1. Sections hebdomadaires
  2. Dévarim
  3. Nitsavim

נִצָּבִים

Nitsavim

l'alliance, le retour et le choix de la vie

Illustration : alexblend.com
Section hebdomadaire
51 sur 54
Versets
Dévarim 29,9–30,20
Parties
7
Temps de lecture
41 min

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Nitsavim est la section hebdomadaire sur l'unité du peuple devant le Très-Haut, le renouvellement de l'alliance et le choix de la vie. Dans le sténogramme d'Alex Blend sont examinés la responsabilité de l'homme, le retour et la proximité du commandement. Le texte du livre de Dévarim en hébreu est accompagné d'une translittération, d'une traductionLe russe parle ici d'une traduction russe. Comme cette page est en français, la phrase dit simplement « d'une traduction ». et d'un commentaire religieux de l'auteur.

Nitsavim : le peuple devant le Très-Haut

Avec l'aide de Dieu, nous commençons, vous et moi, à lire la section hebdomadaire Nitsavim. Ainsi, Moché rassemble tout le peuple d'Israël pour le renouvellement, la reconclusion de l'alliance avant l'entrée dans le pays d'Israël, et commence son discours. C'est la suite de ce discours que nous allons lire ici, à partir du verset 9 du chapitre 29 de notre livre de Dévarim.

אַתֶּם נִצָּבִים הַיּוֹם כֻּלְּכֶם לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם רָאשֵׁיכֶם שִׁבְטֵיכֶם זִקְנֵיכֶם וְשֹׁטְרֵיכֶם כֹּל אִישׁ יִשְׂרָאֵל׃

attém nittsavím hayom koullekhém lifné adonáy elohekhém rachekhém chivtekhém ziknekhém vechoterekhém kol ich yisraél

9 Vous vous tenez aujourd'hui tous devant le SEIGNEUR, votre Dieu : vos chefs, vos dirigeants, vos anciens et vos surveillants (policiers), tout homme d'Israël.

Ici, tous sont présents – des dirigeants jusqu'aux gens du peuple. Le mot koullekhém signifie vous tous, et il est très important de le comprendre. D'un côté, le peuple d'Israël, bien sûr, est composé de personnes, d'individus : de moi, de vous et de tous les autres, chaque homme est original et précieux en lui-même. D'un autre côté, le peuple d'Israël – c'est un grand tout uni, un organisme unique. L'un des maîtres d'Israël, Hillel ha-Zaken, aimait dire : « Im eyn aní li – mi li ? Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi ? » Si je ne prends pas soin de ma santé, de mon développement spirituel, de mon instruction, de ma sainteté, de mes relations avec le Très-Haut – qui d'autre en prendra soin ? Mais, d'un autre côté, il continuait et disait : « Im aní rak bichvilí – ma aní ? Mais si je ne suis que pour moi, à quoi suis-je bon, tel que je suis ? » Très souvent les gens commettent une erreur quand ils pensent : « Je suis sauvé, j'ai reçu la paix avec Dieu, tout va à merveille pour moi. » Mais pour quoi es-tu sauvé ? Pour quoi Dieu t'a sauvé ? Pour quoi es-tu si saint et juste, si tu ne portes pas, ne partages pas cette lumière avec les autres ? Bougie sous le vase, à quoi sers-tu ? Et chacun d'Israël est lié à tous les autres, tout est relié en un tout uni, en un peuple unique. Et c'est justement tous ensemble, comme peuple, que vous vous tenez devant le Très-Haut.

Le mot chivtekhém peut se traduire aussi par vos tribus, et parfois les deux mots, rachekhém chivtekhém, sont traduits par chefs des tribus. Mais cela ne s'accorde pas très bien avec la grammaire de l'hébreu, et, très probablement, le mot chivtekhém doit être traduit comme provenant du mot chévet (sceptre) – signe du pouvoir, c'est-à-dire vos dirigeants.

טַפְּכֶם נְשֵׁיכֶם וְגֵרְךָ אֲשֶׁר בְּקֶרֶב מַחֲנֶיךָ מֵחֹטֵב עֵצֶיךָ עַד שֹׁאֵב מֵימֶיךָ׃

tappekhém nechekhém vegerekhá achér bekerév ma'hanékha me'hotév etsékha ad choév memékha

10 Vos petits, et vos femmes, et l'étranger qui est au milieu de ton camp, de ton bûcheron jusqu'à ton porteur d'eau.

Ici, il n'y a personne de peu d'importance. Nous ne pouvons pas dire : « Bof, l'intestin aveugle. Non seulement c'est un intestin, mais en plus il est aveugle », et traiter cet organe avec mépris. Ni du pancréas, ni de la thyroïde, ni d'aucun petit organe nous ne pouvons parler avec mépris. La maladie de n'importe lequel des organes se répercutera sur tout l'organisme, sur tout Israël. Et ici tous se tiennent ensemble. Peut-être que quelque part, dans la vie quotidienne, ces gens se trouvent à des niveaux sociaux différents. Quand ils se tiennent devant le Très-Haut, ils sont unis. Et ils se sont rassemblés pour :

לְעָבְרְךָ בִּבְרִית יְהוָה אֱלֹהֶיךָ וּבְאָלָתוֹ אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ כֹּרֵת עִמְּךָ הַיּוֹם׃

leovrekhá bivrít adonáy elohékha ouv'alató achér adonáy elohékha korét immekhá hayom

11 Afin de te faire passer dans l'alliance du SEIGNEUR, ton Dieu, et à travers l'imprécation que le SEIGNEUR, ton Dieu, a conclue avec toi aujourd'hui,

Auparavant, nous avons lu au sujet d'Avraham (Béréchit 15,10.17) que la conclusion de l'alliance se faisait entre des corps d'animaux coupés en deux. Nous lisons aussi chez le prophète Yirméyahou (34,18) au sujet de l'alliance : « …qu'ils ont conclue devant Moi avec ce veau qu'ils ont coupé en deux et entre les morceaux duquel ils sont passés ». Et, apparemment, l'expression laavór bivrít (passer, faire passer dans l'alliance) est restée comme une expression figée. De même, beaucoup comprennent que la traversée de la mer était comme une sorte de passage à travers le corps de la mer coupé en deux, et le baptême (l'immersion), quand l'homme passe à travers l'eau, est aussi quelque chose de semblable. Ce sont des images, on peut les accepter, on peut ne pas les accepter, mais une telle expression existe.

Que signifie à travers l'imprécation ? On peut l'expliquer ainsi : d'un côté – la promesse, de l'autre côté – alá (imprécation, malédiction), ce qui revient à l'homme s'il enfreint la loi, c'est-à-dire l'imprécation, la malédiction de l'alliance.

Le SEIGNEUR a conclu une alliance dans laquelle il y a la bénédiction, la protection. Nous avons lu toutes ces bénédictions. Et il y a les malédictions qui peuvent atteindre celui qui n'observe pas cette alliance. On ne peut pas prendre de l'alliance une seule chose.

לְמַעַן הָקִים־אֹתְךָ הַיּוֹם לוֹ לְעָם וְהוּא יִהְיֶה־לְּךָ לֵאלֹהִים כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר־לָךְ וְכַאֲשֶׁר נִשְׁבַּע לַאֲבֹתֶיךָ לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב׃

lemáan hakim-otekhá hayom lo leám vehoú yihye-lékha lelohím kaachér dibber-lákh vekhaachér nichbá laavotékha leavrahám leyits'hák oulyaakóv

12 Afin qu'Il fasse de toi aujourd'hui un peuple pour Lui, et Il sera pour toi Dieu, comme Il te l'a dit et comme Il l'a juré à tes Pères, à Avraham, à Yits'hak et à Yaakov.

 Il y a une telle difficulté, cette question m'est souvent posée. En effet, le Très-Haut a promis aux Patriarches, à Avraham, à Yits'hak et à Yaakov, de faire sortir le peuple d'Égypte, de le conduire dans la Terre promise et de lui donner cette Terre en héritage. Mais il n'était nullement question de la Torah, d'une quelconque loi que le peuple devrait recevoir. Et de là naît la difficulté : pourquoi le peuple d'Israël est sorti d'Égypte, s'est apprêté à aller dans le pays, est allé dans le pays, et tout à coup – et voilà pour toi, le don de la Torah, des exigences quelconques au sujet desquelles il n'y avait pas eu de promesse préalable, d'accord préalable avec les Patriarches. Et ici il y a une certaine explication. L'alliance est justement nécessaire pour que s'accomplisse la promesse : « Je serai pour eux Dieu, ils seront Mon peuple. » Dans cette promesse est contenu aussi l'engagement de donner Ses lois et Ses statuts. Tout roi, quiconque nous faisons régner sur nous, nous donne ses lois et ses statuts. Et c'est pourquoi le Très-Haut réalise ainsi Sa promesse à Avraham, à Yits'hak et à Yaakov.

וְלֹא אִתְּכֶם לְבַדְּכֶם אָנֹכִי כֹּרֵת אֶת־הַבְּרִית הַזֹּאת וְאֶת־הָאָלָה הַזֹּאת׃

veló ittekhém levaddekhém anokhí korét et-habberít hazzót veet-haalá hazzót

13 Et ce n'est pas seulement avec vous que je conclus cette alliance et cette imprécation,

כִּי אֶת־אֲשֶׁר יֶשְׁנוֹ פֹּה עִמָּנוּ עֹמֵד הַיּוֹם לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֵינוּ וְאֵת אֲשֶׁר אֵינֶנּוּ פֹּה עִמָּנוּ הַיּוֹם׃

ki et-achér yechnó po immánou oméd hayom lifné adonáy elohénou veét achér enénnou po immánou hayom

14 Avec ceux qui se tiennent aujourd'hui avec nous devant le SEIGNEUR, notre Dieu, mais aussi avec ceux qui ne sont pas avec nous aujourd'hui ici.

De quoi est-il question ? Nous avons déjà remarqué au chapitre 29 que dans l'Épître aux Hébreux il est dit que Lévi, étant dans les reins d'Avraham, a pour ainsi dire donné la dîme à Malki-Tsédek (l'histoire elle-même est décrite au chapitre 14 du livre de Béréchit). Lévi n'était pas encore né alors, mais dans les reins d'Avraham il est déjà là. Et exactement de la même façon nous, descendants de ceux qui se tenaient alors sur le mont Sinaï, nous étions dans les reins des parents, et, étant dans les reins, nous nous tenions pour ainsi dire devant le Très-Haut sur le mont Sinaï et avons nous aussi conclu l'alliance au Sinaï. Mais exactement de la même façon nous avons conclu aussi l'alliance dont il est question ici : nous y avons participé, étant à l'intérieur de nos parents.

כִּי־אַתֶּם יְדַעְתֶּם אֵת אֲשֶׁר־יָשַׁבְנוּ בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם וְאֵת אֲשֶׁר־עָבַרְנוּ בְּקֶרֶב הַגּוֹיִם אֲשֶׁר עֲבַרְתֶּם׃

ki-attém yeda'tém et acher-yachávnou beérets mitsráyim veét acher-avárnou bekérev haggoyím achér avartém

15 Car vous savez comment nous avons vécu dans le pays d'Égypte et ce que nous avons enduré au milieu des païens parmi lesquels vous avez été.

C'est en partie la suite de la phrase précédente, par la liaison car (ki). Car le peuple qui se tient maintenant devant Moché n'a en réalité pas été en Égypte, cette génération est morte. Mais, étant dans les reins de ses parents, il a vécu toutes les souffrances d'Égypte et se souvient de tout ce qui se passait là-bas, en Égypte. C'est pourquoi vous vous souvenez, cette génération se souvient de ce qui s'est passé en Égypte, et nous nous souvenons de ce qui s'est passé en Égypte. Nous disons de nous-mêmes : « Il nous a fait sortir d'Égypte, non pas nos ancêtres, mais nous, sortis d'Égypte dans les reins de nos ancêtres. » Et exactement de la même façon nous nous tenons et participons à cet accord dont il est question ici.

וַתִּרְאוּ אֶת־שִׁקּוּצֵיהֶם וְאֵת גִּלֻּלֵיהֶם עֵץ וָאֶבֶן כֶּסֶף וְזָהָב אֲשֶׁר עִמָּהֶם׃

vattir'oú et-chikkoutsehém veét gilloulehém ets vaéven késsef vezaháv achér immahém

16 Vous verrez leurs abominations et leurs petits dieux de bois et de pierre, d'argent et d'or, qui sont avec eux.

Le mot gilloulehém – c'est, très probablement, un jeu de mots. Gloúl – c'est une boulette de fumier, et elíl– c'est un petit dieu, une idole. Très souvent nous lisons un tel jeu de mots : gilloulehém – ce sont leurs « dieux-fumier ». Vous avez vu leurs petits dieux, vous vous souvenez de comment ils se comportaient, cela vous est resté en mémoire : pas seulement l'Égypte, pas seulement les miracles, mais cela aussi est resté. Et, peut-être, chez certains est restée aussi une inclination envers eux.

פֶּן־יֵשׁ בָּכֶם אִישׁ אוֹ־אִשָּׁה אוֹ מִשְׁפָּחָה אוֹ־שֵׁבֶט אֲשֶׁר לְבָבוֹ פֹנֶה הַיּוֹם מֵעִם יְהוָה אֱלֹהֵינוּ לָלֶכֶת לַעֲבֹד אֶת־אֱלֹהֵי הַגּוֹיִם הָהֵם פֶּן־יֵשׁ בָּכֶם שֹׁרֶשׁ פֹּרֶה רֹאשׁ וְלַעֲנָה׃

pen-yéch bakhém ich o-ichá o michpa'há o-chévet achér levavó foné hayom meím adonáy elohénou lalékhet laavód et-elohe haggoyím hahém pen-yéch bakhém chórech poré roch velaaná

17 Peut-être se trouvera-t-il soudain parmi vous (ou qu'il ne se trouve pas parmi vous) un homme, ou une femme, ou une famille, ou une tribu, dont le cœur se détourne aujourd'hui du SEIGNEUR, notre Dieu, pour aller et servir les petits dieux de ces nations ; peut-être y a-t-il parmi vous une racine de ciguë ou d'absinthe ;

La ciguë et l'absinthe – ce sont des exemples de plantes vénéneuses qui nuisent à l'homme et ajoutent de l'amertume à tout.

וְהָיָה בְּשָׁמְעוֹ אֶת־דִּבְרֵי הָאָלָה הַזֹּאת וְהִתְבָּרֵךְ בִּלְבָבוֹ לֵאמֹר שָׁלוֹם יִהְיֶה־לִּי כִּי בִּשְׁרִרוּת לִבִּי אֵלֵךְ לְמַעַן סְפוֹת הָרָוָה אֶת־הַצְּמֵאָה׃

vehayá bechom'ó et-divré haalá hazzót vehitbarékh bilvavó lemór chalóm yihye-lí ki bichriroút libbí elékh lemáan sefót haravá et-hattsemeá

18 Et il arrivera qu'en entendant les paroles de cette malédiction, il pensera, il se bénira dans son cœur, en disant : « La paix sera avec moi, parce que j'irai selon le dessein de mon cœur » – et l'abreuvement s'ajoutera à ce qui est désaltéré,

C'est-à-dire que l'homme pensera : « Cela ne m'arrivera certainement pas, ce sont les autres que la malédiction atteindra, mais moi – non. »

La phrase l'abreuvement s'ajoutera à ce qui est désaltéré est une expression assez étrange, et il y a beaucoup de façons de la traduire. On peut dire ainsi : s'ajoutera crime sur crime, s'ajoutera l'assouvissement d'une passion à l'assouvissement d'une autre. C'est comme un avertissement de la part du Très-Haut pour tous ces péchés de l'homme que le Très-Haut a longtemps supportés. Disons, quand le Très-Haut supporte longtemps les péchés, alors sur l'homme pèse, pour parler en langage moderne, une peine avec sursis, il est condamné avec sursis. Mais quand l'homme ajoute le péché d'idolâtrie, il ajoute à la peine avec sursis la peine pour idolâtrie et reçoit la totale.

לֹא־יֹאבֶה יְהוָה סְלֹחַ לוֹ כִּי אָז יֶעְשַׁן אַף־יְהוָה וְקִנְאָתוֹ בָּאִישׁ הַהוּא וְרָבְצָה בּוֹ כָּל־הָאָלָה הַכְּתוּבָה בַּסֵּפֶר הַזֶּה וּמָחָה יְהוָה אֶת־שְׁמוֹ מִתַּחַת הַשָּׁמָיִם׃

lo-yové adonáy selóa'h lo ki az ye'chán af-adonáy vekin'ató baích hahoú verávetsa bo kol-haalá hakketouvá basséfer hazzé ouma'há adonáy et-chemó mittá'hat hachamáyim

19 Le SEIGNEUR ne voudra pas lui pardonner, parce qu'alors s'embrasera la colère du SEIGNEUR et Sa jalousie contre cet homme, et le rattrapera (l'atteindra) toute l'imprécation (la malédiction) qui est écrite dans ce livre, et le SEIGNEUR effacera son nom de dessous les Cieux.

Une punition terrible. En effet, les gens se souciaient de savoir si leur affaire réussirait, si leur domaine, leur héritage resterait, s'ils pourraient élever leurs enfants. Et voici la punition : le SEIGNEUR effacera le nom. Tout ce qui aurait pu être lié à cet homme sera anéanti.

וְהִבְדִּילוֹ יְהוָה לְרָעָה מִכֹּל שִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל כְּכֹל אָלוֹת הַבְּרִית הַכְּתוּבָה בְּסֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה׃

vehivdiló adonáy leraá mikkól chivté yisraél kekhól alót habberít hakketouvá beséfer hattorá hazzé

20 Et le SEIGNEUR le mettra à part pour le mal d'entre toutes les tribus d'Israël, selon toutes les imprécations de l'alliance qui sont écrites dans ce livre.

C'est-à-dire, pas toutes les tribus, mais justement cette tribu-là sera mise à part pour le mal. Ici il est déjà question de toute une tribu, parce que la tribu, c'est ce maximum dont Moché parle ici : si ce n'est pas tout le peuple, alors une tribu.

וְאָמַר הַדּוֹר הָאַחֲרוֹן בְּנֵיכֶם אֲשֶׁר יָקוּמוּ מֵאַחֲרֵיכֶם וְהַנָּכְרִי אֲשֶׁר יָבֹא מֵאֶרֶץ רְחוֹקָה וְרָאוּ אֶת־מַכּוֹת הָאָרֶץ הַהִוא וְאֶת־תַּחֲלֻאֶיהָ אֲשֶׁר־חִלָּה יְהוָה בָּהּ׃

veamár haddór haa'harón benekhém achér yakoúmou mea'harekhém vehannokhrí achér yavó meérets re'hoká veraoú et-makkót haárets hahí veet-ta'halouéha acher-'hillá adonáy ba

21 Et la génération suivante dira, vos fils, qui se lèveront après vous, et l'étranger qui viendra d'un pays lointain, et ils verront les coups de cette terre : les maladies, les maux, les infirmités dont le SEIGNEUR les a frappés :

גָּפְרִית וָמֶלַח שְׂרֵפָה כָל־אַרְצָהּ לֹא תִזָּרַע וְלֹא תַצְמִחַ וְלֹא־יַעֲלֶה בָהּ כָּל־עֵשֶׂב כְּמַהְפֵּכַת סְדֹם וַעֲמֹרָה אַדְמָה וּצְבֹיִּים (וּצְבוֹיִם) אֲשֶׁר הָפַךְ יְהוָה בְּאַפּוֹ וּבַחֲמָתוֹ׃

gofrít vaméla'h serefá khol-artsá lo tizzará veló tatsmía'h velo-yaalé va kol-éssev kemahpekhát sedóm vaamorá admá outsvoyím achér hafákh adonáy beappó ouva'hamató

22 Soufre, sel et incendie – toute la terre ; elle ne sera pas ensemencée et rien n'y poussera, aucune herbe ne s'y élèvera, comme après l'anéantissement des quatre villes, de Sédom et d'Amora, d'Adma et de Tsvoïm, que le SEIGNEUR a détruites, renversées dans Sa colère et dans Sa fureur.

Toute la part d'héritage de cette tribu sera la fable de toutes les nations, les touristes regarderont et s'étonneront.

וְאָמְרוּ כָּל־הַגּוֹיִם עַל־מֶה עָשָׂה יְהוָה כָּכָה לָאָרֶץ הַזֹּאת מֶה חֳרִי הָאַף הַגָּדוֹל הַזֶּה׃

veameroú kol-haggoyím al-mé assá adonáy kákha laárets hazzot me 'horí haáf haggadól hazzé

23 Et toutes les nations diront : « Pourquoi le SEIGNEUR a agi ainsi envers cette terre, quelle est cette grande fureur ? »

Vous savez, souvent on nous dit de ne pas vivre en nous retournant sur ce que diront les gens. Mais le peuple d'Israël, dont le Très-Haut a dit : « Vous êtes Mes témoins, vous êtes Mon peuple », doit porter la lumière au monde. Et il devient témoin devant le monde, devant le Très-Haut. Quand Moché intercède pour le peuple, il dit au Très-Haut : « Que diront les gens, si Tu anéantis ce peuple, que penseront les autres nations ? » Il est question de la responsabilité d'Israël d'être témoin pour les autres nations, pour que les gens apprennent quelque chose d'Israël. Et les gens peuvent apprendre par l'exemple de la prospérité d'Israël, si Israël est béni. Les gens peuvent aussi apprendre par l'exemple d'un Israël qui ne prospère pas du tout, si Israël n'agit pas selon les lois de la Torah.

Ainsi, les nations viendront, et s'étonneront, et diront : « Pourquoi donc une telle colère s'est-elle déversée sur cette terre ? »

וְאָמְרוּ עַל אֲשֶׁר עָזְבוּ אֶת־בְּרִית יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתָם אֲשֶׁר כָּרַת עִמָּם בְּהוֹצִיאוֹ אֹתָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם׃

veameroú al achér azevoú et-berít adonáy elohé avotám achér karát immám behotsió otám meérets mitsráyim

24 Et ils diront : « Parce qu'ils ont abandonné l'alliance du SEIGNEUR, Dieu de leurs Pères, qu'Il avait conclue avec eux en les faisant sortir du pays d'Égypte,

וַיֵּלְכוּ וַיַּעַבְדוּ אֱלֹהִים אֲחֵרִים וַיִּשְׁתַּחֲוּוּ לָהֶם אֱלֹהִים אֲשֶׁר לֹא־יְדָעוּם וְלֹא חָלַק לָהֶם׃

vaelekhoú vayaavdoú elohím a'herím vayichta'havoú lahém elohím achér lo-yedaoúm veló 'halák lahém

25 Et ils sont allés, et ont servi d'autres dieux, et se sont prosternés devant eux – des dieux qu'ils ne connaissaient pas et vers lesquels personne ne les avait chargés (on peut le dire ainsi) de prier.

וַיִּחַר־אַף יְהוָה בָּאָרֶץ הַהִוא לְהָבִיא עָלֶיהָ אֶת־כָּל־הַקְּלָלָה הַכְּתוּבָה בַּסֵּפֶר הַזֶּה׃

vayi'har-áf adonáy baárets hahí lehaví aléha et-kol-hakkelalá hakketouvá basséfer hazzé

26 Et la colère du SEIGNEUR s'est embrasée contre cette terre, pour envoyer sur elle toutes les malédictions écrites dans ce livre.

Le peuple, n'importe quelle tribu, n'importe quel homme devient témoin devant le monde entier, devant les autres nations, de ce que, si tu es avec Dieu, tu es béni, si tu es sans Dieu, tu es maudit et prêt à porter sur toi tout le poids non seulement de la punition, mais aussi du faux témoignage.

וַיִּתְּשֵׁם יְהוָה מֵעַל אַדְמָתָם בְּאַף וּבְחֵמָה וּבְקֶצֶף גָּדוֹל וַיַּשְׁלִכֵם אֶל־אֶרֶץ אַחֶרֶת כַּיּוֹם הַזֶּה׃

vayittechém adonáy meál admatám beáf ouv'hemá ouvkétsef gadól vayachlikhém el-érets a'héret kayom hazzé

27 Et le SEIGNEUR les a anéantis (chassés) de leur terre dans la colère et la fureur, dans une grande indignation, et les a chassés dans un autre pays jusqu'à ce jour. »

הַנִּסְתָּרֹת לַיהוָה אֱלֹהֵינוּ וְהַנִּגְלֹת לָנוּ וּלְבָנֵינוּ עַד־עוֹלָם לַעֲשׂוֹת אֶת־כָּל־דִּבְרֵי הַתּוֹרָה הַזֹּאת׃

hannistarót ladonáy elohénou vehanniglót lánou oulvanénou ad-olám laasót et-kol-divré hattorá hazzót

28 Le caché (les jugements cachés) – au SEIGNEUR, notre Dieu, et le révélé – à nous pour toujours, afin de faire tout ce qui est dit dans cette Torah (dans ce livre).

Le caché se trouve dans la juridiction de notre Dieu, et ce que nous voyons, ces crimes que nous voyons – dans la juridiction du système judiciaire que nous avons créé, cela est bien exposé dans toute la Torah : si nous voyons les crimes des gens, nous devons les juger.

Le retour au Très-Haut — Dévarim 30

C'est la fin du chapitre 29, et nous continuerons à lire à partir du verset 1 du chapitre 30.

וְהָיָה כִי־יָבֹאוּ עָלֶיךָ כָּל־הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה הַבְּרָכָה וְהַקְּלָלָה אֲשֶׁר נָתַתִּי לְפָנֶיךָ וַהֲשֵׁבֹתָ אֶל־לְבָבֶךָ בְּכָל־הַגּוֹיִם אֲשֶׁר הִדִּיחֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ שָׁמָּה׃

vehayá khi-yavóou alékha kol-haddevarím haélle habberakhá vehakkelalá achér natátti lefanékha vahachevotá el-levavékha bekhol-haggoyím achér hiddi'hakhá adonáy elohekhá chámma

1 Et il arrivera, quand viendra sur toi tout ce qui est dit ici (viendront sur toi toutes ces paroles), la bénédiction et la malédiction que je t'ai données, alors tourne-les vers ton cœur parmi tous ces païens vers lesquels le SEIGNEUR t'a chassé.

וְשַׁבְתָּ עַד־יְהוָה אֱלֹהֶיךָ וְשָׁמַעְתָּ בְקֹלוֹ כְּכֹל אֲשֶׁר־אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם אַתָּה וּבָנֶיךָ בְּכָל־לְבָבְךָ וּבְכָל־נַפְשֶׁךָ׃

vechavtá ad-adonáy elohékha vechama׳tá vekoló kekhól acher-anokhí metsavekhá hayom attá ouvanékha bekhol-levavekhá ouvkhol-nafchékha

2 Et tu reviendras au SEIGNEUR, ton Dieu, et tu écouteras Sa voix en tout ce que je te commande aujourd'hui, tu reviendras, toi et tes fils, de tout ton cœur et de toute ton âme.

וְשָׁב יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֶת־שְׁבוּתְךָ וְרִחֲמֶךָ וְשָׁב וְקִבֶּצְךָ מִכָּל־הָעַמִּים אֲשֶׁר הֱפִיצְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ שָׁמָּה׃

vecháv adonáy elohékha et-chevoutekhá veri'hamékha vecháv vekibbétskha mikkol-haammím achér hefitsekhá adonáy elohékha chámma

3 Et le SEIGNEUR, ton Dieu, ramènera tes captifs, et aura pitié de toi, et de nouveau te rassemblera de toutes les nations parmi lesquelles le SEIGNEUR, ton Dieu, t'a dispersé.

Au sens littéral, bien sûr, il est question de ce que les Juifs, les Israélites sont retenus parmi les nations. Et ce sont justement eux que le SEIGNEUR libérera et ramènera. Au sens figuré – toutes ces qualités positives, tout ce bien, tout ce à quoi nous sommes destinés, qui est retenu dans la captivité de nos péchés, de notre impureté – tout cela, le SEIGNEUR le ramènera. Et on peut aussi le comprendre ainsi.

אִם־יִהְיֶה נִדַּחֲךָ בִּקְצֵה הַשָּׁמָיִם מִשָּׁם יְקַבֶּצְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ וּמִשָּׁם יִקָּחֶךָ׃

im-yihye nidda'hakhá biktsé hachamáyim michám yekabbétskha adonáy elohékha oumichám yikka'hékha

4 Si tu es en exil au bout des cieux, de là aussi le SEIGNEUR, ton Dieu, te rassemblera, et de là te prendra.

Il est très important de savoir et de se souvenir : il n'y a pas de position, pas de situation d'où l'on ne puisse revenir. Même si un homme est assis dans un bouge, fume de l'opium et est entouré de gens indécents, mais si à ce moment il se tourne vers le SEIGNEUR du plus profond des profondeurs, alors le SEIGNEUR répond, il y a tout de suite une réponse. Cela ne signifie pas que, comme en appuyant sur un bouton, tout deviendra tout de suite bien et que tout changera brusquement. Mais un mouvement dans l'autre direction commencera. Il peut être très pénible, très douloureux et long, mais il commencera tout de suite. De n'importe quel niveau de chute, de n'importe quel niveau de dégradation, il y a la possibilité de revenir au Très-Haut. Il te ramènera Lui-même, il suffit de tourner ton cœur vers Lui. Tu n'auras pas à aller vers Lui depuis le bout des cieux, Il te ramènera Lui-même de là-bas, tourne seulement ton cœur vers Lui.

וֶהֱבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֶל־הָאָרֶץ אֲשֶׁר־יָרְשׁוּ אֲבֹתֶיךָ וִירִשְׁתָּהּ וְהֵיטִבְךָ וְהִרְבְּךָ מֵאֲבֹתֶיךָ׃

vehevi'akhá adonáy elohékha el-ha'árets acher-yarechoú avotékha virichtá vehetivekhá vehirbekhá me'avotékha

5 Et le SEIGNEUR, ton Dieu, te fera entrer dans le pays dont tes Pères ont hérité, et tu en hériteras alors, et Il te fera du bien et te multipliera plus que tes Pères.

C'est déjà un appel à tout le peuple. Et à l'égard de tout le peuple d'Israël, cela agit : si profondément que le peuple d'Israël soit tombé, de quelque manière que le peuple d'Israël se soit dégradé, assimilé, tourné vers des dieux étrangers, jeté dans le communisme et les autres idéologies – au moment où le peuple d'Israël entrouvre un tout petit peu son cœur au Très-Haut, le peuple d'Israël revient dans le pays. Le Très-Haut peut rassembler, Il est assez fort pour rassembler, et nous sommes témoins de ce miracle qui est arrivé : le peuple est revenu sur sa terre non pas simplement après deux mille ans d'absence, mais après le plus terrible des génocides, quand une énorme partie du peuple a été anéantie. Il m'a été donné de voir un homme qui racontait comment il était revenu sur les ruines du ghetto de Varsovie, s'était assis là et avait pensé qu'il était le tout dernier Juif sur la terre, que c'était – tout, la fin, le peuple juif était anéanti. Mais cet homme a appris, heureusement, qu'il se trompait. Il est venu en Israël, a fondé en Israël une grande famille et a beaucoup raconté sur le ghetto de Varsovie, sur le service dans la clandestinité, sur les miracles que fait le Très-Haut, Celui qui fait revivre les morts. Et, naturellement, Il peut faire revivre aussi les vivants, les ramener dans la terre. Je le dirai encore une fois, ce n'est pas toujours un processus doux. Cela peut être douloureux et très douloureux. Le processus de correction peut se faire avec douleur, avec des souffrances, mais ce processus se fera, et le Très-Haut corrigera, même si cela fait mal. À quelque moment que nous L'appelions, de quelque état que nous criions vers Lui – Il peut, Il est assez fort non seulement pour ramener et rétablir, mais pour donner davantage.

וּמָל יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֶת־לְבָבְךָ וְאֶת־לְבַב זַרְעֶךָ לְאַהֲבָה אֶת־יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכָל־לְבָבְךָ וּבְכָל־נַפְשְׁךָ לְמַעַן חַיֶּיךָ׃

oumál adonáy elohékha et-levavekhá ve'et-leváv zar'ékha le'ahavá et-adonáy elohékha bekhol-levavekhá ouvkhol-nafchekhá lemá'an 'hayékha

6 Et le SEIGNEUR, ton Dieu, te circoncira le cœur et le cœur de ta descendance, afin que tu aimes le SEIGNEUR, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, au nom de ta vie.

Souvent nous prononçons avec légèreté cette phrase – cœur circoncis. Quand on circoncit un homme adulte, qu'on circoncit son prépuce, la douleur après la circoncision peut durer trois jours environ. Il est parfois difficile de marcher, il y a parfois quelques complications, mais en somme, en trois jours la douleur passe. La circoncision du cœur, une opération sur le cœur ouvert, résistant, d'un homme vivant – c'est douloureux, ne prenez pas cela à la légère. Il y a ici aussi une aide pédagogique, dans la circoncision de la descendance. Nous-mêmes, nous pouvons changer, avancer, mais combien souvent nos enfants, nos fils et nos filles ne suivent pas notre chemin. Ici le Très-Haut dit : « Et toi, Je t'instruirai, et ta descendance, Je l'instruirai, mais par la circoncision du cœur, par une opération sur votre cœur ouvert, vivant, résistant. »

Quand tu commences à revenir au Créateur, que tu commences à faire la téchouva, alors le SEIGNEUR te guérit avant tout spirituellement. Cette guérison spirituelle ne signifie pas la transformation de l'homme en juste. L'homme reste avec certains de ses dilemmes, avec certaines de ses difficultés, mais le SEIGNEUR rend l'homme suffisamment sain pour qu'il puisse observer la Torah, s'écarter, s'éloigner de ses dépendances, de son attachement à d'autres dieux.

וְנָתַן יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֵת כָּל־הָאָלוֹת הָאֵלֶּה עַל־אֹיְבֶיךָ וְעַל־שֹׂנְאֶיךָ אֲשֶׁר רְדָפוּךָ׃

venatán adonáy elohékha et kol-ha'alót ha'élle al-oyevékha ve'al-sone'ékha achér redafoúkha

7 Et toutes ces malédictions, le SEIGNEUR, ton Dieu, les enverra sur tes ennemis et sur ceux qui te haïssent, qui t'ont persécuté.

Les gens pensaient qu'il y aurait le succès, qu'il y a une bénédiction dans l'oppression du peuple d'Israël, qu'ils peuvent l'écraser et que le Très-Haut, probablement, quelque part s'en réjouit, parce que c'est bien fait pour cet Israël. Eux, ces Juifs (points de suspension, rayer ce qui est inutile, compléter ce qui manque)… Mais le Très-Haut dit : « Je punirai ceux qui ont été en hostilité avec toi et qui t'ont haï. Même si Je te punis, même si tu es exilé et dispersé parmi des nations qui sont méchantes envers toi, alors leur méchanceté est un péché, c'est un crime contre Moi, et Je les punirai. »

וְאַתָּה תָשׁוּב וְשָׁמַעְתָּ בְּקוֹל יְהוָה וְעָשִׂיתָ אֶת־כָּל־מִצְוֹתָיו אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם׃

ve'attá tachoúv vechama’tá bekól adonáy ve'assíta et-kol-mitsvotáv achér anokhí metsavekhá hayóm

8 Et toi, tu reviendras et tu écouteras la voix de Dieu, et tu accompliras tous les commandements que je te commande aujourd'hui.

וְהוֹתִירְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכֹל מַעֲשֵׂה יָדֶךָ בִּפְרִי בִטְנְךָ וּבִפְרִי בְהֶמְתְּךָ וּבִפְרִי אַדְמָתְךָ לְטוֹבָה כִּי יָשׁוּב יְהוָה לָשׂוּשׂ עָלֶיךָ לְטוֹב כַּאֲשֶׁר־שָׂשׂ עַל־אֲבֹתֶיךָ׃

vehotirekhá adonáy elohékha bekhól ma'assé yadékha bifrí vitnekhá ouvifrí vehemtekhá ouvifrí admatekhá letová ki yachoúv adonáy lassoús alékha letóv ka'acher-sás al-avotékha

9 Et le SEIGNEUR, ton Dieu, te donnera l'avantage dans toutes les œuvres de tes mains, et dans le fruit de ton ventre, et dans le fruit de ton bétail, et dans le fruit de ta terre, pour ton bien, car de nouveau le SEIGNEUR se réjouira de toi pour ton bien, comme Il s'est réjoui de tes Pères.

כִּי תִשְׁמַע בְּקוֹל יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לִשְׁמֹר מִצְוֹתָיו וְחֻקֹּתָיו הַכְּתוּבָה בְּסֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה כִּי תָשׁוּב אֶל־יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכָל־לְבָבְךָ וּבְכָל־נַפְשֶׁךָ׃

ki tichmá bekól adonáy elohékha lichmór mitsvotáv ve'houkkotáv hakketouvá besséfer hattorá hazzé ki tachoúv el-adonáy elohékha bekhol-levavekhá ouvkhol-nafchékha

10 Parce que tu écouteras la voix du SEIGNEUR, ton Dieu, pour observer Ses lois et statuts qui sont écrits dans ce livre, parce que tu reviendras au SEIGNEUR, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme.

Et le verset 11 explique pourquoi nous pouvons à tout moment revenir au Très-Haut.

Le commandement est proche de l'homme

כִּי הַמִּצְוָה הַזֹּאת אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם לֹא־נִפְלֵאת הִוא מִמְּךָ וְלֹא רְחֹקָה הִוא׃

ki hammitsvá hazzót achér anokhí metsavekhá hayóm lo-niflét hi mimmekhá velo-re'hoká hi

11 Parce que ce commandement que je te commande aujourd'hui, il n'est pas insaisissable (pas inaccessible) pour toi et il n'est pas lointain.

C'est-à-dire que ce n'est pas une science compliquée, difficile à comprendre, qu'il est impossible d'assimiler. Il n'est pas caché ni dissimulé, et il ne faut pas devenir un surhomme pour le saisir.

לֹא בַשָּׁמַיִם הִוא לֵאמֹר מִי יַעֲלֶה־לָּנוּ הַשָּׁמַיְמָה וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ וְנַעֲשֶׂנָּה׃

lo vachamáyim hi lemór mi ya'ale-lánou hachamáyma veyikka'héha lánou veyachmi'énou otá vena'assénna

12 Il n'est pas dans les cieux, pour qu'on dise : « Qui montera aux cieux et le prendra pour nous, et nous le racontera, et nous le ferons ? »

La Torah a été donnée au peuple d'Israël, et ce serait bien, bien sûr, d'avoir encore aussi une révélation, surtout une révélation du Très-Haut. Mais pour observer la Torah, il n'y a pas besoin de révélations : la Torah – la voici, elle est déjà là. Nous pouvons accomplir ces commandements, nous savons ce que le Très-Haut veut de nous, Il nous l'a déjà révélé. Il ne faut pas attendre encore quelques prophéties – tout est déjà clair. Accomplis ce qui est dit ici, n'attends pas quelques révélations supplémentaires.

וְלֹא־מֵעֵבֶר לַיָּם הִוא לֵאמֹר מִי יַעֲבָר־לָנוּ אֶל־עֵבֶר הַיָּם וְיִקָּחֶהָ לָּנוּ וְיַשְׁמִעֵנוּ אֹתָהּ וְנַעֲשֶׂנָּה׃

velo-me'éver layám hi lemór mi ya'avor-lánou el-éver hayám veyikka'héha lánou veyachmi'énou otá vena'assénna

13 Et il n'est pas au-delà de la mer, pour que quelqu'un dise : « Qui nous l'apporterait d'au-delà de la mer, qui ira pour nous au-delà de la mer et nous le prendra, et nous l'entendrons, et nous l'observerons ? »

Nous ne pouvons pas dire : voilà, là-bas, en Israël, on pourrait observer. Là-bas il y a Jérusalem, là-bas il y a beaucoup de yéchivot, beaucoup de maîtres. Non. En n'importe quel endroit de la terre : et à Francfort-sur-le-Main, et à Helsinki, et à Monte-Carlo, et à Séoul, sur le Dniepr et sur le Missouri, tu peux observer ce commandement. Il n'est pas dans les cieux, il n'est pas au-delà de la mer, il n'est pas loin de toi, il n'est pas insaisissable, il n'est pas inatteignable.

כִּי־קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשֹׂתוֹ׃

ki-karóv elékha haddavár me'ód befíkha ouvilvavekhá la'assotó

14 Elle est très proche de toi, cette Parole, placée dans ta bouche et dans ton cœur – fais seulement.

Le SEIGNEUR circoncira ton cœur. Le SEIGNEUR te donnera toutes les possibilités. Et il ne faut pas attendre quelques révélations d'en haut, quelques prophètes qui viendront et te conduiront à l'observance de la Torah. Tout est déjà prêt pour que tu vives selon la Torah.

Le choix de la vie et du bien

רְאֵה נָתַתִּי לְפָנֶיךָ הַיּוֹם אֶת־הַחַיִּים וְאֶת־הַטּוֹב וְאֶת־הַמָּוֶת וְאֶת־הָרָע׃

re'é natátti lefanékha hayóm et-ha'hayím ve'et-hattóv ve'et-hammávet ve'et-hará

15 Vois, aujourd'hui je t'ai donné la vie, et le bien, et la mort, et le mal.

Toute alliance implique la possibilité de recevoir la bénédiction et de recevoir la malédiction.

אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם לְאַהֲבָה אֶת־יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לָלֶכֶת בִּדְרָכָיו וְלִשְׁמֹר מִצְוֹתָיו וְחֻקֹּתָיו וּמִשְׁפָּטָיו וְחָיִיתָ וְרָבִיתָ וּבֵרַכְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בָּאָרֶץ אֲשֶׁר־אַתָּה בָא־שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ׃

achér anokhí metsavekhá hayóm le'ahavá et-adonáy elohékha lalékhet bidrakháv velichmór mitsvotáv ve'houkkotáv oumichpatáv ve'hayíta veravíta ouverakhekhá adonáy elohékha ba'árets acher-attá va-chámma lerichtá

16 En ce que je te commande aujourd'hui : aimer le SEIGNEUR, ton Dieu, marcher dans Ses voies, observer Ses commandements, Ses lois (statuts) et Ses jugements (législation, ordonnances) – tu vivras et tu te multiplieras, et le SEIGNEUR te bénira dans le pays où tu vas pour en hériter.

וְאִם־יִפְנֶה לְבָבְךָ וְלֹא תִשְׁמָע וְנִדַּחְתָּ וְהִשְׁתַּחֲוִיתָ לֵאלֹהִים אֲחֵרִים וַעֲבַדְתָּם׃

ve'im-yifné levavekhá veló tichmá venidda'htá vehichta'havíta lelohím a'herím va'avadtám

17 Mais si ton cœur se détourne, et que tu n'écoutes pas, et que tu t'écartes, et que tu te prosternes devant d'autres dieux pour les servir,

הִגַּדְתִּי לָכֶם הַיּוֹם כִּי אָבֹד תֹּאבֵדוּן לֹא־תַאֲרִיכֻן יָמִים עַל־הָאֲדָמָה אֲשֶׁר אַתָּה עֹבֵר אֶת־הַיַּרְדֵּן לָבֹא שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ׃

higgádti lakhém hayóm ki avód tovedoún lo-ta'arikhoún yamím al-ha'adamá achér attá ovér et-hayardén lavó chámma lerichtá

18 Alors je vous dis aujourd'hui : vous périrez de perdition et vos jours ne se prolongeront pas sur la terre dans laquelle tu passes en traversant le Jourdain pour en hériter.

Tu n'entres pas simplement dans un pays – tu entres dans le Pays saint, dans le pays que te donne le SEIGNEUR, – dans la maison du SEIGNEUR, au fond. Et si tu commences à te prosterner devant d'autres dieux, si tu cesses de voir ce bien que le SEIGNEUR t'a enseigné pendant quarante ans, alors commencera ton chemin en arrière, commencera la destruction. Tu iras dans la direction de la mort.

הַעִידֹתִי בָכֶם הַיּוֹם אֶת־הַשָּׁמַיִם וְאֶת־הָאָרֶץ הַחַיִּים וְהַמָּוֶת נָתַתִּי לְפָנֶיךָ הַבְּרָכָה וְהַקְּלָלָה וּבָחַרְתָּ בַּחַיִּים לְמַעַן תִּחְיֶה אַתָּה וְזַרְעֶךָ׃

ha'idóti vakhém hayóm et-hachamáyim ve'et-ha'árets ha'hayim vehammávet natátti lefanékha habberakhá vehakkelalá ouva'hartá ba'hayím lemá'an ti'hyé attá vezar'ékha

19 Je place aujourd'hui devant vous des témoins, les cieux et la terre ; la vie et la mort, je te les ai données aujourd'hui, la bénédiction et la malédiction – choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta semence,

Dès le tout commencement de l'univers, le Très-Haut a créé le ciel et la terre, c'est pourquoi le ciel et la terre – c'est toute la plénitude de la Création. Constamment, à chaque seconde, à chaque moment de ta vie, choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta semence.

לְאַהֲבָה אֶת־יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לִשְׁמֹעַ בְּקֹלוֹ וּלְדָבְקָה־בוֹ כִּי הוּא חַיֶּיךָ וְאֹרֶךְ יָמֶיךָ לָשֶׁבֶת עַל־הָאֲדָמָה אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֶיךָ לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב לָתֵת לָהֶם׃

le'ahavá et-adonáy elohékha lichmó'a bekoló ouldovka-vó ki hou 'hayékha ve'órekh yamékha lachévet al-ha'adamá achér nichbá adonáy la'avotékha le'avrahám leyits'hák oulya'akóv latét lahém

20 Afin d'aimer le SEIGNEUR, ton Dieu, d'écouter Sa voix, de t'attacher à Lui, car Il est ta vie et ta longévité, afin que tu vives sur la terre que le SEIGNEUR, ton Dieu, a juré à Avraham, à Yits'hak et à Yaakov de leur donner.

Faisant un certain bilan de tout ce discours, Moché dit : « Choisis la vie, choisis l'amour envers le Très-Haut. Sois mû par l'amour envers le Très-Haut, pour avoir la vie, et non pas simplement avoir la vie, mais avoir la vie dans ce pays particulier que le SEIGNEUR Dieu t'a donné en héritage, ce qu'Il a promis, ce qu'Il a juré à Avraham, à Yits'hak, à Yaakov. Mais même si soudain tu es sous la malédiction, si tu es dispersé, si tu te prosternes devant d'autres dieux, si tu vis parmi d'autres peuples et te dissous presque en eux – à tout moment tu pourras tourner ton cœur vers le Très-Haut. Toutes ces malédictions sont nécessaires pour que tu tournes ton cœur et que tu reviennes, et non pas pour que tu périsses. Et le SEIGNEUR purifiera, te relèvera, te ramènera dans la terre dans laquelle tu Le serviras. Choisis la vie, choisis la vie constamment, à chaque minute, à chaque heure. Dans toutes les situations compliquées, en choisissant d'agir selon la Torah ou de quelque autre manière, choisis la vie, agis par amour pour le Créateur. Sois mû par l'amour pour le Créateur, un amour tel qu'il est plus grand que la crainte, pour craindre non pas Sa colère, mais craindre de L'affliger, pour Lui être reconnaissant, te réjouir avec Lui, Lui donner de la joie, afin qu'Il se réjouisse aussi de toi, comme Il s'est réjoui de tes Pères.

La Torah en 5 minutes

Au tout début de notre section hebdomadaire Nitsavim, à partir du verset 9 du chapitre 29 du livre de Dévarim, nous lisons : « Vous vous tenez tous aujourd'hui (hayom) devant le SEIGNEUR, votre Dieu : vos chefs dans vos tribus, vos anciens et vos surveillants, tous les Israélites. Vos tout-petits et vos femmes, et ton étranger qui est au milieu de ton camp, depuis celui qui fend ton bois jusqu'à celui qui puise ton eau, afin que tu entres dans l'union, dans l'alliance avec le SEIGNEUR, ton Dieu, dans le pacte scellé par serment avec Lui, que le SEIGNEUR, ton Dieu, conclut avec toi aujourd'hui (hayom) ».

 Et à partir du verset 13 nous lisons : « Et ce n'est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance et ce pacte scellé par serment, avec ceux qui se tiennent à présent (hayom) ici avec nous devant le SEIGNEUR, notre Dieu, mais aussi avec ceux qui ne sont pas ici avec nous à présent (hayom) ».

Tout au long de la section Nitsavim et dans la section suivante, nous rencontrons une vingtaine de fois le mot aujourd'hui (à présent) – hayom. Et on peut dire que c'est le mot le plus directeur de notre section hebdomadaire.

Dans la Torah il y a beaucoup de dates différentes. Nous savons, bien sûr, à un jour près, quand, quel jour du calendrier les Juifs sont sortis d'Égypte. Nous savons quand le peuple d'Israël a commencé à manger le man. Nous connaissons les dates de beaucoup d'autres événements. Mais à l'égard de ce qui est écrit dans notre section hebdomadaire, à l'égard de la conclusion de l'alliance, il n'y a pas de date concrète. De même, la Torah n'indique pas directement la date du don de la Torah au Sinaï, on peut la calculer d'une manière ou d'une autre, mais directement elle n'est pas indiquée. Dans les relations d'Israël et du Très-Haut, le jour du mariage n'est pas inscrit.

 Il y a une anecdote connue, rebattue. Une femme demande à son mari : « Si soudain je veux te quitter, est-ce que tu te battras pour moi ? » Et il lui répond : « Je me bats pour toi chaque jour. » Dans la communication familiale, dans la vie de famille, il faut chaque jour manifester de l'amour à son conjoint, il faut faire quelque chose pour préserver le foyer familial, l'union familiale. Non pas parce qu'elle est menacée d'effondrement, mais parce qu'elle vit et existe justement par ces efforts-là. C'est pourquoi, si nous parlons du jour du mariage, du jour de l'union, alors ce jour de l'union (des époux ou du peuple d'Israël avec le Très-Haut) a lieu chaque jour. Et la question n'est pas de savoir ce que le Très-Haut fait aujourd'hui pour nous. La question est de savoir ce qu'aujourd'hui nous faisons l'un pour l'autre, ce qu'aujourd'hui nous faisons pour le Très-Haut. C'est pourquoi le mot hayom signifie que c'est justement aujourd'hui, comme au premier jour, comme au jour du mariage, que nous devons ressentir l'entrée dans l'alliance, ressentir la fraîcheur de ces relations, la nouveauté de ces relations – pas plus tard, pas un jour ou l'autre, mais justement aujourd'hui.

Il y a le mois de tichri, le septième mois, dans lequel il y a beaucoup de dates : le Jour du son des trompettes, puis le jeûne du septième mois, puis le Jour de l'Expiation, puis la fête des Cabanes. Il y a beaucoup de discussions, beaucoup d'enseignements en lien avec chacune de ces fêtes, et il y a un certain travail qui doit se faire pendant ces fêtes. Chez nous, la fête – c'est le jour le plus laborieux.

Mais en même temps il y a aussi le quotidien. Il y a le quotidien qui s'appelle justement hayom – l'ordinaire, aujourd'hui. Et la question reste : que se passe-t-il aujourd'hui, quand le jour n'est pas un jour de fête, ni le Chabbat, ni la néoménie ? Que faisons-nous ce jour-là pour nos relations avec le Très-Haut ? Et la Torah nous dit ici par Moché que dans ces relations chaque jour est comme le jour du mariage. Et quand nous lisons ce mot, hayom, aujourd'hui, nous devons comprendre qu'il se rapporte directement aussi à notre jour d'aujourd'hui.

Pas simplement se tenir debout

Le nom de notre section hebdomadaire Nitsavim, le mot nitsavim, lui-même, se traduit par vous vous tenez, du verbe nitsav (se tenir debout). Le mot se tenir debout peut se traduire en hébreu de différentes manières, mais Moché emploie précisément ce verbe. Et bien qu'en russe différents mots hébreux puissent se traduire par le mot se tenir debout, je noterai que dans l'hébreu biblique il n'y a pas de synonymes : chaque mot a des nuances déterminées. C'est justement des nuances de ce mot que je voudrais parler, regarder de plus près le mot nitsavim.

Avant tout, ce mot est employé à propos du fait de se tenir debout sur le mont Sinaï. Et la première allusion qui naît chez le lecteur – c'est un rappel de l'alliance ou, dans une certaine mesure, c'est un rétablissement, un renouvellement de l'alliance du Sinaï. Mais ici Moché dit vous vous tenez tous et énumère et les statuts sociaux, et les statuts d'âge. Et par là il nous montre que l'alliance ici n'est pas conclue comme au Sinaï, quand l'alliance était conclue avec chacun individuellement, chacun lui-même concluait pour ainsi dire l'alliance avec le Très-Haut. Ici, en revanche, non seulement chacun conclut l'alliance, mais aussi tout le peuple en tant que peuple, en tant que communauté, conclut l'alliance avec le Très-Haut. Outre le fait qu'il existe un peuple, il existe encore aussi une communauté, et c'est précisément à l'égard du peuple en tant que communauté que le Très-Haut a un plan. Et c'est pourquoi aussi ceux qui naîtront plus tard dans ce peuple, ceux qui n'étaient pas encore nés alors, se tiennent déjà pour ainsi dire dans cette station debout dont parle Moché. Et Moché lui-même dira que ceux qui ne sont pas encore avec nous se tiennent quand même déjà ici avec nous, potentiellement. C'est la première compréhension qui naît au regard le plus simple sur le mot nitsavim.

En outre, la racine du mot nitsavim, youd-tsadi-bet, est employée pour le mot stable, ferme. C'est-à-dire que nitsav signifie se tenir debout fermement, de toute sa hauteur. Ce n'est pas simplement comme ça – se tenir debout devant les supérieurs, surtout devant le roi. Bon, aujourd'hui ce sont des temps assez libéraux, démocratiques. Mais autrefois, comme un écolier devant le maître, comme un employé fautif devant son chef, il fallait, la tête basse, le regard baissé vers le sol, se tenir debout et ne pas lever les yeux. Le Très-Haut dit : « Dans Mon alliance vous vous tenez devant Moi fermement, vous vous tenez la tête levée. Mon alliance admet la possibilité de se tenir fermement. » Le serviteur de quelqu'un peut ne pas être libre, peut se tenir les yeux baissés. Le serviteur du SEIGNEUR, lui, est libre, où est l'esprit du SEIGNEUR, là est la liberté. C'est pourquoi le mot nitsavim signifie (peut-être à la différence du mot omdim, très proche par le sens) que fermement, droits, sans vous courber, sans vous voûter, sans être gênés, vous vous tenez devant le Très-Haut, il indique la nature des relations de l'homme avec le Très-Haut.

Dans le livre de Rout il est raconté comment le patron, cherchant à aider Rout, donna une instruction à l'homme qui est préposé (nitsav) aux moissonneurs, c'est-à-dire que le même mot est employé. En d'autres termes, vous êtes préposés les uns aux autresLe mot russe rendu par « préposé » signifie à la fois « chargé de » et « placé tout contre ». L'image des pierres serrées dans la maçonnerie joue sur ce second sens, que le français « préposés » ne rend pas entièrement. comme les pierres dans une maçonnerie, qui sont disposées serrées les unes contre les autres, et si l'une part de travers, toute la maçonnerie se mettra de travers. Comme on dit, tous les Israélites, tous les membres du peuple de Dieu sont responsables l'un pour l'autre.

Nous ne pouvons pas dire : « Ah, peu m'importe ce que mon voisin mange chez lui dans sa cuisine – c'est sa cuisine privée, son affaire privée. » Oui, c'est sa cuisine, son affaire privée, ses relations avec le Très-Haut, mais je réponds aussi de ses actions dans sa cuisine, dans la chambre des chambres, dans le réduit des réduits. Mon indifférence, mon ça m'est égal, peut avoir des conséquences aussi pour moi, parce que dans le peuple de Dieu nous sommes interdépendants, nous sommes liés en un seul tout. Et de nouveau cela dit que nous n'existons pas seulement comme des personnes séparées, nous sommes liés en un seul corps entier ou, comme des pierres, en un seul Temple entier, où une seule pierre ébranlée peut amener tout le mur à s'ébranler. Ainsi nous sommes préposés les uns aux autres, et nous portons la responsabilité de l'autre, pour lui transmettre certaines valeurs morales, spirituelles. Nous en portons la responsabilité. Cela ne signifie pas, bien sûr, qu'il faille franchir la borne de l'autre et s'ingérer dans la vie d'autrui. Il faut trouver le juste milieu entre le respect des limites et la responsabilité pour l'autre.

Voici encore une signification de la racine du mot station debout (nitsav). C'est le mot matséva – comme monument, comme pierre tombale, comme une sorte de mémorial. Vous êtes un mémorial. C'est-à-dire que souvent nous voyons dans l'Écriture qu'on dresse quelque part des pierres en mémoire de quelque chose, d'un certain événement. Le peuple d'Israël se tient debout – ce sont des gens qui se tiennent debout, ce sont des pierres qui se tiennent debout. C'est-à-dire que l'homme est mortel, et le chef est mortel, Moché est mortel, et Yéhochoua ben Noun est mortel, et les dirigeants de l'époque, les rois, les autorités, les gouvernants. Tout peut changer, mais le peuple est éternel. Dans une certaine mesure, chacun de ceux qui se tiennent debout – il est un monument, parce qu'il a rapport à l'éternité, a rapport à la vie éternelle. C'est pourquoi la Torah, la Parole de Dieu, est un livre à longue intrigue, dans laquelle on ne voit pas toujours tout de suite la fin, on ne voit pas toujours tout de suite qu'une certaine ligne de l'intrigue se referme, et parfois, peut-être, elle se refermera dans de nombreux siècles. Personne n'est éternel, mais le peuple d'Israël est éternel. L'éternité est prédestinée, le salut est prédestiné au peuple d'Israël en tant que communauté – pas à chacun du peuple d'Israël, mais au peuple d'Israël en tant que mémorial, en tant que monument éternel, au peuple qui conservera dans l'éternité son appartenance au Très-Haut, ses relations avec le Très-Haut, c'est en cela que le salut est prédestiné. C'est pourquoi vous vous tenez non seulement ici et aujourd'hui, mais vous vous tenez ici et toujours, c'est-à-dire qu'ici et aujourd'hui commence pour vous l'éternité. C'est encore une nuance du mot nitsavim.

Et encore une signification dont on peut parler. Aujourd'hui, quand on distribue les rôles dans tels ou tels spectacles ou films, quand on attribue à quelqu'un un certain rôle, on dit : vous êtes affecté à un certain rôle, établi, disposé pour un certain rôle, placé sur un certain rôle. Chaque homme a une certaine mission à l'accomplissement de laquelle il est placé, il a une tâche déterminée à l'exécution de laquelle il est préposé. C'est-à-dire que vous vous tenez ici maintenant, et chacun de vous a sa tâche dans le déploiement de ce plan divin. Pour chacun de vous il y a quelque chose que vous seuls pouvez faire, il y a une petite partie musicale qui n'est qu'à vous, un jeu dans un épisode ou une longue ligne d'intrigue, peu importe, sans laquelle il n'y aura pas de tout unique.

Oui, nous sommes les organes d'un seul corps, mais chaque organe a ses tâches. De la même manière, chaque homme a ses tâches, et chaque homme est en un certain sens irremplaçable, il a son rôle, sa tâche, chaque homme est créé pour quelque chose. Et vous êtes tous créés pour certaines tâches, vous êtes tous utiles, vous êtes tous engagés dans l'accomplissement du plan divin. Sans doute, ce sera le plus juste de le dire ainsi. Aujourd'hui vous vous tenez tous debout, et ici personne n'est de trop, on ne peut enlever personne, on ne peut rayer personne de cette liste, tous sont engagés, vous êtes tous nécessaires, du plus grand jusqu'au plus petit. Peu importe quel poste vous avez, quel statut social vous avez, vous êtes tous nécessaires.

Voilà de telles facettes, très brièvement, en pointillé, à propos du mot nitsavim. Étonnante est la langue hébraïque, étonnante est la langue de la Torah, où, je le répète, il n'y a pas de synonymes et chaque mot a ses significations particulières qui, malgré leur ressemblance, diffèrent toujours l'une de l'autre.

Nitsavim : entretiens liés

Lisez aussi la section Ki Tavo, l'entretien sur les alliances, l'entretien sur Éloul et la correction et les sections hebdomadaires de la Torah.

Original russe : alexblend.com
Cette traduction a été réalisée avec l’aide de l’IA et nécessite encore une révision linguistique et une correction par des locuteurs natifs.

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    Sommaire de cette section

    1. 1Nitsavim : le peuple devant le Très-Haut
    2. 2Le retour au Très-Haut — Dévarim 30
    3. 3Le commandement est proche de l'homme
    4. 4Le choix de la vie et du bien
    5. 5La Torah en 5 minutes
    6. 6Pas simplement se tenir debout
    7. 7Nitsavim : entretiens liés

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