְּרֹעַ בְּשֵׁלָה מִן־הָאַיִל וְחַלַּת מַצָּה אַחַת מִן־הַסַּל וּרְקִיק מַצָּה אֶחָד וְנָתַן עַל־כַּפֵּי הַנָּזִיר אַחַר הִתְגַּלְּחוֹ אֶת־נִזְרוֹ׃
velaká'h hakkohén et-hazzeroá bechelá min-ha'áyil ve'hallát mattsá a'hát min-hassál ourkík mattsá e'hád venatán al-kappé hannazír a'hár hitgalle'hó et-nizró
19 Et le kohen prit la patte avant cuite de l'agneau, et un des pains azymes de la petite corbeille, et une galette enduite, et il le donnera dans les mains du naziréen après que le nazir a rasé sa tête.
וְהֵנִיף אוֹתָם הַכֹּהֵן תְּנוּפָה לִפְנֵי יְהוָה קֹדֶשׁ הוּא לַכֹּהֵן עַל חֲזֵה הַתְּנוּפָה וְעַל שׁוֹק הַתְּרוּמָה וְאַחַר יִשְׁתֶּה הַנָּזִיר יָיִן׃
veheníf otám hakkohén tenoufá lifné adonáy kódech hou lakkohén al 'hazé hattenoufá ve'ál chok hatteroumá ve'a'hár yichté hannazír yáyin
20 Et le kohen les éleva en élévation devant le SEIGNEUR, ce sera la part sainte du kohen en plus de la poitrine et de la cuisse ; après cela, le naziréen peut boire du vin.
Nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises sur ce geste, quand le kohen et celui qui l'apporte élèvent le sacrifice de paix. D'habitude, le kohen reçoit la cuisse et la poitrine, ici il reçoit de ce sacrifice en plus la patte avant. C'est en cela que consiste la particularité du sacrifice du naziréen.
זֹאת תּוֹרַת הַנָּזִיר אֲשֶׁר יִדֹּר קָרְבָּנוֹ לַיהוָה עַל־נִזְרוֹ מִלְּבַד אֲשֶׁר־תַּשִּׂיג יָדוֹ כְּפִי נִדְרוֹ אֲשֶׁר יִדֹּר כֵּן יַעֲשֶׂה עַל תּוֹרַת נִזְרוֹ׃
zot torát hannazír achér yiddór korbanó ladonáy al-nizró millevád acher-tassíg yadó kefí nidró achér yiddór ken ya'assé al torát nizró
21 Ceci est l'enseignement sur le naziréen qui fera le vœu d'apporter au SEIGNEUR un sacrifice pour son naziréat, au-delà de ce que sa main atteint ; comme il jurera, ainsi il fera selon l'enseignement sur les naziréens ».
Outre tous les sacrifices que le nazir est obligé d'apporter, il peut promettre qu'à la fin de son naziréat il apportera au Très-Haut encore quelques autres sacrifices. Beaucoup de naziréens disaient : « Et à la fin, je Lui apporterai tout un troupeau de béliers, 20-30 béliers », ils juraient d'apporter un grand sacrifice, un sacrifice vraiment très sérieux. Souvenez-vous, on proposa à Paul de payer le sacrifice des naziréens qui ne pouvaient pas payer ces sacrifices qui étaient les leurs, qu'ils avaient donnés par vœu. Et Paul paya ces sacrifices (Actes des apôtres, 21,23–26). C'est justement la situation où un homme a trop promis, mais ne peut pas accomplir sa promesse. Ou peut-être ces pauvres gens n'avaient-ils pas assez d'argent même pour un sacrifice ordinaire. Mais, très probablement, c'est justement la première variante qui est vraisemblable, qu'ils avaient beaucoup promis.
À partir du verset 22 commence un thème entièrement nouveau. Puisque je suis moi-même kohen et qu'il m'arrive souvent de bénir le peuple d'Israël, c'est l'un de mes thèmes préférés dans la Torah. Bien sûr, toute la Torah est douce, mais il y a en elle ce à quoi l'on s'attache d'une manière particulière.
וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vaydabbér adonáy el-moché lemór
22 Et le SEIGNEUR parla à Moché, en disant :
דַּבֵּר אֶל־אַהֲרֹן וְאֶל־בָּנָיו לֵאמֹר כֹּה תְבָרֲכוּ אֶת־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אָמוֹר לָהֶם׃
dabbér el-aharón ve'el-banáv lemór ko tevarekhoú et-bené yisraél amór lahém
23 « Dis à Aharon et à ses fils, en disant : ainsi vous bénirez les fils d'Israël :
יְבָרֶכְךָ יְהוָה וְיִשְׁמְרֶךָ׃
yevarekhekhá adonáy veyichmerékha
24 Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde,
יָאֵר יְהוָה פָּנָיו אֵלֶיךָ וִיחֻנֶּךָּ׃
ya'ér adonáy panáv elékha vi'hounnékka
25 Que le SEIGNEUR tourne vers toi Son visage lumineux et te fasse grâce,
יִשָּׂא יְהוָה פָּנָיו אֵלֶיךָ וְיָשֵׂם לְךָ שָׁלוֹם׃
yissá adonáy panáv elékha veyassém lekhá chalóm
26 Que le SEIGNEUR tourne Son visage vers toi et te donne la paix !
Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde. C'est une bénédiction qui est perçue dans le monde matériel, afin que tu ne manques de rien et que tu n'aies peur de rien. La toute première bénédiction est matérielle, parce que la prospérité, la santé, l'absence de peurs donnent à l'homme la possibilité d'avancer, de se concentrer sur la Torah.
Que le SEIGNEUR tourne vers toi Son visage lumineux et te fasse grâce. Que le SEIGNEUR te donne de Sa lumière, de la lumière de Son visage à ton visage, afin que ton visage brille de Sa lumière. Quand tu te libères des soucis matériels et que tu te consacres à la Torah, tu peux être pénétré de lumière au point que ton visage brillera, comme celui de Moché. Et ce n'est pas la limite.
Que le SEIGNEUR tourne Son visage vers toi et te donne la paix. C'est la promesse du monde à venir. L'homme qui devient un conducteur de la lumière divine ne vient pas au jugement. Il est jugé digne de ce que Dieu tourne vers lui Sa face, et il passe dans la vie éternelle déjà dans cette vie, il passe dans un monde dans lequel le repos et la paix sont infinis. Son repos, qui était dans le cœur, – c'est le repos de l'éternité.
Le midrach raconte que cette bénédiction des kohanim est une sorte de protection. Le Très-Haut est comparé à un roi dont la fille mourut le jour de ses noces. C'est une parabole de la chute du peuple d'Israël, qui fit le veau d'or pendant le don de la Torah. Et, quand le roi maria sa seconde fille, il prit soin de la bénir et de la protéger. Et pendant la construction de la Tente d'assignation, le Très-Haut dit : « Pour qu'un tel péché n'arrive pas, bénissez le peuple d'Israël ». Il faut une providence particulière sur le peuple d'Israël, et cette providence particulière s'incarne dans la bénédiction des kohanim, qui protégera Israël du péché. On attache une très grande importance à la bénédiction des kohanim. Les kohanim bénissent le peuple à la synagogue à chaque prière du matin, et je pense que c'est un travail de kohen très joyeux. Bien que bénir le peuple d'Israël soit confié à Aharon, le SEIGNEUR Lui-même promet de bénir les fils d'Israël selon la bénédiction des kohanim.
En terminant l'entretien sur la bénédiction d'Aharon, j'ai envie de dire quelques mots importants sur les traductions en général. Souvent, en russe, lors de la traduction de telle ou telle bénédiction biblique, de tel ou tel souhait biblique, on peut voir de telles phrases : « Que bénisse… », « Que fasse… », « Que soit… » Eh bien, le Très-Haut n'a jamais dit : « Que la lumière soit ! » Il a dit : « Sois, lumière ! » ou : « La lumière sera ! » Et ici il faut lire non pas « Que le SEIGNEUR te bénisse », mais simplement « Le SEIGNEUR te bénira », non pas un souhait, mais une promesse : « Il bénira, sois-en sûr ». Nous traduisons cela avec la petite particule « que », mais en réalité, dans le texte, cela est donné comme une promesse directe.
Et le dernier verset de notre chapitre, l'injonction faite aux kohanim :
וְשָׂמוּ אֶת־שְׁמִי עַל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַאֲנִי אֲבָרֲכֵם׃
vesamoú et-chemí al-bené yisraél va'aní avarekhém
27 Et vous mettrez Mon nom sur les fils d'Israël, et Je les bénirai ».
Certains chercheurs, commentateurs disent que, peut-être, Israël traçait sur lui-même le nom du Très-Haut avec une encre particulière. D'une manière ou d'une autre, à travers cette bénédiction, le peuple d'Israël reçoit d'être appelé du nom du Très-Haut. Toutes les instructions qui sont données au kohen et au peuple, tout ce que nous avons lu, tout cela est lié à la garde de la sainteté, à la nécessité de demeurer dans la sainteté pour porter sur soi le nom du Très-Haut et être béni par le Très-Haut. Et ici le Très-Haut donne une promesse : « Donnez au peuple Mon nom, appelez le peuple de Mon nom, et Je les bénirai ». Cette bénédiction viendra aussi sur nous tous.
Une diversité uniforme
Bémidbar 7,1–89
Avec l'aide de Dieu, nous continuons, vous et moi, à étudier la section hebdomadaire Nasso et nous allons lire le chapitre 7, à partir du verset 1.
וַיְהִי בְּיוֹם כַּלּוֹת מֹשֶׁה לְהָקִים אֶת־הַמִּשְׁכָּן וַיִּמְשַׁח אֹתוֹ וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ וְאֶת־כָּל־כֵּלָיו וְאֶת־הַמִּזְבֵּחַ וְאֶת־כָּל־כֵּלָיו וַיִּמְשָׁחֵם וַיְקַדֵּשׁ אֹתָם׃
vayhi beyom kallót moché lehakím et-hammichkán vayimchá'h otó vaykaddéch otó ve'et-kol-keláv ve'et-hammizbéya'h ve'et-kol-keláv vayimcha'hém vaykaddéch otám
1 Et il advint, le jour où Moché acheva la construction du Michkan, et l'oignit, et le sanctifia, lui et tous ses ustensiles, et l'autel et tous ses ustensiles (c'est-à-dire ceux de l'autel), et les oignit, et les sanctifia, –
וַיַּקְרִיבוּ נְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל רָאשֵׁי בֵּית אֲבֹתָם הֵם נְשִׂיאֵי הַמַּטֹּת הֵם הָעֹמְדִים עַל־הַפְּקֻדִים׃
vayakrívou nessi'é yisraél raché bet avotám hem nessi'é hammattót hem ha'omedím al-happekoudím
2 Et s'approchèrent les chefs d'Israël, les têtes des maisons de leurs pères, ce sont eux les chefs des tribus (des camps), et ils commandent (se tiennent) sur tous ceux qui ont été dénombrés.
וַיָּבִיאוּ אֶת־קָרְבָּנָם לִפְנֵי יְהוָה שֵׁשׁ־עֶגְלֹת צָב וּשְׁנֵי עָשָׂר בָּקָר עֲגָלָה עַל־שְׁנֵי הַנְּשִׂאִים וְשׁוֹר לְאֶחָד וַיַּקְרִיבוּ אוֹתָם לִפְנֵי הַמִּשְׁכָּן׃
vayavíou et-korbanám lifné adonáy chech-eglót tsav ouchne-assár bakár agalá al-chené hannessi'ím vechór le'e'hád vayakrívou otám lifné hammichkán
3 Et ils apportèrent leur sacrifice devant le Très-Haut : six chariots couverts et douze taureaux, un chariot pour chaque paire de chefs (c'est-à-dire que les chariots, ils les donnent pour ainsi dire en se cotisant, deux – un chariot) et un taureau de chacun d'eux, et ils les approchèrent (les placèrent) devant le Michkan.
וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר׃
vayomer adonáy el-moché lemór
4 Et le SEIGNEUR dit à Moché, en disant :
קַח מֵאִתָּם וְהָיוּ לַעֲבֹד אֶת־עֲבֹדַת אֹהֶל מוֹעֵד וְנָתַתָּה אוֹתָם אֶל־הַלְוִיִּם אִישׁ כְּפִי עֲבֹדָתוֹ׃
ka'h me'ittám vehayoú la'avód et-avodát óhel mo'éd venatattá otám el-halviyím ich kefí avodató
5 « Prends cela d'eux, et cela servira au travail dans la Tente d'assignation, et tu donneras (répartiras) tout cela entre les lévites, à chacun selon son labeur ».
וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת־הָעֲגָלֹת וְאֶת־הַבָּקָר וַיִּתֵּן אוֹתָם אֶל־הַלְוִיִּם׃
vayikká'h moché et-ha'agalót ve'et-habbakár vayittén otám el-halviyím
6 Et Moché prit les chariots et les taureaux, et les donna aux lévites.
אֵת שְׁתֵּי הָעֲגָלֹת וְאֵת אַרְבַּעַת הַבָּקָר נָתַן לִבְנֵי גֵרְשׁוֹן כְּפִי עֲבֹדָתָם׃
et cheté ha'agalót ve'ét arbá'at habbakár natán livné guerechón kefí avodatám
7 Deux chariots et quatre taureaux, il les donna aux fils de Guerchon, selon leur service,
וְאֵת אַרְבַּע הָעֲגָלֹת וְאֵת שְׁמֹנַת הַבָּקָר נָתַן לִבְנֵי מְרָרִי כְּפִי עֲבֹדָתָם בְּיַד אִיתָמָר בֶּן־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן׃
ve'ét arbá ha'agalót ve'ét chemonát habbakár natán livné merarí kefí avodatám beyád itamár ben-aharón hakkohén
8 Et quatre chariots et huit taureaux, il les donna aux fils de Mérari, selon leur service, sous la surveillance d'Itamar, fils d'Aharon le kohen.
Combien en reste-t-il ? Il n'en reste plus du tout, on a compté juste.
וְלִבְנֵי קְהָת לֹא נָתָן כִּי־עֲבֹדַת הַקֹּדֶשׁ עֲלֵהֶם בַּכָּתֵף יִשָּׂאוּ׃
velivné kehát lo natán ki-avodát hakkódech alehém bakkatéf yissáou
9 Mais aux fils de Kéhat il n'en donna pas, parce qu'ils s'occupent des choses saintes et ils doivent les porter sur les épaules.
Ils n'ont besoin ni de chariots ni de bœufs, ils portent tout sur eux, c'est la particularité du service des fils de Kéhat dans la Tente d'assignation. On aurait pu penser que celui qui est plus proche du saint recevrait des véhicules spéciaux et des voitures du gouvernement, mais il n'en fut rien.
וַיַּקְרִיבוּ הַנְּשִׂאִים אֵת חֲנֻכַּת הַמִּזְבֵּחַ בְּיוֹם הִמָּשַׁח אֹתוֹ וַיַּקְרִיבוּ הַנְּשִׂיאִם אֶת־קָרְבָּנָם לִפְנֵי הַמִּזְבֵּחַ׃
vayakrívou hannessi'ím et 'hanoukkát hammizbéya'h beyom himmachá'h otó vayakrívou hannessi'ím et-korbanám lifné hammizbéya'h
10 Et les chefs apportèrent les sacrifices du renouvellement de l'autel le jour où il fut oint, et les chefs apportèrent leurs sacrifices devant l'autel.
וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל־מֹשֶׁה נָשִׂיא אֶחָד לַיּוֹם נָשִׂיא אֶחָד לַיּוֹם יַקְרִיבוּ אֶת־קָרְבָּנָם לַחֲנֻכַּת הַמִּזְבֵּחַ׃
vayomer adonáy el-moché nassí e'hád layom nassí e'hád layom yakrívou et-korbanám la'hanoukkát hammizbéya'h
11 Et le SEIGNEUR dit à Moché : « Un chef par jour, un chef par jour, ils apporteront leurs sacrifices pour le renouvellement de l'autel ».
Un chef par jour, un chef par jour – cette répétition (je l'ai déjà expliquée) signifie : un chef à la fois chaque jour, à tour de rôle.
À partir du verset 12, nous lisons des histoires qui se répètent les unes les autres, sur la manière dont le dirigeant de chacune des tribus apportait des sacrifices. Seul le nom change ici. Et, naturellement, le lecteur peut demander pourquoi ne pas écrire dans la Torah : « Et chacun de ceux qui apportaient, dans tel ordre, apporta tels sacrifices » ? Pourquoi répéter tout cela douze fois, à quoi cela sert-il ? Cela ressemble à une sorte de photo de famille ou à un cliché où les gens se font photographier avec toute la classe, avec toute une assemblée quelconque. Cela n'est intéressant que pour ceux qui se trouvent à l'intérieur de ce groupe, seulement pour ceux qui peuvent dire : « Et nous, nous sommes de la tribu de Réouven, le voilà, le voilà, le paragraphe sur nous ! » – « Et nous, nous sommes de la tribu de Binyamin, voilà, le voilà, le paragraphe sur nous aussi ! » C'est seulement pour ceux qui appartiennent à ce groupe, pour le peuple qui peut reconnaître les noms et dire : « Et voilà, ici, voilà, ici on nous a mentionnés nous aussi ! De nouveau nous ne nous sommes pas perdus dans les listes ! Nous ne sommes pas le numéro tel ou tel, nous sommes mentionnés ici par notre nom ! » Et c'est l'approche de la Torah, l'approche du Très-Haut, Sa sollicitude pour le peuple d'Israël, où chacun a un nom.
C'est pourquoi, à quelqu'un de l'extérieur, il peut sembler que c'est, là encore, une énumération monotone, superflue. Mais imaginez que vous appartenez à cette famille, et que vous regardez cela comme une photo de famille.
וַיְהִי הַמַּקְרִיב בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן אֶת־קָרְבָּנוֹ נַחְשׁוֹן בֶּן־עַמִּינָדָב לְמַטֵּה יְהוּדָה׃
vayhí hammakrív bayom harichón et-korbanó na'hchón ben-amminadáv lematté yehoudá
12 Et il advint : celui qui apporta le premier jour son sacrifice – Na'hchon ben Amminadav, de la tribu de Yéhouda.
וְקָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
vekorbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
13 Et son sacrifice : un plat d'argent d'un poids de 130 (ici la mesure n'est pas indiquée, mais on entend des sicles, ou des chékels), un aspersoir d'argent d'un poids de 70 chékels, en chékels saints, et tous deux (et le plat, et l'aspersoir) remplis de farine solet délayée dans l'huile, pour le sacrifice min'ha ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
14 Une louche d'un poids de 10 chékels, en or, remplie d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
15 Un jeune taureau, un bélier et un mouton d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
16 Et un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתּוּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן נַחְשׁוֹן בֶּן־עַמִּינָדָב׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán na'hchón ben-amminadáv
17 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, des boucs, cinq aussi, des agnelets d'un an, cinq. C'est le sacrifice de Na'hchon ben Amminadav.
Ainsi, Na'hchon ben Amminadav apporta en sacrifice min'ha : un plat d'argent d'un poids de 130 chékels et un aspersoir d'un poids de 70 chékels, remplis de farine solet avec de l'huile ; une louche d'or d'un poids de 10 chékels, remplie d'encens. En holocauste, il apporta un jeune taureau, un bélier, un agnelet. En sacrifice purificatoire – un bouc, et en sacrifice de paix il apporta cinq béliers, cinq boucs, cinq agnelets. C'est son offrande.
Et plus loin nous verrons que ce paragraphe se répète, et se répète, et se répète pour toutes les autres tribus.
בַּיּוֹם הַשֵּׁנִי הִקְרִיב נְתַנְאֵל בֶּן־צוּעָר נְשִׂיא יִשָּׂשכָר׃
bayom hachení hikrív netan'él ben-tsou'ár nessí yissakhár
18 Et le deuxième jour, Nétan'el ben Tsou'ar, tête de la tribu de Yissakhar, apporta les sacrifices.
הִקְרִב אֶת־קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
hikrív et-korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
19 Il apporta son sacrifice : un plat d'argent, 130 chékels son poids, un aspersoir d'argent d'un poids de 70 chékels, en chékels saints, pleins de farine solet avec de l'huile, pour le sacrifice min'ha ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
20 Une louche d'un poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
21 Un jeune taureau, un bélier et un mouton d'un an pour l'holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
22 Un bouc pour le sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתּוּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן נְתַנְאֵל בֶּן־צוּעָר׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán netan'él ben-tsou'ár
23 Et pour le sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq moutons d'un an. C'est le sacrifice de Natan'el ben Tsou'ar.
בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי נָשִׂיא לִבְנֵי זְבוּלֻן אֱלִיאָב בֶּן־חֵלֹן׃
bayom hachelichí nassí livné zevouloún eli'áv ben-'helón
24 Le troisième jour – la tête (le chef) des fils de Zévouloun, Éli'av ben 'Hélon.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
25 Et son sacrifice : un plat d'argent, 130 chékels son poids, un aspersoir d'argent d'un poids de 70 chékels, en chékels saints, pleins de farine solet avec de l'huile, pour le sacrifice min'ha ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
26 Une louche d'or d'un poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
27 Un jeune taureau, un bélier, un mouton d'un an, en sacrifice d'holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
28 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֱלִיאָב בֶּן־חֵלֹן׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán eli'áv ben-'helón
29 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs et cinq moutons d'un an. C'est le sacrifice d'Éli'av ben 'Hélon.
בַּיּוֹם הָרְבִיעִי נָשִׂיא לִבְנֵי רְאוּבֵן אֱלִיצוּר בֶּן־שְׁדֵיאוּר׃
bayom harevi'í nassí livné re'ouvén elitsoúr ben-chede'oúr
30 Le quatrième jour – la tête des fils de Réouven, Élitsour ben Chdéyour.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
31 Son sacrifice : un plat d'argent, 130 chékels son poids, un aspersoir d'argent d'un poids de 70 chékels, en chékels saints, pleins de farine solet avec de l'huile, pour le sacrifice min'ha ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
32 Une louche d'or d'un poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
33 Un jeune taureau, un bélier et un mouton d'un an, en sacrifice d'holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
34 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֱלִיצוּר בֶּן־שְׁדֵיאוּר׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán elitsoúr ben-chede'oúr
35 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq moutons. C'est le sacrifice d'Élitsour ben Chdéyour.
בַּיּוֹם הַחֲמִישִׁי נָשִׂיא לִבְנֵי שִׁמְעוֹן שְׁלֻמִיאֵל בֶּן־צוּרִישַׁדָּי׃
bayom ha'hamichí nassí livné chim'ón cheloumi'él ben-tsourichaddáy
36 Le cinquième jour – la tête des fils de Chimon, Chlémiël ben Tsourichaddaï.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
37 Et son sacrifice : un plat d'argent, 130 chékels son poids, un aspersoir d'argent d'un poids de 70 chékels, en chékels saints, pleins de farine solet avec de l'huile, pour le sacrifice min'ha ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
38 Et une louche d'un poids de 10 chékels, en or, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
39 Un jeune taureau, un bélier, un mouton d'un an, en sacrifice d'holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
40 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן שְׁלֻמִיאֵל בֶּן־צוּרִישַׁדָּי׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán cheloumi'él ben-tsourichaddáy
41 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. C'est le sacrifice de Chlémiël ben Tsourichaddaï.
בַּיּוֹם הַשִּׁשִּׁי נָשִׂיא לִבְנֵי גָד אֶלְיָסָף בֶּן־דְּעוּאֵל׃
bayom hachichí nassí livné gad elyassáf ben-deou'él
42 Le sixième jour – le chef des fils de Gad, Élyassaf ben Déouël.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
43 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion d'argent du poids de 70 chékels, en chékels saints, tous deux pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
44 Et une louche du poids de 10 chékels, faite d'or, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
45 Un taureau d'un an, un bélier, un agneau d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
46 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֶלְיָסָף בֶּן־דְּעוּאֵל׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán elyassáf ben-deou'él
47 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. C'est le sacrifice d'Élyassaf ben Déouël.
בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי נָשִׂיא לִבְנֵי אֶפְרָיִם אֱלִישָׁמָע בֶּן־עַמִּיהוּד׃
bayom hachevi'í nassí livné efráyim elichamá ben-ammihoúd
48 Le septième jour – le chef des fils d'Éfraïm, Élichama ben Amihoud.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsefDans la translittération russe, le second « késsef » (argent) porte une lettre finale en trop ; la translittération française suit ici le texte hébreu. chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
49 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales (min'ha) ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
50 Et une louche d'or du poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
51 Un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
52 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֱלִישָׁמָע בֶּן־עַמִּיהוּד׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán elichamá ben-ammihoúd
53 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. C'est le sacrifice d'Élichama ben Amihoud.
בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי נָשִׂיא לִבְנֵי מְנַשֶּׁה גַּמְלִיאֵל בֶּן־פְּדָה־צוּר׃
bayom hacheminí nassí livné menaché gamli'él ben-pedatsoúr
54 Le huitième jour – le chef des fils de Ménaché, Gamliël ben Pdatsour.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
55 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
56 Une louche du poids de 10 chékels d'or, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
57 Un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
58 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן גַּמְלִיאֵל בֶּן־פְּדָהצוּר׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán gamli'él ben-pedatsoúr
59 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, d'agneaux d'un an, cinq. C'est le sacrifice de Gamliël ben Pdatsour.
בַּיּוֹם הַתְּשִׁיעִי נָשִׂיא לִבְנֵי בִנְיָמִן אֲבִידָן בֶּן־גִּדְעֹנִי׃
bayom hattechi'í nassí livné vinyamín avidán ben-gid'oní
60 Le neuvième jour – le chef des fils de Binyamin, Avidan ben Guidoni.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
61 Son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales (min'ha) ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
62 Une louche du poids de 10 chékels d'or, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
63 Un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
64 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֲבִידָן בֶּן־גִּדְעֹנִי׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán avidán ben-gid'oní
65 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, d'agneaux d'un an, cinq. C'est le sacrifice d'Avidan ben Guidoni.
בַּיּוֹם הָעֲשִׂירִי נָשִׂיא לִבְנֵי דָן אֲחִיעֶזֶר בֶּן־עַמִּישַׁדָּי׃
bayom ha'assirí nassí livné dan a'hi'ézer ben-ammichaddáy
66 Le dixième jour – le chef des fils de Dan, A'hiézer ben Amichaddaï.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
67 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
68 Une louche du poids de 10 chékels, faite d'or, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
69 Un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
70 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֲחִיעֶזֶר בֶּן־עַמִּישַׁדָּי׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán a'hi'ézer ben-ammichaddáy
71 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. C'est le sacrifice d'A'hiézer ben Amichaddaï.
בְּיוֹם עַשְׁתֵּי עָשָׂר יוֹם נָשִׂיא לִבְנֵי אָשֵׁר פַּגְעִיאֵל בֶּן־עָכְרָן׃
beyom achté assár yom nassí livné achér pag'i'él ben-okhrán
72 Le onzième jour – le chef des fils d'Acher, Paguiël ben Akhran.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
73 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
74 Une louche d'or du poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
75 Un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
76 Un bouc en sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן פַּגְעִיאֵל בֶּן־עָכְרָן׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán pag'i'él ben-okhrán
77 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. C'est le sacrifice de Paguiël ben Akhran.
בְּיוֹם שְׁנֵים עָשָׂר יוֹם נָשִׂיא לִבְנֵי נַפְתָּלִי אֲחִירַע בֶּן־עֵינָן׃
beyom cheném assár yom nassí livné naftalí a'hirá ben-enán
78 Et le douzième jour – le chef des fils de Naftali, A'hira ben Énan.
קָרְבָּנוֹ קַעֲרַת־כֶּסֶף אַחַת שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה מִשְׁקָלָהּ מִזְרָק אֶחָד כֶּסֶף שִׁבְעִים שֶׁקֶל בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ שְׁנֵיהֶם מְלֵאִים סֹלֶת בְּלוּלָה בַשֶּׁמֶן לְמִנְחָה׃
korbanó ka'arat-késsef a'hát chelochím oume'á michkalá mizrák e'hád késsef chiv'ím chékel bechékel hakkódech chenehém mele'ím sólet beloulá vachémen lemin'há
79 Et son sacrifice : un plat d'argent du poids de 130 chékels, un bassin à aspersion en argent du poids de 70 chékels, de chékels saints, pleins de farine solet mêlée d'huile, pour l'offrande de céréales ;
כַּף אַחַת עֲשָׂרָה זָהָב מְלֵאָה קְטֹרֶת׃
kaf a'hát assará zaháv mele'á ketóret
80 Une louche d'or du poids de 10 chékels, pleine d'encens ;
פַּר אֶחָד בֶּן־בָּקָר אַיִל אֶחָד כֶּבֶשׂ־אֶחָד בֶּן־שְׁנָתוֹ לְעֹלָה׃
par e'hád ben-bakár áyil e'hád keves-e'hád ben-chenató le'olá
81 Un jeune taureau, un bélier, un agnelet d'un an, en holocauste ;
שְׂעִיר־עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת׃
se'ir-izzím e'hád le'hattát
82 Un bouc pour le sacrifice purificatoire.
וּלְזֶבַח הַשְּׁלָמִים בָּקָר שְׁנַיִם אֵילִם חֲמִשָּׁה עַתֻּדִים חֲמִשָּׁה כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה חֲמִשָּׁה זֶה קָרְבַּן אֲחִירַע בֶּן־עֵינָן׃
oulzéva'h hachelamím bakár chenáyim elím 'hamichá attoudím 'hamichá kevassím bene-chaná 'hamichá ze korbán a'hirá ben-enán
83 Et en sacrifice de paix : deux taureaux, cinq béliers, cinq boucs, cinq agnelets d'un an. C'est le sacrifice d'A'hira ben Énan.
Ici la Torah termine l'énumération de tous les sacrifices apportés par tous les chefs des douze tribus, qui peut sembler monotone. Et l'on pourrait sauter tout ce texte et ne laisser que le paragraphe suivant, dans lequel est énumérée la quantité totale de ce que chacun d'eux a apporté. Mais imaginez que, dans votre communauté ou dans un groupe de gens quelconque, chacun cotise une certaine somme : 10 dollars chacun, 500 roubles chacun, peu importe. Et dans ce cas, ces 500 roubles que vous apportez se distinguent de ces 500 roubles qu'a apportés votre voisin. Ils sont différents, ils ont une histoire différente. Et c'est pourquoi la Torah énumère chaque tribu avec son offrande séparément. Rien ne se fond en une seule masse grise : ni les dons, ni les chefs des tribus. Il faut le répéter encore et encore.
זֹאת חֲנֻכַּת הַמִּזְבֵּחַ בְּיוֹם הִמָּשַׁח אֹתוֹ מֵאֵת נְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל קַעֲרֹת כֶּסֶף שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה מִזְרְקֵי־כֶסֶף שְׁנֵים עָשָׂר כַּפּוֹת זָהָב שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה׃
zot 'hanoukkát hammizbéya'h beyom himmachá'h otó me'ét nesi'é yisraél ka'arót késsef chetém esré mizreke-khéssef cheném assár kappót zaháv chetém esré
84 Ceci est le renouvellement de l'autel au jour où il fut oint, de la part des chefs d'Israël : douze plats d'argent, douze bassins à aspersion, douze louches d'or ;
שְׁלֹשִׁים וּמֵאָה הַקְּעָרָה הָאַחַת כֶּסֶף וְשִׁבְעִים הַמִּזְרָק הָאֶחָד כֹּל כֶּסֶף הַכֵּלִים אַלְפַּיִם וְאַרְבַּע־מֵאוֹת בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ׃
chelochím oume'á hakke'ará ha'a'hát késsef vechiv'ím hammizrák ha'e'hád kol késsef hakkelím alpáyim ve'arba-me'ót bechékel hakkódech
85 130 chékels d'argent, le poids de chaque plat, et 70 chékels – le poids de chaque bassin à aspersion ; en tout, de récipients d'argent – 2400 en chékels saints.
כַּפּוֹת זָהָב שְׁתֵּים־עֶשְׂרֵה מְלֵאֹת קְטֹרֶת עֲשָׂרָה עֲשָׂרָה הַכַּף בְּשֶׁקֶל הַקֹּדֶשׁ כָּל־זְהַב הַכַּפּוֹת עֶשְׂרִים וּמֵאָה׃
kappót zaháv chetem-esré mele'ót ketóret assará assará hakkáf bechékel hakkódech kol-zeháv hakkappót esrím oume'á
86 Douze louches d'or, pleines d'encens, dix, dix chaque louche, en chékels saints ; en tout, d'or dans les louches, 120 chékels.
כָּל־הַבָּקָר לָעֹלָה שְׁנֵים עָשָׂר פָּרִים אֵילִם שְׁנֵים־עָשָׂר כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה שְׁנֵים עָשָׂר וּמִנְחָתָם וּשְׂעִירֵי עִזִּים שְׁנֵים עָשָׂר לְחַטָּאת׃
kol-habbakár la'olá cheném assár parím elím chenem-assár kevassím bene-chaná cheném assár oumin'hatám ous'iré izzím cheném assár le'hattát
87 En tout, du bétail pour l'holocauste : douze taureaux, douze béliers, douze agneaux d'un an et les offrandes (min'ha) avec eux. Et douze boucs en sacrifice purificatoire.
וְכֹל בְּקַר זֶבַח הַשְּׁלָמִים עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה פָּרִים אֵילִם שִׁשִּׁים עַתֻּדִים שִׁשִּׁים כְּבָשִׂים בְּנֵי־שָׁנָה שִׁשִּׁים זֹאת חֲנֻכַּת הַמִּזְבֵּחַ אַחֲרֵי הִמָּשַׁח אֹתוֹ׃
vekhól bekár zéva'h hachelamím esrím ve'arba'á parím elím chichím attoudím chichím kevassím bene-chaná chichím zot 'hanoukkát hammizbéya'h a'haré himmachá'h otó
88 Et en tout, du bétail en sacrifice de paix : vingt-quatre taureaux, soixante béliers, soixante boucs, soixante agneaux d'un an. Ceci est le renouvellement de l'autel après qu'il fut oint.
וּבְבֹא מֹשֶׁה אֶל־אֹהֶל מוֹעֵד לְדַבֵּר אִתּוֹ וַיִּשְׁמַע אֶת־הַקּוֹל מִדַּבֵּר אֵלָיו מֵעַל הַכַּפֹּרֶת אֲשֶׁר עַל־אֲרֹן הָעֵדֻת מִבֵּין שְׁנֵי הַכְּרֻבִים וַיְדַבֵּר אֵלָיו׃
ouvevó moché el-óhel mo'éd ledabbér ittó vayichmá et-hakkól middabbér eláv me'ál hakkappóret achér al-arón ha'edoút mibbén chené hakkerouvím vaydabbér eláv
89 Et quand Moché entrait dans la Tente d'assignation pour parler avec Lui, il entendait la voix qui lui parlait au-dessus du couvercle qui est sur l'arche d'alliance, entre les deux kérouvim, et cette voix lui parlait.
Il y a ici un détail important qu'on peut manquer derrière toute cette liste. Moché, bien qu'il ne soit pas kohen (mais pas non plus un étranger), contrairement à Aharon, peut chaque jour, quand il le veut, entrer dans le Saint des Saints, y parler avec le Très-Haut et entendre Sa voix. Moché a un statut plus élevé qu'Aharon, et il est plus proche de la sainteté qu'Aharon : c'est justement lui qui peut entrer derrière le voile à tout moment, quand c'est nécessaire. Il est l'intendant de la maison du Très-Haut, et c'est un statut tout à fait particulier.
Brièvement sur l'essentiel
Si nous regardons toute la section hebdomadaire Nasso dans son ensemble et essayons de comprendre sa logique, nous nous étonnerons de voir combien de choses différentes, combien de thèmes différents sont entrés dans cette section. Il y a ici et la consécration de la Tente d'assignation avec des offrandes solennelles, et la bénédiction des kohanim, et une partie sur une forme particulière d'ascèse juive (le naziréat), et la loi sur la sota, sur ce qu'on appelle les eaux amères. Il y a ici l'ordre selon lequel ceux qui sont rituellement impurs doivent quitter le camp, pour se purifier hors du camp, il y a aussi le recensement des lévites, et beaucoup d'autres choses. Notre section hebdomadaire est comme une sorte de plat complexe qui cuit dans une seule marmite. Si l'on demande à quelqu'un s'il a déjà mangé du riz avec du raisin ou de la viande avec du raisin, la réponse sera peut-être « non ». Mais si l'on y réfléchit, cette personne a très bien pu manger un pilaf aux raisins secs, et c'est le même raisin, seulement séché. Certains produits se combinent dans les plats de manière étrange. Et notre section Nasso est une combinaison complexe de différents composants dans un seul plat spirituel. Et nous allons essayer, dans cet entretien, de comprendre l'essence de ce plat, en le décomposant en ses éléments.
Ainsi, nous commencerons par le verset 2 du chapitre 5.
2. Ordonne aux fils d'Israël, et ils renverront (éloigneront) du camp tout homme frappé de tsara'at, et tout homme souffrant d'écoulements, et tout homme qui s'est souillé.
C'est-à-dire que les gens qui se trouvent impurs, inaptes à accomplir un certain service à l'intérieur du camp, sont expulsés hors du camp. Je le répète encore une fois : la traduction de l'hébreu du mot tamé (impur) en russe signifie pour ainsi dire absence de pureté, et ce n'est pas une traduction très juste. En réalité, le mot tamé ne contient aucune négation, ce n'est pas l'absence de quelque chose, c'est la présence de quelque chose. Et c'est pourquoi il serait sans doute plus juste de traduire le mot toum'a par le mot souillure, c'est-à-dire que tamé – ce n'est pas un impur, mais un homme souillé, et un tel homme est expulsé hors des limites du camp. Qu'est-ce donc que cet homme souillé, pourquoi se trouve-t-il dans un tel état ? C'est un homme qui a eu des écoulements, ou un malade de tsara'at, ou qui a touché un mort, et ainsi de suite. Et cet homme se trouve dans un état qu'il est impossible de cacher et qui l'oblige à commencer à s'occuper lui-même de soi, à accomplir un certain travail intérieur.
Quand nous avons une maladie, une tristesse, une souffrance, nous avons parfois envie de nous distraire, de nous fondre dans la société, d'aller quelque part, de parler avec quelqu'un, d'oublier, de retrouver des amis. Et dans certains cas, bien sûr, c'est une possibilité à la fois bonne, et utile, et salutaire. Mais quand il y a une impureté, on ne peut pas la fuir dans la compagnie des gens, l'état de péché ne permettra pas de se perdre dans la foule. Plus exactement, la Torah ne permet pas à l'état de péché de se perdre dans la foule. Et c'est pourquoi l'homme souillé sort du camp.
Nous rencontrons dans le Nouveau Testament beaucoup de cas où Yéchoua, dans sa miséricorde, guérit des lépreux, guérit des gens qui se trouvent hors du camp, qui doivent (comme nous l'avons déjà dit) s'occuper eux-mêmes de leur problème. À ce propos, rappelons-nous la phrase étonnante de Yéchoua, prononcée dans son Sermon sur la montagne (Évangile selon Matthieu 5,17). Il dit : « Ne pensez pas que Je sois venu violer la loi ou les prophètes : ce n'est pas pour violer que Je suis venu, mais pour accomplir ». Imaginons l'Israël du Ier siècle de notre ère. Le maître Yéchoua marche, enseigne, guérit. Et un jour, cinq mille personnes se rassemblent autour de lui, qui veulent écouter le maître. À qui d'entre eux pourrait-il venir à l'esprit, Dieu nous en garde, que cet homme est venu violer la loi ? Car c'est un maître de la Torah, Il est venu, bien sûr, enseigner la Torah. D'où pouvait donc venir l'idée qu'Il était venu leur donner, par exemple, des recettes d'œufs au bacon ou leur raconter comment faire un narguilé le sabbat ? Bien entendu, une telle idée n'existait pas. Mais la possibilité même de guérir les malades de tsara'at, les souillés, de descendre à leur niveau et de les en relever – voilà ce qui était inhabituel, voilà ce qui était une étonnante violation du cours habituel de la loi. C'est justement le cours naturel des choses, où le pécheur doit travailler lui-même avec son péché, c'est justement lui que Yéchoua a changé, et ce n'était pas une violation de la loi, mais un accomplissement de la loi.
De la même façon, la sortie d'Égypte n'était pas non plus une violation du cours naturel des choses. Oui, l'esclavage avait été prévu par le Très-Haut, mais la sortie de l'esclavage avait elle aussi été prévue par le Très-Haut. Et de la même façon, une sortie est prévue de l'état d'impureté, lorsque tous les captifs, y compris tous les captifs de cette impureté, seront remis en liberté. Et la préfiguration de cette libération des captifs du péché, des captifs de l'impureté, c'est la purification des lépreux, quand Yéchoua les touche et les guérit.
Il y a un midrach qui raconte pourquoi le Très-Haut descendit Lui-même en Égypte et se mit Lui-même à faire sortir le peuple de l'esclavage. Et le midrach dit que le Très-Haut comprenait, savait que même un ange, s'il descendait dans cette impureté égyptienne, même un ange pouvait en subir un dommage. L'impureté y est si forte que même un ange aurait pu ne pas lui résister, seul le Très-Haut Lui-même était capable de faire sortir son peuple. Il faut une immense révélation de la divinité pour descendre dans l'impureté, dans la souillure, et ne pas devenir impur, ne pas se souiller. Et c'est pourquoi la manifestation particulière de la miséricorde de Dieu et l'accomplissement parfait de la loi consistent en ce que ceux qui sont sortis hors du camp peuvent revenir.
On me pose très souvent différentes questions liées à l'impureté. Une femme, par exemple, dans l'état d'impureté féminine, peut-elle recevoir le Pessa'h ou recevoir la séoudat Adon (communion), le repas du SEIGNEUR ? Comment faire avec cela ? Et ici je veux dire que, du point de vue du judaïsme, aujourd'hui tout homme est impur. Pourquoi cela ? Parce qu'il y a l'impureté du mort, et nous avons tous touché quelqu'un qui a touché un mort, et ainsi de suite, tous sont frappés de cette impureté. Pour s'en purifier, il faut la cendre de la vache rousse, et la vache rousse n'est pas prévue pour l'instant, elle n'existe tout simplement pas, et c'est pourquoi personne ne peut se purifier. Tous sont impurs. À ce jour, personne ne peut, au fond, toucher au Pessa'h lors du séder pascal. Il y a des gens qui égorgent le korban (sacrifice) et disent qu'il n'est pas obligatoire de le manger en état de pureté. Mais nous, qui croyons en Yéchoua Machia'h, nous avons une telle purification, et ce n'est que par la purification en Lui que nous pouvons, disons-le ainsi, manger le korban (sacrifice) de Pessa'h. Et nous sommes bienheureux d'avoir un Grand Prêtre qui se tient derrière le voile, et c'est pourquoi nous pouvons nous purifier par Lui et revenir par Lui dans le camp. Cependant, cela ne change pas l'indication de la Torah où il est dit qu'un certain travail spirituel, l'homme doit l'accomplir dans la solitude. Que cette solitude soit une solitude en compagnie du Très-Haut, en se tenant avec le Grand Prêtre. Et pourtant ce travail, l'homme doit l'accomplir seul. Oui, nous avons une merveilleuse purification, Yéchoua guérissait les lépreux, mais cela n'abolit pas le travail spirituel lui-même, la foi elle-même.
Ensuite, nous parlerons d'un autre sujet. Lisons un verset du chapitre 5 :
14. Et vint sur lui (passa sur lui) un esprit de jalousie, et il fut jaloux de sa femme, et elle est réellement souillée, ou bien vint sur lui un esprit de jalousie, et il fut jaloux de sa femme, mais elle ne s'est pas souillée…
Il était une fois un vieux et une vieille, un grand-père et une grand-mère, un mari et une femme – une intrigue classique de tous les temps et de tous les peuples. Et dans la vie conjugale, il arrive toutes sortes de situations, l'amour peut être cruel. Et voilà qu'il arriva que le mari se mit à brûler d'un esprit de jalousie. Pour quelqu'un qui n'est pas jaloux, il est difficile d'imaginer avec quelle force cet esprit peut submerger un homme (ou une femme), avec quelle force il s'empare de lui. Et le soupçon grandit envers sa femme.
La présence même de cet esprit de jalousie n'est pas forcément une mauvaise qualité (bien que dans ce cas, bien sûr, elle soit mauvaise). Mais il y a une jalousie pour Dieu, il y a une jalousie qui conduit à la concurrence au bon sens du terme, au désir de devenir meilleur. La jalousie, comme on dit, peut être de différentes sortes. Quand on informa Moché au sujet d'Eldad et Meïdad, qui prophétisaient dans le camp, Moché dit (à Yéhochoua ben Noun) : « Es-tu jaloux pour moi ? Oh, si tout le peuple du SEIGNEUR était prophètes… » (Bémidbar 11,27–29). Et les frères de Yossef non seulement le haïssaient, mais ils étaient aussi jaloux de lui, ils l'enviaient. Et il y a beaucoup d'exemples de ce genre dans le Tanakh, où la jalousie est condamnée. Cependant, rarement, mais tout de même, il existe une situation où la jalousie est positive. Le prophète Yéchayahou, au verset 6 du chapitre 9, parle de la jalousie de Dieu, il y a aussi la jalousie pour la connaissance de la Torah. Oui, et plus encore, l'endurcissement même en Israël, selon les paroles de Paul, est lui aussi appelé à susciter la jalousie chez les gens : « … Mais par leur chute le salut est venu aux païens, afin d'exciter en eux la jalousie », c'est-à-dire de susciter le désir de revenir et d'occuper de nouveau une place importante dans la vie d'un autre homme ou dans le plan du Très-Haut. La jalousie, c'est l'envie d'une certaine place, le désir d'obtenir ou de retrouver une certaine place.
Et il arriva que tout partit à vau-l'eau dans la famille, tout alla de travers, plus rien n'allait, et le mari se mit à être jaloux de sa femme. Et voilà qu'il lui propose d'aller chez le kohen et d'accomplir la cérémonie qui s'appelle les eaux amères, ou meï sota. Le mot sota signifie celle qui s'est dévoyée, celle qui a quitté le chemin. La femme a deux options dans cette situation. Selon la première option, elle peut dire : « Je n'irai pas. Je n'irai dans aucune Jérusalem, je n'irai pas chez le kohen, tu es jaloux de moi – laisse-moi partir ». Dans cette situation, le mari doit laisser partir sa femme, elle sera considérée comme une femme honnête, elle n'est pas reconnue coupable. Mais elle ne peut épouser ni celui qui était son mari (de nouveau), ni celui avec qui elle était soupçonnée d'infidélité.
D'ailleurs, il faut ici faire une petite, mais importante digression et se rappeler la phrase de Yéchoua : « Celui qui épouse une femme divorcée commet l'adultère ». Dans le contexte de tout le judaïsme, dans le contexte de toutes les conceptions de cette époque sur le divorce, il s'agit de ceci : même quand elle aura divorcé, celui avec qui elle a trompé son mari ne pourra pas l'épouser. Ce sera de toute façon un adultère. Plus encore, si un homme lui a dit : « Ma chérie, je t'aime, mais tu m'es interdite, parce que tu es mariée. Allez, divorce, et alors tu m'épouseras ». Mais dans ce cas aussi, il commet l'adultère. Et si les gens n'avaient pas prévu de se marier quand la femme était mariée, s'ils ont fait connaissance après son divorce et dans d'autres circonstances, alors ce n'est pas tout à fait ce qui est visé dans le texte hébreu. Bien sûr, dans l'Église, dans le milieu chrétien, une certaine loi s'est déjà formée, et il ne faut pas rejeter cette loi catégoriquement, tout de suite. Mais, comme le disait Yéchoua lui-même : « Au commencement, il n'en était pas ainsi ».
Ainsi, répétons ce dont nous avons parlé. La femme peut refuser et dire : « Je ne boirai pas cette eau, je ne veux aller nulle part, laisse-moi partir même sans argent, je te quitterai, tu m'as déjà bien assez agacée avec ta jalousie ». Ou de manière plus délicate, cela n'a pas d'importance. Dans ce cas, elle s'en va et personne ne la soupçonne de rien. Mais imaginons une autre situation. Elle est tout de même allée à Jérusalem et elle est venue chez le kohen. Et ici, nous devons nous rappeler la Michna, le Recueil de lois juif, un traité législatif. Bien qu'il ait été écrit à la fin du IIe siècle de notre ère, il contient beaucoup d'informations utiles pour nous sur les traditions de cette époque. Et ce traité raconte ce qui arrivait à la femme sota (qui s'était détournée du chemin), qu'on amenait chez le kohen (en plus de ce que dit la Torah). Le kohen commençait par lui dénouer (ou découvrir) les cheveux. On lui ôtait tous ses bijoux, si elle en portait, et on la revêtait de vêtements simples. Après cela, le kohen déchirait son vêtement au niveau du cœur, c'est-à-dire qu'il dénudait presque sa poitrine. Ensuite, on lui liait la poitrine d'une manière particulière avec une corde, et c'est ainsi, à moitié en haillons, la poitrine à moitié dénudée ou complètement dénudée, qu'on l'exposait dans le Temple, près de la Porte de Nicanor. Et il est dit que tout passant peut la voir, et que toutes les femmes peuvent la voir. C'est ainsi que la Michna le décrit dans le traité Sota. Et pourquoi fait-on tout cela ? Pour que les autres femmes voient et soient saisies de crainte. Voilà une situation qui n'est pas simple.
Ensuite, elle buvait l'eau amère et, à mesure qu'elle buvait (c'est ce que raconte la Michna, c'est ce que racontent les sources juives), son corps pouvait changer, c'est-à-dire que la mort ne survenait pas instantanément. L'eau n'agissait pas comme agit, disons, le cyanure de potassium, comme agissent d'autres poisons rapides, elle pouvait mourir progressivement, différents signes pouvaient apparaître sur elle. La Michna décrit tout cela en détail, mais nous n'allons pas entrer là-dedans. Ainsi, elle boit cette eau. Si elle avait péché, elle mourait. Et là encore, selon la Michna, son amant mourait aussi, mourait lui aussi dans les souffrances. Et si elle se révélait pure, alors Dieu bénissait son sein et il lui naissait un fils. Mais il faut noter que toute cette procédure n'agissait que si le mari lui-même n'était coupable de rien, si le mari lui-même observait la pureté de la vie familiale, sinon le mari aussi pouvait en souffrir.
Ainsi, imaginons l'issue de cette épreuve. Il était une fois une femme. Je ne sais pas si elle a donné à son mari un quelconque motif de la soupçonner ou non, mais le mari s'est mis à être terriblement jaloux d'elle et l'a emmenée à Jérusalem. On l'a exposée à moitié déshabillée devant l'une des portes centrales de Jérusalem. Tous la regardaient, et certains la dévisageaient même avec insistance. Et ensuite il s'est avéré que tout cela était vain, qu'elle n'est pas coupable : Dieu Lui-même a attesté qu'elle n'est pas coupable. Qu'en sera-t-il alors du mari, qui doit maintenant effacer tout cela, le réparer, et comment leurs relations familiales vont-elles changer ? Il n'est pas difficile d'imaginer une femme qui, après tout cela, acceptera de rester avec son mari, mais il est difficile d'imaginer tout ce que le mari devra faire pour effacer, expier sa faute, apaiser, amadouer la femme. Et, très probablement, toutes ces procédures, tout cela a été fait pour que l'homme s'y engage le moins possible, pour qu'on n'ait pas envie, à tout propos, d'emmener sa femme à Jérusalem chez le kohen. Le service, du point de vue financier, est bien gratuit, mais du point de vue des forces vitales, des nerfs de la femme et, peut-être, des nerfs de l'homme (il n'est tout de même pas une bûche !), c'est très coûteux, ce n'est pas un sujet simple.
Ensuite, la Torah passe à un nouveau sujet et parle de l'homme qui fait au Très-Haut un certain vœu, le vœu de naziréat. D'un côté, ce mot est de la même racine que le mot nézer (guirlande, couronne), et l'on peut dire que nazir signifie couronné. D'un autre côté, le nazir – c'est un homme qui se met à l'écart du monde pour le SEIGNEUR, une sorte de moine juif. C'est-à-dire que l'homme, comme dans un vieux conte, dans une vieille légende, a tracé un cercle autour de lui et a dit : « Je ne sortirai pas des limites de ce cercle, je ne veux toucher à rien de ce qui me ramène à la terre ». Et il y a ici deux possibilités. Soit l'homme pressent la possibilité d'une chute spirituelle et, pour prévenir une tentation, veut se limiter en quelque chose (bien sûr, cela ne concerne pas des restrictions de l'intimité avec sa femme, puisque le judaïsme n'approuve catégoriquement pas l'éloignement de sa femme, et le mari a envers sa femme des obligations qu'il doit observer). Soit, au contraire, c'est un homme qui sent que, au niveau spirituel où il se trouve, il s'est déjà réalisé, et il veut s'élever d'un niveau.
À quoi renonce donc notre moine juif ? Il ne touche pas à un cadavre, il n'entre pas en contact avec ce qui peut le rendre souillé. Il ne se coupe pas les cheveux et ne consomme pas de substances enivrantes. Ainsi, premièrement, il ne s'occupe pas du travail ordinaire, il ne s'occupe pas de ce qui est terrestre. On peut, de façon conventionnelle, rattacher cela à la souillure par un cadavre. Deuxièmement, il ne s'occupe pas de lui-même, il ne se concentre pas sur son apparence. Bien sûr, il peut et doit se laver, prendre soin de lui et ainsi de suite. Mais on veut dire, encore une fois symboliquement, qu'il ne dépense pas ses forces pour lui-même. Troisièmement, il ne lui est pas permis de consommer des boissons enivrantes, il ne lui est pas permis de consommer de l'alcool et des drogues, parce qu'il doit agir consciemment, il doit lui-même se consacrer tout entier au Très-Haut. Et il lui faut garder l'équilibre, garder ce lien entre ce qui relève du corps et ce qui relève de l'âme.
On prenait ce vœu très au sérieux. Si un homme décidait soudain d'y renoncer, un tel vœu pouvait être annulé devant un tribunal. Et les sages déconseillaient fortement de prendre un tel vœu. D'une manière générale, en ce qui concerne toute ascèse spirituelle, tout héroïsme spirituel, il faut comprendre à quel niveau spirituel tu te trouves. Parce que parfois, ce n'est pas d'en haut, mais d'une initiative propre que vient le désir, le désir orgueilleux de dire : « Et moi, je suis le meilleur de tous, et moi, je suis le plus fort de tous, je renoncerai à ceci et je renoncerai à cela ». Et ce n'est pas toujours de l'amour pour le Très-Haut, souvent c'est être épris de soi-même ou le désir de se montrer. Et c'est pourquoi il faut aborder avec beaucoup de prudence ce genre d'ascèse, et les sages en ont parlé. Si quelqu'un veut prendre sur lui certains vœux, il ne faut pas se précipiter, il vaut mieux consulter des gens spirituels, des gens compétents, et tout de même renoncer, s'il y a le moindre soupçon que la prise même d'un tel vœu n'est pas pure.
Il y a encore une chose intéressante dont la Torah parle ensuite. Au chapitre 7 est donnée toute une liste de personnes de chaque tribu et de tout ce qu'elles ont apporté pour la consécration du Michkan et de l'autel. Douze fois se répète une seule et même liste. Et, naturellement, les commentateurs se posent une question importante et nécessaire : « Pourquoi la Torah n'écrirait-elle pas que chaque homme des douze tribus est venu et a apporté ceci, ceci et cela, et a fait ceci, ceci et cela, pourquoi répéter douze fois la même chose ? » Nous savons, semble-t-il, que la Torah ne pèche pas par une abondance de mots superflus, sans importance. Contrairement au discours humain, où il y a des mots parasites, où il y a des mots nuisibles et une verbosité tout simplement inutile, dans la Torah nous ne rencontrons rien de semblable. Mais ici il faut comprendre qu'en réalité l'offrande de Zévouloun, et l'offrande de Yissakhar, et l'offrande de Yéhouda – ce n'est pas une seule et même offrande. L'offrande pour chaque homme, pour chaque tribu, pour chaque famille, bien qu'elle soit identique, elle est la sienne. Si un homme a apporté un plat d'argent et qu'un autre homme a apporté un plat d'argent, leur chemin vers ce plat d'argent est différent. Même s'ils ont commandé ce plat d'argent chez le même artisan, ils y sont arrivés par des chemins différents. Chaque homme qui vient dans la communauté, qui vient à la synagogue, y est venu par son propre chemin. Et la Torah nous donne ici une telle liste répétée précisément pour montrer que chaque tribu, malgré l'uniformité extérieure, au sens intérieur, apporte par un chemin différent des offrandes différentes. Et il vaut la peine de s'en souvenir.
Remarquons que tout le dénombrement du peuple d'Israël (et des lévites aussi) se fait selon la généalogie familiale, par tribus, selon la maison de leurs pères, la Torah mentionne constamment les maisons, les tribus et les familles. Cela est fait précisément pour indiquer toute la diversité spirituelle du peuple. Mais nous devons aussi nous rappeler que le Très-Haut veut davantage, le Très-Haut veut que tous les peuples du monde – et les Albanais, et les Norvégiens, et les Zoulous, et les Pygmées, et les Iakoutes – que chaque peuple dans sa diversité se prosterne devant le Très-Haut et vienne au Très-Haut. C'est précisément cette diversité que la Torah reflète ici.
Sans doute l'un des passages les plus célèbres de la Torah, nous le rencontrons aussi dans notre section hebdomadaire, – c'est la bénédiction des kohanim. C'est le chapitre 6, à partir du verset 24 :
24. Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde,
25. Que le SEIGNEUR tourne vers toi Son visage lumineux et te fasse grâce,
26. Que le SEIGNEUR tourne Son visage vers toi (soit à ta droite, à côté de ton épaule) et te donne la paix (chalom) !
Ainsi, les kohanim reçurent le commandement de bénir le peuple d'Israël par ces paroles.
Il y a des gens à qui suffisent simplement la bénédiction et la garde, à qui suffit la première partie de la bénédiction. Ce sont les justes. De quoi le juste a-t-il besoin ? Il a déjà une certaine justice intérieure, il a une certaine connaissance intérieure du Très-Haut, et c'est pourquoi il a besoin que le Très-Haut seulement le bénisse et le garde, il a besoin de rester uni au Très-Haut et de Le remercier.
Dans la deuxième partie de la bénédiction, il s'agit déjà de l'homme qui a besoin de téchouva (repentance). Ce n'est pas tout le peuple qui est saint, il y a des gens qui ont besoin de téchouva, et un tel homme, il faut le rapprocher du Très-Haut. Il ne peut pas toujours s'approcher lui-même, il faut l'appeler. Et dans ce cas, il faut de la bienveillance et de la grâce. C'est pourquoi ici cette bénédiction prévoit le pardon des péchés.
La troisième partie de la bénédiction est pour ceux de ton peuple qui ont besoin du regard attentif du Très-Haut, de l'intervention personnelle du Très-Haut dans tes affaires et de la bienveillance du Très-Haut. Le Très-Haut t'aidera dans ton travail intérieur, se tiendra à côté de toi, épaule contre épaule, te donnera la possibilité de te revêtir de ce qui est d'en haut et t'accordera chalom (la paix). Et nous savons qu'il est dit aussi dans Téhillim 29,11 : « Le SEIGNEUR donnera la force à son peuple et bénira le peuple de sa paix ».
Qu'est-ce donc que ce fameux chalom, par lequel le Très-Haut bénit le peuple ? Le midrach dit que le Très-Haut chercha longtemps un récipient par lequel on pourrait bénir, qui retiendrait la bénédiction pour le peuple d'Israël. Et ce récipient – c'est chalom (la paix). Le mot chalom a beaucoup de mots de même racine avec des sens différents : chlémout – intégrité, chalém – entier, complet, achevé, léchalém – c'est aussi payer.
L'intégrité, l'intégrité spirituelle conduit l'homme à la paix. Deux hommes spirituellement intègres ne peuvent pas être en inimitié entre eux, parce qu'ils sont remplis de Dieu, ils se trouvent pleinement dans l'état d'adoption. Quand nous sommes en paix avec Dieu, nous ne serons pas en inimitié avec un autre homme qui est lui aussi en paix avec Dieu. C'est-à-dire que deux hommes, dont chacun est en paix avec le Très-Haut, ne seront pas en inimitié entre eux. Si tout Israël, du bûcheron et du porteur d'eau jusqu'au grand prêtre, tous se tiennent devant le Très-Haut, alors entre eux naît la paix, ils s'unissent en un seul tout. Dans notre section hebdomadaire Nasso, nous avons vu qu'il y a l'exclusion de l'homme malade hors du camp et son retour dans le camp, la rupture des relations dans la famille et le rétablissement des relations dans la famille, le rétablissement de la paix dans le peuple d'Israël pour le bien d'Israël, et cela aussi est très important. Et ainsi nous pouvons dire que la recette de ce plat spirituel complexe, de ce plov spirituel, que nous voyons dans notre section hebdomadaire – c'est la séparation et l'union. Notre section est consacrée au rétablissement du peuple d'Israël, au rétablissement de l'intégrité dans la famille, dans le Temple, dans la maison, dans le camp et ainsi de suite. La préservation de l'unité est un thème très important aussi pour les croyants messianiques, parce que, comme nous nous en souvenons, la dernière prière de Yéchoua avec les disciples portait sur ceci : que les disciples soient un, comme Il est un avec le Très-Haut. L'unité avec le Très-Haut nous donne l'unité entre nous, c'est un sol riche pour la réflexion, il y a ici de quoi réfléchir.
Nasso : documents sur le sujet
Voyez aussi l'entretien sur la section Nasso, la bénédiction d'Aharon, le sténogramme de la section Bémidbar et les sections hebdomadaires de la Torah.